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12 février 2025

Entremont Autrement s'engage pour la limitation des primes maladie à maximum 10% du revenu disponible !

La semaine passée, la gauche valaisanne a lancé son initiative pour limiter les primes maladie à maximum 10 % du revenu disponible et c'est Roxanne Giroud qui nous a représenté à Sion ! Si vous souhaitez signer cette initiative, n'hésitez pas à nous écrire. On se fera un plaisir de vous envoyer nos formulaires de signature. 

Retrouvez ici sa prise de parole :  

Je suis ravie que les vallées latérales et les régions périphériques soient représentées ici aujourd’hui, notamment par notre mouvement Entremont Autrement, actif depuis plus de 15 ans. Selon l’étude de 2020 « problème d’accès aux soins » demandée par l’office fédéral de la santé publique (OFSP), il existe deux obstacles à l’accès et la prise en charge des soins. Le premier dans la demande (le recours au soins) qui s’explique en majorité par la peur des coûts et la méfiance générale de « se faire avoir ». Alors que les assurances maladies devaient être un outil de garantie d’accès au soin, on voit que leurs pratiques les en éloignent. En effet, de plus en plus de personne s’empêchent ou se restreignent de consulter leur généraliste par peur des coûts, sans même parler des spécialistes. De plus, ce sentiment de méfiance se ressent face à l’ensemble du corps médical alors qu’on sait bien que ce ne sont pas eux qui encaissent nos primes maladies. 

Le deuxième obstacle se joue quant à lui dans l’offre (l’accessibilité au soin), essentiellement et malheureusement expliqué par le manque de structure dû, en région périphérique et vallée latérale, au vieillissement des professionnels de la santé qui entraîne la fermeture des petits cabinets régionaux. Pour combler ce manque d’offre et ainsi rendre les soins accessibles à toutes et tous quel que soit le lieu de vie, les propositions de l’OFSP sont claires : offrir un cadre de travail agréable et attractif pour la nouvelle génération de professionnels de la santé et adapté à la prise en charge globale de la patientèle. Mais aussi et surtout de voir les choses sous un nouvel angle, avec une nouvelle organisation de travail en équipe. Cela nécessite une réflexion conjointe qui fasse sens et non pas d'initiative privée, entre professionnels locaux et autorités avant que ce soit trop tard. 

Face à la pénurie médicale annoncée dans les régions périphériques et vallées latérales, l’Entremont représente à mon sens justement un exemple sensé et raisonné. Depuis 2016, la Maison de la Santé de Sembrancher regroupe 3 bâtiments avec notamment le centre médical qui assure également une permanence d’urgence mais aussi un accès aux soins pédiatriques, le centre médicosocial et l’accès à d’autre spécialistes tels que dentiste, physiothérapeute, podologue, ostéo, pharmacie, etc. La députation de l’Entremont a également réussi par un postulat de 2019 à motiver la demande pour une permanence ambulancière 24/24 pour le district et la station de Verbier. L’accès à cette offre en partie cantonale dépend du délai de réponse établi à 20’ et du volume d’intervention (1 par jour et 1 par nuit chaque jour). En Entremont, la croissance démographique et le potentiel appui au secteur voisin à convaincu mais il est primordial de doter les régions touristiques hivernales d’une offre adéquate. En Entremont, on passe de 15'000 personnes à 30'000 de plus rien que sur la station de Verbier en plein hiver. 

Avec cette initiative populaire cantonale, Entremont Autrement remercie ses alliés de la gauche pour la collaboration dans ce dossier autant important qu’actuel et invite la population valaisanne à se saisir de ce projet qui pourrait concrètement changer leur vie et montrer que le pouvoir reste bien en main du peuple.

                  Roxanne Giroud, députée suppléante, candidate à sa réélection et vice-présidente EA

13 janvier 2025

Entremont Autrement vous présente ses candidates et candidat pour les cantonales !

Après un repos bien mérité et une période de fêtes bien remplies, Entremont Autrement vous souhaite une bonn année et revient aux affaires politiques ! Notre mouvement vous présentera tout au long du mois nos candidat.es pour les élections cantonales de 2025 sur le district d'Entremont.

Entremont Autrement compte depuis 12 ans un siège de député et de député suppléant pour le district, actuellement occupé à la députation par Jonathan Darbellay et Roxanne Giroud à la suppléance. Jonathan, qui a remplacé au pied levé Maxime Collombin cette année, n’a pas souhaité se représenter pour des raisons professionnelles. Après deux législatures à la suppléance et quelques mois de retour au Grand Conseil valaisan pour cette fin de législature, Jonathan a marqué durablement le mouvement EA et a su collaborer avec succès au sein du groupe PS et gauche citoyenne. Pour cela, il est sincèrement remercié ! 

Pour défendre nos deux sièges, le mouvement a investi Marie Oreiller et Sylvain Morand à la députation ainsi que Roxanne Giroud, qui repart pour un tour, et Myriam Bouverat à la suppléance. 

Marie Oreiller possède une solide expérience de la politique locale, après avoir siégé pendant deux législatures au Conseil général de Bagnes puis de Val de Bagnes. Elle a d’ailleurs œuvré en commission de gestion de la commune et souhaite désormais s’investir pour représenter le district à Sion et défendre entre autres une vision du tourisme quatre saisons et respectueux de l’environnement. 

Sylvain Morand, ancien conseiller général à Val de Bagnes, se présente aussi pour défendre l’équité sociale en Valais. Membre du comité d’initiative du salaire minimum au niveau cantonal, son engagement en faveur des plus démuni.es est connu du terrain entremontant et au sein de la gauche valaisanne. 

Roxanne Giroud, suppléante EA sortante et vice-présidente du mouvement, est également très connue dans la région et au sein de notre mouvement. On ne présente plus ses engagements politiques sociaux en faveur de l’accessibilité de la culture et de l’encadrement de la jeunesse sur le district. Bonne connaisseuse des tissus associatifs locaux, elle travaille avec succès au sein du Groupe PS et gauche citoyenne du Grand Conseil. 

Myriam Bouverat, conseillère générale à Val de Bagnes, se met à disposition du mouvement pour la suppléance. Forte d’une excellente expérience professionnelle d’enseignement dans le secteur tertiaire, elle est une fine connaisseuse des enjeux d’éducation et en particulier dans les domaines du numérique, du sport et de la durabilité. Par ailleurs, elle s’engage depuis les années 80 en faveur d’une prise en compte systémique des enjeux de durabilité à tous les niveaux et ancre son investissement politique notamment dans la transition écologique, collective et individuelle, appelant à agir pour transformer le modèle socio-économique actuel construit sur la croissance continue vers un modèle économique et social qui tienne compte des limites planétaires.

