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24 mai 2026

La mémoire sélective de la droite dure

 La droite populiste déploie actuellement des moyens considérables pour se profiler en gardienne de nos paysages. À coup de slogans percutants, elle feint de s'insurger contre le bétonnage de notre territoire. Pourtant, ce virement de bord interroge : où étaient ces fervents défenseurs de l'environnement il y a dix ans, lors du vote crucial sur la LAT ?

En Valais, cette même droite s'est alignée derrière les intérêts financiers et les promoteurs immobiliers pour défendre un droit illimité à bâtir. Elle a combattu chaque mesure visant à rendre des terres à l'agriculture. Aujourd'hui, son écologie de façade ne sert qu'à masquer un agenda bien précis : instrumentaliser la crise du logement et l'aménagement du territoire pour attaquer l'immigration.

Face à cette crise, l'histoire se répète : on désigne un bouc émissaire, l'étranger, en oubliant au passage les valeurs humanistes et chrétiennes de solidarité. Ne nous laissons pas aveugler par ce double discours, car à force de tolérer l'exclusion de l'autre, on finit toujours par devenir le prochain exclu.

Urbain Gaillard, membre du comité


   

20 mai 2026

L’initiative « 10 millions » : faux remède, vrai poison

Ce mercredi 20 mai, une conférence de presse a eu lieu à Sion durant laquelle la gauche valaisanne détaillait son opposition à l'initiative de l'UDC, je vous partage ma prise de parole ci-dessous.

L’UDC promet de régler la pénurie de logements, les embouteillages et le bétonnage. En réalité, elle n’y changera rien mais créera des crises bien réelles. Son seul objectif ? Désigner, une fois de plus, les étrangers comme boucs émissaires.


1. Une initiative qui ne résout aucun problème

La crise du logement : une question d’offre, pas d’immigration

La pénurie de logements est avant tout une crise de l’offre. En Valais comme ailleurs, ce sont les propriétaires gardant leurs terrains inoccupés, les blocages administratifs et légaux et le refus de densifier qui bloquent la construction et non l’immigration. Réduire le nombre d’arrivants n’ajoutera pas un seul appartement sur le marché. 10 millions d’habitants, c’est déjà plus qu’aujourd’hui : la situation ne fera qu’empirer, sans aucune solution concrète.

Pour agir efficacement, il faudrait :

  • Densifier à l’intérieur des villes ;
  • Transformer les bureaux vacants en logements ;
  • Taxer les spéculateurs qui laissent des terrains inexploités ou des logements vides ;
  • Développer massivement les logements sociaux et d’utilité publique.

Embouteillages et trains bondés : des problèmes d’infrastructure, pas de démographie

Les bouchons et les trains surchargés sont liés à l’insuffisance des infrastructures et à une mauvaise organisation des déplacements — pas au nombre d’habitants. Pire : cette initiative encouragera le recours aux frontaliers pour combler la pénurie de main-d’œuvre, les embouteillages ne feront qu’empirer.

Les vraies solutions :

  • Développer le réseau ferroviaire (notamment les lignes régionales) et les infrastructures (parking pour que les gens puissent se parquer facilement près des gares en périphérie) ;
  • Encourager le télétravail et étaler les horaires, notamment dans le service public ;
  • Investir massivement dans les transports publics ;
  • Soutenir le covoiturage pour les particuliers et les entreprises.

Le bétonnage : l’UDC, piètre défenseur de la nature

Il est si ironique de voir l’UDC se poser en protectrice de l’environnement. Ce parti a systématiquement combattu toutes les initiatives en faveur de la nature et du climat. Pourtant, le meilleur outil contre le mitage du territoire, c’est la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT) — une réforme que l’UDC a torpillée avec acharnement.

Ce qui protège vraiment la nature :

  • Appliquer et renforcer la LAT ;
  • Limiter les nouvelles zones à bâtir en périphérie ;
  • Réaffecter les friches industrielles avant de toucher aux terres agricoles ;
  • Taxer davantage la plus-value foncière.

2. Une initiative dangereuse la Suisse

La clause guillotine : un risque pour les accords bilatéraux

Si la limite des 10 millions est franchie et maintenue deux ans, la Suisse devra dénoncer l’accord sur la libre circulation des personnes. Conséquence ? La « clause guillotine » fera tomber toutes les Bilatérales I :

  • Libre circulation des personnes ;
  • Suppression des obstacles techniques au commerce ;
  • Ouverture des marchés publics ;
  • Transports terrestres et aériens ;
  • Recherche, etc.

Près de 50 % des échanges commerciaux suisses se font avec l'UE. Près de 50 % des échanges commerciaux suisses se font avec l’UE. Il n’y a pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre l’impact sur notre économie si les accords avec l’UE viennent à tomber.

Ironie supplémentaire : sans les accords de Dublin, la Suisse ne pourrait plus renvoyer les demandeurs d'asile vers leur premier pays d'accueil, ce qui augmenterait mécaniquement le nombre de demandes à traiter chez nous.


Pénurie de main-d’œuvre et vieillissement accéléré

Cette initiative va mécaniquement accélérer le vieillissement de la population et le déclin démographique. Face à la pénurie de main-d'œuvre qui en résulterait, même à l’udc on connaît la conséquence logique : il faudra augmenter l'âge de la retraite. L'initiative condamne les travailleurs suisses à travailler plus longtemps.

De plus, les travailleurs étrangers contribuent massivement au secteur de la santé (médecins, infirmiers, aides-soignants), un secteur qui sera encore plus sollicité avec le vieillissement de la population. S'en priver, c'est fragiliser précisément le filet de sécurité dont nos aînés auront besoin.


Une économie sous pression 

Avec cette initiative, l’économie suisse serait durablement affaiblie :

  • Remise en cause des accords avec notre principal partenaire commercial, l'UE ;
  • Pénurie de main-d’œuvre structurelle ;
  • Arrêt de ce qui est aujourd'hui le moteur principal de notre croissance : la démographie.

Les grandes entreprises et les patrimoines importants s’adapteront ou se délocaliseront. Qui paiera ? La classe moyenne et les plus défavorisés : hausse des coûts, dégradation des services publics, pression sur les rentes.


