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Votations fédérales du 7 mars 2021. Trois fois non.

23 février 2021

Le Valaisan fier de ses racines est un touriste allemand au bord de la mer

Si vous voulez soutenir l'économie locale d'un Canton fier de ses racines, en conservant l'attractivité des villages de montagne et en affirmant les valeurs chrétiennes de notre canton;

Si vous êtes d'accord avec ce programme dont nous abreuve l'UDC du Valais romand;

Alors il faut aller au bord de la mer avec le touriste allemand dont voici d'ailleurs l'album de vacances:



18 février 2021

Que veut dire SUV?

SUV est l’acronyme de Sport Utility Vehicle. Ce qui signifie Véhicule Utilitaire Sport en français.

En bref, il s’agit d’un véhicule surélevé par rapport à une voiture classique. Le gabarit est également de taille supérieure. Le SUV est une sorte de Jeep originelle qui a été adaptée pour une utilisation familiale et utilitaire.

La consommation totale de carburant continue à augmenter à cause de la proportion croissante de SUV.

On sait également qu'en raison de leur poids et de leur puissance, les SUV émettent davantage de dioxyde de carbone (CO2), un gaz à effet de serre, aussi bien pour leur fabrication que pendant leur utilisation. Les SUV sont également très larges, encombrent les parkings, et rendent les croisements difficiles.

Bref l'acronyme SUV est un très vilain mot, et la chose est l'emblème de la résistance au bon sens.

A la question, pourquoi roulez-vous en ville avec un gros 4X4 un conseiller national genevois avait répondu: "Pour emmerder les écolos".  En gros le SUV n'est ni solidaire, ni compatible avec l'environnement et surtout tente de s'imposer comme signe de distinction. Tout le contraire de ce qu'on peut espérer.

Parodoxalement les trois lettres SUV sont devenus le slogan de campagne de la gauche unie valaisanne.

S solidarisch

U umweltbewusst

V vielfältig


 Le webmaster

17 février 2021

Pour la défense des racines valaisannes en ce jour d'abstinence de viande

Pas toujours faciles de comprendre à quelles racines font allusion les candidats aux prochaines élections, mais grâce au papier tout ménage de Serge Gaudin, on sait désormais que le canton ne doit pas oublier

ses racines et la qualité de ses produits agricoles 


soit:

betterave

 carotte

céleri

cerfeuil tubéreux

colrave

navet

panais

patate

radis

rave

réglisse

rutabaga

salsifis 

et topinambour

Il est également très important de ne pas trop se diviser, sur le modèle des valaisans qui appellent la betterave rouge, carotte rouge et même racine rouge, montrant finalement que seule la couleur importe.

 L'archiviste

16 février 2021

Une petite dernière pour le mardi gras

Serge Gaudin, le candidat copie carbone, qui mise beaucoup sur les effets de son discours sur la durabilité hésite encore un peu sur le vocabulaire lorsqu'il parle des solutions bas-carbone:

Ainsi dans son tout-ménage distribué par les messageries du Rhône (plutôt que par La Poste, mais je dis ça parce que le gars des messageries qui m'apporte la publicité politique arrive chez moi en voiture alors que le facteur qui m'apporte les bulletins de vote vient à vélo électrique) on peut lire

Accélérer la décarbonisation p.2

Aller vers une société décarbonnée p.4 (sic)

Alors soyons clair: 

soit on accélère la décarbonisation pour aller vers une société décarbonisée

soit on accélère la décarbonation pour aller vers une société décarbonée, mais avec un seul n.

De la même manière l'autre jour on me proposait très officiellement d'aller chez un médecin vaccineur plutôt que vaccinateur. Je me suis dit que si c'était le dirigeur de la santé qui le proposait à ceux qui ont des faiseurs de risques, il fallait immédiatement que je trouve un conduiseur pour m'y amener, histoire d'être en forme pour les prochaines élisations. Qu'on ne s'y méprenne pas, je ne veux pas du tout avoir un ton accuseur, mais rendre attentifs les non-utiliseurs du corrigeur automatique des amélioraisons possibles dans leurs usages des suffixes.

L'archiviste














15 février 2021

PETITE SALVE IRONIQUE À L'ADRESSE DES MEMBRES DE L'ASSEMBLÉE CONSTITUANTE SUR UN SUJET SENSIBLE

Lu sur la page FB de Jean-Pascal Genoud, ce rare message que nous reproduisons ici pour l'offrir à votre appréciation et selon les mots de son auteur "épicer le débat". 




