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12 février 2025

Entremont Autrement s'engage pour la limitation des primes maladie à maximum 10% du revenu disponible !

La semaine passée, la gauche valaisanne a lancé son initiative pour limiter les primes maladie à maximum 10 % du revenu disponible et c'est Roxanne Giroud qui nous a représenté à Sion ! Si vous souhaitez signer cette initiative, n'hésitez pas à nous écrire. On se fera un plaisir de vous envoyer nos formulaires de signature. 

Retrouvez ici sa prise de parole :  

Je suis ravie que les vallées latérales et les régions périphériques soient représentées ici aujourd’hui, notamment par notre mouvement Entremont Autrement, actif depuis plus de 15 ans. Selon l’étude de 2020 « problème d’accès aux soins » demandée par l’office fédéral de la santé publique (OFSP), il existe deux obstacles à l’accès et la prise en charge des soins. Le premier dans la demande (le recours au soins) qui s’explique en majorité par la peur des coûts et la méfiance générale de « se faire avoir ». Alors que les assurances maladies devaient être un outil de garantie d’accès au soin, on voit que leurs pratiques les en éloignent. En effet, de plus en plus de personne s’empêchent ou se restreignent de consulter leur généraliste par peur des coûts, sans même parler des spécialistes. De plus, ce sentiment de méfiance se ressent face à l’ensemble du corps médical alors qu’on sait bien que ce ne sont pas eux qui encaissent nos primes maladies. 

Le deuxième obstacle se joue quant à lui dans l’offre (l’accessibilité au soin), essentiellement et malheureusement expliqué par le manque de structure dû, en région périphérique et vallée latérale, au vieillissement des professionnels de la santé qui entraîne la fermeture des petits cabinets régionaux. Pour combler ce manque d’offre et ainsi rendre les soins accessibles à toutes et tous quel que soit le lieu de vie, les propositions de l’OFSP sont claires : offrir un cadre de travail agréable et attractif pour la nouvelle génération de professionnels de la santé et adapté à la prise en charge globale de la patientèle. Mais aussi et surtout de voir les choses sous un nouvel angle, avec une nouvelle organisation de travail en équipe. Cela nécessite une réflexion conjointe qui fasse sens et non pas d'initiative privée, entre professionnels locaux et autorités avant que ce soit trop tard. 

Face à la pénurie médicale annoncée dans les régions périphériques et vallées latérales, l’Entremont représente à mon sens justement un exemple sensé et raisonné. Depuis 2016, la Maison de la Santé de Sembrancher regroupe 3 bâtiments avec notamment le centre médical qui assure également une permanence d’urgence mais aussi un accès aux soins pédiatriques, le centre médicosocial et l’accès à d’autre spécialistes tels que dentiste, physiothérapeute, podologue, ostéo, pharmacie, etc. La députation de l’Entremont a également réussi par un postulat de 2019 à motiver la demande pour une permanence ambulancière 24/24 pour le district et la station de Verbier. L’accès à cette offre en partie cantonale dépend du délai de réponse établi à 20’ et du volume d’intervention (1 par jour et 1 par nuit chaque jour). En Entremont, la croissance démographique et le potentiel appui au secteur voisin à convaincu mais il est primordial de doter les régions touristiques hivernales d’une offre adéquate. En Entremont, on passe de 15'000 personnes à 30'000 de plus rien que sur la station de Verbier en plein hiver. 

Avec cette initiative populaire cantonale, Entremont Autrement remercie ses alliés de la gauche pour la collaboration dans ce dossier autant important qu’actuel et invite la population valaisanne à se saisir de ce projet qui pourrait concrètement changer leur vie et montrer que le pouvoir reste bien en main du peuple.

                  Roxanne Giroud, députée suppléante, candidate à sa réélection et vice-présidente EA

9 juin 2024

RÉSULTATS VOTATION POPULAIRE DU 9 JUIN 2024. Le rideau de rösti tiré sur la Suisse.




Le peuple suisse a suivi les recommandation du conseil fédéral. 


1. Initiative allègement des primes. NON

But: Toutes les personnes assurées en Suisse doivent payer au maximum dix pour cent de leur revenu disponible pour la prime d’assurance-maladie.

EA PS UDC-VR* LES VERTS POP  PLR LE CENTRE
Bourg St-Pierre NON à 57.14%
Orsières NON à 50.66%
Val de Bagnes OUI à 50.83%
Entremont OUI à 51.32%
Valais OUI à 53.31%
Liddes OUI à 57.52%
Sembrancher OUI à 60.65%
Cantons: 15,5 contre 7.5 Les Latins et BS, et même le Jura bernois, contre les Alémaniques, . Majorités des cantons non atteinte.
Peuple suisse: 55.5%

*, sur les deux objets concernant la santé l'UDC-VR a donné des consignes de vote contraire à l'UDC-CH.
L'argument semble avoir plus fonctionné du côté romand qu'en Suisse alémanique. 
Et en Valais également, probablement avec l'aide de l'UDC-Vr. 
Le bas-Valais a dit OUI à 57.43%
Le centre-Valais à dit OUI à 56.54%
Le haut-Valais à dit NON à 61.30% !!!
Vaud dit oui. La logique d'avoir un soutien fédéral a été balayée par les cantons où les primes sont les plus basses. Le Jura dit oui.
Christophe Clivaz sur RTS déplore le non et rappelle que 400.000 personnes sont mises au poursuite chaque année à cause des primes.


 

2. Initiative pour un frein au coûts.

But: Un frein aux coûts de l’assurance-maladie doit être introduit en Suisse. Les coûts de l’assurance-maladie ne doivent pas augmenter beaucoup plus que les salaires moyens.

EA PS PLR LES VERTS POP  UDC-VR*  LE CENTRE
Bourg St-Pierre NON à 63.86%
Valais OUI à 51.86%
Orsières OUI à 53.26%
Val de Bagnes  OUI à 53.69%
Entremont OUI à 53.76%
Liddes OUI à 56.44%
Sembrancher OUI à 58.9'0%
Cantons: 5 contre 18.
Peuple suisse: 62,8%

 *, sur les deux objets concernant la santé l'UDC-VR a donné des consignes de vote contraire à l'UDC-CH.
Il s'agissait de la première initiative populaire lancée sous le nom du  Centre. 
Benjamin Roduit sur RTS déclare qu'il s'agit d'un dimanche gris, et que les nuages noirs viendront cet automne. Des réformes doivent être urgemment mises en place. 
Le bas-Valais a dit OUI à 56.04%
Le centre-Valais à dit OUI à 54.41%
Le haut-Valais à dit NON à 57.46% !!!
Lot de consolation pour Benjamin Roduit, du comité d'initiative: on a pu lire que les cantons catholiques latins acceptent l'initiative: Jura, Fribourg, Valais et Tessin. Et également Neuchâtel. 
Il serait plus juste d'observer que les seuls cantons qui acceptent l'initiative du Centre sont les cantons latins où les femmes sont minoritaires dans les conseils d'Etat: VS 0/5, FR 1/7, TI 1/5, JU 2/5, NE 2/5 contre GE 4/7 et VD 5/7.
On remarquera au passage que la commune de Bourg-St-Pierre, 30 contre 53, et celle du Simplon, 35 contre 62, font à peu près le même résultat. 