3. Conclusion : un texte à rejeter sans hésiter

L’initiative « 10 millions » :
Ne construira aucun logement ;
Ne fluidifiera pas le trafic ;
Ne protégera pas un seul champ ;
Accélérera le vieillissement de la population ;
Mettra en péril notre économie.

Le vieillissement démographique sera l'un des plus grand défi de ce siècle. Cette initiative l’aggrave, sans apporter la moindre solution — car son vrai but, comme toujours, est de désigner les étrangers comme responsables.

Le 20 mai 2026, votez NON. Pour une Suisse qui cherche de vraies solutions, pas des boucs émissaires.


Jonathan Darbellay

Coprésident Entremont Autrement

16 septembre 2025

Prochaines votations fédérales, un NON et un OUI de la part d'EA

NON à l'arrêté fédéral relatif à l’impôt immobilier cantonal sur les résidences secondaires

Si le titre peut paraître trompeur, c’est bien sur une suppression de la valeur locative que l’on vote. A l’unanimité des personnes sondées moins une abstention, EA se prononce contre cette suppression. Les membres d’EA consulté.es dénoncent un affaiblissement fiscal dû à cette suppression, au moment même où le Conseil fédéral et les Cantons prévoient des coupes de budget importantes. En l'état actuel, la valeur locative est un impôt que les propriétaires payent mais qui leur permet de déduire également de leur taxation les prêts immobiliers ainsi que les rénovations de ces biens. Avec la suppression de la valeur locative, ce sont ces déductions qui seront supprimées également, ce qui aura pour effet de rendre les rénovations potentiellement moins attractives. Les cantons touristiques et alpins craignent également de voir disparaître une importante rentrée fiscale qui ne sera pas compensée automatiquement par l’impôt sur les résidences secondaires et qui est en l’état très incertain politiquement. En bref, il semble absurde de supprimer un système qui a fait ses preuves jusqu’à aujourd’hui. 


OUI à la loi fédérale sur l’identité électronique et d’autres moyens de preuves électroniques 

Sur cet objet, Entremont Autrement manifeste plus de mesure. La moitié des sondé.es s’exprime en faveur de la loi, un quart la refuse et un autre quart s’abstient. Les personnes en faveur de la loi ont été sensibles au fait que l’E-id est facultatif et que les données seront sécurisées en Suisse et gérées par la puissance publique et non une entreprise privée. Un autre argument en faveur de l'identité électronique réside dans le fait que le minimum possible d’informations sur les individus sera transmis aux associations, cantons et autres prestataires pour attester de l’identité des personnes. D’un autre côté, des craintes ont été formulées, notamment sur la collecte des données et sa gestion qui pourrait poser problème à l’avenir. Les garanties de sécurité ne semblent pas réussir à convaincre incontestablement tous nos membres consultés.

23 août 2025

Maximum 6 milliards ?!

À l’occasion de chaque dimanche de votations fédérales, un fascicule d’informations est édité et transmis à chaque électeur et électrice via l’enveloppe de vote qu’il.elle reçoit par courrier postal. À l’intérieur de ces fascicules, tout texte soumis au vote est publié en son entier et accompagné d’explications les plus complètes, neutres et objectives possibles. 

Le Conseil fédéral et le parlement y émettent leurs arguments et donnent leur recommandation de vote en faveur ou en défaveur de chaque objet. Le comité d’initiative ou comité référendaire en font de même.

Lors de la votation fédérale du 20 septembre 2020 portant sur l’acquisition de nouveaux avions de combats, il en a été de même. Ainsi, dans le fascicule concernant cette votation on retrouve les explications, les arguments et recommandations de vote des uns et des autres, et le texte soumis au vote populaire. En page 12 dudit fascicule, il est clairement écrit que le projet du Conseil fédéral et du Parlement prévoit l’acquisition de nouveaux avions de combat pour un montant maximum de 6 milliards de francs. En pages 77 et 78, par deux fois, ce coût maximal est à nouveau clairement repris. Enfin, en page 84, dans le texte soumis au vote, il est clairement spécifié que doit être respecté un volume de financement ne dépassant pas les 6 milliards de francs (sauf variation de l’IPC) pour l’acquisition de nouveaux avions de combat.

                Voir ici la vidéo d'explication datée d'août 2020


Aujourd’hui, moins de 5 ans plus tard, le nouveau conseiller fédéral en charge de notre armée viens nous dire que oui…mais non. Oui, la Suisse a bien signé un contrat avec une clause limitant les coûts d’achat d’avions de combat à 6 milliards de francs. Mais en fait non, parce que le premier bureau conseil n’a pas été de bon conseil.

Au final, au-delà du quelque milliard que la Suisse devra débourser en sus pour ce matériel militaire, c’est un beau gâchis et un sacré coup de couteau dans le dos de la démocratie. Cette duperie, parce qu’il faut bien la nommée comme cela, n’arrangera en rien la lente érosion en cours du taux de participation aux votations populaires. 

Tout politique, défenseur d’une saine et vivante démocratie, devrait s’engager pour davantage de transparence et de respect des promesses données.

P.S. : Alors Viola ! Pour vous et vos alliés, c’est toujours au max 6 milliards ?


                    Forma - J'ai menti

Urbain Gaillard

Membre du comité d'Entremont Autrement

20 janvier 2025

Votations fédérales du 9 février - Entremont Autrement a mené sa consultation

Comme d'accoutumée, Entremont Autrement a mené sa consultation interne et si notre mouvement était un citoyen lambda, il voterait à l'unanimité OUI à l'initiative pour la responsabilité environnementale du 9 février prochain. 