Au nom du Dieu dit « Tout-Puissant » !

Il semble qu’au stade actuel des débats, les membres de l’Assemblée constituante valaisanne soient tombés d’accord pour retenir, en exergue de la future nouvelle Constitution, la formule traditionnelle du «Au nom de Dieu Tout-Puissant». Ce choix me gêne très profondément, mais ne me surprend pas plus que tant. En effet, si vous faites le cumul des quatre couches interprétatives suivantes, le résultat me paraît sans appel. 

- Prenez tout d’abord une dose suffisante de PARESSE INTELLECTUELLE. Elle peut facilement se satisfaire d’une formule toute faite, sans vouloir en mesurer la teneur ou en interroger le sens.

- Ajoutez-y un brin de NOSTALGIE à l’égard d’un slogan antique et vénérable. Avec l’effondrement de toutes les idéologies du progrès, à défaut d’avoir un avenir, autant avoir un passé. Étant donné que, de nos jours, tout est constamment sujet à remise en question, il y a un certain confort à maintenir le reliquat d’une tradition séculaire. Après tout, le texte de la Constituante constitue un tel effort de reformulation, que, sur un sujet aussi épineux, il est assez reposant de reprendre tels quels des mots d’un autre temps.

- Mettez-y encore une bonne dose de CONFORMISME. Une telle formule énigmatique autant que lapidaire ne dérange pas outre mesure. Elle est assez courte pour que l’on passe dessus comme chat sur braises, que l’on tourne vite la page pour en venir au vif du sujet. C’est juste une affaire d’habitude que de survoler une épitaphe aussi insignifiante sans s’y attarder vraiment.

- Il faudrait encore mettre un ingrédient non négligeable et en bonne quantité. La RÉDUCTION DU TRÉSOR DE LA FOI en une valeur culturelle précisément dénuée de foi. Travail dans lequel excellent les droites en tout genre et surtout les plus extrêmes. La déconstruction de l’héritage chrétien est une formidable carrière qui peut fournir toutes sortes de pierres sacrément utiles à la construction d’une identité locale, en forme de mur ou même de rempart. On attendrait de la présence ornementale de l’expression «Dieu Tout-puissant» au début de la Constitution, la même réjouissante efficacité que peut avoir une crèche dans un super-marché ou un crucifix dans une salle de classe. Que la dite «puissance de Dieu», sans qu’on ait besoin d’y croire, soit au moins la caution de notre propre puissance à défendre notre identité cantonale. La fierté d’être valaisan suffit à elle seule à mépriser toute pensée autre, perçue comme nouvelle et dangereusement ouverte à l’universel. La grande Amérique a bien ses «réserves de Sioux», pourquoi la petite Suisse ne pourrait-elle pas avoir, en Valais, sa «réserve de cathos» ?

Si je pouvais mettre mon grain de sel pour épicer le débat, en lieu et place d’une formule qui me paraît être aussi tristement désuète que sinistrement ambiguë, voici comment je rêverais, pour ma part, que s’ouvre notre nouvelle Constitution : 

«EN VERTU DE PRINCIPES INVIOLABLES ET UNANIMEMENT PARTAGÉS, 

- ENRACINÉS TRADITIONNELLEMENT DANS LA FOI EN DIEU,

- GARANTS DE NOTRE ÊTRE ENSEMBLE ET DE LA DIGNITÉ DE TOUTE PERSONNE HUMAINE,

NOUS PROMULGUONS SOLENNELLEMENT CE QUI SUIT».

Chne Jean-Pascal Genoud, 11 février 2021

13 février 2021

Merkel aussi quitte la politique cette année


Angela Merkel, la personnalité politique la plus puissante de l'Union Européenne, a fait le buzz lors de la campagne électorale en Allemagne de 2013 et 2017 en assumant une position qui est devenue sa marque et qu'on appelle depuis le losange de Merkel. Un geste qu'elle faisait déjà en 2002.



C'est strictement la même position qu'a adoptée Serge Gaudin, position qu'il tient pendant plus de trois minutes sur sa vidéo de campagne destinée aux francophones qui parlent l'allemand du canton.

Vidéo d'ailleurs sous titrée en allemand pour que les germanophones puissent la comprendre aussi.