3. Initiative "Pour la liberté et l'intégrité physique". NON

But: Les atteintes à l’intégrité physique et psychique d’une personne ne doivent avoir lieu qu’avec son consentement. Si une personne ne donne pas son consentement, elle ne doit pas subir de préjudice ou être punie pour cela.

EA PS PLR LE CENTRE LES VERTS POP  UDC-VR 
Val de Bagnes NON à 73.15%
Bourg St-Pierre NON à 72.29%
Liddes NON à 69.91%
Valais NON à 69.88%
Entremont NON à 69.62%
Sembrancher NON à 63.52%
Orsières NON à 62.79%
Cantons: 0 contre 23
Peuple suisse: NON à 73,7%

Un recours a été lancé du côté des partisans pour information prétendue fallacieuse de la brochure. 


4. Approvisionnement en életricité sûr.

But: La Suisse doit produire davantage d’électricité à partir d’énergies renouvelables. Pour cela, de nouvelles réglementations et mesures de soutien doivent être introduites.

EA PS  PLR LE CENTRE LES VERTS POP UDC-VR
Valais OUI à 64.24%
Val de Bagnes OUI à 62.78%
Liddes OUI à 59.29%
Entremont OUI à 59.55%
Orsières OUI à 55.85%
Bourg St-Pierre NON à 50.60%
Sembrancher NON à 51.79%
Pauple suisse: OUI à 68.7%

On observe dans plusieurs cantons, notamment Vaud et Fribourg une tendance au refus dans les communes des grands projets éoliens. Mais le grand compromis entre les partis semblent avoir bien fonctionné. 16 projets de rehaussement des barrages sont donc initiés.
C'est le dernier clou sur le cercueil du nucléaire a déclaré Roger Nordmann. 


Autres infos 

Genève dit oui à l'interdiction des symboles de haine. Cette loi avait été paradoxalement proposée par des élus UDC au grand conseil mais combattue par l'UDC, soumise au référendum obligatoire parce qu'il s'agit d'un article constitutionnel. 

Genève refuse le droit de vote des étrangers.

La Gruyère refuse une fusion de 25 communes, ce qui aurait été la plus grande commune de Suisse.

La première heure de parking sera gratuite en ville de Fribourg.

La parc naturel régional de la vallée du Trient plébiscité à 84%:
Saint-Maurice 87%, Evionnaz 84%, Vernayaz 87%, Martigny-Combe 79%, Salvan 84%, Trient 81% et Finhaut 84% ont largement accepté le contrat du Parc naturel régional de la vallée du Trient, de l’Arpille à la Cime de l’Est. La Confédération devra valider le label. Ce parc borde les communes d'Orsières, Bovernier, Martigny, Dorénaz, Collonges, Lavey, Bex, Massongex, Vérossaz, Val d'Illiez, Champéry et la France. La commune la plus complexe géographiquement de ce parc est Evionnaz qui se trouve sur plusieurs bassins versants: celui de la Salanfe, qui coule par Salvan et Vernayaz jusqu'au Rhône, celui de Susanfe qui débouche sur le Val d'Illiez, celui de St-Barthélemy qui descend sur St-Maurice, et le Torrent de l'Echelle qui lui appartient en propre. 

Mais la fusion Massongex, Vérossaz, St-Maurice est refusée par Massongex, les trois communes profitent pourtant des prestations de la même police (montheysanne).

Vérossaz passe au système majoritaire pour les communales à 93%. Les 5 élus actuels ne se représentent pas. La commune à également accepté un conseil bourgeoisial séparé.

Il y aura aussi un conseil bourgeoisial séparé à Chalais et à Isérables.

Il y aura un conseil général à Vionnaz.

Vétroz passe de 5 à 7 conseillers municipaux.  Et l'inverse pour Isérables qui passe de 7 à 5, malgré l'opposition de l'UDC qui n'y est d'ailleurs pas représenté.

Salquenen finance son nouveau système d'irrigation.

C'est également les élections en Europe. Avec une droitisation galopante. Nous y reviendrons.














22 avril 2024

Votations fédérales de juin – Entremont Autrement unanime

La consultation interne EA a eu lieu et si le mouvement était un.e citoyen.ne suisse lambda, il serait unanime.

 

OUI à l’initiative populaire « Maximum 10% du revenu pour les primes d’assurance maladie »

 

Unanimité des membres sondé.es ! Entremont Autrement soutient cette initiative du parti socialiste. Sensible à l’augmentation des coûts des primes maladies, le mouvement estime qu’il est temps d’aider les ménages à alléger leurs factures de santé. Dans un système où les plus aisés paient les mêmes primes que les couches sociales plus basses, ce manque d’équité se fait de plus en plus difficile en cette période d’inflation. La santé est un droit pour toustes et il n’est pas question que certain.es ne puissent pas y avoir accès. Le système des primes doit être compensé par des aides étatiques lorsqu’il s’emballe.

Le contre-projet du Conseil fédéral qui entrerait en vigueur en cas de non n’a pas suffi à convaincre nos membres. Ce sera donc un grand OUI le 9 juin.



 

NON à l’initiative populaire « Pour des primes plus basses. Frein aux coûts dans le système de santé »

 

C’est un autre score unanime ici. Les membres d’Entremont Autrement refuse l’initiative du Centre. Jugée trop floue, elle ne propose pas de mesure concrète de réduction des coûts mais seulement des pistes. Le risque est trop grand qu’un système de santé à deux vitesses ne se développe en Suisse, avec un texte si peu contraignant. Les questions de santé doivent être cadrées, cela est indéniable, mais par des solutions concrètes.