Cette initiative souhaite ramener la consommation de matière première de la Suisse à ce qui est disponible par année pour notre pays, proportionnellement à sa population. Pour ce faire, un délai de dix ans est fixé. L'initiative est très ambitieuse et laisse libre en l'état les mesures qui pourraient être mises en place par le monde politique. Le comité d’initiative souligne le fait que la consommation des ressources naturelles mondiales dépasse largement les capacités de régénération de la planète qui ont des conséquences dramatiques sur le climat, y compris sous nos latitudes : fonte des glaciers, catastrophes naturelles, etc. Dans ces conditions, il est nécessaire de prendre des mesures radicales pour changer notre mode de consommation consumériste afin de garantir un avenir viable pour les générations prochaines. De même, la Suisse en tant que pays développés possède une responsabilité importante dans le dérèglement climatique qui impacte principalement les pays du SUD, il faut donc prendre ses responsabilités pour ces populations également. Nous avons d'ailleurs appris cette semaine que la barre fatidique des 1.5 degrés d'augmentation avait été passée lors des deux dernières années. 

Néanmoins, l'initiative comporte quelques difficultés qui ont été soulignées par les personnes consultées. Malgré des réserves autour du délai et des mesures à mettre en place, toute démarche pour limiter l'exploitation des matières premières en Suisse est à soutenir. 

                                                                                                                    Entremont Autrement

12 novembre 2024

Si Entremont Autrement était un citoyen suisse lambda, il voterait 4 x NON aux votations fédérales et une fois OUI au niveau cantonal en novembre.

Comme d'accoutumée, le mouvement a mené sa consultation interne et il en ressort 4 NON aux objets fédéraux et un grand OUI à l'objet cantonal mis en votation le 24 novembre prochain.

1. Arrêté fédéral sur l'étape d'aménagement 2023 des routes nationales -NON

A l'unanimité des sondé.es, l'agrandissement des autoroutes est refusée. Soumis au vote par un référendum issu notamment des partis de gauche, l'arrêté manquerait son objectif de fluidifier le trafic. En effet, il a déjà été remarqué qu'un agrandissement des autoroutes provoquait en réalité un appel d'air et que la fréquentation de ces tronçons augmentait, sans permettre en réalité d'alléger le trafic dans ces zones. De plus, ces agrandissements empièteront sur des terres agricoles, alors même que les terrains exploités par l'agriculture diminuent dans notre pays.

2. Modification du code des obligations (droit du bail - sous-location) - NON

A l'unanimité moins une abstention, les membres sondés s'opposent fermement à cette modification, qui cherche à renforcer la position des propriétaires pour expulser plus facilement les locataires et ensuite pouvoir augmenter les loyers plus facilement. La protection des locataires en serait donc amoindrie. De plus le système de la sous-location a fait ses preuves en Suisse jusqu’à aujourd’hui et les abus sont déjà sanctionnés par la loi. Une modification n’est donc pas nécessaire et viserait largement à précariser les locataires.


3. Modification du code des obligations (droit du bail - résiliation pour bien propre) - NON

Comme pour le précédent objet, à l'unanimité moins une abstention, le mouvement s'exprime contre cette modification. Ce projet de modification s’associe à celui susmentionné pour affaiblir les droits des locataires. Le but de la démarche serait donc de permettre plus facilement les résiliations de bail afin de faire augmenter les loyers pour les locataires suivants. Actuellement la majorité des Suisses et Suissesses vivent en location, ce qui assure à une minorité de propriétaire des revenus fixes et confortables. De plus, se loger est un droit fondamental et il doit être protégé.

4. Modification de la loi fédérale sur l'assurance maladie (EFAS) - NON

Cette fois-ci, tou.tes nos membres sont d'accord pour refuser cette modification. L'argument qui dénonce un transfert des compétences des Canton vers les assurances maladies, puisqu’elles seraient les principales financières des prestations de soins, a beaucoup convaincu. Les caisses-maladies contrôleraient ainsi en plus des primes qui leur sont versés les subventions hospitalières payées par nos impôts. Ce serait une privatisation déguisée des prestations de soin. Des économies seraient alors recherchées plus activement, notamment sur le personnel hospitalier déjà mis sous pression par la hausse systématique des coûts de la santé. Finalement ce sont les cliniques privées et les EMS à but lucratif qui pourraient en ressortir gagnants, puisque les hôpitaux qui assurent un service public 24/24 continueraient d’accepter tou.tes les patient.es et pourraient ne pas être remboursés pour certains soins qui seraient jugés inadaptés par les assurances maladie.

5. Loi cantonale sur le climat - OUI

C'est ici une unanimité en faveur du OUI qui ressort de notre consultation. La loi vise l’objectif de la neutralité carbone pour 2040. La situation globale du climat est préoccupante : les pires scénarios annoncent des hausses de température de plus de 8 degrés en Valais avec des risques naturelles considérables Des solutions doivent donc être trouvées également en Valais. La loi n’étant pas prescriptive, elle soutiendrait les collectivités locales, les particuliers et les entreprises vers la transition 0 carbone. Aucune taxe à la pollution ne se trouve dans le texte qui prévoit d’améliorer la santé de la population en évitant les îlots de chaleur et les maladies liées au réchauffement climatique. De même des offres pour les particuliers sont prévues dans le plan d’action pour la rénovation des bâtiments, en encourageant la transition énergétique et en soutenant l’économie circulaire. Cette loi fournira la base légale à aider également les communes ainsi que les entreprises à participer à l’objectif neutralité carbone en créant un guichet cantonal unique d’information et de soutien. Des mesures sont prévues aussi pour informer la population et financer la recherche scientifique.

22 septembre 2024

Initiative populaire "Pour l'avenir de notre nature et de notre paysage"




 L'Entremont vote comme le Valais et comme la Suisse 

NON
Bourg-Saint-Pierre : 87.37%
Sembrancher: 84.74%
Liddes: 84.10%
Orsières: 83.20%
Val de Bagnes: 76.49%
Valais: 73.92%
Suisse: 63.00%

4 septembre 2024

Réforme de la LPP, pourquoi voter non ?

S'il est des sujets qu'il est toujours difficile de résumer et d'en bien comprendre les tenants et les aboutissants, ce sont bien ceux qui concernent la prévoyance retraite. 