Entremont Autrement est fier de proposer ses quatre candidatures de qualité et se réjouit de faire campagne auprès de ses candidat.es.

1 octobre 2024

Nos candidats: revue de presse

Le Nouvelliste fait correctement son travail durant cette campagne en rapportant nos candidatures aussi bien dans l'édition électronique qu'un jour ou deux après dans l'édition papier. Voici une première série d'articles concernant les candidatures de notre mouvement.



31 août 2024, Orsières




2 septembre 2024, Liddes




4 septembre 2024, Orsières


Quant à l'analyse publiée aujourd'hui sur Val de Bagnes, l'infographie est trompeuse parce qu'elle ne précise pas que la répartition de gauche concerne la commune de Bagnes avant qu'elle ne soit absorbée par Vollèges dans la grande commune de Val de Bagnes.







14 septembre 2024

Roxanne Giroud nous explique pourquoi elle se présente à Orsières !

« Est-ce que je suis vraiment prête ? Est-ce que je suis suffisamment légitime, forte, pertinente et intelligente pour prétendre à cette candidature ? Est-ce que j’ai envie d’exposer autant mes opinions et prendre les risques qui vont avec… et les enfants, l’organisation familiale, comment on fera ? est-ce que j’ai vraiment ce temps à disposition ? Peut-être que ce serait mieux quand ils seront un peu plus grands… Est-ce que suis prête aux regards qui changent, qui se baissent, qui évitent ou qui s’enfuient ? Aux questions gênantes et aux réflexions mauvaises, s’exposer délibérément aux critiques…  en proposant deux personnes sur la liste, comment je réagirais en cas de non-élection ? Est-ce qu’on arrive toujours à aller chercher son croissant à la boulangerie le lendemain ? Mais surtout : est-ce que je suis prête aux photos de campagne ? … »

Tellement de questions qui se posent lorsque l’on envisage notre candidature pour une campagne politique, parait-il que c’est encore pire lorsque l’on est une femme… et pourtant j’ai beau repousser l’idée et me trouver les meilleures excuses, c’est toujours cette motivation, cet intérêt et cette envie qui me reviennent inlassablement. Tous les prétextes me semblent bons pour m’y intéresser, proposer, questionner… cette inspiration qui ne me quitte pas, un feu fou, un plaisir coupable mais une évidence à laquelle je dois me faire : la politique me passionne !

Les personnes qui me connaissent savent que l’on ne passe que rarement à côté d’un débat si on reste assis à côté de moi un peu trop longtemps. Plus on pense différemment, plus je m’amuse. L’opinion de l’autre construit et nourrit la mienne, le génie collectif fait le reste ! Je trouve ce processus absolument passionnant. Un outil si puissant qui permet de définir dans quel monde, pays, canton ou commune, nous évoluons selon les époques. 



Actuelle vice-présidente du mouvement Entremont Autrement et députée suppléante, j’ai acquis une excellente expérience de la politique valaisanne et des enjeux locaux. De plus, de par ma formation d’animatrice socioculturelle et mes longues années sur le territoire orserain, j’apporte une vision fine et informée des besoins de la jeunesse, de la formation et de la cohésion sociale. Aujourd’hui médiatrice culturelle, j’ai conscience des potentiels et connais les différents partenaires communaux.

Avant de vous rencontrer toutes et tous, voici une liste non-exhaustive des sujets qui m’intéressent et pour lesquels je me réjouis d’échanger avec vous autour d’un verre, d’un café, d’une raclette ou au détour d’une ruelle :

- Transparence : Bien qu’il me semble que ce soit un terme à la mode en cette période électorale, j’ai rejoint Entremont Autrement il y a déjà dix ans pour cette raison. Il s’agit de ne jamais oublier que le premier employeur de tout conseil communal reste les habitantes et habitants de la commune, qu’ils sont tout à fait capables et en droit de connaitre et décider de l’avenir de leur région.

- Appartenance : Il s’agit ici selon moi de trouver des solutions réalistes, efficientes et pragmatiques afin de préserver au maximum les compétences et décisions en lien avec les services publics en main citoyenne.

- Sport et Culture : S’il y a bien une chose qui me plait à Orsières, c’est son sens de la fête ! Ses manifestations, ses différents camps, sa bibliothèque-ludothèque, son jardin botanique alpin Flore-Alpe, ses innombrables sociétés sportives et culturelles, son sens du bénévolat, … sont tout autant de cadeaux à préserver, soutenir et sans cesse améliorer.

- Ainés : On le sait, l’enjeux du bien-vieillir à domicile est un sujet politique important pour les prochaines années à venir. Qu’il s’agisse de son groupe de bénévoles dévoués, de son tout nouveau club sénior ou encore de son projet d’appartements protégés, plusieurs dossiers sont à poursuivre autour de la table du conseil.

- Enfance et formation : Maman de deux jeunes enfants, je mesure la chance que l’on a de les voir grandir dans une école aussi inclusive, brillante et innovante ! Pouvoir bénéficier aujourd’hui d’une structure d’accueil en plus de l’accueil des parents de jour (APAJ) est un véritable avantage pour les familles. Il s’agit maintenant de consolider, soutenir et adapter ces outils de qualité pour leur permettre d’avoir en main toutes les conditions nécessaires au bon développement de nos enfants.

- Jeunesse : Peut-être le sujet qui me passionne le plus. L’Action Socioculturelle du District (ASDE) que j’ai cofondé en collaboration étroite avec les communes, m’a permis d’évoluer au plus proche des réalités et des besoins des jeunes de la région. Ils regorgent d’idées et de projets qui ne demandent qu’à être soutenus et valorisés afin de leur permettre d’imaginer leur avenir dans la commune qui les a vu grandir. L’accueil libre du Steez et le local des jeunes, le label du SAB « commune de montagne : jeunesse notre avenir », le forum des jeunes, les sociétés de jeunesse locales et leur incroyable force créative et positive, les enjeux d’utilisation de l’espace publique (skate parc, cours d’école, gare, …), la prévention contre le harcèlement et les comportements à risque ainsi que le soutien familial sont tout autant de sujets que je maitrise et connais.

