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20 janvier 2025

Votations fédérales du 9 février - Entremont Autrement a mené sa consultation

Comme d'accoutumée, Entremont Autrement a mené sa consultation interne et si notre mouvement était un citoyen lambda, il voterait à l'unanimité OUI à l'initiative pour la responsabilité environnementale du 9 février prochain. 



Cette initiative souhaite ramener la consommation de matière première de la Suisse à ce qui est disponible par année pour notre pays, proportionnellement à sa population. Pour ce faire, un délai de dix ans est fixé. L'initiative est très ambitieuse et laisse libre en l'état les mesures qui pourraient être mises en place par le monde politique. Le comité d’initiative souligne le fait que la consommation des ressources naturelles mondiales dépasse largement les capacités de régénération de la planète qui ont des conséquences dramatiques sur le climat, y compris sous nos latitudes : fonte des glaciers, catastrophes naturelles, etc. Dans ces conditions, il est nécessaire de prendre des mesures radicales pour changer notre mode de consommation consumériste afin de garantir un avenir viable pour les générations prochaines. De même, la Suisse en tant que pays développés possède une responsabilité importante dans le dérèglement climatique qui impacte principalement les pays du SUD, il faut donc prendre ses responsabilités pour ces populations également. Nous avons d'ailleurs appris cette semaine que la barre fatidique des 1.5 degrés d'augmentation avait été passée lors des deux dernières années. 

Néanmoins, l'initiative comporte quelques difficultés qui ont été soulignées par les personnes consultées. Malgré des réserves autour du délai et des mesures à mettre en place, toute démarche pour limiter l'exploitation des matières premières en Suisse est à soutenir. 

                                                                                                                    Entremont Autrement

6 décembre 2024

Des suites à la vidange du barrage des Toules...

L’actualité de cette semaine nous a rappelé la vidange du barrage des Toules qui avait provoqué il y a quelques mois une lave torrentielle détruisant a priori la faune et la flore piscicole de la Dranse d’Entremont. Afin de connaître l'ampleur des conséquences, nous attendons encore le rapport d'impact. Cette situation est fortement déplorable, d’autant que, si ces dégâts sont confirmés, l’éco-système de la Dranse prendra plusieurs années à se rétablir et qu’il semble que cela soit le 3ème problème de ce genre à déplorer au barrage des Toules, selon les dires du WWF. 

Le fait que deux associations de défense de l’environnement déposent plainte contre les sociétés qu’elles jugent responsables, de même que le Canton, nous interroge sur le respect des normes dans lequel cette vidange a été menée. Plus largement, nous déplorons qu’une société majoritairement en mains communales locales soit concernée par ces plaintes.

Les sociétés concernées annoncent la sortie, en début d’année prochaine, d’un rapport d’impact concernant la vidange en question. Notre mouvement sera attentif aux résultats de ce rapport ainsi qu’aux suites qui seront données à cette affaire.

                                                                                                                Entremont Autrement

7 octobre 2023

Les plantes envahissantes.

Au printemps 2022, nous avions lancé sur ce blog un cri d'alarme pour signaler le problème des plantes envahissantes sur le territoire. On y trouvera encore des liens utiles. Le manuel de lutte contre les espèces indésirables et le matériel mis à disposition par une commune voisine et l'état.

Nous avons maintenant le bonheur de vous signaler que ce problème interpelle également l'administration de la commune de Val de Bagnes puisque en mai dernier une opération coup de poing, pour reprendre les mots du service Environnement a été menée auprès du personnel des services communaux sous la forme d'une journée de formation, puis en juin une large information aux milieux agricoles. Ainsi l'action communale monte en puissance. C'est aujourd'hui également à tous-tes les citoyen.nes et résident.es à se sentir concerné.es par ce problème. Ainsi VdB le mag de juin 2023 a également publié tous les liens nécessaires pour que la population puisse acquérir les bons réflexes en matière d'espèces indésirables.

Action remarquable, les plantes arrachées peuvent être amenées au centre de recyclage du Châble dans des sacs NON taxés. C'est un geste précieux de la commune puisque selon la législation en place, chaque exploitant et, le cas échéant, le propriétaire foncier est responsable d’éliminer les plantes envahissantes sur ses parcelles à ses frais. Donc bravo pour ce coup de pouce non négligeable. 

Un album photo accompagne cette action.

Le webmaster

Apprendre à identifier les plantes envahissantes du Valais sur le site cantonal : 

vs.ch/web/sca/plantes-envahissantes 

Annoncer vos observations dans l’application pour smartphone InvasivApp (à télécharger depuis le site cantonal ci-dessus) ou les signaler à 

environnement@valdebagnes.ch ou 027 777 11 30

6 octobre 2023

Elections fédérales 2023. Donnez votre voix à la protection des Alpes !

Elections fédérales 2023 

Donnez votre voix à la protection des Alpes !


Le Conseil national et le Conseil des Etats ont entre leurs mains la possibilité de protéger les Alpes de manière efficace et durable. En s’appuyant sur le dernier rating environnemental, l’association Initiative des Alpes recommande de voter pour les candidat-e-s et les partis politiques s’engageant le plus en faveur de l’environnement, du climat et de la nature. 

Que ce soit en Suisse ou en Valais, ce sont les représentants des Vert-e-s et du PS qui sortent en tête du classement de l’écorating de la législature 2019-2023. 

Agir en faveur de l’environnement c’est aussi voter … alors, VOTEZ !

Urbain Gaillard


5 octobre 2023

OVO Logistique Urbaine versus Migros



L'association Initiative des Alpes a décerné, ce début octobre, son Cristal de roche et sa Pierre du diable 2023

Le prix d'encouragement "Cristal de roche 2023" est venu récompenser la louable initiative de l'entreprise genevoise OVO Logistique Urbaine.