Alors que la réforme AVS 21 n'en finit pas de faire couler de l'encre, notamment en raison de la petite erreur de calcul de l'OFAS, qui a eu pour conséquence plus que fâcheuse d'augmenter l'âge de la retraite des femmes sans compensation particulière pour ces dernières et surtout sans réel besoin, la population suisse est de nouveau appelée aux urnes pour des questions de retraite. Et après lecture de la documentation relative à la réforme, force est de constater qu'il est ardu de s'y retrouver. 

Néanmoins, trois arguments principaux font, à mon sens, pencher la balance du côté du non.

Premièrement, le taux de conversion est abaissé. En bref, cela signifie que pour un même montant cotisé jusqu'à aujourd'hui, son rendement demain se verra diminuer. Bien que les caisses de pension du 2e pilier soient soumises aux lois du marché, une diminution des rentes n'est pas envisageable, alors même que le renchérissement de la vie continue, certes plus lentement, en Suisse. 

Deuxièmement, les cotisations salariales augmentent, mais pas les rentes, comme nous l'avons vu précédemment. Alors que la 13e rente AVS doit bénéficier à toutes les personnes à la retraite et celles qui le seront à l'avenir, la hausse des cotisations salariales, elles, ne garantissent aucunement une hausse des rentes à la retraite.


Finalement la question des retraites des femmes toujours moins favorables que celles des hommes n'est pas réglée. La droite l'avait promis au lendemain d'AVS 21: les femmes ne seront pas oubliées dans la réforme de la LPP. Pourtant rien n'est mis en place pour prendre en considération les interruptions de carrière ou le passage à temps partiels pour s'occuper des enfants ou de l'entourage malade. Pourtant, en Suisse, les femmes continuent de baisser leur pourcentage pour prendre soin de leur entourage, et elles prétéritent ainsi leur capital 2eme pilier, tout en économisant à la société des frais de crèche, de garde, etc... Cette réforme ne prend aucunement cela en compte et c'est donc une nouvelle fois une promesse qui n'est pas tenue. 

Pour ces raisons, ce sera donc un NON convaincu à la réforme de la LPP. 

                                                                                                                        Jasmine Lovey

19 août 2024

Votations fédérales du 22 septembre - Entremont Autrement prend position

Comme d'accoutumée, nous vous proposons un aperçu du vote d'Entremont Autrement aux prochaines votations fédérales, si notre mouvement était un citoyen ou une citoyenne lambda. 

OUI à l'initiative "Oui à la biodiversité"

Les membres consulté.es se sont tous.tes prononcé.es en faveur de cette initiative moins deux abstentions. Alors qu'un tiers des espèces animales et végétales a disparu ou est en voie de disparition en Suisse, il est plus qu'urgent de mettre en place des mesure pour préserver la biodiversité. Loin d'être un sujet marginal, la sauvegarde de notre faune et flore est vitale et nécessaire pour que la Suisse reste un lieu habitable. De même l'agriculture de nos montagnes dépend beaucoup du microcosme dans lequel elle s'inscrit. La disparition d'insectes pollinisateurs menace directement notre mode de production et donc d'alimentation. De plus, cette initiative se veut incitative et non coercitive. Elle propose des financements supplémentaires pour la sauvegarde de la biodiversité sans imposer de normes nouvelles au secteur agricole. Entremont Autrement souhaite préserver un maximum notre biodiversité et soutenir l'agriculture locale.

NON à la réforme de la LPP

La réforme de la LPP telle que soumise au vote le 22 septembre prochain, ne convainc aucun.e membre sondé.e au sein d'Entremont Autrement. Cette réforme de la LPP ne pallie pas aux problèmes les plus importants que rencontrent la LPP. Au contraire, elle péjore d'avantage les affilié.es au deuxième pilier puisque ces dernier.ères cotiseront plus, mais pas pour une rente plus grande. Pire, cette dernière n'est pas renchérie et les retraité.es qui subissent l'inflation de plein fouet comme le reste de la population ne verront pas leur situation s'améliorer. 

Cette réforme ne répond pas non plus aux promesses faites aux femmes au moment d'augmenter leur âge de départ à la retraite: les interruptions de carrière liées à la famille (naissance, enfants, prendre soin des personnes âgées) ne sont pas prises en compte et les femmes qui cumulent plusieurs emplois comme les mamans de jour ou les femmes de ménage ne seront pas affiliées forcément à une caisse de pension. Il reste à ajouter à cela les erreurs de calcul de la Confédération concernant le financement de l'AVS qui se trouve dans une situation bien moins catastrophique que prévue et qui ne justifiait donc pas forcément une augmentation de l'âge de la retraite des femmes. Face à une réforme qui ne répond pas aux problèmes que connaissent aujourd'hui et demain les affilié.es au deuxième pilier, Entremont Autrement vote non.

                                                                                                            Entremont Autrement

15 mai 2024

Oui à l'initiative du PS !

Sylvain Morand a représenté ce matin EA lors de la conférence de presse des partis de gauche et syndicats en soutien de l'initiative du Part socialiste pour limiter à maximum 10% des revenus des ménages les primes d'assurance maladie. Vous trouverez de plus amples informations sous ce lien et ci-dessous la prise de parole de notre conseiller général. 

Le 9 juin prochain, nous allons voter pour un plafonnement des primes à 10% des revenus.

Nous sommes nombreux.ses à payer chaque mois plus de 10% de nos revenus pour des assurances maladies, malgré le choix d'avoir la franchise la plus élevée. Cette charge nous oblige à faire des sacrifices, par exemple sur nos vacances, la qualité de notre nourriture ou les activités de nos enfants. 


En cas d'acceptation, la Confédération et les Cantons feront peser la partie la plus dure à supporter des primes maladies sur l'impôt, un prélèvement plus juste car il prend en compte les différences de richesses. 

L'argent économisé par les ménages de la classe moyenne sera directement réinvesti dans l'économie locale, ce qui permettra de compenser la charge financière demandée aux Cantons et à la Confédération par une augmentation des recettes, comme l'exemple vaudois l'a montré. Car depuis que ce Canton a décidé d'instaurer le plafonnement à 10% des primes maladies, il a pu baisser les impôts pour ses concitoyens. 