- Tourisme : La région a la chance de bénéficier du TMB et de la Via Francigena qui permettent aux acteurs locaux d’effectuer de belles saisons estivales. Un potentiel existerait également dans le monde de la grimpe par exemple ou dans le développement de projets de qualité pour les familles. La mise à disposition d’un produit comme le PASS St-Bernard reste un véritable atout pour la promotion de toute une région. Sans oublier les enjeux à venir pour nos stations de ski face aux changements climatiques et la question de l’enneigement mécanique par exemple.

- Intégration : Depuis peu, l’accueil de personnes réfugiées sur le territoire amène son lot de diversité mais aussi de défis pour que tout le monde s’y sente bien. En sortant du PIC (Programme d’Intégration Cantonal), la commune d’Orsières s’occupera désormais de la mise en place des cours de français, de la primo info (accueil et information) ainsi que du développement des projets socioculturels. Tout autant de partenaires que je connais et avec qui j’ai déjà collaboré dans le passé.

- Environnement et dangers naturels : De manière générale, je me sens parfois un peu en décalage avec les enjeux énergétiques actuels qui consisteraient à réfléchir « comment produire plus avec moins » … Suis-je la seule qui souhaiterais que l’on réfléchisse à l’inverse : « comment consommer moins (ou mieux) pour faire face aux enjeux de demain ? » Ce n’est pas un sujet plaisant ni agréable et pourtant, il est primordial et demande du sérieux, de l’audace et peut-être de prendre quelques risques. Félicitations d’ailleurs aux évènements de l’été (Tournoi Populaire et Rassemblement des Jeunesses Valaisannes) qui n’attendent pas de décisions politiques pour poser des actes concrets avec l’utilisation de vaisselle réutilisable par exemple.

- Sécurité et dangers naturels : La sécurité et les dangers naturels seront également des sujets à considérés pour ces prochaines années avec une vision locale mais aussi régionale. Les évènements de cet été ne nous laissent malheureusement plus le choix d’avoir autour de la table du conseil suffisamment de courage pour envisager les problématiques non plus à venir, mais déjà bien présentes.

- Aménagement du territoire : Le projet de nouveau plan d’affectation communal actuellement en consultation auprès des instances cantonales devra être proposé à la population prochainement, de nombreuses personnes attendant ce retour pour envisager leur avenir. Les projets du cœur d’Orsières et des mandats d’étude parallèles (MEP) de Champex-Lac et la Fouly seront aussi à concrétiser et donnent envie de s’engager. Les enjeux liés à la vie de village tels que les places de parc par exemple, seront aussi importants à considérer.

- Salubrité publique : Que ce soit le développement d’écopoints de qualité ou de poubelles dans les lieux hautement fréquentés ainsi que sur les abords des routes, la question des WC sur le trajet du TMB mais aussi de lutte contre le littering dans les lieux publics, c’est un dicastère trop souvent relégué en fin de liste des priorités alors que son importance est indispensable dans le maintien de notre qualité de vie.

- Mobilité : Pour une vallée latérale et en comparaison avec d’autres région du canton ou du pays, nous pouvons dire que nous sommes de manière générale bien desservis. Des enjeux se posent cependant encore notamment pour les villages environnants ou encore les rentrées nocturnes en sécurité. Des places de parc mobility à la gare d’Orsières pourraient être un projet intéressant ou encore le développement prévu de la question en collaboration avec Antenne Région Valais qui avait déjà été initié suite au forum des jeunes et des ainés.

- Agriculture et service forestier : Grâce au PDR (projet de développement régional soutenu financièrement par l’Office fédéral de l’agriculture et le canton du Valais) du Grand Entremont et de son label, nous avons vu se créer de nombreux et magnifiques projets locaux d’une grande qualité. Ceux-ci ont également permis de développer de l’emploi et de l’économie locale. Bien qu’il soit un outil pertinent pour développer des produits et des projets d’agritourisme, il est cependant inscrit dans une durée déterminée. Il s’agira donc pour l’avenir de réfléchir à la meilleure manière de continuer à le développer. L’agriculture de montagne comporte de nombreux enjeux face à un avenir de plus en plus difficile, elle est pourtant notre meilleure alliée dans la préservation et l’entretien de nos paysages et de nos traditions. A nous d’en prendre soin … De plus et enfin, notre service forestier regorge de trésors, de compétences et de projets de mise en valeur intéressants à développer.

Enfin (et si vous êtes restés jusqu’ici, merci), mes motivations sont finalement très simples. Je me considère comme chanceuse de vivre à Orsières et souhaite permettre à la commune d’exprimer le plein potentiel auquel elle peut prétendre. J’aspire à une table du conseil autour de laquelle siègent des personnes motivées et engagées, compétentes et courageuses, dans un esprit bienveillant et collégial, avec une parité et une représentation complète des citoyennes et citoyens, souhaitant œuvrer ensemble dans la recherche de solutions concrètes et cohérentes pour le bien commun. Je serais heureuse de pouvoir y contribuer si vous m’en pensez à la hauteur, avec comme seule prétention le désir de mettre mon temps, mes valeurs, mon énergie et mes compétences au service de la population pour les quatre prochaines années.

                                                                                                                Roxanne Giroud
                                                                                                                Candidate EA Orsières

27 août 2024

A Orsières, Entremont Autrement lance deux candidat.es au Conseil communal et une candidate au poste de vice-juge

En 2012, Entremont Autrement faisait une entrée fracassante au Conseil communal d'Orsières avec l'arrivée d'Urbain Gaillard. Aujourd'hui avec l'abaissement du nombre de conseiller.ères à 7, le mouvement propose une liste à deux noms, équilibrée et pleine de compétences. 

Urbain Gaillard était à la fois le premier élu non PDC ou PLR d'Orsières, mais également le tout premier élu d'Entremont Autrement. Après deux législatures passées à la tête du dicastère des constructions et une troisième à la tête de celui des constructions et de l'aménagement du territoire, il a décidé de ne pas se représenter pour un quatrième mandat. Le mouvement lui est reconnaissant pour son investissement et toutes ces années passées au service de la population d'Orsières.

Pour reprendre le flambeau, Raphael Moulin, responsable de projet énergie et conseiller communal EA sortant en charge des énergies renouvelables, de l'efficience énergétique et de la mobilité se représente. Son expertise dans les questions liées à l'électricité, ainsi que sa connaissance des dossiers communaux en font un candidat chevronné, de qualité, qui a su se montrer à l'écoute des citoyens et citoyennes de la commune. 



Roxanne Giroud, actuelle vice-présidente de notre mouvement, médiatrice culturelle et très engagée dans la vie associative locale, se lance également dans la course au Conseil communal. Député suppléante EA de l'Entremont, elle a acquis une excellente expérience de la politique valaisanne et des enjeux locaux. De par sa formation d'animatrice socio-culturelle, Roxanne apporte une vision fine et informée des besoins de la jeunesse, des questions culturelles et de la cohésion sociale. 