 

NON à l’initiative populaire « Pour la liberté et l’intégrité physique » Stop à la vaccination obligatoire

 

A nouveau, les membres d’Entremont Autrement se sont prononcés à l’unanimité contre cette initiative. Elle dépasse largement le cadre de la vaccination. Jugée dangereuse dans son texte, l’initiative ne se limite pas uniquement à la santé, elle peut aussi recouvrir des dimensions particulières dans le domaine de la police, de l’asile ou encore de la justice. Ainsi, bien que la question de la vaccination se retrouve dans son intitulé, elle n’est pas présente dans le texte soumis. Ainsi une personne pourrait empêcher, par exemple, son arrestation par la police dans le cadre d’une enquête si elle n’y consent pas. Finalement la question de l’intégrité physique existe déjà dans la Constitution suisse et assure que les citoyens et citoyennes puissent choisir ou non des pratiques médicales. Le texte n'est donc pas nécessaire et surtout créerait des contraintes juridiques nouvelles non compatibles avec notre Etat de droit.


OUI à la loi sur l’énergie

 

A l’unanimité, moins une abstention, Entremont Autrement soutient la nouvelle loi sur l’énergie. La loi souligne l’importance de s’approvisionner en électricité et l’ambition de le faire via des énergies renouvelables. Pour ce faire, des compromis avec la nature sont nécessaires, mais surtout bien équilibrés et évalués. Des garde-fous sont en effet insérés dans la loi qui empêche l’atteinte à la nature. Le développement du solaire sur les toits avant les montagnes est d’ailleurs défendu par le texte. Fruit d’un compromis entre la gauche et la droite, c'est une loi équilibrée qui défend les biotopes et les paysages tout en assurant un approvisionnement en énergie verte à la Suisse.



                                                                                                    Entremont Autrement

9 janvier 2023

Urgences de Martigny fermées temporairement

Les urgences de Martigny fermeront temporairement leur service la nuit. Les patient.e.s devront se déplacer jusqu’à Sion et bénéficieront d’un service ambulancier renforcé durant la nuit.

Entremont Autrement déplore cette situation qui impacte directement la population entremontante. Les questions de santé et d’accès aux soins sont primordiales pour le mouvement, et ce dernier craint que la qualité des soins ainsi que la prise en charge rapide en cas d’urgence soient péjorées à l’avenir dans la région.

Le mouvement appelle à des états généraux cantonaux rapides sur les questions liées à la santé. Il n’est pas tolérable qu’une région habitée comme celle de Martigny soit privée de soins d’urgence. Le déplacement à Sion pourra avoir un impact important sur les habitant.e.s de montagne de notre district notamment. Des solutions pérennes doivent donc être discutées et trouvées pour assurer la prise en charge d’urgence de la région. Le renouvellement des médecins urgentistes et plus particulièrement de proximité est un sujet qui doit également être pris en main afin d’empêcher la création de zones privées de soins d’urgence.

Face à cette situation tendue, le mouvement espère que la population se limitera dans les interventions non-urgentes la nuit, tout en reconnaissant que cette situation n’est aucunement désirable. 

Jasmine Lovey

Présidente Entremont Autrement

Infos médias : les demandes d’information peuvent être adressées directement à Jasmine Lovey, présidente, au 079 127 24 37.

29 décembre 2022

Le temps d'un Grand Débat sur les services publics en Valais

Ces derniers temps, plusieurs articles de journaux ont mis en évidence les problèmes de personnel dans plusieurs services publics cantonaux. Le Valais fait face à des pénuries dans plusieurs secteurs cruciaux. Petite revue de presse, non exhaustive.


La santé sous forte pression

14 décembre: les urgences de l'hôpital de Martigny pourraient être contraintes de fermer la nuit (Nouvelliste). En cause un plan de réduction des coûts? Non, plus prosaïquement, il manque de médecins urgentistes pour assurer ce service. Conséquence: les patients devraient être redirigés vers l'hôpital de Sion, ce qui n'est pas sans poser d'importants problèmes (voir juste ci-dessous).

23 décembre: la RTS réalise un reportage aux urgences de Sion qui appréhendent les fêtes de fin d'année en raison d'un afflux important de touristes à prévoir. Or, les services hospitaliers sont déjà débordés par la grippe, la bronchiolite et les pathologies "ordinaires".

14 juillet: la pénurie de personnel ne date pas de décembre puisque l'été dernier déjà, le journal 20 Minutes annonçait que des opérations devaient être repoussées en raison d'un manque de techniciens en salle d'opération. Le même journal publiait le 14 octobre un second article sur la même problématique.

Et cela ne concerne pas que les soins hospitaliers, car on a appris le 23 décembre toujours, dans le Nouvelliste, que le personnel manquait également dans les EMS du canton, forcés de recruter des employés sur la plateforme en ligne JobUp.


Une justice valaisanne dysfonctionnelle?

Les dysfonctionnements du Ministère public valaisan sont connus depuis longtemps, c'est le Conseil de la Magistrature qui l'affirme dans un rapport paru fin novembre 2022. La RTS se fait alors l'écho d'un manque de personnel dans les tribunaux valaisans ce qui ne permet pas de suivre correctement les dossiers.

En avril 2022, le Nouvelliste rapportait déjà l'augmentation des affaires à traiter, le manque de personnel, et la nécessité d'une réforme de la justice valaisanne. Autre problème soulevé: le manque de place "pour l'exécution des mesures thérapeutiques institutionnelles".

Et cette situation a des conséquences très concrètes: le Nouvelliste révélait le 28 décembre qu'un prévenu (le chef de la sécurité de la commune de Bagnes) ne serait finalement pas jugé en raison d'une justice trop lente. En effet, dans le cadre d'un accident ayant tué un cycliste, la justice valaisanne a laissé traîner l'affaire au point que le délai de prescription a été dépassé. L'accident mortel remonte à... 2013.


Pénurie d'enseignants en vue?

13 mai 2022: Rhône FM se fait l'écho d'une pénurie d'enseignants dans le Canton. Des retraités pourraient être appelés à la rescousse. Cette situation ne touche pas que le Canton du Valais et concerne même l'ensemble des Cantons suisses, comme le révélait dernièrement le Blick.

La FMEP (Fédération des Magistrats, des Enseignants et du Personnel de l'Etat du Valais) s'alarme également du manque d'enseignants et craint une pénurie pour les prochaines années.

En août 2019, la RTS expliquait déjà que des étudiants de la HEP étaient appelés en renfort dans des classes du Haut-Valais pour pallier la pénurie d'enseignants.


Une police en sous-effectif? Ou pas...