Pour ces raisons, Entremont Autrement soutient unanimement cette mesure et s'engage toujours pour plus d'équité et pour des soins accessibles à toutes et à tous. 

                                                                                                        Sylvain Morand

22 avril 2024

Votations fédérales de juin – Entremont Autrement unanime

La consultation interne EA a eu lieu et si le mouvement était un.e citoyen.ne suisse lambda, il serait unanime.

 

OUI à l’initiative populaire « Maximum 10% du revenu pour les primes d’assurance maladie »

 

Unanimité des membres sondé.es ! Entremont Autrement soutient cette initiative du parti socialiste. Sensible à l’augmentation des coûts des primes maladies, le mouvement estime qu’il est temps d’aider les ménages à alléger leurs factures de santé. Dans un système où les plus aisés paient les mêmes primes que les couches sociales plus basses, ce manque d’équité se fait de plus en plus difficile en cette période d’inflation. La santé est un droit pour toustes et il n’est pas question que certain.es ne puissent pas y avoir accès. Le système des primes doit être compensé par des aides étatiques lorsqu’il s’emballe.

Le contre-projet du Conseil fédéral qui entrerait en vigueur en cas de non n’a pas suffi à convaincre nos membres. Ce sera donc un grand OUI le 9 juin.



 

NON à l’initiative populaire « Pour des primes plus basses. Frein aux coûts dans le système de santé »

 

C’est un autre score unanime ici. Les membres d’Entremont Autrement refuse l’initiative du Centre. Jugée trop floue, elle ne propose pas de mesure concrète de réduction des coûts mais seulement des pistes. Le risque est trop grand qu’un système de santé à deux vitesses ne se développe en Suisse, avec un texte si peu contraignant. Les questions de santé doivent être cadrées, cela est indéniable, mais par des solutions concrètes.

 

NON à l’initiative populaire « Pour la liberté et l’intégrité physique » Stop à la vaccination obligatoire

 

A nouveau, les membres d’Entremont Autrement se sont prononcés à l’unanimité contre cette initiative. Elle dépasse largement le cadre de la vaccination. Jugée dangereuse dans son texte, l’initiative ne se limite pas uniquement à la santé, elle peut aussi recouvrir des dimensions particulières dans le domaine de la police, de l’asile ou encore de la justice. Ainsi, bien que la question de la vaccination se retrouve dans son intitulé, elle n’est pas présente dans le texte soumis. Ainsi une personne pourrait empêcher, par exemple, son arrestation par la police dans le cadre d’une enquête si elle n’y consent pas. Finalement la question de l’intégrité physique existe déjà dans la Constitution suisse et assure que les citoyens et citoyennes puissent choisir ou non des pratiques médicales. Le texte n'est donc pas nécessaire et surtout créerait des contraintes juridiques nouvelles non compatibles avec notre Etat de droit.


OUI à la loi sur l’énergie

 

A l’unanimité, moins une abstention, Entremont Autrement soutient la nouvelle loi sur l’énergie. La loi souligne l’importance de s’approvisionner en électricité et l’ambition de le faire via des énergies renouvelables. Pour ce faire, des compromis avec la nature sont nécessaires, mais surtout bien équilibrés et évalués. Des garde-fous sont en effet insérés dans la loi qui empêche l’atteinte à la nature. Le développement du solaire sur les toits avant les montagnes est d’ailleurs défendu par le texte. Fruit d’un compromis entre la gauche et la droite, c'est une loi équilibrée qui défend les biotopes et les paysages tout en assurant un approvisionnement en énergie verte à la Suisse.



                                                                                                    Entremont Autrement

3 mars 2024

Taux de participation record, mais pas de nouvelle constitution pour le Valais

Le peuple suisse et valaisan, avec une participation importante à 61,49 % pour le Valais, s'est déplacé dans les urnes pour donner son avis sur de nombreux objets tant fédéraux que cantonaux. 

Projet de nouvelle constitution

C'est une déception pour la nouvelle constitution valaisanne. Autant le projet que la variante sans le droit de vote des étrangers n'ont su convaincre. Entremont Autrement est particulièrement déçu par ce résultat. Nous avions soutenu dès le départ le renouveau de la Constitution par une constituante. Le travail effectué par cette dernière tournait le Valais vers l'avenir et abordait des questions et des enjeux centraux et vitaux pour le Valais: environnement, industrie, tourisme. Avec un peu d'espoir, le travail de la constituante ne sera pas entièrement perdu et permettra des modifications constitutionnelles à l'avenir.
Entremont Autrement tient à remercier les constituant.es pour leur travail et plus particulièrement le représentant Appel Citoyen de l'Entremont, Jean-François Lovey, qui a travaillé d'arrache-pied pour le renouveau, certes refusé, de notre constitution.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : projet refusé à 88,98 %, variante refusée à 77.97 %
- Liddes : projet refusé à 73,15 %, variante refusée à 61,10 %
- Orsières : projet refusé à 72,36 %, variante refusée à 62,55 %
- Sembrancher : projet refusé à 78,41 %, variante refusée à 62,05 %
- Val de Bagnes : projet refusé à 65,15 %, variante refusée à 53,21 %
- Canton : projet refusé à 68,13 %, variante refusée à 57,04 %

Loi d'ouverture des magasins

La LOM n'a pas convaincu les électeur.rices valaisan.nes. Ces dernier.ères ont écarté une extension de l'horaire d'ouverture et des zones touristiques. Entremont Autrement avait soutenu le référendum et s'était donc prononcé contre cette loi pour garantir des conditions de travail dignes pour les employé.es de la distribution.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : NON à 62,4 %
- Liddes : NON à 76,4 %
- Orsières : NON à 68,4 %
- Sembrancher : NON à 78,9 %
- Val de Bagnes : NON à 59,6 %
- Canton : NON à 64,8 %