En supplément de ces deux belles candidatures au Conseil communal, le mouvement propose à la population d'Orsières Aurélie Vodoz au poste de vice-juge. Indépendante dans le domaine administratif, elle dispose des qualités humaines nécessaires à cette fonction: l'écoute, la bienveillance, l'impartialité et le goût du juste. En se mettant à disposition, elle espère créer un nouveau binôme avec la future juge au service des citoyennes et citoyens de la commune. 



Laure Rausis, vice-juge EA actuelle, n'a pas souhaité se représenter pour des raisons personnelles et professionnelles. Elle a la gratitude du mouvement qui a pu l'accompagner dans son élection il y a quatre ans et dans l'obtention par EA d'un premier mandat de vice-juge.

Entremont Autrement est fier de présenter ces candidat.es à la population d'Orsières et se réjouit de faire campagne à leurs côtés. 

                                                                                                                    Entremont Autrement

17 mai 2023

Projet de parcs photovoltaïques alpins, la fausse bonne idée du siècle

En février, Entremont Autrement s’engageait dans la course aux signatures du référendum contre le décret sur les mégaprojets solaires alpins aux côtés de Pro Natura, des Vert·e·s et six autres organisations. Au terme du délai de trois petits mois, c’est près de 6'000 signatures récoltées sur les 3'000 nécessaires. Un message qu’on ne peut plus clair : une grande partie de la population n’en veut pas et le peuple tranchera.

En acceptant un décret visant à faciliter et à accélérer considérablement les procédures de constructions hors des zones à bâtir pour les installations solaires, le Grand Conseil valaisan ouvrait la porte aux mégaprojets alpins. Cette mesure, considérablement guidée par la perspective d’importantes subventions fédérales et par le climat de panique généré autour de l’apprivoisement énergétique, nous fait prendre une très mauvaise direction pour nos régions alpines. En effet, il s’agit de centaines d’hectares d’alpages qui pourraient être sacrifiés sous d’immenses parcs solaires, à quoi il faudra encore ajouter d’importantes infrastructures externes comme de meilleures routes d’accès ou encore des lignes à haute tension supplémentaire par exemple.

Entremont Autrement prône évidemment le développement de l’énergie solaire. Cependant, les projets doivent d’abord se focaliser sur les infrastructures existantes qui constituent déjà un potentiel gigantesque et complètement sous-exploité rien qu’au sein de l’administration cantonale.

Jamais la transition énergétique ne doit se faire au détriment de la nature et au profit de subventions fédérales qui font briller les yeux de certains organismes. On marche sur la tête ! Laissez nos alpages tranquilles tant que tous les toits du canton ne sont pas équipés. Réfléchissons calmement, ne nous laissons guider ni par la panique ni par le profit financier et soutenons le développement de vrais projets cohérents, efficaces et efficients.

Les organisations référendaires déposent les signatures aujourd’hui et notre mouvement les en remercie vivement pour l’avenir des hauts de l’Entremont. Le Conseil d’Etat dispose d’une année à partir du vote du Grand Conseil, soit jusqu’au 17 février 2024, pour soumettre le texte au scrutin populaire. La mobilisation continue !

 

Pour le comité d’Entremont Autrement

Roxanne Giroud

Députée suppléante 

25 mars 2023

La politique jeunesse d'Orsières et de Liddes labellisée

Dans la Revue pour les Communes et leur personnel. Communes Suisses no 3, du 20.03 2023.

On peut lire un article qui traite de la politique sociale d'Orsières et de Liddes qui ont obtenu ensemble le label du SAB «Commune de montagne – La jeunesse, notre avenir» en 2019. Interview de Roxanne Giroud. 





20 mars 2023

Un outil exceptionnel pour s'informer des débats au grand conseil.



15 novembre 2022, Roxanne en séance plénière

On utilise pas assez les outils efficaces qui sont à disposition pour suivre les débats au grand conseil et consulter les archives.

15 décembre 2021, Maxime Collombin prend la parole

Chaque député-e et suppléant-e ont leur propre page sur le site du canton. On y trouve leur coordonnées, les documents qui les concernent et les vidéos de leurs interventions en séance plénière.

Vous pourrez suivre ici sur les archives audiovisuelles le travail parlementaire de

Maxime Collombin  et de Roxanne Giroud

Mais on a accès également à toutes les anciennes sessions:



10 février 2021, Florian Alter commente le rapport

On peut aussi y voir par exemple la dernière et mémorable intervention de Florian Alter commentant le rapport de la Commission de gestion sur les «dysfonctionnements» au Département de la mobilité, du territoire et de l’environnement.

Ceci dit, nous essaierons à chaque session d'être à jour, sur les prises de paroles de notre délégation d'Entremont Autrement à Sion.

Le webmaster


18 mars 2023

Les observations de Patrimoine Suisse à la commune de Val de Bagnes

On se souvient de notre prise de position sur le projet CURALA en automne dernier et des commentaires de Bastian Moulin et Roxanne Giroud. 

Voici pour ceux qui veulent suivent cette affaire de près l'argumentaire qui avait été transmis à la commune par PATRIMOINE SUISSE, section du Valais Romand à travers la signature de sa présidente Magali Anne Bonard.


P.S. Nous sommes retrouvés récemment dans une coalition avec Patrimoine Suisse au sein du comité réfendaire sur les méga-installations photovoltaïques, où siège Maxime.


13 mars 2023

Politique climatique

Alors que la Dzapate et l'Oursin n'ont plus paru, il est quand même un petit journal qui continue malgré vents et marées, mais dont l'archiviste avait négligé de signaler les publications. 

Chose faite avec presque une année de retard, cet article de Roxane. Paru dans Le Peuple.VS no 185 en avril 2022.

Mais il n'a rien perdu de sa pertinence:



19 novembre 2022

Un bol d’air dont avaient bien besoin les familles valaisannes !

13, ce n’est pas l’augmentation demandée par cette initiative mais le nombre d’années depuis lequel les allocations n’ont pas été réadaptées. Alors que nous le savons, le coût de la vie n’a quant à lui pas attendu pour ne faire que grimper.