OVO Logistique Urbaine a reçu cette récompense pour sa contribution à réduire le transport motorisé sur les derniers et premiers kilomètres, et ainsi libérer les centres-villes de camions. Grâce à des micro-dépôts en bordure des centres urbains, des vélos-cargos peuvent assurer une part importante de la distribution en ville. Lors de la remise de ce prix, il a été relevé l’importance de laisser les poids lourds à l’extérieur des villes afin de réduire les nuisances sonores et la pollution, et ainsi, améliorer la qualité de vie des centres-villes. 




Le prix dénonçant la société effectuant le transport le plus absurde par la "Pierre du diable 2023" est adressé à la société suisse de grande distribution Migros (après son concurrent Coop en 2021). Ce prix vient sanctionner son snack pour chiens qui parcours plus de 20'000 kilomètres avant d’atterrir dans les gamelles en Suisse. L’association Initiative des Alpes espère que ce prix sanction incitera Migros à reconsidérer sa stratégie d’achat pour ce produit. 



Urbain Gaillard

22 mars 2023

Pourtant que la montagne est belle, troisième couplet

Même si certains déplorent le consumérisme alpin, on a vu que les montagnes servent régulièrement d'emblèmes pour des grandes et des petites marques. L'usage du Cervin, du Catogne et de la Pierre Avoi n'épuisent pas l'iconographie alpine.

Une série de montagnes aux noms pittoresques peut être aperçue d'ici, si le regard porte vers le nord. Il s'agit des Dents du Midi. Et singulièrement, l'une des plus spectaculaires, quand elle est vue de la plaine, parce que son dénivelé est, dit-on parfois, l'un des plus importants de l'arc alpin. C'est la Cime de l'Est.

Depuis quelques années, 7PEAKS brasse des bières artisanales du côté de Morgins, sept bières comme ont pour nom chacune des dents.

Les emballages destinés à recevoir la collection sont ingénieux:


Les ronds de bières sont explicites et ont un verso consacré à chacune des dents:


Les capsules sont bien documentées:


Et les bouteilles assorties:


On voit ici distinctement sur tous ces profils la face nord de la Cime de l'Est donc vue de Morgins.

Mais voici que dans la démultiplication des brasseries artisanales, une entreprise d'Evionnaz, L'Ormousse SART, rte de la Casse 7 a lancé elle aussi sa Cime de l'Est. Donc la même montagne est représentée sur l'étiquette mais ici vue de l'ouest. La seule que l'on puisse voir de profil depuis la plaine.


Voici donc comment un changement d'azimut peut transformer la figure d'une montagne si bien qu'on peut en faire deux logos différents.

Ceci aurait pu régler le souci de Toblerone qui a du abandonner la représentation du Cervin, comme symbole de sa suissitude. L'entreprise aurait pu très bien utiliser la face italienne!

Les Bourgeoisies de Massongex, Evionnaz, Mex, Saint-Maurice et Vérossaz ont conclu une convention forestière en décembre 1982, puis la convention est modifiée en septembre 2009 pour la formation d’un nouveau triage forestier. Il se nomme : Triage de la Cime de l’Est. Comme logo ce triage a pris comme silhouette la Cime de l'Est.



Si la Cime de l'Est désigne le regroupement de 5 bourgeoisies pour la gestion des forêts, une autre montagne du coin, le Salentin réunit 5 communes pour la police de proximité: Salvan, Vernayaz, Dorénaz, Collonges et Evionnaz. Seule Evionnaz appartient donc à la fois aux regroupement de la Cime de l'Est et du Salentin.

Mais il y a aussi un regroupement Champéry, Val dalliez, Troistorrents pour une police intercommunale des Dents du Midi.




Les Dents du Midi comme logo et emblème sont utilisé dans le tourisme sous de multiples formes:

Pour les promeneurs qui ont un certain goût de l'endurance. Le tour des Dents du Midi.


Pour les endurants qui ont un certain goût de la compétition: Le trail des Dents du Midi 



Pour les intrépides qui préfèrent les fréquenter en parapente: Dents du Midi Vol libre 




Pour les raisons sociales, on a l'Hôtel Restaurant La Dent du Midi à St-Maurice , dont le singulier semble bien n'indiquer qu'il s'agit que de la Cime de l'Est visible depuis l'établissement. 



Sous un nom clamebouresque on peut aussi manger à Aigle dans l'entreprise sociale La Dent de Midi






Enfin du manière très stylisée et se déclinant dans de nombreuses variantes les triangles de la Région des Dents-du- Midi:


A quoi nous pouvons rajouter pêle-mêle, une clinique dentaire des Dents-du-Midi à Monthey...

...un Sports Center à Aigle. Dents du Midi 



La Société d’exploitation des infrastructures touristiques des Dents du Midi qui se charge comme son nom l’indique de la gestion de l’offre de la commune, mais surtout le Palladium à Champéry.


Ma liste n'est pas exhaustive, elle veut juste. étant sauf le droit d'auteurs des graphistes, faire un petit inventaire, de l'usage de cette chaîne dans la communication.

(A suivre)

Daniel Rausis 





18 mars 2023

Les observations de Patrimoine Suisse à la commune de Val de Bagnes

On se souvient de notre prise de position sur le projet CURALA en automne dernier et des commentaires de Bastian Moulin et Roxanne Giroud. 

Voici pour ceux qui veulent suivent cette affaire de près l'argumentaire qui avait été transmis à la commune par PATRIMOINE SUISSE, section du Valais Romand à travers la signature de sa présidente Magali Anne Bonard.


P.S. Nous sommes retrouvés récemment dans une coalition avec Patrimoine Suisse au sein du comité réfendaire sur les méga-installations photovoltaïques, où siège Maxime.