13e rente AVS

La population entérine la 13e rente AVS, et avec vigueur! Les citoyen.nes ont été sensibles à l'augmentation des coûts de la vie et surtout à l'importance de pouvoir vivre dignement à la retraite après avoir travaillé toute sa vie. Entremont Autrement salue ce soutien clair au premier pilier, le soutien à nos aîné.es est fondamental.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : OUI à 59,66 %
- Liddes : OUI à 59,03 %
- Orsières : OUI à 57,52 %
- Sembrancher : OUI à 64,21 %
- Val de Bagnes : OUI à 59,85 %
- Suisse : OUI à 58,24 %

Retraite à 66 ans

La journée était définitivement dédiée à la retraite. Et les électeur.rices n'ont largement pas souhaité augmenter l'âge de la retraite. Alors qu'AVS 21 venait d'être accepté, la population suisse ne souhaite pas d'une augmentation progressive de l'âge de la retraite. Entremont Autrement est très content de ce résultat et continuera de s'investir pour garantir une retraite digne pour toutes et tous.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : NON à 73,73 %
- Liddes : NON à 86,74 %
- Orsières : NON à 76,94 %
- Sembrancher : NON à 81,31 %
- Val de Bagnes : NON à 76,81 %
- Suisse : NON à 74,72 %

                                                                                                        Entremont Autrement


31 janvier 2024

OUI à la 13ème rente AVS !

Cela n’est un secret pour personne, nous faisons face à une réalité économique qui impacte lourdement les personnes retraitées touchant une petite rente, une situation d'autant plus préoccupante que la hausse des prix frappent de plein fouet cette catégorie. Les femmes sont particulièrement impactées, percevant un tiers de rente en moins que les hommes, soit 17’000 francs de moins par an sur la globalité des rentes (AVS, 1er et 2nd piliers). Cette disparité s'explique par le travail non rémunéré effectué dans le cadre des tâches ménagères, l’éducation ou encore le rôle de proches aidants. La 13ème rente apparait donc ici essentielle pour le renforcement du premier pilier et la valorisation de cette part de travail importante et totalement inexistante dans nos indicateurs économiques.

L'initiative AVS 13 propose le versement d'une rente supplémentaire. Cela représente une augmentation de 8,33% des mensualités, offrant un soutien important face à l'inflation qui impacte particulièrement nos aînés.



Le 3 mars prochain, nous aurons l'opportunité de rééquilibrer la politique suisse en faveur de la classe moyenne, qui a travaillé toute sa vie et mérite de bénéficier d'une retraite sans sacrifier sa dignité. Actuellement, les rentes AVS avoisinent les 1800 francs par mois en moyenne, un montant très nettement insuffisant pour couvrir le coût de la vie. L'introduction d'une 13ème rente apparaît comme la solution la plus simple et la moins onéreuse pour garantir un niveau de vie décent à nos aînés.

Les opposants craignent que cette réforme mette en péril les retraites des futures générations. Mais les finances de l'AVS sont stables, et selon les projections du Conseil fédéral, elles passeront de 50 à 70 milliards d'ici 2030. Selon l’Union Syndicale Suisse, une augmentation de 0.4% des cotisations salariales (soit 80 centimes/jour) pourrait, de plus, suffire à financer cette 13ème rente sans compromettre l'avenir de l’AVS. Tout cela est sans compter sur les conclusions d’une étude croisée des universités de Zürich et Saint-Gall commandité par l’OFAS sur l’effet positif de l’immigration sur les assurances sociales à l’horizon de 2070. L’immigration a pour effet de rajeunir la structure démographique et ainsi favoriser la part de cotisations par rapport aux prestations perçues.

L’étude prévoit à cet effet 34% de part de cotisation en 2070 contre 25% en 2020 pour 27 % de prestations en 2070 (15 % en 2020).


L'AVS est un projet universel. Elle permet de répondre aux besoins de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie sans exclure personne. Les arguments selon lesquels une augmentation de la rente ne serait pas soutenable dans le contexte financier actuel sont infondés et influencés par des prévisions qui ont trop souvent été pessimistes.

Cette 13ème rente vise à résoudre les problèmes concrets auxquels la population est confrontée. Les hausses de primes, les augmentations de loyers, les coûts croissants de l'électricité, de l’alimentation et des transports publics sont des réalités qui accablent les retraités pour lesquels aucune adaptation salariale n’est possible à la différence de la population active. Notre responsabilité en tant que société est de répondre à ces défis et de garantir une retraite digne pour nos aînés.

Pour toutes les raisons précédemment évoquées, Entremont Autrement, de consort avec les forces cantonales en faveur de l’initiative vous invite à voter oui à la 13ème rente AVS.

Maxime Collombin

Député au Grand Conseil et membre du comité d'EA

Références

https://www.sp-ps.ch/wp-content/uploads/2023/11/Argumentaire_AVSx13_FR.pdf

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-99105.html

Dans la presse

https://www.lenouvelliste.ch/valais/une-coalition-valaisanne-dit-oui-a-la-13e-rente-avs-une-solution-necessaire-et-financable-1360140

19 janvier 2024

Votations de mars : les membres du mouvement se prononcent !

Si Entremont Autrement était un citoyen suisse lambda, il se prononcerait comme suit pour les votations fédérales et cantonales de mars 2024.

13e rente AVS

A une quasi-unanimité, les personnes sondées soutiennent la 13e rente AVS. Alors que l’année passée l’âge de la retraite des femmes est passée de 64 à 65 ans, il semble important d’améliorer également le premier pilier de nos aîné.es. Avec la hausse des prix des loyers, des assurances maladies et de l’électricité pour 2024, il devient urgent de soutenir les retraité.es dont les pensions n’ont pas suivi la même augmentation. Assurer le financement de l’AVS est une chose, permettre à ses bénéficiaires de vivre dignement doit aussi être une priorité. De plus cette hausse améliorerait significativement la situation des femmes retraitées, dont les deuxième et troisième piliers sont beaucoup plus bas que ceux des hommes. Cette inégalité les impacte durement. C’est donc un grand OUI pour la 13e rente AVS.