Juin 2019le Nouvelliste affirme que le Valais manque de policiers. Pire, il ne respecte pas le ratio légal d'un policier pour 650 habitants. Pour autant, Stève Léger, porte-parole de la police cantonale, affirme le 5 novembre 2022 sur Rhône FM que le Valais ne connaît pas de problème de relève.


Un problème de main d'oeuvre large

Le taux de chômage particulièrement bas (2,3% dans le Valais romand à l'été 2022 et 0,5% dans le Haut-Valais) entraînent une véritable chasse au personnel qualifié dans de nombreux secteurs (construction, restauration et domaine pharmaceutique).


Un nécessaire réveil du Grand Conseil

Face à ces problèmes généralisés, il faut une action politique forte. La santé, l'éducation, la sécurité et la justice représentent le coeur de l'action de l'Etat dans nos sociétés démocratiques. Voir que l'ensemble de ces domaines sont sous pression en raison d'un manque de personnel doit alerter les politiques. En particulier le Grand Conseil, notamment ses ailes PLR et UDC qui, arcboutées sur le principe du respect des finances cantonales ont imposé un "personal stop" incompréhensible (même si celui-ci épargne l'enseignement).

Aujourd'hui, le Grand Conseil valaisan doit lancer des états généraux sur les services publics. La thématique est complexe et ne dépend pas uniquement du Canton. Pour autant, elle est le coeur du mandat qu'ont reçu les députés valaisans, représentants du peuple pour lequel ces services sont absolument vitaux.

J. Lovey



8 juillet 2022

Roe VS Wade enterré, les libertés des femmes entravées

Cela fait maintenant deux semaines que la cour suprême américaine a suspendu sa jurisprudence Roe VS Wade, permettant aux femmes américaines d’avorter dans tous les Etats des Etats Unis. La décision est historique : en effet, depuis 50 ans, c’est la première puissance occidentale qui revient en arrière sur les droits des femmes si chèrement acquis par les mouvements féministes successifs. 
C’est donc une douche froide, ainsi qu’une certaine forme de désillusion qui frappent des femmes et des hommes qui pensaient ces droits, et précisément celui de l’avortement acquis. Sans tomber dans le cliché de la lecture a posteriori des événements, nous avions déjà été mis en garde, il y a plusieurs décennies par Simone de Beauvoir : « N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Ces mots résonnent étrangement, alors même que se réalise cette crainte énoncée. Aux Etats-Unis, il ne sera donc pas permis, dans pratiquement la moitié des Etats d’avorter en cas de viol, en cas de risque de santé pour la mère, voire même en cas de grossesse extra-utérine, par définition non viable. Le Texas possède déjà une loi encourageant la population à dénoncer les femmes qu’on soupçonne d’avoir avorté. Un récent article de la RTS révélait qu’une recherche Google pour un planning familial pouvait incriminer une femme soupçonnée. Les chauffeurs de taxi peuvent même être poursuivis pour avoir amené une femme devant une clinique pratiquant les avortements.

 
Ça vous semble irréel ? Et pourtant çela fait partie d’un programme très clair. Remettre en cause le droit à l’avortement, et par conséquent le droit des femmes de disposer de leur corps, c’est avant tout s’arroger le contrôle du corps des femmes, mais aussi de leur sexualité. Et par ce biais, c’est le corps social en général qui est surveillé, régi par des règles bien précises que nos sociétés libérales pensaient avoir acquis pour ses concitoyens. Des groupes religieux conservateurs, libres de leur culte et de ne pas avorter, imposent désormais leur vision et leur croyance à toute une partie de la population qui ne leur avait rien demandé, ni exigé, ni refusé en termes de droit.

 
Cependant, si après les politiques agressives internationales des USA on s’interrogeait sur leur légitimité à nous servir, à nous Suisses, d’exemple, on peut être tout à fait convaincu qu’il ne faut pas trop s’en inspirer. Depuis 2002, les Suissesses peuvent avorter jusqu’à 12 semaines après les dernières règles. En comparaison européenne, l’avortement a été légalisée en Suisse très tardivement, mais clairement plébiscité par le peuple. Une première offensive des milieux conservateurs a échoué très nettement en 2014 avec l’initiative pour supprimer le remboursement de l’avortement par les caisses maladies. Mais ces milieux ne se sont pas arrêtés là et reviennent à la charge en ce moment même avec deux initiatives : une imposant une nuit de « réflexion » supplémentaire à la femme désirant avorté et une deuxième empêchant les avortements tardifs après 22 semaines en raison d’un risque pour la santé de la mère ou d’handicap lourd pour le foetus.
Si ces deux initiatives ne s’attaquent pas frontalement au droit à l’avortement, elles contribuent en effet à présenter la femme avortant comme égoïste. Le fait qu’elle envisage de le faire pour sa propre santé après 22 semaines est considérée pratiquement comme criminel par ses milieux. Ils proposent alors d’imposer un accouchement prématuré, avec des risques considérables pour la mère. La question de la nuit de réflexion présuppose aussi une infantilisation des femmes qui avorteraient sans jamais être sûres réellement de ce qu’elles font. Très problématiques, ces deux initiatives dépossèdent complètement les femmes de leur libre arbitre en les mettant sous une forme d’obligation de réflexion ou d’accouchement. Si ces initiatives semblent collecter des signatures facilement, elles posent la question de ce qui viendra ensuite. En effet, si la population se prononçait sur ces sujets et en venaient à les accepter – ce que nous n’espérons pas –, la prochaine étape est clairement identifiée : interdire l’IVG en Suisse.

Nous n’en sommes pas encore là évidemment mais les initiatives sont multiples pour empêcher les femmes d’avorter librement et selon leur droit. Des sites internet de désinformation apparaissent dans les premiers liens sur Internet lors d’une recherche sur l’avortement, des initiatives visant à limiter le droit à l’avortement sont en route, des associations négocient des contrats d’assurance maladie pour des femmes ayant finalement refusé d’avorter.
L’IVG est autorisé en Suisse depuis 2002, mais il sera constamment attaqué et remis en question. A nous d’empêcher qu’on impose aux femmes des décisions qui relèvent de leur seule compétence : mon corps, mon choix.

Jasmine Lovey 

3 juin 2022

Nouveau partenariat en faveur de la vie et de la nature.

L'IFRC (Fédération internationale des sociétés de la Croix-rouge et du Croissant-Rouge) et le WWF appellent à une action mondiale pour protéger la nature afin de sauver des vies et faire face à la crise climatique. 