14 mars 2023

Pourtant que la montagne est belle, deuxième couplet.

Si le Cervin est en train de disparaître du Toblerone,  l'an dernier c'est la Pierre-Avoi qui subissait une occultation par la disparition de Cristalp, dont voici l'un des packaging le plus récent. Marque qui appartenait à Nestlé.


L'image de la Pierre-Avoi est ici très réaliste, mais en février 1990,  à la création de la marque par Henniez, la montagne était un peu moins reconnaissable et on avait même observé qu'elle ressemblait au Cervin.


Ce qui était d'ailleurs complètement assumé par la première publicité parue dans le Nouvelliste
C'est en 1990 également qu'a eu lieu la première édition du Grand Raid Cristalp, de Verbier à Grimentz. En 1993 un nouveau centre d'embouteillage. En 1996 on observe une évolution de la représentation de la montagne sur la bouteille. Puis de nombreuses variantes y compris en bas relief dans la matière même de la bouteille. Il n'est pas dans mes moyens d'en retracer toute l'histoire, mais juste de savoir qu'elle a abouti à utiliser la Pierre-Avoi et que c'est cette ultime version qui existait à la disparition de la marque. Un moment remarquable a été le début de l'utilisation de la source qui surgit à 25 degrés dans un projet de production d'électricité en partenariat avec la commune de Saxon et Greenwatt.

Alors exit la Pierre-Avoi? Pas tout-à-fait parce qu'une bière brassée à Saxon s'est mise sous sa protection! Il existe une Blanche et une IPA. Sous la marque Brasserie 4V.



On y reconnaît bien la silhouette parfaite comme celle d'un château médiéval de la Pierre Avoi que d'aucun continueront d'appeler Pierre à Voir et qui est devenu l'emblème du tourisme local.



Et l'occasion d'une magnifique course:qui en est à sa douzième édition 


Ainsi le Catogne n'est pas la seule montagne visible d'Entremont susceptible de remplacer le Cervin dans le marketing alimentaire. Mais nous en découvrirons d'autres.

On nous a également suggéré que le paquet de Caotina représentait aussi, sculpté dans du chocolat, la forme familière de la Pierre Avoi. Mais les avis divergent et hésitent entre la Maya et la Dent de Morcles. 



(A suivre)

Daniel Rausis 











13 mars 2023

Politique climatique

Alors que la Dzapate et l'Oursin n'ont plus paru, il est quand même un petit journal qui continue malgré vents et marées, mais dont l'archiviste avait négligé de signaler les publications. 

Chose faite avec presque une année de retard, cet article de Roxane. Paru dans Le Peuple.VS no 185 en avril 2022.

Mais il n'a rien perdu de sa pertinence:



12 mars 2023

Les raisons de la colère

 On a pu relire hier une lettre de lecteur de Maxime, qui dénonçait l'attitude de la majorité des députés concernant leur volonté d'apprentissage des enjeux climatiques. Voici ici l'article du NF qui décrivait mi-décembre cet épisode parlementaire dommageable.






11 mars 2023

Un mot compliqué, mais qui en dit beaucoup

En décembre Maxime publiait ici une solide réflexion. Il avait échappé à l'archiviste que ce texte, pour plus d'impact avait été aussi publié en tribune libre dans le NF. Le voici:


Pour ceux qui ignoreraient le sens d'ultracrépidarianisme, apprenez qu'il s'agit d'un comportement qui consiste à croire qu'on a des compétences alors que pas du tout. D'un gag latin: Sutor ne supra crepidam! qui veut dire, "cordonnier, ne va pas plus haut que la chaussure". L'ultracrépidarianisme est donc une manière polie de nommer l'outrecuidance de celui qui veut péter plus haut que son cul.

C'est dit.

L'archiviste 



9 novembre 2022

Où sont passés tous les chevaux ?

Vendredi 14 octobre 2022

John Gault 
Nordine Ait-Laoussine 

En 1900, Londres comptait 300 000 chevaux qui assuraient le transport des personnes et des marchandises. Aujourd'hui, environ 200 chevaux vivent dans la ville. Si vous avez regardé la procession funéraire de la Reine Elizabeth II le 19 septembre, vous en avez vu beaucoup : ceux qui appartiennent à la Household Cavalry. Ce qu'il est advenu des chevaux de Londres - et du monde entier - est une leçon pour les militants du climat et les producteurs d'hydrocarbures: Malgré leurs émissions de carbone, les combustibles fossiles ne vont pas disparaître instantanément (comme le préconisent certains militants), et leur consommation ne continuera pas à augmenter indéfiniment (comme le préconisent certains chefs d'entreprise). Tout le monde peut tirer des leçons de cette transition historique.


Leçons pour les militants du climat


Les habitants de Londres et d'autres grandes villes à la fin du 19e siècle en avaient assez des problèmes d'élimination du fumier liés au transport par chevaux. Cependant, les chevaux ont persisté à Londres pendant des décennies malgré la puanteur. Les chevaux n'ont disparu que lorsque des moyens de transport plus propres, plus rapides et plus confortables sont devenus disponibles à des prix abordables. Dès 1912, le nombre d'automobiles à Londres dépassait déjà le nombre de chevaux.



Les activistes qui cherchent à mettre fin rapidement à l'ère du pétrole feraient bien de se concentrer sur le côté demande du marché. L'utilisation du pétrole dans les transports diminuera non pas à cause des protestations contre l'industrie pétrolière, mais parce que les véhicules électriques (VE) deviendront une alternative populaire au moteur à combustion interne. Les VE nécessitent un vaste réseau de stations de recharge. Celles-ci, à leur tour, nécessitent des investissements supplémentaires dans la production d'énergie renouvelable et dans un réseau adapté pour transporter l'électricité.