Retraite à 66 ans


De nouveau, une écrasante majorité des sondé.es s’est exprimée en défaveur de cette initiative des JLR. Alors qu’AVS 21 vient juste d’être acceptée (et dans la douleur), le financement de l’AVS devrait être garanti pour les prochaines années. De plus, cette mesure impacterait particulièrement les métiers les moins rémunérés et créerait des inégalités sociales importantes. Certaines personnes ne peuvent prendre leur retraite anticipée pour des raisons financières, tandis que d’autres dont le revenu est plus confortable pourront toujours se le permettre. Il faut encore ajouter que de nombreux métiers sont particulièrement pénibles et travailler une année de plus représente un réel danger parfois. C’est donc un grand NON à cette initiative.


Nouvelle constitution valaisanne


Les membres consultés s’expriment à une majorité quasi absolue en faveur des deux variantes, et particulièrement de la première (celle avec le droit de vote des étrangers au niveau communal) qui est la plus plébiscitée en priorité. La Constitution valaisanne a besoin d’être rajeunie et de poser les bases d’une législation tournée vers l’avenir et prête à relever les défis de demain. Le nouveau découpage électoral, ainsi que les réformes de la justice semblent convaincre largement et le coût de la mise en œuvre apparait comme un investissement nécessaire. Entremont Autrement soutient depuis ses débuts le projet d’une constituante et continue de le faire en appelant à voter pour la première variante d’un texte fondamental pour notre canton.

Nous en profitons également pour vous annoncer la tenue d’un débat coorganisé avec EA, le PLR Entremont, le Centre Entremont et l’UDC Entremont à Orsières le 1er février 2024 à 19h à l’aula de l’école primaire de la Proz. Nous nous réjouissons de vous y voir nombreux !




Ouverture des magasins


A une unanimité complète, les sondé.es s’expriment en défaveur de la prolongation des heures d’ouverture des magasins. Entremont Autrement avait fait campagne pendant le référendum en collectant des signatures et nous avons déjà souligné en conférence de presse, que vous retrouvez ici, le fait que cette loi semble taillée sur mesure pour les grandes surfaces et pousse donc à la surconsommation. Les travailleurs et travailleuses du commerce de détail ont droit à des horaires de travail justes et équitables qui leur permettent d’avoir une vie familiale sans plus de contrainte (horaire de crèche, travail le week end, etc…). Les magasins, nous l’avons vu pendant le COVID, font partie des commerces de première nécessité et il est nécessaire de préserver la santé des travailleurs et travailleuses de ce secteur. 


A noter encore qu'Orsières vote au début février sur le passage de 11 conseillers communaux à 7. Vous pouvez trouver ici l'avis de notre section locale qui replace le débat de cette diminution dans un contexte plus large.


A vos bulletins!

18 juin 2023

Résultats définitifs du 18 juin 2023: Entremont, trois fois oui. Sévère défaite de l'UDC.

Il y a quelques semaines Entremont Autrement avait publié un papier de position concernant les votations fédérales de ce dimanche. Non, oui, oui. Dans le district d'Entremont, c'est le triple oui qui s'est imposé dont le premier avec une très confortable majorité. Le Centre s'était engagé pour ce triple oui ainsi que le PLR. Au niveau fédéral seule la majorité du peuple est requise.




1. Arrêté fédéral du 16 décembre 2022 sur une imposition particulière des grands groupes d'entreprises (Mise en œuvre du projet conjoint de l'OCDE et du G20 sur l'imposition des grands groupes d'entreprises): L'opinion était diviséee sur le sujet, par exemple: le PS du Valais Romand laissait la liberté de vote comme le PS du Jura et comme l'UDC du Valais Romand, alors que le PS du Haut-Valais recommandait le non comme le PS Suisse et que le PS de Genève recommandait le oui comme les Vert.e.s de Genève. 


73,26 % à Bourg-St-Pierre
78,45% en Suisse
79,87% à Orsières
79,88% en Valais
80,48% dans le Bas Valais 
80,63% à Liddes
80.71% dans le district de Martigny
81,97% à Bovernier
82,44% à Sembrancher
82,75% à Martigny
82,97% en Entremont
84,81% à Val de Bagnes

2. Loi fédérale du 30 septembre 2022 sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l'innovation et sur le renforcement de la sécurité énergétique (LCI). Ici la fracture se fait sur la vieille ligne des cercles électoraux historiques radicaux. 
Fait rare, la Migros s'était engagée pour le oui. Et un très large panel d'organisations a rejoint ce combat. L'UDC s'est fortement mobilisé pour le non, elle avait baptisé cet objet: Loi sur le gaspillage de l'électricité. Et un mystérieux groupe avait distribué un tout ménage aux arguments spécieux. C'est l'UDC qui a combattu cette loi par référendum. Les JLR suisses ont laissé la liberté de vote. 


39,53% à Bourg-St-Pierre
42,86% à Sembrancher
47,41% à Bovernier
51,28% à Liddes
50,27% à Orsières
55.44% en Valais
56,12% en Entremont
56,13% dans le Bas Valais 
57,55% dans le district de Martigny
59,07% en Suisse
60,65% à Martigny
60,90% à Val de Bagnes

3. Modification du 16 décembre 2022 de la loi fédérale sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l'épidémie de COVID-19 (Loi COVID-19). Même constatation que pour l'objet précédent. Ici aussi l'UDC du Valais Romand recommandait le non. Bourg St-Pierre et Sembrancher ont refusé toutes les lois Covid, une remarquable constance.

43,61% à Sembrancher
47.06% à Bourg-St-Pierre
54,47% à Orsières
57,00% en Entremont
57,05% dans le Bas Valais 
57,65% à Liddes
57,69% à Bovernier
58,70% dans le district de Martigny 
58.80% à Val de Bagnes
59.45% en Valais
61,94% en Suisse
63,25% à Martigny 






3 juin 2023

Une nouvelle loi climat proposée au peuple

On se souvient encore de l’échec de la loi CO2 en 2021, et même si le scrutin s’était joué à quelques voix, son principal échec était dû à l’introduction de nouvelles taxes, notamment sur les énergies fossiles.