/UG

28 novembre 2021

DISTRICT D'ENTREMONT Tableau comparatif de la votation du 13 juin 2021 et du 28 novembre 2021 sur la loi Covid.

Loi fédérale du 25 septembre 2020 sur les bases légales des ordonnances du Conseil fédéral visant à surmonter l'épidémie de COVID-19 (Loi COVID-19) mise en votation le 13 juin 2021, résultats pour l'Entremont suivi de la Modification du 19 mars 2021 de la loi COVID-19 votée le 28 novembre 2021. Résultats globaux pour le district d'Entremont.

La participation est en forte hausse, et les opposants se renforcent au contraire de la tendance valaisanne et  suisse. 

13 juin 21/ 28 novembre 2021

Electeurs inscrits 9'624/9'665

Bulletins entrés 6'204/6'717

Bulletins blancs 107/95

Bulletins nuls 149/141

Bulletins valables 5'948/6'481

Participation (%) 64.46/69.50

Oui% (53.30%) 3'170/ (52.48%) 3'401

Non% (46.70%) 2'778/  (47.52%) 3'080

Le Valais vote oui à 56.9%/58.38%

La Suisse vote oui à 60,2%/

Au vue de ce qui précède il nous parait intéressant de donner les résultats par commune également dont il est difficile d'interpéter la dynamique. Sauf à dire que Bourg-St-Pierre a augmenté sa méfiance et que l'enthousiasme d'Orsières est à l'inverse des doutes en croissance de Val de Bagnes. 

Sembrancher 38,16 % / 38,59% EN HAUSSE

Bourg-St-Pierre 49,57% / 42,64% EN BAISSE

Liddes 47,83% / 48,24% EN HAUSSE

Orsières 49,97% /52,76%EN HAUSSE

Val de Bagnes 57,65% / 54,88% EN BAISSE

Entremont 53.30% / 52,48% EN BAISSE

Le Valais à 56.9%/58.38% EN HAUSSE




16 novembre 2021

Ecouter les gens du terrain, affirme Roxanne Giroud


Après la version numérique qui avait prêté à sourire  et qui avait créé le buzz, le Nouvelliste est revenu dans sa version papier sur notre engagement au sein du comité en faveur des sois infirmiers.




NF 10.11.21

8 novembre 2021

EA dit OUI à des soins infirmiers forts


Personne n’aurait l’audace de contredire la pénurie actuelle du personnel infirmier ni son rôle essentiel dans notre société. Entremont Autrement soutient cette initiative et partage les arguments exposés aujourd’hui [ndlr: à l'occasion de la conférence de presse des partisans de l'initiative]. 


De plus, je rajouterais que nous croyons tout particulièrement en la voix du terrain, ceux qui y sont confrontés dans leur quotidien professionnel et qui prennent encore la force et l’énergie de nous rendre attentifs à leur réalité. Si ces derniers nous disent que seule cette initiative peut réellement remédier à cette pénurie infirmière et garantir la qualité des soins, alors nous les croyons et nous invitons la population valaisanne à leur faire confiance également.




L’aspect de la formation a été retenu par le Parlement et c’est temps mieux, mais ce n’est pas suffisant. Qu’en est-il de la prévention des abandons dans le domaine ? de l’amélioration des conditions de travail, de la valorisation salariale et de la garantie d’un nombre suffisant de personnel formé afin d’assurer une vraie qualité des soins ? Ils et elles le méritent amplement et enfin !


« Soignons ceux qui nous soigne », nos remerciements vont à l’association suisse des infirmières et infirmiers d’avoir pris le temps nécessaire pour mener à bout cette initiative devant le peuple malgré leurs journées de 12h, une reconnaissance éternelle également à toutes et tous qui s’engagent quotidiennement auprès de ceux qui en ont le plus besoin et merci aux jeunes de continuer à croire en cette branche si essentielle à l’équilibre de notre société.

Roxanne Giroud
Député-suppléante, district d'Entremont, EA
Vice-présidente d'Entremont Autrement

31 octobre 2021

Votations fédérales et cantonales du 28 novembre 2021

Comme à son habitude, Entremont Autrement prend position sur les objets soumis au scrutin populaire au niveau fédéral et cantonal. Pour rappel, nous ne donnons jamais de recommandation de vote, mais exprimons toujours l'avis majoritaire au sein du comité et des élus de notre mouvement.


1) Initiative sur les soins infirmiers

Le texte demande que la Confédération et les cantons s'assurent qu'il y ait suffisamment de personnel infirmier formé et précise la réglementation des conditions de travail. Il prévoit aussi des contrôles concernant une rémunération appropriée. A la suite de la pandémie que nous avons vécue et vivons encore, il est apparu de manière particulièrement claire que ce domaine avait besoin d'un soutien fort et de meilleures conditions de travail.

La Conseil fédéral et le Parlement s'opposent à cette initiative et proposent un contre-projet à la place.

Entremont Autrement dit OUI à l'unanimité à cette initiative. Il est temps de renforcer notre système de santé, de reconnaître à sa juste valeur le travail du personnel soignant et de sortir le système médical d'une logique du profit à tout prix.


2) Initiative sur la justice

Aujourd'hui l'Assemblée générale est chargée de nommer les juges fédéraux. Le problème est qu'il faut être affilié à un parti et reverser des contributions à ce même parti pour avoir une chance d'être élu. Un candidat indépendant n'a que peu de chances d'être élu comme juge fédéral. Le comité d'initiative propose que les juges fédéraux soient tirés au sort. Ce tirage au sort tiendrait évidemment compte des critères de langue et s'assurerait que les candidats aient les compétences requises.

Le Conseil fédéral et le Parlement s'opposent à cette initiative populaire. Ils estiment que le système actuel a fait ses preuves.

Entremont Autrement dit NON à une très nette majorité à cette initiative. Le tirage au sort est une fausse bonne idée pour un problème qui est réel. D'autres réformes du système de nomination des juges sont possibles sans accorder une place prépondérante à l'arbitraire.


3) Modification de la loi COVID de mars 2021

Depuis le début de la pandémie, le Conseil fédéral, dans le cadre des pouvoirs que lui accordent la Constitution suisse, a pris de nombreuses mesures exceptionnelles pour accompagner les entreprises et les habitants de ce pays.