Il déploie avec une chorégraphie délicate toutes les variantes de la position:




Mais avec une constance remarquable.



On se souvient que l'été dernier cherchant la perle rare le président du parti était venu vérifier la capacité de Serge Gaudin à accomplir le signe de ralliement.


Il lui a fallu d'abord prendre appui sur la table, mais très vite le candidat a fait preuve d'une certaine dextérité.

Et le même geste est utilisé sur la photo du groupe:


Avec des haut et des bas d'ailleurs, ici les mains sont en position médiane.

Les opuscules de districts laissent clairement apparaître la position des mains en glissant vers le bas les noms des candidats aussi bien heureux que malheureux, nous laissant entrevoir la brochure feuilletée par Roberto Schmidt.



Alors que le tout ménage que le candidat surnuméraire a fait adresser à tout le canton, fait remonter son nom sur son losange:



La chose a l'air anodine, mais il faut savoir que ce geste a été copié des milliers de fois dans des mèmes, qu'il est dorénavant considéré comme l'un des gestes les plus reconnaissables du monde, à tel point que la CDU a fait du signe « <> »  son logo officiel.




Et même Gordon Brown s'est moqué d'elle dans son dos



C'est ainsi que Serge Gaudin s'est identifié entièrement à Angela Merkel.


Qui elle aussi fait en cette année ses adieux définitifs à la politique.


L'archiviste



Bon carnaval à tous:








12 février 2021

Cachez-moi ce visage que je ne saurais voir : NON à l’initiative anti-burqa

A en croire certain.e.s membres du parti dont l’initiative pour l’interdiction de se dissimuler le visage est issue, il faudrait voter un grand OUI si l’on est féministe afin de libérer ces femmes oppressées. Interdire pour libérer. Voilà un concept qui rappelle le slogan du parti, « enracinés et libres », qui me semble être un mauvais oxymore. Si l’initiative ne vise pas uniquement les femmes musulmanes porteuses de la burqa (bien qu’il faudrait d’avantage parler de niqab), mais également les casseurs/hooligans porteurs de cagoules, il semble que le débat porte d’avantage sur les premières puisque l’initiative est couramment nommée « initiative anti-burqa » dans les médias et que l’image de la musulmane revient fréquemment dans la campagne. D’ailleurs, souvenez-vous, c’était également une musulmane dont on ne voyait que les yeux qui était au premier plan de l’initiative UDC contre les minarets (du même comité). Symbole de l’oppression des femmes, de leur domination non seulement par l’homme mais également par Dieu, la burqa dérange.


Je me considère personnellement comme féministe puisque je pense que si l’égalité est acquise dans le droit, elle n’est pas acquise dans les faits et il y a encore un combat à mener pour changer les mentalités sur les rôles que la société attribue aux femmes et aux hommes. Mon féminisme considère également les femmes dans leur pluralité selon leur classe sociale et leur origine ethnique. Néanmoins, je voterai « NON » le 7 mars prochain, et voici mes raisons :

Premièrement, pour ne parler que des femmes musulmanes en Suisse, celles qui portent la burqa ou le niqab sont très peu nombreuses. Il semblerait qu’environ trente femmes seulement soient concernées. L’écrasante majorité des femmes musulmanes en Suisse n’en portent pas. Pourquoi donc vouloir légiférer sur un sujet qui concerne si peu de citoyennes ? Si on considère alors les porteurs de cagoules, plus de personnes pourraient être concernées. Mais en considérant que ces personnes-là sont déjà portées par la violence et s’inquiètent peu de la légalité de leurs actes, on peut se demander quel impact une autre interdiction, celle de se dissimuler le visage, pourrait avoir. En outre, il existe déjà dans plusieurs cantons des interdictions de se masquer le visage lors de manifestations publiques. Pour cette raison, mes prochains arguments porteront uniquement sur la dissimulation du visage par la burqa ou le niqab. 

Ensuite, l’initiative démontre une xénophobie croissante envers les personnes de confession musulmane, invariablement vues comme étrangères, l’Autre par excellence, avec tout l’imaginaire de la femme asservie et de l’homme barbare. Un retour au fantasme du clash des civilisations de Huntington. Or, une femme musulmane n’est pas forcément une étrangère. Des femmes d’origine européenne ont fait le choix de se convertir à l’Islam, donc l’argument du problème d’intégration avec le port de la burqa ou du niqab, ou la peur de l’immigration extrémiste, souvent rabâchée, ne tiennent pas.