Le mouvement écologiste a ici un rôle important à jouer. L'expansion rapide de l’infrastructure de production d'électricité verte et des lignes de transport d'énergie aura des répercussions sur l'environnement et, dans de nombreux cas, nécessitera l’occupation de vastes zones terrestres et maritimes à ces fins. Des controverses sont déjà apparues quant aux nouveaux sites de production d'énergie renouvelable et aux tracés des lignes électriques qui auront le moins d'impact sur l'environnement. Une expertise sera nécessaire pour identifier et expliquer les choix optimaux. L'impact environnemental nul sera rarement une option.

Les défenseurs qui préfèrent des réponses simplistes et absolues se trouveront de plus en plus mal à l'aise avec les compromis nécessaires. Blâmer l'industrie pétrolière a été jusqu'à récemment une alternative rassurante. Aujourd'hui, ceux qui souhaitent accélérer le déclin des combustibles fossiles dans les transports et d'autres applications doivent plutôt s'efforcer de trouver des solutions justes, équilibrées et rationnelles à l'utilisation des terres et des océans. 

Leçons pour les producteurs de combustibles fossiles 


Les producteurs de pétrole ne doivent pas s’attendre à une croissance continue de la demande pétrolière. La guerre en Ukraine a contribué à cette croissance en obligeant à des déviations temporaires des plans de transition énergétique. Les fermetures prévues de centrales électriques à combustibles fossiles ont été reportées. Les gouvernements ont imposé des sanctions sur les combustibles russes et les entreprises ont parcouru le monde à la recherche de sources diversifiées de pétrole, de gaz naturel et de GNL.

La Première Guerre mondiale (1914-18) a provoqué une hausse similaire de la demande de chevaux, mais elle n'a pas constitué une inversion de tendance. Toutes les forces combattantes de la guerre ont connu une pénurie de chevaux et de mules nécessaires au transport des soldats, des munitions, de l'artillerie et des provisions. Cet essor n'a pas duré plus longtemps que la guerre, ni n'a empêché le déclin à long terme du nombre d'équidés. En 1917, le nombre de chevaux à Londres était tombé à 200 000, soit une baisse de 30 % par rapport à 1900.

Les prix élevés actuels du pétrole, combinés aux efforts des banques centrales pour ralentir les économies, limitent la croissance de la demande de pétrole. En outre, la crise énergétique a incité les gouvernements à accélérer les investissements dans les énergies renouvelables et d'autres sources de réduction des émissions. Les préoccupations en matière de sécurité énergétique ont donné lieu à des programmes tels que la stratégie de sécurité énergétique du Royaume-Uni, annoncée en avril qui s'accompagne d'un programme d'investissement dans les "technologies énergétiques du futur".

Les préoccupations en matière de sécurité ont également inspiré le plan REPowerEU de l'UE, annoncé en mai. Le plan de l'UE a été introduit "en réponse aux difficultés et aux perturbations du marché mondial de l'énergie causées par l'invasion de l'Ukraine par la Russie".

La loi américaine de 2022 sur la réduction de l'inflation, signée en août, autorise, malgré son nom, des investissements majeurs qui permettront de réduire l'utilisation des combustibles fossiles. La législation, précédemment connue sous le nom de "Build Back Better", était bloquée au Sénat depuis des mois et pourrait l'être encore, si ce n'était de l'inquiétude généralisée des électeurs face aux prix élevés de l'énergie, reflétée dans le changement de nom du projet de loi à la dernière minute.

Bien que ces initiatives et d'autres mesures plus récentes puissent ne pas répondre aux espoirs de certains défenseurs du climat, elles constituent des avancées majeures vers l'objectif de durabilité et permettront d'avancer le pic de la demande mondiale de pétrole.

En ce moment, le marché pétrolier a paradoxalement besoin d'une expansion de la capacité de production mondiale. Pendant des décennies, les principaux pays producteurs ont maintenu des capacités inutilisées, pour compenser les interruptions éventuelles d'approvisionnement partout où elles pouvaient se produire. Ces capacités inutilisées ont été mises à contribution, par exemple, pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980, et pendant l'occupation du Koweït par l'Irak en 1990-91. 

Actuellement, seuls 3 millions de barils par jour sont disponibles, principalement en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

À l'heure actuelle, un producteur de pétrole doit hésiter à augmenter sa capacité. Un pic mondial de la demande de pétrole est proche, mais son timing est incertain. Aucun producteur de pétrole ne souhaite investir dans l’augmentation de sa capacité de production qui pourrait n'être utilisée que brièvement avant de devenir inutile. Seuls les producteurs aux coûts les plus bas, tels que l'Arabie Saoudite, qui peuvent dégager une marge bénéficiaire même dans des conditions de marché déprimées, sont susceptibles de prendre un tel risque. 

La coopération pour une transition en douceur 


En attendant, les fournisseurs de pétrole qui se projettent dans les décennies à venir peuvent être rassurés de savoir que la population de chevaux n'a pas entièrement disparu. Partout, les chevaux continuent d'être utilisés pour garder le bétail et contrôler les foules. Les courses de chevaux de race pur-sang, le saut d'obstacles, le steeplechase, le polo et l'équitation de loisir restent populaires. Aujourd'hui, environ 850 000 chevaux sont encore actifs au Royaume-Uni.

Tout comme les chevaux n'ont pas complètement disparu, les combustibles fossiles ne disparaîtront pas de l'économie mondiale. Au-delà des transports, les divers processus industriels nécessitant des combustibles fossiles ne peuvent pas facilement passer à l'électricité verte. Le déclin de la demande mondiale de pétrole, qui n'a pas encore commencé, sera influencé par le rythme d'introduction des alternatives des utilisateurs industriels et des nouvelles technologies. En outre, le déclin peut être modéré dans la mesure où le captage, l'utilisation et le stockage du carbone (CCUS) et le captage direct dans l'air (DAC) deviennent commercialement rentables.