Véritable rempart contre la pauvreté pour de nombreuses familles valaisannes, les allocations familiales correspondent aujourd’hui à un montant de 275.- mensuel par enfant et 425.- pour les plus grands. L’initiative pour laquelle nous voterons ce 27 novembre propose une augmentation de 30.- supplémentaire par enfant et 20.- pour les plus âgés d’entre eux. Ce montant correspond par exemple à un abonnement saisonnier de ski ou encore cinq mois d’assurance maladie pour l’enfant. Bref, un bol d’air bienvenu pour toutes et tous que nous vous encouragerons à soutenir.


Selon les opposants, il s’agirait là d’une « solution arrosoir ». Cette expression ne vous dit rien ? Pour moi non plus je vous rassure mais ma courte expérience d’élue me permet de penser que c’est ce qui est dit lorsque l’on a que peu de contre arguments valables.

Ma collègue députée suppléante au Grand Conseil, Madame Emilie Teixeira, l’a très justement soulevé : devenir parents c’est plus de joie et moins de sommeil mais aussi plus de charges et moins de salaire. Et ce constat concerne toutes les familles, de haut revenu ou non. C’est pourquoi je soutiendrai par un grand OUI et vous invite de faire de même dans les urnes afin de permettre une mesure forte, concrète et bienvenue !

Roxanne Giroud
Députée suppléante au Grand Conseil valaisan

13 octobre 2022

Présentation du projet Curala par la commune de Val de Bagnes. Commentaire critique.

Mardi 11 octobre 2022, la commune de Val de Bagnes conviait ses citoyennes et citoyens pour une présentation publique de son projet de réaménagement : Curala, espaces de vie. Sur scène, un panel exclusivement masculin. Dans la salle, un public plutôt nombreux, majoritairement grisonnant. La séance commence. Les membres de l’exécutif communal, flanqués des principaux investisseurs vendent en introduction un projet durable sur le plan social, économique et environnemental. Une réponse concrète pour aborder de manière sereine l’évolution démographique, économique et touristique souhaitée pour notre région.  

S’en suit l’exposé détaillé du projet. On nous annonce une capacité de : 

  - 64 appartements ;

  - 700 lits hôteliers (200 pour un hôtel standard et 500 en résidence touristique (petits appartements)) ;

 -  2'000 m2 de commerce ;

 -  2'900 m2 de bureaux et services ;

 -  1'170 places de parc (400 places du côté de St-Marc et 770 places en sous-sol du côté de Curala. 30% d’entre elles seront privées et le reste public).

Le tout constitué en cinq « lots » et sur cinq niveaux (deux sous-sols et trois étages) : 

 -  Le lot n°1 qui concerne les trois bâtiments à gauche du départ du Télécabine, sur la place de parc actuelle, côté Sembrancher. Il regrouperait la plus grande partie des appartements. 

-  Le lot n°2 qui concerne les quatre bâtiments en bois clair, à droite du départ du Télécabine sur la place de parc actuelle, côté Vallée. Il consisterait en une résidence touristique de 500 lits. 

  - Le lot n°3 en gris minéral, tout au bout à droite du côté de la Vallée. Il abriterait un hôtel d’une capacité d’accueil de 200 lits. 

 -  Le lot n°4 qui concerne les bâtiments d’un haut, côté Villette sous la télécabine actuelle. Il serait constitué d’appartements et de bureaux ainsi que d’une surface commerciale. 

  - Le lot n°5 dans les prés en dessus des arènes de Probé avec la possibilité d’y construire 4 à 5 petits immeubles. Le nombre d’appartements n’est pas précisé à ce stade.

L’ensemble du projet comprendrait également des magasins, restaurants et commerces ainsi que différentes places de loisirs et de détente. Il intégrerait également un « hub » de mobilité, comprenez un espace dans lequel se rejoignent différents modes de transport (voiture, train, télécabine, piétons et vélos). Les berges de la Dranse seraient également revalorisées sur le plan récréatif et environnemental.   

La commune de Val de Bagnes investira 80mio d’argent public en partenariat avec des investisseurs privés à hauteur de 180mio et qui comprend notamment : 

  - TéléVerbier SA

  - TMR

  - Mountain Resort Real Estate Fund – Swisspeaks Resorts SA

  - Prisma Fondation d’investissement

  - La caisse de retraite paritaire de l’artisanat du bâtiment du canton du Valais

  - Les caisses de pension de la Construction du Valais et de la Prévoyance Santé Valais

  - Les caisses de prévoyance du personnel de l’Etat du Valais et celle en faveur des travailleurs et employeurs du commerce de détail du canton du Valais 

La séance de présentation se clôture par les applaudissements des uns et le silence des autres. Selon toute vraisemblance, le projet divise. Bien qu’il soit difficile de connaître l’opinion de la majorité silencieuse, plusieurs personnes prennent la parole. Nous avons essayé ici de vous restituer l’essentiel de ces échanges, de la manière la plus transparente et neutre possible. Toute précision ou rectification est bien sûr bienvenue dans les commentaires. 



Q : Le style architectural retenu (absence d’avant-toit) est très moderne et plutôt inédit dans la vallée. Il ne s’intègre pas très bien dans le paysage.

  R : Il s’agit d’un choix qui déplaira aux uns, mais plaira aux autres. Notons que les parois seront boisées et que les entreprises de construction seront locales. 

Q : Peut-on s’assurer d’une fréquentation optimale, complète et 4 saisons pour les 700 lits hôteliers?

   R :  Oui, selon les investisseurs, il est prévu que le lieu fasse l’objet d’une moyenne de 70% de taux d’occupation sur l’année, de manière analogue aux sites similaires dans lesquels les promoteurs sont déjà actifs.

Q : La vision proposée pour la vallée n’est-elle pas trop ambitieuse, trop éloignée de ses habitants? Témoignage d’un jeune de Verbier Village qui a vécu le sentiment de se faire happer par la grosse machine touristique de la station et qui craint que le projet favorise une dynamique similaire dans la région du Châble.

   R :  Le projet est en phase avec les attentes de la population en matière de logement et alignée sur les projections démographiques de la commune. Il s’agira par ailleurs de logements essentiellement locatifs, ce qui devrait limiter la spéculation. 

Q : Quel avenir pour l’abattoir? 

   R : L’abattoir est appelé à être déplacé pour différentes raisons. La commune n’est pas directement en charge du projet, qui est essentiellement du ressort des principaux utilisateurs de l’infrastructure. A eux de se mobiliser efficacement autour du projet. 

Q : Le projet intensifiera le trafic automobile à travers le Châble. Quelle solution est prévue pour le flux routier menant aux villages du haut de la vallée en passant par le Châble, en particulier qu’en sera-t-il du goulot près de la boulangerie de la Poste, qui est dangereux et peu optimal ? 