Mais le climat et son dérèglement étant des questions brûlantes (on peut se rappeler les chaleurs écrasantes de l’été passé, le risque de sécheresse qui menace encore localement la Suisse, ou encore la crainte de grands incendies), diverses initiatives tendent à pousser la Suisse vers la neutralité carbone et c’est le cas de l’initiative des Glaciers. En réponse à cette dernière, le Conseil fédéral a donc proposé la loi Climat en contre-projet, qui a été acceptée par le Parlement et qui se retrouve en votation en juin en raison d’un référendum.

Pourtant cette loi devrait satisfaire largement la population et tout le spectre politique. Aucune nouvelle taxe n’est prévue et des mesures d’accompagnement sont mises en place pour la transition de la Suisse vers la neutralité climatique. Ainsi, sans impôt supplémentaire, mais via le budget général de la Confédération, des aides seront distribuées pour le remplacement des chaudières à mazout et à gaz, ainsi que l’assainissement des bâtiments. Des crédits sont également prévus pour la recherche et l’innovation afin d’explorer des solutions face aux conséquences listées plus hauts au dérèglement climatique.

Pourtant l’opposition à cette loi est réelle, notamment l’UDC. La campagne sera donc ardue sur cette question et elle a déjà son lot de fake news et d’arguments indécents. Non, on ne forcera pas les personnes qui ont une chaudière à mazout à la remplacer alors qu’elle est pratiquement neuve, non on ne précarise pas l’approvisionnement électrique par cette loi, non ce n’est pas à cause de l’immigration que la Suisse ne parvient pas à économiser de l’électricité. Tous ces arguments visent principalement à instiller la peur et surtout se fonde sur la stratégie du « on verra plus tard ». Mais intervenir maintenant sur ces questions, c’est en réalité déjà un peu tard.

En effet, on ne parle d’approvisionnement électrique comme si cette question était nouvelle avec la guerre en Ukraine. Mais cette question était déjà bien réelle avant. Il en va de même pour les énergies fossiles, nécessaires selon les opposants à la survie énergétique de la Suisse. Mais elles étaient déjà un problème il y a 20 ans. On a toujours su que ce type d’énergie ne serait pas infini et il est particulièrement inconscient de continuer de tabler sur elles pour l’avenir. Lorsque le pétrole se tarira et que rien n’aura été fait pour le remplacer, alors on regardera en arrière et on se demandera pourquoi on n’a pas agi avant. Faire l’autruche sur les problèmes d’approvisionnement électrique et énergétique en agitant le spectre du black-out ne permet certainement pas de trouver des solutions viables et à longs termes. Il faut donc cesser de croire que tout s’arrangera et commencer à remettre en question notre consommation d’énergie et trouver des solutions pour pérenniser des comportements responsables.

Nous sommes à un moment pivot de l’histoire humaine : et en cet instant il est nécessaire de prendre ses responsabilités et d’admettre une solution tout à fait raisonnable et qui fixe des objectifs clairs, atteignables et ce pour le bénéfice de la population et non à son détriment.

Votons donc OUI le 18 juin !

Jasmine Lovey

Présidente d'Entremont Autrement

11 mai 2023

Un NON et deux OUI, Entremont Autrement prend position sur les objets fédéraux du mois de juin.

Après consultation interne, le Mouvement Entremont Autrement s’il devait voter en une entité s’est prononcé sur les trois objets fédéraux soumis à la population.


1. Mise en œuvre du projet de l’OCDE et du G20 sur l’imposition des grands groupes d’entreprise

Cette mesure est refusée par une confortable majorité au sein de notre Mouvement. Si la mesure consistant à imposer à un minimum de 15% les grands groupes d’entreprise est clairement soutenue par notre mouvement, c’est surtout la mise en œuvre qui pose problème. Pas assez sociale, l’argent issu de cette hausse des impôts irait surtout dans les poches de Cantons bénéficiant déjà de rentrées fiscales importantes. De même, le fonds que la Confédération entend créer à partir de ces fonds et qui devrait assurer la compétitivité du marché suisse ne convainc pas et néglige au contraire des questions écologiques et sociales actuelles et centrales en Suisse. A l’inverse, les personnes s’étant exprimées en faveur de cette mise en œuvre ont souligné l’importance de conserver l’argent de cet impôt minimum en Suisse et réfutent l’argument du camp du NON : le Parlement et le Conseil fédéral ne reviendront peut-être pas de sitôt avec une nouvelle proposition et le surplus qui aurait pu être perçu sera perdu aux bénéfices d’autres pays.

2. Loi fédérale sur les objectifs en matière de protection du climat, sur l’innovation et le renforcement de la sécurité énergétique

A une majorité totale, les membres consultés se déclarent en faveur de la nouvelle loi Climat. Alors que l’échec retentissant de la dernière votation sur le sujet était dû principalement à la création de nouvelles taxes carbone, cette loi prend en compte ce refus et propose des solutions incitatives et des subsides pour la transition. Elle a l’avantage d’inscrire également un objectif de durabilité et de neutralité carbone pour 2050 dans la loi. Les mesures phares de cette loi sont le remplacement des chauffages à énergie fossile et électrique, l’assainissement des bâtiments, ainsi que le soutien à l’innovation dans le traitement des conséquences du dérèglement climatique. Le changement climatique étant une réalité toujours plus pressante, chaque mesure pour le climat doit être soutenue et promue.

3. Modification du 16 décembre 2022 de la Loi COVID-19

A une courte majorité, les membres sondés s’expriment en faveur de cette modification. En étendant le délai de réactivation jusqu’en 2024 de certaines mesures (certificat COVID, validation rapide de médicaments et remise en place des jauges dans les hôpitaux), les autorités politiques et sanitaires pourront faire face rapidement dans le cas de l’apparition d’un variant plus virulent du COVID-19. Bien que cette éventualité reste assez peu probable, les personnes qui se sont exprimés en faveur de cette mesure reconnaissent comme légitimes les mesures prises pendant la pandémie et estiment que le délai de fin de ces mesures est tout à fait convenable. A l’inverse, les membres qui se sont exprimés contre cette modification ont souligné le clivage que la pandémie a provoqué au sein de la société. De même, la réactivation possible des mesures énoncées plus haut leur semble confisquer certains droits fondamentaux démocratiques.

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