La transition vers l'abandon des combustibles fossiles pourrait être plus douce que la transition vers l'abandon des transports tirés par des chevaux. Les éleveurs de chevaux n'avaient pas les compétences requises par la nouvelle industrie automobile des années 1910 et 20 (même si quelques fabricants de boguets et leurs fournisseurs en avaient).

Les compagnies pétrolières, en revanche, ont de nombreuses compétences transférables qui pourraient aider et accélérer la transition énergétique actuelle : expérience de la planification, de la gestion et du financement de gigantesques projets d'infrastructure, l'expérience du développement de nouvelles technologies et de leur application dans de nouvelles situations, et l'expérience de la garantie de la sécurité de l'approvisionnement en énergie de la tête de puits jusqu’à l'utilisateur final.

Certains écologistes préconisent de manière irréaliste l'élimination immédiate des combustibles fossiles, tandis que certains producteurs de pétrole espèrent de façon irrationnelle préserver le statu quo. Ils pourraient coopérer davantage pour faciliter la transition. Un nouveau forum est nécessaire, dans lequel chaque partie impliquée dans la transition a sa place. La série de conférences sur le climat des Nations Unies "conférence des parties" (COP) est inadéquate car seuls les gouvernements - en tant que signataires de la convention-cadre sur les changements climatiques - sont officiellement invités. Une collaboration plus large sera nécessaire pour garantir que chaque contribution possible à la transition soit entendue, et qu'une voie optimale puisse être recherchée.
Mais même en l'absence d'une telle collaboration, la transition avancera, tout comme la voiture à moteur a inexorablement remplacé la calèche.

Nordine Ait-Laoussine est un ancien ministre algérien du pétrole et John Gault est un économiste indépendant spécialiste de l'énergie basé en Suisse. Les opinions exprimées dans cet article sont celles des auteurs.

Cet article a été initialement publié en anglais le 14 octobre 2022 dans World Energy Opinion / Energy Intelligence Group.

25 septembre 2022

25 septembre 2022: L'Entremont une fois sur quatre autrement. Rideau de roesti sur la retraite des femmes.

1. Initiative populaire « Non à l’élevage intensif »

Les membres consulté.e.s se déclaraient à une quasi-unanimité en faveur du texte d’initiative. Les entremoncles.tantes ne les ont pas suivie.s.

Les résultats:

Bourg Saint-Pierre Non 89.62%

Liddes Non 93.58%

Orsières Non 78.19%

Sembrancher Non 84.66%

Val de Bagnes Non 82.70%

Entremont Non 82.52%

Valais Non 77.97%

Cantons Non à la majorité des cantons 

Suisse 

2. Hausse de la TVA pour financer l’AVS

Entremont Autrement s’opposait avec une majorité claire à cette mesure. Les Val de Bagnian.e.s font basculer la majorité du district dans l'autre camp.

Les résultats:

Bourg Saint-Pierre Non 52.88%

Liddes Non 53.42%

Orsières Non 53.15%

Sembrancher Non 45.84%

Val de Bagnes Oui 54.02%

Entremont Oui 50.99%

Valais Non 55.10%

Suisse 

3. Hausse de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans


De nouveau, la majorité des sondés d'EA s’opposait à une hausse de l’âge de la retraite pour les femmes. En accord avec l'électorat entremontagnard et valaisan. Mais les suisses allemands ont décidé le contraire.



Se faire cuire un oeuf de ce côté du rideau de roesti.


Les résultats: 

Bourg Saint-Pierre Non 56.19%

Liddes Non 55.86%

Orsières Non 53.22%

Sembrancher Non 56.27%

Val de Bagnes  Non 50.41%

Entremont Non 52.01%

Valais Non 61.07%

Suisse à 50.6% donc A LA RACLETTE avec un net rideau de roesti.


4. Modification de la loi fédérale sur l’impôt anticipé

Entremont Autrement se prononçait à une très large majorité contre cette modification. Le Valais aussi qui contredit le district. Et la Suisse rejette également cet objet. 

Les résultats:

Bourg Saint-Pierre Oui 53.47%

Liddes Non 51.17%

Orsières Oui 53.83%

Sembrancher Non 58.66%

Val de Bagnes Oui 56.63%

Entremont Oui 54.25%

Valais Non 54.06%

Suisse 

4 août 2022

Consultation de l’avant-projet de loi sur le climat

Le canton du Valais se dote d’une loi sur le climat dont la consultation de l’avant-projet se terminait la semaine dernière. Soucieux de cette thématique, Entremont Autrement s’est attelé à la question par l’intermédiaire d’un groupe de travail regroupant des élus et élues, des membres de son comité ainsi que des sympathisants sensibles à la question.

De manière générale, le projet est honnête et précurseur notamment dans son élaboration d’un plan climat, d’un conseil scientifique du climat ainsi que par sa considération de la biodiversité dans son sens large. Entremont Autrement regrette cependant la temporalité dans laquelle s’inscrivent les mesures. Celles-ci s’engagent à atteindre l’objectif de zéro émission directe nette d’ici 2040. Nous sommes en retard et nous en payons aujourd’hui les conséquences. Il est temps d’agir bien plus vite ! En effet, cet été 2022 plante sous nos yeux les effets directs de l’urgence climatique dans laquelle nous sommes. Tous les scientifiques sont unanimes, il est encore possible d’inverser la tendance mais pour cela nous devons nous y mettre de manière drastique et immédiate. N’ayons pas peur d’y aller franchement !