   R : La commune est consciente de ce problème, mais ce n’est pas ce dont nous parlons ce soir et l’on ne tente pas de répondre à cette problématique par le projet Curala.

Q : Comment envisagez-vous la problématique du flux routier notamment aux abords de Sembrancher ? Les bouchons sont déjà fréquents à l’heure actuelle. Le flux de voitures généré par ce projet, additionné au développement des zones industrielles d’Etiez et de Sembrancher ne devrait-il pas charger plus encore la circulation? 

   R : Au cœur de ce projet, nous voulons revaloriser les transports publics. Par ailleurs, une étude sur la fluidité routière démontre que la circulation devrait rester bonne. 

Q : Comment envisagez-vous la revitalisation du cours d’eau de la Dranse? 

   R : La renaturalisation se fera dans les standards légaux applicables et en collaboration avec un bureau d’étude spécialisé. Elle devrait essentiellement se concentrer sur les berges. 

Q : Le parking sera-t-il gratuit ou payant? 

   R :  Au regard de la pratique en vigueur dans d’autres stations des Alpes, le parking deviendra payant pour tous. Le prix du stationnement reste cependant encore à définir. 

Q : Pourquoi aborder le développement du lot n°5, qui est encore très abstrait à ce stade et qui ne correspond pas à un besoin immédiat? 

 R : On le prévoit déjà dans le cadre de la révision du plan d’affectation de zone, mais comparé aux autres lots celui-ci ne sera pas réalisé dans l’immédiat. Le début des travaux pour les premiers lots est projeté à 2026. 

Q : Qu’en est-il des logements protégés (pour les personnes âgées et/ou à mobilité réduite)? 

  R : Il n’existe pas de logements protégés en tant que tel. Nous proposerons des appartements standards, mais qui pourront être modulé au besoin pour accueillir des personnes à mobilité réduite. Ces appartements sont pensés pour s’adapter à l’éventuelle perte de mobilité de leur locataire.

Q : Qu’en est-il des appartements à prix dits modérés? 

   R : On pourrait en assurer 20% - (ndlr : donc 12 appartements sur les 64 prévus) - mais sans aucune garantie de ce que signifie prix modérés, si ce n’est que l’investissement proposé ici en partenariat public-privé permet de penser un peu moins au rendement financier. 

Après 45’ environ, le temps des questions se termine. Place à l’apéro. 



De notre côté, nous sortons plutôt mitigés de cette rencontre. Si le projet semble globalement convaincant, pour nous, les questions restent nombreuses. 

Sur le fond : 

Pourquoi avons-nous besoin d’un tel projet ? Un réaménagement de la zone du départ des cabines et de la gare ne serait-il pas suffisant ? Le travail manque-t-il dans la vallée ?

Quelle place la population est-elle appelée à occuper dans ce projet ? Ses préoccupations seront-elles entendues et prises en compte au-delà des séances d’information ? 

Pourquoi la commune n’avancerait-elle pas plus lentement et de manière plus sobre et plus indépendante dans le cadre du développement de cet espace ? Les finances communales pourraient-elles permettre un projet en mains publiques ? Plutôt que d’imaginer et de sortir de terre un immense projet au côté d’investisseurs, n’aurait-on pas avantage à réserver la place de Curala à un agrandissement gradué au fil des prochaines décennies ? La population pourrait alors rester pleinement souveraine et piloter ce développement au fil de ses besoins dans le temps. 

Au-delà des belles formules, ce projet prévoit-il réellement une revalorisation de son environnement ?  De quelle manière ?


Sur le plan économique :

Ce site (outre sa construction) générera-t-il vraiment le type d’emplois que recherche la jeunesse bagnarde ?  Ou générera-t-il plutôt des perspectives pour des entrepreneurs étrangers et des travailleurs saisonniers du commerce, de l’hôtellerie et de la restauration ? 

Le projet est présenté comme une nouvelle offre de logement pour la population locale. Or le site est situé directement au pied des remontées mécaniques de Téléverbier. Cette proximité avec les remontées constitue un atout important sur le plan immobilier. À terme, ces appartements ne seront-ils pas pris d’assaut par des personnes domiciliées hors-canton à la recherche de résidences secondaires proches des pistes ? N’y a-t-il pas un risque de générer des lits froids aux prix prohibitifs pour les gens de la commune ?  

Un des arguments présentés est celui de l’absence de « lieu de rencontre » dans la vallée. On nous dit que les places villageoises du Châble ou de Vollèges sont actuellement désertées et que Curala deviendrait un nouveau lieu de vie sur la commune. Certes, mais pourquoi ne pas chercher à les revaloriser davantage le centre de nos villages plutôt que de créer de nouveaux espaces centralisés qui transformerons un peu plus nos localités en cités-dortoirs ? 

En définitive, le projet de Curala n’est-il pas une goutte d’eau supplémentaire qui augmentera l’attractivité de notre région (par ailleurs déjà mondialement reconnue) au détriment de notre identité locale, de nos agriculteurs et des jeunes poussés hors de la vallée par la spéculation immobilière ?   


Sur le parking :

Quel intérêt la population de la vallée a-t-elle à la suppression d’un parking gratuit ? Le parking actuel est certes peu esthétique, mais il est pratique et économique. Il profite effectivement à la population des villages voisins lorsqu’elle souhaite se rendre au Châble ou à Verbier. Inciter les touristes venant des grands centres urbains à prendre les transports publics est une bonne idée. Toutefois, se déplacer en transports publics est moins aisé sur le plan local. En définitive, cette approche de parking payant condamne les gens des villages à payer leur stationnement. Une démarche qui affectera en premier lieu les personnes à bas revenu dans la vallée.

Avec un parking payant, le ski sera encore un peu moins abordable pour nous tous. Dès lors, pourquoi ne pas proposer la gratuité du parking pour les personnes domiciliées sur la commune ? 

La gratuité du parking est également une incitation à laisser son véhicule au Châble pour les gens se rendant à Verbier. Ne devrait-on pas au contraire revaloriser la gratuité du parking pour permettre à terme de désengorger la station ?

En définitive une question essentielle demeure, ce projet est-il vraiment celui du Val de Bagnes ? ou uniquement d’une poignée de ses décideurs ?