La loi COVID du 19 mars 2021 porte notamment l'extension de l'aide financière pour les cas de rigueur, l'extension des allocations pour perte de gain, l'extension des RHT, augmentation des indemnités journalières et des indemnisations pour les associations et organisateurs de manifestations. Cette loi permet également la mise sur pied d'un certificat COVID comme alternative aux fermetures que nous avons connues. La liste complète des mesures incluses dans cette loi COVID sont à découvrir ici https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/votations/20211128.html

Le Conseil fédéral et le Parlement soutiennent largement ce texte. Tous les grands partis suisses également à l'exception notable de l'UDC.

A une très large majorité, Entremont Autrement dit OUI à ce texte.


4) Initiative cantonale "Pour un canton du Valais sans grands prédateurs"

Le texte demande que "L'Etat élabore des prescriptions contre les grands prédateurs et à la limitation et la régulation du nombre des grands prédateurs. La promotion de la population des grands prédateurs est interdite".

S'il n'est pas cité nommément, il s'agit bien évidemment du loup qui est visé.

Le Conseil d'Etat valaisan et le Grand conseil recommandent à la population d'accepter ce texte. Le communiqué officiel de l'Etat reconnaît cependant que "l'initiative ne changera pas fondamentalement la situation actuelle et future".

Une très nette majorité d'Entremont Autrement rejette ce texte flou et inutile. La problématique posée par la présence du loup est réelle, mais demande des réponses concrètes et applicables. Cette initiative cantonale rate complètement sa cible et n'aura aucun effet sur la situation.


Vous pouvez retrouver des explications complémentaires sur les textes fédéraux en suivant le lien suivant:

https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/votations/20211128.html


16 septembre 2021

Une citoyenne confiante se mêle de la discussion entre une citoyenne outrée et une citoyenne patiente

Madame la citoyenne outrée, madame la citoyenne patiente, 

Je reviens sur votre échange rapporté dans un article de votre blog qui soulève une difficulté relative à l’autonomie en matière de santé. Sur ce que certaines appellent une répugnante offre faite à des adolescents naïfs pour tenter de les soustraire de l’autorité parentale. Je vous cite, l'une et l'autre:

"- Ce qui me préoccupe, c'est quand un millionnaire de Martigny vient offrir de l'argent à des adolescents pour les encourager à se faire vacciner. C'est tout simplement scandaleux.  

 FAUX: Le mécène de Martigny n’a pas offert de l’argent à des adolescents pour se faire vacciner mais la participation à une loterie dont le prix est une somme d’argent. On peut s’amuser de la propension à se mettre en scène de cet homme comme bienfaiteur, mais il n’y a rien d’immoral, ni d’illégal à promettre une récompense comme incitation à un action vertueuse. La proposition s’adresse à 100 jeunes de 15 à 20 ans, donc de 20% de citoyens majeurs et libres. (Quant aux adolescents, la loi et toute la jurisprudence leur reconnaît l'autonomie en matière de santé). Autant dire qu'elle n'aura aucun effet social. - "

Je voudrais vous signaler à ce propos une thèse récente de Frédéric Erard que je viens de lire.

Le secret médical,  Erard, Frédéric, sui generis Verlag 2021 640 p.

Vous pourrez y lire de bonnes pages sur la capacité de discernement et représentation, notamment au chapitre 875, p.332. 

Alors certes, dans cette thèse, la capacité de discernement est étudiée dans le contexte de la levée du secret médical, mais elle est fondée sur un droit plus large : 

Le consentement à la levée du secret professionnel est un droit strictement personnel au sens de l’article 19c CC .

Art. 19 CC
1 Les personnes capables de discernement mais privées de l’exercice des droits civils exercent leurs droits strictement personnels de manière autonome; les cas dans lesquels la loi exige le consentement du représentant légal sont réservés. 
2 Les personnes incapables de discernement sont représentées par leur représentant légal, sauf pour les droits qui ne souffrent aucune représentation en raison de leur lien étroit avec la personnalité.

Il est donc valablement donné par une personne mineure ou qui fait l’objet d’une mesure de protection de l’adulte dès lors que cette personne est capable de discernement. La capacité de discernement est présumée (art.16 CC)

Art. 16 CC  Toute personne qui n’est pas privée de la faculté d’agir raisonnablement en raison de son jeune âge, de déficience mentale, de troubles psychiques, d’ivresse ou d’autres causes semblables est capable de discernement au sens de la présente loi.

Ces articles fondent l'autonomie totale de l'adolescent en matière de santé. Ici dans le contexte de la levée du secret médical, mais également dans le débat qui vous préoccupe concernant la vaccination . Et toute affirmation contraire est le fruit d'une tentation paternaliste et patriarcale. Le Prophète disait déjà, si vous préférez la poésie comme fondement de l'éthique plutôt que le dureté des lois:

Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l’appel de la vie à elle-même. Ils viennent à travers vous, mais non de vous. Et, bien qu’ils soient avec vous, Ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non pas vos pensées.


Comme nous sommes dans une démocratie, les outils du débat sur les conditions du vivre ensemble sont accessibles à tous. Vous pouvez, mesdames prendre connaissance gratuitement de cette thèse et de ses 642 pages, qui vous permettront peut-être, après l'effort intellectuel nécessaire à surmonter vos préoccupations et colères, de dépasser vos peurs et les idées toutes faites et surtout de respecter l'autonomie de vos enfants en matière de santé.

Bien à vous

Une citoyenne confiante 




12 septembre 2021

Extrait d'une discussion croisée entre une citoyenne patiente et une citoyenne outrée. (Fiction)

Ce qui me préoccupe, c'est que depuis 18 mois, nous entendons les mêmes personnes sur les plateaux télés et nous lisons les mêmes personnes dans la presse dite officielle. Tous ont le même discours.

Il n'y a pas une presse et une presse officielle. Il y a juste la presse. Et qui la dit officielle? Toi. Mais il n'y a pas d'autre presse. Donc quand tu parles de la presse dite officielle, tu ne désignes pas une partie de la presse qui serait plus officielle qu'une autre. Tu juges la presse en général comme étant au service du ou muselée par le discours officiel. Bref tu envisages a priori la presse comme n'étant pas indépendante du pouvoir. Presse complice d'un pouvoir manipulateur. Je comprends que ça puisse t'angoisser de ne pas avoir d'antidote à ce que tu désignes comme un mal. 

Ce qui me préoccupe, c'est que toute personne qui ose manifester une quelconque critique par rapport à la gestion du Covid, est systématiquement dénigrée. 