En 10 points prioritaires, voici notre retour sur la consultation pour laquelle Entremont Autrement préconise :

  1. Le désengagement total des investissements cantonaux dans les fonds soutenant non seulement l’industrie pétrolière et gazière mais également toute activité ayant un impact sur l’environnement, de même que les multinationales ayant des modes de financement peu clairs et contribuant par leurs activités et investissements au changement climatique (art. 1 Buts).
  2. L’inscription des notions telles que circuit court, économie circulaire et services écosystémiques dans le cadre de la loi cantonale (art. 2 Objectifs climatiques cantonaux).
  3. L’exemplarité de l’administration cantonale en matière d’efficience énergétique notamment dans sa stratégie d’investissements et de gestion du fonds FIGI. Cela devra passer notamment par la priorisation de l’assainissement énergétique de son patrimoine bâti ainsi qu’une étude des modes de déplacement de ses collaborateurs et collaboratrices (art. 3 Objectifs climatiques pour l’Administration cantonale).
  4. Que tous les domaines importants (art. 5 Mesures) tels que l’éducation, le tourisme, la culture, le gaspillage alimentaire et le sport tiennent dûment en compte des objectifs climatiques dans leurs stratégies et programmes. De plus, nous souhaiterions que le Conseil d’Etat s’assure (et non pas « veille ») à ce que les mesures soient prises de manière coordonnée et efficiente, et qu’elles soient socialement équitables. La notion « économiquement équilibrées » n’est pas nécessaire face à l’urgence dans laquelle nous sommes. 
  5. L’ajout (toujours pour l’art.5 Mesures) de la notion de « zone climatique locale » au niveau du plan directeur cantonal, essentielle à la requalification portant sur les îlots de chaleur, microclimats et conforts thermiques.
  6. Que l’ensemble des autorités et administrations publiques cantonales priorisent (et non « prennent en compte ») les enjeux climatiques. A noter également le besoin d’y ajouter la notion d’écosystème (art. 6 Prise en compte des enjeux climatiques).
  7. L’ajout d’un point supplémentaire (art. 8 Conseil d’Etat) qui permette de s'assurer que les membres de l'administration cantonale soient formés sur les enjeux climatiques.
  8. La spécification de notion d’indépendance du conseil scientifique du climat (art. 10 Conseil scientifique du climat).
  9. La priorisation des enjeux climatiques des communes dans l’accomplissement de leurs tâches (art. 11 Communes).
  10. L’accompagnement de la population aux changements climatiques (art. 14 information, sensibilisation et participation citoyenne).

Pour conclure, Entremont Autrement souhaite vivement remercier les nombreuses personnes qui ont œuvrés (et qui lutteront encore) pour la mise en application de cette loi si essentielle et prioritaire. Le fait qu’elle se base sur les données scientifiques les plus récentes nous rassure. De plus, la création d’une réserve climatique de 150 millions de francs afin de financer des projets et des mesures de plus grande envergure est une très bonne nouvelle pour le canton.

De plus, sachez que cette loi n’en est qu’à son avant-projet. Cela signifie qu’une longue route l’attend encore avant sa mise en application. Elle doit passer devant le Gouvernement (Conseil d’Etat) puis devant le Parlement (Grand Conseil) en une ou deux lectures. Peut-être même devra-elle revenir devant le peuple en votation si les élus·es ne prennent pas leurs responsabilités. Vous l’aurez donc compris, cela prendra encore un peu de temps et nous aurons besoin de vous.

Enfin et de manière plus générale, nous sommes très surpris par les propositions de projets cantonaux visant systématiquement, bien que « vert » et « durable », à continuellement consommer toujours davantage avec moins de ressources en se lançant dans des projets faramineux et tous plus ingénieux les uns que les autres. La question ne serait-elle pas la bonne ? Ne devrions-nous pas commencer par drastiquement changer de regard et nous demander plus généralement comment consommer moins, ou du moins ce dont nous avons réellement besoin ?

Parait-il que ce soit mathématique, plus (d’énergie) et moins (de ressources) ont toujours donnés des résultats négatifs.

Pour le groupe de travail,
Roxanne Di Blasi Giroud
Députée suppléante

27 juillet 2022

Initiative des Alpes - Auprès de mon arbre

Comme chaque année l'Initiative des Alpes retient 6 candidats, 3 en vue de l'octroi de la Pierre du diable et 3 pour celui du Cristal de roche. La Pierre du diable consiste à mettre à l'index chaque année un transport absurde, alors que le Cristal de roche vient récompenser un projet visant à réduire les transports et valoriser l'économie locale.

Les 6 candidats retenus pour 2022 peuvent être consultés ici.

https://www.alpeninitiative.ch/fr/agir/vote/

Parmi les 3 candidats, retenus pour l'obtention du Cristal de roche, se trouve la société Auprès de mon arbre (Val de Bagnes) https://aupresdemonarbre.ch/

Votez ! et faites Votez ! si vous voulez tout comme EA et Urbain Gaillard, mettre en avant l'approche de la société Auprès de mon arbre et faire en sorte que le Cristal de roche 2022 lui revienne.




19 juillet 2022

Communiqué: Entremont Autrement demande l'interdiction des feux du 1er août

COMMUNIQUE

Les records de température continuent de tomber depuis quelques jours: plusieurs régions de France ont dépassé les 40°, et aujourd'hui des températures de 37-38° sont attendues en Valais central. Etant donné la faible hygrométrie, l'absence de précipitations notables depuis des semaines et les prévisions faites par MétéoSuisse pour les prochains jours, le danger d'incendie est maximal ces jours.