Troisièmement, même si cela semble incompréhensible que des femmes choisissent par elles-mêmes de porter la burqa ou le niqab, il n’en reste pas moins une réalité, et considérer que toutes les femmes qui portent ces vêtements sont soumises et contraintes revient à les infantiliser, et constitue également un déni de démocratie et de la capacité d’agir ou de penser des femmes. Ainsi, même si ce choix n’est pas compris, il reste tout de même valide, et voter « oui » à l’interdiction revient à invalider le choix de ces femmes et à légiférer, encore, sur le corps des femmes.

Enfin, l’argumentaire des défendeurs du « oui », de tous bords politiques, est celui du renforcement de la liberté et de l’égalité entre hommes et femmes. Selon moi, il est beaucoup plus judicieux de se concentrer sur les revendications de la grève féministe du 14 juin (égalité salariale, lutte contre le harcèlement, reconnaissance du travail domestique, d’éducation et de soins, meilleure prise en charge des victimes de violences sexistes et sexuelle, etc.) que de concentrer des efforts et allouer du budget à quelque chose qui touche si peu de femmes et qu’on souhaite libérer sans même leur demander leur avis. En outre, de la part du parti initiateur, l’argument de la liberté des femmes est totalement hypocrite, puisque la seule liberté pour laquelle ils se sont battus pour le bien des femmes est celle de rester chez soi pour s’occuper du foyer.

Enfin, j’ai conscience que l’initiative divise également la gauche et les milieux féministes. Pour moi, il s’agit simplement de ne pas se poser en libérateur ou libératrice, et, encore une fois, de reconnaître le libre-choix des femmes. Quand bien même certaines musulmanes seraient effectivement victimes de contrainte de la part de leur mari, d’une part, la contrainte est déjà punie dans le Code pénal, d’autre part, si l’initiative passe, ce seraient les femmes porteuses du vêtement qui seraient amendées, et non leurs maris. Je ne pense pas qu’il soit judicieux de punir les victimes potentielles. De plus, leur interdire de porter la burqa ou le niqab dans l’espace public pourrait résulter en un isolement encore plus important.

Le fait que je décide de voter « NON » ne signifie absolument pas que je souhaite voir toutes les femmes porter une burqa ou un niqab. De même, cela ne signifie pas que je crache sur les combats féministes dans certains pays musulmans, je considère simplement qu’il n’est pas possible de comparer avec la situation en Suisse. Encore une fois, nous ferions mieux de tourner notre regard vers les problèmes bien concrets qui concernent les femmes en Suisse actuellement, sans fantasmer sur une future islamisation. C’est en restant unies dans la diversité que la lutte féministe pourra avancer.

Vinciane Murisier

10 février 2021

Mon ami Bruce, il sait tout dans tous les domaines!

Aujourd’hui, il faut vraiment que je vous parle d’un ami. Il est extraordinaire. Je pense que tout le monde devrait apprendre à le connaître.

Il faut dire que l’on ne s’est pas vus depuis quelques années. Vous savez ce que c’est: on prend des chemins différents à la fin de l’école, on se perd un peu de vue. Et puis il y a cette fichue pandémie qui nous force à rester chez nous. Du coup, ces temps je le suis essentiellement sur Facebook.

Pour les besoins de cet article, on va appeler mon ami « Bruce ». C’est important la protection des données. Enfin, c’est Maître Fanti qui l’a dit dans le Nouvelliste donc ça doit être vrai.


Bruce, il est extraordinaire. Je vais vous dire pourquoi vous devriez tous le suivre sur les réseaux sociaux.  

Depuis le début de l’épidémie, Bruce ne se laisse pas impressionner. Il n’est pas du genre à avoir les chocottes face aux événements de la vie. Il m’a tout de suite dit que « les médias gonflaient l’affaire pour faire vendre de la publicité, mais qu’au fond ce n’était qu’une grippette semblable à la grippe saisonnière ». Il n’est pas facilement impressionnable Bruce, il en a vu d’autres. Puis, quand le Conseil fédéral a décidé de confiner toute la population, il m’a tout de suite frappé par son esprit de recul: « c’est juste pour prendre le contrôle de la population et instaurer une démocrature ». Il faut dire que Bruce suit de près toutes ces questions; il était déjà opposé aux antennes 5G. Lui, il est capable de faire des liens entre les choses. Il voit bien le nouvel ordre mondial qui est en train de se mettre en place. Moi, ça me dépasse tout ça, je suis aveugle (Bruce dit que je suis naïf). C’est quand même dommage qu’avec toutes ces études que mes parents m’ont payées je n’ai jamais rien vu venir. Quel gâchis!