Non pas par moi, je t’écoute. Et je suis même d'accord de vérifier tout ce que tu me dis. Même si je fais partie (et tu mesureras le calembour homophobe) des espèces d'inoculés (au masculin), comme nous appelle un chef de service émérite.
Aujourd'hui même la ministre de la justice Karin Keller-Sutter a appelé le peuple suisse à "dépasser les clivages et les blocages et à trouver de nouvelles voies ensemble". Il est important d'écouter et de répondre aux personnes, qui ont une autre opinion, a lancé la conseillère fédérale, de passage dimanche à Einsiedeln.

Ce qui me préoccupe, c'est la propagande éhontée faite par les médias et les gouvernements en faveur de la vaccination, dont on sait depuis des semaines qu'elle ne nous aidera pas à atteindre l'immunité collective, puisque les vaccinés peuvent être eux-mêmes porteurs et contagieux, et que le vaccin perd de son efficacité au fil du temps. 

FAUX. Si le gouvernement continue de proposer la vaccination comme solution, il dit en même temps que l’immunité collective ne pourra plus être atteinte. Quant à la perte de l’efficacité du vaccin au fil du temps, le phénomène est reconnu également par les autorités, par la science et publié par la presse. Le seuil d’immunité collective désigne la couverture vaccinale approximative à partir de lequel l’épidémie est durablement sous contrôle, à l’exception de quelques résurgences locales. C’est un résultat théorique abstrait, qui permet de fixer les idées. Il serait de l’ordre de 80% avec le variant Alpha («britannique») actuel, et 90% avec le variant Delta («indien»). Berne a explicitement renoncé à atteindre un tel seuil d’immunité collective, jugé hors de portée. Le Conseil fédéral s’en est expliqué le 12 mai déjà! : «En raison de la forte infectiosité du variant B.1.1.7 (Alpha, ndlr.), qui est devenu dominant dans le pays, il n’est pas réaliste de vouloir atteindre une immunité collective, même avec une forte disposition de la population à se faire vacciner. Le virus ne disparaîtra pas.»

Ce qui me préoccupe, c'est le silence autour des effets secondaires, parfois très graves, ainsi que des décès, dus à la vaccination. 

FAUX. Il n’y a pas silence autour des effets secondaires qui sont tous répertoriés et déclarés y compris les décès. La pharmacovigilance est extrêmement active et ouverte. Sur 9,7 millions de doses, 6603 dont 2/3 n’étaient pas graves ont donné lieu à une déclaration d’effets indésirables jusqu’au 1 septembre, tous les risques et déclarations des effets secondaires ont été publiés par Swissmédic qui conclue que le profil bénéfice-risque des vaccins est positif.  Le rapport des effets indésirables, y compris des morts est lisible en mis à jour en temps réel sur le site de Swissmédic. 

Ce qui me préoccupe, c'est quand le HUG de Genève, réclame le certificat Covid aux visiteurs, alors qu'un vacciné peut également transmettre le virus. 

TOUT FAUX le HUG de Genève réclame depuis le 23 août 2021 le certificat Covid, qui peut être obtenu même sans être vacciné et rend en même temps obligatoire le port du masque et le respect des gestes barrières, a désinfection des mains à l'entrée de l'hôpital et régulièrement à l'intérieur  et le respect d'une distance de 1,5 m minimum tout au long de la visite. Et c'est bien ainsi qu'il entend se protéger du virus y compris de ceux qui pourrait être portés par un vacciné. 
Mais des données récentes de Swissmédic montrent que la possibilité de transmettre le coronavirus à d’autres personnes après une vaccination complète est faible.  

Ce qui me préoccupe, c'est que cette obligation infâme, totalement discriminatoire et de plus inutile, sera certainement étendue aux autres hôpitaux du pays et aux EMS. 

GROSSIER: En raison de la réponse précédente cette obligation ne peut pas être déclarée ni infâme, ni discriminatoire, ni inutile. Il s’agit juste de l’expression de ta colère sans argument. 

Ce qui me préoccupe, c'est quand un millionnaire de Martigny vient offrir de l'argent à des adolescents pour les encourager à se faire vacciner. C'est tout simplement scandaleux. 

FAUX: Le mécène de Martigny n’a pas offert de l’argent à des adolescents pour se faire vacciner mais la participation à une loterie dont le prix est une somme d’argent. On peut s’amuser de la propension à se mettre en scène de cet homme comme bienfaiteur, mais il n’y a rien d’immoral, ni d’illégal à promettre une récompense comme incitation à un action vertueuse. La proposition s’adresse à 100 jeunes de 15 à 20 ans, donc de 20% de citoyens majeurs et libres. (Quant aux adolescents, la loi et toute la jurisprudence leur reconnaît l'autonomie en matière de santé). Autant dire qu'elle n'aura aucun effet social.

Ce qui me préoccupe c'est que M. Mathias Reynard approuve le procédé. 

FAUX: Mathias Reynard a déclaré : "C’est une initiative privée et nous n’avons pas de remarque à faire. Nous, on essaye plutôt d’informer et faire en sorte que les jeunes se vaccinent pour se protéger et pour protéger les autres". 

Ce qui me préoccupe, c'est la politique de terreur diffusée sans arrêt par nos élites et par la presse, alors que 99,95 % de la population n'a aucun risque de mourir du Covid. 



FAUX:  La politique du gouvernement que tu appelles élite (selon le stéréotype populiste) est de diminuer la charge de la maladie, en prévenant les cas graves et les décès, certes mais surtout de maintenir le système de santé à flots et de réduire les conséquences économiques et sociales de la crise, en limitant la circulation du virus. A manipuler ainsi les chiffres on ne dit rien: ou alors on peut aussi arrêter de financer l’Université de Lausanne où tu as comme citoyenne suisse 94,11% de chance de ne pas y être immatriculée. Il y a 420.000 moutons en suisse dont 99,9% n’ont aucune chance d’être mangés dans l'année par un loup qui inspire pourtant des discours de terreurs chez bien des citoyens. 

Ce qui me préoccupe, et qui devrait préoccuper un mouvement tel qu'Entremont Autrement, qui s'est lancé en 2009 pour faire "avancer la démocratie", c'est une politique de discrimination, voire d'apartheid, délibérément mise en place dans notre pays.