Entremont Autrement demande donc dès maintenant au Conseil d'Etat une interdiction générale de faire des feux et notamment de feux du 1er août. En prononçant cette interdiction suffisamment tôt, cela dissuadera une partie de la population de se ruer dans les magasins pour acquérir des fusées que la police aura bien de la peine à interdire concrètement sur le terrain.

La situation exceptionnelle que nous vivons, liée au réchauffement climatique, doit être prise en compte urgemment si l'on souhaite éviter de terribles incendies de forêt à l'image de ceux qui dévastent la France, l'Espagne et le Portugal.

Le comité d'Entremont Autrement



3 juin 2022

Nouveau partenariat en faveur de la vie et de la nature.

L'IFRC (Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-Rouge) et le WWF appellent à une action mondiale pour protéger la nature afin de sauver des vies et faire face à la crise climatique. 


/UG

26 mai 2022

Combler l’écart entre ambitions et réalités : Un nouveau Modus Vivendi

par Nordine Ait-Laoussine et John Gault , Chez-les-Reuses

À la veille de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous avons appelé à une collaboration entre les exportateurs et importateurs de pétrole pour faciliter l'inévitable transition énergétique vers une moindre dépendance aux combustibles fossiles. Peu de temps après, le PDG de Saudi Aramco a appelé à la création d'un "forum mondial sur la transition énergétique" pour "combler le fossé entre l'idéalisme et le pragmatisme avec un plan de transition pratique, stable et inclusif, sans compromettre nos objectifs climatiques". Quelques semaines plus tard, le ministre de l'énergie des Émirats arabes unis a déclaré que "nous devons être des planificateurs sages et à long terme, et nous entendre avec les IOC [compagnies pétrolières internationales] et les NOC [compagnies pétrolières nationales] si nous voulons avoir un avenir énergétique durable et abordable". De telles invitations émanant des principaux exportateurs de pétrole constituent un soulagement bienvenu aux malentendus entre producteurs et consommateurs de pétrole. Trop souvent, les producteurs et les consommateurs ont semblé vivre dans des mondes différents. Aujourd'hui, plutôt que de s'affronter, toutes les parties doivent s'asseoir du même côté de la table pour discuter de la meilleure façon de conduire la transition énergétique.

 
La guerre en Ukraine a perturbé la voie de la transition en stimulant la demande en énergies fossiles provenant de sources considérées comme sûres à court terme, tout en motivant des investissements plus rapides dans les énergies renouvelables, accélérant ainsi la transition. La guerre a mis en évidence les décalages temporels entre les investissements énergétiques et l'approvisionnement en énergie. Pourtant, ces mêmes décalages sont une des raisons principales pour lesquelles la collaboration entre les acteurs de l'énergie est indispensable.

 
Aucun investisseur raisonnable ne développera de nouvelles capacités de production et de transport de gaz naturel pour répondre aux besoins urgents de l'Europe en matière de diversification de son approvisionnement sans avoir l'assurance que ses clients continueront à utiliser la production supplémentaire pendant toute la durée de vie du projet. Le PDG d'Aramco l'a exprimé ainsi : "Qui va investir alors que la demande est censée diminuer juste au moment où vous commencez à recevoir un rendement sur vos investissements ?"
Les importateurs d'énergie qui désirent acquérir des quantités supplémentaires de pétrole et de gaz pour combler temporairement leurs besoins jusqu'à ce qu'une capacité d'énergie alternative suffisante soit développée, découvriront qu'ils doivent prendre un engagement plus permanent. Les exportateurs d'énergie s'attendent logiquement à ce que les installations qu'ils développent pour répondre aux besoins immédiats des importateurs ne seront pas mises au rebut dès que leurs clients n'en auront plus besoin.
La guerre en Ukraine pose un autre défi connexe qui ne peut être résolu que par la collaboration. Si les échanges internationaux ont bénéficié d'une longue période de calme relatif, durant laquelle la plupart des litiges pouvaient être réglés par la renégociation ou résolus par l'arbitrage, la rupture brutale des relations avec la Russie dans le domaine de l'énergie, du commerce et de l'investissement a mis fin à cette période. Les investisseurs ne peuvent ignorer les conséquences douloureuses des sanctions et des désinvestissements récents. Ils deviendront plus prudents et peu enclins à risquer l'avenir.
 

Remettre sur les rails


Sans collaboration effective, la transition énergétique mondiale, qui nécessite des investissements massifs, pourrait stagner. Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), la limite du réchauffement de la planète à 1,5 °C nécessite une augmentation des investissements de 4 000 milliards de dollars par an d'ici à 2030. Le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) estime que ce même objectif nécessitera 2 700 milliards de dollars par an en moyenne entre 2023 et 2050 pour le seul secteur de l'électricité. Une grande partie de ces investissements devront être réalisés dans les pays à faible revenu. Mobiliser des investissements de cette ampleur nécessitera une plus grande collaboration entre toutes les parties prenantes, qu'elles soient exportatrices ou importatrices d'énergie.
Le meilleur argument en faveur d’une collaboration étendue réside dans le fait que les scénarios "zéro émission" développés par le GIEC ou l'AIE ne sont pas auto-exécutoires. Ces modèles complexes produisent ce qui semble être des courbes lisses qui conduiront au cours du siècle vers des niveaux d'émissions considérablement plus limités. Mais la transition énergétique nécessite la mise en œuvre de nombreux projets individuels et le développement et le déploiement de technologies dont certaines ne sont pas encore commercialement viables. Chaque projet peut faire face à une opposition locale, dans des juridictions où les recours des opposants peuvent persister pendant une décennie ou plus. La coordination entre les investisseurs et les gouvernements peut aider à rassembler les projets individuels en un programme cohérent dont le résultat se rapprochera des scénarios modélisés.
Dans l'immédiat, les importateurs et les exportateurs doivent s'adapter à la réorientation des flux d’énergies fossiles provoquées par la guerre en Ukraine et les sanctions qui en découlent contre la Russie. Il s'agit là d'une distraction indésirable et nuisible aux objectifs de la transition à plus long terme consistant à réduire progressivement la consommation d’énergies fossiles. Les augmentations des prix de l'énergie, ainsi que les perturbations de la chaîne d'approvisionnement d'autres biens et matériaux, ont contribué à une poussée de l'inflation. La solution passe par des approvisionnements supplémentaires, complétés par la réduction des stocks stratégiques. Pendant des décennies, l'OPEP a maintenu des capacités de production inutilisées dans plusieurs pays membres et a fait appel à cette capacité pour modérer les hausses de prix soudaines dans des circonstances analogues à celles vécues aujourd'hui - par exemple, pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980 et pendant la crise du Koweït en 1990-1991.