C’est au moment de l’apparition de l’hydroxychloroquine qu’il m’a convaincu. Pour lui, c’était clair: «  le gouvernement n’avait pas intérêt à ce que cela se sache, sinon ils n’auraient jamais pu se faire des milliards avec des vaccins ». J’ai commencé par lui dire que le gouvernement ne se faisait pas d’argent, parce qu’au contraire la Confédération payait des milliards pour maintenir l’économie à flot. Puis, quelques mois plus tard, quand je lui ai dit que le vaccin d’AstraZeneca coûtait moins à l’unité que le traitement par hydroxychloroquine, il ne m’a pas répondu. Mais bon, avec la multiplication des plateformes de communication aujourd’hui, il n’a peut-être jamais reçu mon message. Va savoir.

Bruce, il est droit dans ses bottes et il ose interpeler nos autorités. L’autre jour, sur Facebook, il s’adressait directement à son « cher Alain » pour lui dire qu’il fallait rouvrir les restaurants et « arrêter ce cirque ». Franchement, vous en connaissez beaucoup vous des potes qui peuvent tutoyer un conseiller fédéral comme ça sur internet? Il doit le connaître personnellement. J’espère qu’un jour il me présentera à M. Berset. Peut-être qu’on pourra faire un selfie. En tout cas, j’espère que M. Berset l’écoute, parce que Bruce il sait des tas de choses. Par exemple durant la guerre en Syrie, il a posté plusieurs messages sur Facebook pour expliquer que c’était tout planifié par la CIA pour s’approprier le pétrole et qu’il fallait pas qu’on soit naïfs. Je crois qu’il n’est jamais allé en Syrie, par contre il connaît très bien les Etats-Unis parce qu’il y a une photo de lui à Las Vegas sur Facebook. Sur le conflit syrien, il a posté des tas de vidéos puisées sur Youtube. Une fois que j’étais chez lui et que je m’étonnais qu’il n’y ait aucun livre, il m’a dit qu’il s’informait « sur d’autres sources que les médias traditionnels, des trucs secrets trouvés sur le web ». Je suis resté scotché.

Mais le plus impressionnant avec Bruce, c’est que c’est un type engagé. Il défend de nobles causes sans hésiter. L’autre jour, par exemple, il a partagé un post sur Facebook pour dire #Stopàladémocrature. Ca c'est du courage! Je suis admiratif de tout ce qu’il ose faire depuis son canapé. On a tendance à l’oublier, mais c’est avec des actions comme celle-là qu’on change durablement le monde.

Globalement, Bruce il a un avis sur tout et il sait des trucs dans tous les domaines. Il sait ce qu’il faut faire contre le variant anglais, il a des solutions pour relancer l’économie, il sait que le réchauffement climatique est une vaste arnaque et il a un avis sur les vaccins. Concernant les vaccins, il était d'abord totalement contre en disant que c'était pas possible d'en faire un aussi rapidement, donc c'était louche (une histoire de 5G et de Bill Gates, mais j'ai pas tout compris). Maintenant, il est pour et il en veut au gouvernement d'être pas assez rapide: il dit que le Conseil fédéral vaccine les riches d'abord, je sais pas si c'est vrai. Mais ça montre bien qu'il n'est pas dogmatique, il sait changer d'avis parfois.

Vous pouvez lui poser des questions sur la burqa, sur la baisse du niveau scolaire, sur le mercato entre clubs de foot, sur les chemtrails et sur la finale de l’Eurovision, il a étudié toutes ces questions sur Youtube.

Je trouve juste dommage que dans notre pays on ne soit pas capable de reconnaître des gens comme Bruce pour les placer aux responsabilités. Pour moi, il devrait être conseiller fédéral.

Actuellement, j’espère surtout que l’on pourra se revoir en vrai. Sans écrans interposés, dans un bistrot peut-être, afin qu'il puisse m'expliquer ses théories au bar.

Josué Lovey