Il nous est utile de préciser que nous comprenons bien entendu le besoin de développer l’espace de Curala, peu esthétique dans son ensemble. Partant, nous ne nous opposons pas au principe de base de réimaginer cet espace et profitons de ces quelques lignes pour remercier et féliciter toutes les personnes qui pensent, réfléchissent et avancent des projets innovants pour l’avenir de notre région. Pourraient-ils cependant et également être proche de la réalité et des besoins de ses habitantes et habitants, cohérent et réellement durables sur le plan social, économique et environnemental ? Nous avons conscience que beaucoup d’intérêts et d’enjeux doivent être pris en compte, mais la finalité en vaut largement la réflexion. 




Bastian Moulin, conseiller général 

Roxanne Giroud, députée suppléante

4 août 2022

Consultation de l’avant-projet de loi sur le climat

Le canton du Valais se dote d’une loi sur le climat dont la consultation de l’avant-projet se terminait la semaine dernière. Soucieux de cette thématique, Entremont Autrement s’est attelé à la question par l’intermédiaire d’un groupe de travail regroupant des élus et élues, des membres de son comité ainsi que des sympathisants sensibles à la question.

De manière générale, le projet est honnête et précurseur notamment dans son élaboration d’un plan climat, d’un conseil scientifique du climat ainsi que par sa considération de la biodiversité dans son sens large. Entremont Autrement regrette cependant la temporalité dans laquelle s’inscrivent les mesures. Celles-ci s’engagent à atteindre l’objectif de zéro émission directe nette d’ici 2040. Nous sommes en retard et nous en payons aujourd’hui les conséquences. Il est temps d’agir bien plus vite ! En effet, cet été 2022 plante sous nos yeux les effets directs de l’urgence climatique dans laquelle nous sommes. Tous les scientifiques sont unanimes, il est encore possible d’inverser la tendance mais pour cela nous devons nous y mettre de manière drastique et immédiate. N’ayons pas peur d’y aller franchement !


En 10 points prioritaires, voici notre retour sur la consultation pour laquelle Entremont Autrement préconise :

  1. Le désengagement total des investissements cantonaux dans les fonds soutenant non seulement l’industrie pétrolière et gazière mais également toute activité ayant un impact sur l’environnement, de même que les multinationales ayant des modes de financement peu clairs et contribuant par leurs activités et investissements au changement climatique (art. 1 Buts).
  2. L’inscription des notions telles que circuit court, économie circulaire et services écosystémiques dans le cadre de la loi cantonale (art. 2 Objectifs climatiques cantonaux).
  3. L’exemplarité de l’administration cantonale en matière d’efficience énergétique notamment dans sa stratégie d’investissements et de gestion du fonds FIGI. Cela devra passer notamment par la priorisation de l’assainissement énergétique de son patrimoine bâti ainsi qu’une étude des modes de déplacement de ses collaborateurs et collaboratrices (art. 3 Objectifs climatiques pour l’Administration cantonale).
  4. Que tous les domaines importants (art. 5 Mesures) tels que l’éducation, le tourisme, la culture, le gaspillage alimentaire et le sport tiennent dûment en compte des objectifs climatiques dans leurs stratégies et programmes. De plus, nous souhaiterions que le Conseil d’Etat s’assure (et non pas « veille ») à ce que les mesures soient prises de manière coordonnée et efficiente, et qu’elles soient socialement équitables. La notion « économiquement équilibrées » n’est pas nécessaire face à l’urgence dans laquelle nous sommes. 
  5. L’ajout (toujours pour l’art.5 Mesures) de la notion de « zone climatique locale » au niveau du plan directeur cantonal, essentielle à la requalification portant sur les îlots de chaleur, microclimats et conforts thermiques.
  6. Que l’ensemble des autorités et administrations publiques cantonales priorisent (et non « prennent en compte ») les enjeux climatiques. A noter également le besoin d’y ajouter la notion d’écosystème (art. 6 Prise en compte des enjeux climatiques).
  7. L’ajout d’un point supplémentaire (art. 8 Conseil d’Etat) qui permette de s'assurer que les membres de l'administration cantonale soient formés sur les enjeux climatiques.
  8. La spécification de notion d’indépendance du conseil scientifique du climat (art. 10 Conseil scientifique du climat).
  9. La priorisation des enjeux climatiques des communes dans l’accomplissement de leurs tâches (art. 11 Communes).
  10. L’accompagnement de la population aux changements climatiques (art. 14 information, sensibilisation et participation citoyenne).

Pour conclure, Entremont Autrement souhaite vivement remercier les nombreuses personnes qui ont œuvrés (et qui lutteront encore) pour la mise en application de cette loi si essentielle et prioritaire. Le fait qu’elle se base sur les données scientifiques les plus récentes nous rassure. De plus, la création d’une réserve climatique de 150 millions de francs afin de financer des projets et des mesures de plus grande envergure est une très bonne nouvelle pour le canton.

De plus, sachez que cette loi n’en est qu’à son avant-projet. Cela signifie qu’une longue route l’attend encore avant sa mise en application. Elle doit passer devant le Gouvernement (Conseil d’Etat) puis devant le Parlement (Grand Conseil) en une ou deux lectures. Peut-être même devra-elle revenir devant le peuple en votation si les élus·es ne prennent pas leurs responsabilités. Vous l’aurez donc compris, cela prendra encore un peu de temps et nous aurons besoin de vous.

Enfin et de manière plus générale, nous sommes très surpris par les propositions de projets cantonaux visant systématiquement, bien que « vert » et « durable », à continuellement consommer toujours davantage avec moins de ressources en se lançant dans des projets faramineux et tous plus ingénieux les uns que les autres. La question ne serait-elle pas la bonne ? Ne devrions-nous pas commencer par drastiquement changer de regard et nous demander plus généralement comment consommer moins, ou du moins ce dont nous avons réellement besoin ?

Parait-il que ce soit mathématique, plus (d’énergie) et moins (de ressources) ont toujours donnés des résultats négatifs.

Pour le groupe de travail,
Roxanne Di Blasi Giroud
Députée suppléante

20 janvier 2022

Modification de la loi fédérale sur les droits de timbre

Le 13 février prochain, nous votons.

Le gouvernement et le parlement suisse nous proposent une modification de la Loi fédérale sur les droits de timbre. Si comme moi, vous ne comprenez rien à l’économie et que ce sujet semble vous dépasser, ne vous laissez pas berner et prenez quelques minutes de réflexion, l’enjeu en vaut la peine.


Actuellement, lorsqu’une entreprise lève des fonds propres en émettant par exemple des actions, la Confédération y prélève un impôt : le droit de timbre d’émission. Cet impôt est évidemment important, ce sont 250 millions de francs qui peuvent ainsi être récupérés puis utilisés pour que notre société fonctionne. 

Cet impôt est de 1% et n’est prélevé que sur les montants supérieurs à un million de francs.