 
À plus long terme, les études les plus récentes de l'AIE et du GIEC indiquent que, pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, la consommation en énergies fossiles devra bientôt amorcer une baisse conséquente, mais ils devront aussi continuer à jouer un rôle important dans l'approvisionnement énergétique mondial pendant encore de nombreuses décennies. Les parties prenantes doivent donc accepter le défi lancé par le PDG d'Aramco de collaborer pour passer de l'idéalisme au pragmatisme, facilitant ainsi la transition énergétique dans l’intérêt de tous.

 

Collaboration mondiale


 
Un "forum mondial sur la transition énergétique" pourrait s'appuyer sur les collaborations existantes et les renforcer en axant ses efforts sur les projets suivants : réduire les émissions de méthane, développer de nouveaux projets de capture et de séquestration du carbone (notamment pour les émissions des centrales électriques et des industries), accélérer considérablement les efforts de reforestation et faciliter l’accès aux énergies renouvelables aux populations qui n'ont pas accès à un approvisionnement régulier d'électricité. Les compétences et les ressources dont disposent actuellement les consommateurs, les producteurs et les entreprises, si elles étaient mises à profit conjointement et de manière coordonnée, pourraient conduire à des résultats bien plus importants que ceux obtenus par un groupe travaillant seul.
L'OPEP, les IOC et les NOC se plaignent d'avoir été ignorés lors des rencontres internationales sur le climat, dominées selon eux par les consommateurs et les organisations environnementales. Sans la collaboration des exportateurs d'énergie et des entreprises, la transition risque de manquer son objectif. La collaboration de toutes les parties sur des projets à haute visibilité tels que ceux mentionnés ci-dessus permettrait d'aligner les intérêts et les capacités des parties prenantes, et de faire progresser l'objectif commun. Aujourd'hui, nous devons réitérer notre conclusion de 2019 : "L'option qui consiste à poursuivre la demande actuelle [...] n'est pas vivable. Nous devons tous faire mieux."

 
Nordine Ait-Laoussine est un ancien ministre algérien du pétrole et John Gault est un économiste indépendant de l'énergie basé en Suisse. Publié en anglais le 29 avril par Energy Intelligence Group.

26 avril 2022

Les lupins mettent en danger la biodiversité du Val de Bagnes, prenons modèle sur Martigny.



Vue idyllique sur le site promotionnel du Golf Club de Verbier. Pourtant les plantes au premier plan de ce paysage sont de grandes prédatrices. 

Le lupin a été en effet introduit en Europe comme plante ornementale, plante fourragère, contre l’érosion des talus et pour l’amélioration des sols. Localement sub-spontanée ou naturalisée, l’espèce peut envahir des prairies de montagne dignes de protection et concurrencer la végétation indigène. Elle peut également changer la nature des sols et détruire donc des biotopes entiers en augmentant le taux d'azote dans le sol qui élimine progressivement et durablement les espèces indigènes pionnières adaptées aux terrains pauvres en éléments nutritifs. Le phénomène aboutit à la destruction des pâturages maigres.


La ville de Martigny qui est limitrophe de la commune de Val de Bagnes a entrepris une conscientisation des citoyens contre les ravages de cette plante, en éditant un tout-ménage sur les plantes exotiques envahissantes.  Martigny suit ainsi les recommandations du canton. 

Ses efforts ne serviront à rien si la lutte ne s'étend pas aux territoires adjacents.
La dispersion de l'espèce se fait sous plusieurs formes notamment par les graines prises dans les chaussures des randonneurs et les pneus de vélos. Toutes les conditions sont ici réunies.

Photo d'une lectrice du blog:


Le service des forêts de la nature et du paysage du canton du Valais a édité également en mars de cette année un Manuel de Gestion des néophytes envahissantes Ainsi on ne pourra plus dire qu'on n'était pas au courant. 

Méthodes de luttes:


28 novembre 2021

Tableau comparatif 27 septembre 2020 et 28 novembre 2021 sur la problématique élargie du loup

LA PEUR DU LOUP FAIBLIT DANS L'ENTREMONT ET EN VALAIS ET MEME DANS LE HAUT-VALAIS 

Résultats de la loi sur la chasse telle que refusée par le peuple suisse comparés aux résultats aujourd'hui à l'initiative cantonale sur les grands prédateurs. Le premier chiffre est celui du 27 septembre 2020, le second est celui du 28 novembre 2021.

Valais OUI 68,6% / 62,67%

Haut Valais 84,17% / 80,84%

(Vollèges OUI 73.3%)

Val de Bagnes OUI 76.4% / 69,83%

(Bagnes  OUI 77,3%)

(Bovernier  OUI 78% / 66,5% )

Entremont OUI 79,2% / 73,41%

Sembrancher OUI 79,2% / 71,3%

Orsières OUI 82,8% / 78,41%

Bourg St Pierre OUI 87,7% / 85,3%

Liddes OUI 89,3% / 86,83%


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