Evidemment et comme nous le comprenons tous très facilement, les petites entreprises ne le paient pas. On enlèverait ainsi 250 millions de rentrée d’argent pour la Confédération uniquement en cadeau fiscal pour les grandes entreprises. Ne vous y trompez pas, cet argent devra ensuite de toute manière provenir d’ailleurs. Et au profit de quoi, nous disent les opposants ? tout ceci afin de réduire les couts d’investissements et accroitre, soi-disant, l’emploi.

Est-ce vraiment ce cadeau que l’on a envie de faire ?

Est-ce vraiment les grandes entreprises de notre pays que nous souhaitons aider actuellement ?

Je terminerais sur un dernier point. Dans son rapport du 17 janvier dernier, l’organisation caritative Oxfam établissait le bilan suivant : la pandémie a rendu les plus riches beaucoup plus riches encore tout en créant d’avantage de pauvreté. Ce n’est pas grâce à l’activité économique des entreprises dans lesquelles ils ont des parts mais bien parce qu’il y a eu un soutien public sans précédent. Sur le dos de la crise sanitaire, des centaines de milliards ont été injectés dans les marchés financiers à travers le monde et c’est cet argent qui a rendu les plus riches encore plus riches. Ça s’appelle l’accroissement des inégalités et c’est exactement ce qui est prévu avec cet objet de votation. Alléger les plus riches pour qu’ils puissent s’enrichir d’avantage et continuer de ne pas voir que les emplois les plus essentiels démontrés par la crise sont les mêmes personnes qui s’appauvrissent.

Il ne s’agit pas ici de sauver l’économie, ceux qui le prétendent sont des menteurs. Entremont Autrement s’oppose fermement à cette modification de la loi et invite le peuple valaisan à faire de même.


Roxanne Giroud
Députée suppléante au GC valaisan et vice-présidente d’Entremont Autrement

16 novembre 2021

Ecouter les gens du terrain, affirme Roxanne Giroud


Après la version numérique qui avait prêté à sourire  et qui avait créé le buzz, le Nouvelliste est revenu dans sa version papier sur notre engagement au sein du comité en faveur des sois infirmiers.




NF 10.11.21

8 novembre 2021

Putsch en cours chez Entremont Autrement, affirme le Nouvelliste


C'est une nouvelle sensationnelle que révèle à l'instant le Nouvelliste dans son édition en ligne. A l'occasion de la conférence de presse en faveur de l'initiative pour des soins infirmiers forts, il semblerait que le journal valaisan ait eu vent d'un putsch en cours chez Entremont Autrement.

En effet, Roxanne Giroud, ce matin encore vice-présidente de notre mouvement, semble avoir été soudainement propulsée à la présidence! Sans nouvelles de Jasmine Lovey, présidente en titre, nous ne pouvons pour le moment confirmer ou infirmer cette information.


En tout cas, toutes les sections d'Entremont Autrement s'agitent actuellement. La section de la Niort appelle le comité central à faire toute la lumière sur ces événements, le groupement des Femmes EA du Fregnolet demandent une AG extraordinaire, la fédération autrementiste de Chemin-Dessus condamne un coup d'état et le groupement séparatiste de Branche-d'en-Haut se réunira vers 22h ce soir pour définir son allégeance.


Mise à jour (09.11.21): le Nouvelliste a rétabli la réalité dans la nuit ;P

EA dit OUI à des soins infirmiers forts


Personne n’aurait l’audace de contredire la pénurie actuelle du personnel infirmier ni son rôle essentiel dans notre société. Entremont Autrement soutient cette initiative et partage les arguments exposés aujourd’hui [ndlr: à l'occasion de la conférence de presse des partisans de l'initiative]. 


De plus, je rajouterais que nous croyons tout particulièrement en la voix du terrain, ceux qui y sont confrontés dans leur quotidien professionnel et qui prennent encore la force et l’énergie de nous rendre attentifs à leur réalité. Si ces derniers nous disent que seule cette initiative peut réellement remédier à cette pénurie infirmière et garantir la qualité des soins, alors nous les croyons et nous invitons la population valaisanne à leur faire confiance également.




L’aspect de la formation a été retenu par le Parlement et c’est temps mieux, mais ce n’est pas suffisant. Qu’en est-il de la prévention des abandons dans le domaine ? de l’amélioration des conditions de travail, de la valorisation salariale et de la garantie d’un nombre suffisant de personnel formé afin d’assurer une vraie qualité des soins ? Ils et elles le méritent amplement et enfin !


« Soignons ceux qui nous soigne », nos remerciements vont à l’association suisse des infirmières et infirmiers d’avoir pris le temps nécessaire pour mener à bout cette initiative devant le peuple malgré leurs journées de 12h, une reconnaissance éternelle également à toutes et tous qui s’engagent quotidiennement auprès de ceux qui en ont le plus besoin et merci aux jeunes de continuer à croire en cette branche si essentielle à l’équilibre de notre société.

Roxanne Giroud
Député-suppléante, district d'Entremont, EA
Vice-présidente d'Entremont Autrement

22 août 2021

Nouvelle organisation du comité d'Entremont Autrement

Au lendemain de son assemblée générale du samedi 21 août 2021, le comité d'Entremont Autrement dévoile sa nouvelle organisation. Pour rappel, selon nos statuts, les nominations à la présidence et à la vice-présidence dépendent de l'assemblée générale, pour les autres postes, le comité choisit en interne son propre modèle de fonctionnement.


Présidence (coordination, relations extérieurs, affaires courantes): Jasmine Lovey

Vice-présidence (lien avec les élus, affaires courantes): Roxanne Giroud

Finances : Raphaël Moulin

Secrétariat (administration générale, gestion des membres): Vinciane Murisier

Communication (communication générale, relations presse): Josué Lovey

Evénements (actions de terrain, organisation des événements): Basile Darbellay

Section Orsières-Liddes-Bourg-Saint-Pierre (animation de la section, recrutement de membres, politique locale): Valérie Maret

Section Sembrancher (animation de la section, recrutement de membres, politique locale): Amélie Nicolò-Rebord

Section Val de Bagnes (animation de la section, recrutement de membres, politique locale): poste à repourvoir (intérim assuré par Roxanne Giroud)

Le comité annonce aussi la création d'un groupe stratégique, au rôle purement consultatif, afin de l'épauler et de le conseiller dans les grandes orientations stratégiques de l'association. Sa composition n'étant pas encore complètement connue, elle sera annoncée ultérieurement.

La rédaction

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