ATTENTION: Désigner les restrictions actuelles d’un mot comme apartheid piétine la mémoire et risque la banalisation du pire. Tout autant que les mots dictateur et tyrannie. On court le risque en parlant de PaSS Nazitaire de minimiser ce qu’a été l’histoire plutôt que de dire quelque chose de censé sur les contraintes provisoires d’aujourd’hui décidées en toute démocratie. Mon père disait pareil de la ceinture de sécurité et mon frère a été choqué par l'interdiction de la cigarette au restaurant. Quels sont les risques de mourir de la fumée passive dans un bistrot! Il dit que la prohibition de la cigarette par le prix, c'est juste un moyen qu'a trouver l'état pour renflouer les caisses AVS. 
Pour faire avancer la démocratie, il faut la reconnaître comme telle. Or toi tu ne considères plus l'exercice du pouvoir aujourd'hui comme démocratique. Mais Entremont Autrement est un acteur de la démocratie, pas un mouvement insurrectionnel. Ainsi ton attente envers ce mouvement sera forcément déçue.

Ce qui me préoccupe, c'est le mépris manifesté partout envers les non vaccinés, qui sont parfaitement dans leur droit de défendre leur intégrité corporelle et ne pas céder à cette grotesque propagande.  

Je pense que tu ne m'as pas écoutée, on recommence? Et soit dit en passant, les non vaccinés le sont pour des raisons fort diverses et pas forcément comme résistance à ce que tu appelles une grotesque propagande éhontée des gouvernements. Même le président du gouvernement valaisan n'est pas vacciné. Il fait pourtant bien partie de ce que tu appelles les élites.
Frédéric Favre affirme «s'aligner sur la stratégie du Conseil fédéral». Donc celle-ci consiste bel et bien à «laisser le libre choix au citoyen».

EA, qui a toujours mis en avant son souci des minorités, devrait également se soucier de cette minorité. Une minorité qui réfléchit, qui s'informe, qui se soucie de la santé de ses enfants et de ses adolescents, de l'avenir du pays et du monde en général et que l'on traite d'égoïste et d'irresponsable.

La réflexion exige de la méthode, les faits ne sont pas des opinions, l'information exige une rigueur intellectuelle, le souci de la santé est un effort commun du pays, l'avenir du pays et du monde ne se joue pas dans l'imprécation, l'insulte, l'ignorance et l'illusion. C'est ainsi qu'on peut être des citoyens responsables et soucieux du bien commun. Ce sont les fondements de la démocratie. La récuser a priori pour s'enfermer dans sa colère et sa peur revient à se priver de ses meilleurs outils.


8 février 2021

Billet d'humeur de Sophie.

Question très sérieuse de Sophie Juon:

Un article a paru dans le Nouvelliste du 3 février 2020 (Val d'Hérens: Le village d'Eison se dresse contre un projet d'antenne 5G sur ses terres) et dans le matin.ch du même jour (L'antenne 5G qui choque dans le val d'Hérens) sur le projet de Sunrise et de Swisscom d’implanter une antenne dans le village d’Eison.

Ce qui me frappe dans cette affaire, c’est le décalage entre une commune qui vante sur son site « un cadre idyllique (…) une grande diversité de paysages dans une nature préservée » et la réalité de l’économie qui avance froidement et sans considération.

Mais comment peut-on une seconde soutenir un projet aussi horrifiant et qui défigure le paysage à ce point? 

Que Sunrise et Swisscom fassent la demande d’autorisation de construire, cela ne m’étonne pas ; ce sont des sociétés privées qui cherchent à poser des antennes partout, cela fait partie de leur ADN. Elles n’ont que faire de l’avenir du paysage de Eison. Mais qu’un propriétaire de terrain du coin accepte de louer ou de vendre sa parcelle pour l’implantation de cette chose, et que la commune n’y trouve rien à redire, cela me dépasse. 

Le Valais qui se veut un canton touristique peut-il laisser ainsi détruire ses paysages ?

Sophie Juon 



Réponse de l'archiviste: 

Chère Sophie, 

Vous nous demandez pourquoi un projet aussi horrifiant est nécessaire, la réponse est simple. Ce projet d'antenne ne serait utile qu'à Serge Gaudin pour avoir assez de bande passante et un réseau suffisant pour faire du télétravail sans quitter sa vallée d'asile politique en cas d'improbable élection de ce candidat de personne, il y a donc fort à parier qu'il ne se fera jamais.

Plus sérieusement, renseignement pris auprès du mouvement citoyen qui s'est constitué à cette occasion, une opposition formelle annexée d'une pétition a été adressée dans les délais légaux à la commune de St-Martin qui doit statuer sur l'autorisation de construire, affaire à suivre donc.

L'archiviste

6 octobre 2019

Primes d’assurance maladie 2020

Dans le dernier BO, celui paru le vendredi 4 octobre 2019, la hausse moyenne des primes d’assurance maladie 2020 en Valais est qualifiée de "modérée".

D’ici quelques mois, les valaisannes et les valaisans recevront la première facture mensuelle de leur prime d’assurance maladie 2020. Combien seront-ils, à ce moment-là, à trouver le qualificatif de "modérée" d’inapproprié ? Certainement très nombreux. Voire tout aussi nombreux que ceux qui aimeraient pouvoir se voir signifier, année après année, une hausse aussi modérée de leur salaire.

Lors du débat télévisé sur Canal 9 du 30 septembre dernier, Mathias Reynard et Philippe Nantermod se sont largement exprimés sur l’augmentation des primes d’assurance maladie (dès la 6ème minute). https://canal9.ch/federales-2019-la-course-aux-chambres-federales-continue-avec-des-candidats-aux-etats/

Durant ce débat, M. Reynard affirme que les assureurs maladies font preuve d’opacité et de manque de transparence. Alors, que M. Nantermod affirme que l’accès à l’ensemble des comptes des assurances sont disponibles sur le site internet de l’OFAS. Qui croire ? Je penche pour le premier. Le département de la santé, des affaires sociales et de la culture (DSSC) du canton du Valais semble être également de mon avis, si j’en juge par son affirmation parue dans le même article que dito.



BO 4 octobre 2019

Urbain Gaillard 







PS:A voir aussi, le formidable exercice qu'on fait les candidats haut valaisans pour débattre en français. Bravo!


4 janvier 2019

Quelqu’un peut-il m’expliquer ?

Il y a dix ans, je devenais le dirigeant et l’employé de ma petite Sàrl dans le domaine de la menuiserie-ébénisterie. Depuis lors, bien des choses ont évolué. Mon métier et la technique du bâtiment n’ont pas échappé à cette évolution que je tente de suivre.

Aujourd’hui, la question en titre fait référence à une autre évolution. Celle de l’évolution des primes d’assurances maladie et accident durant cette dernière décennie. Le salarié-employeur que je suis, s’acquitte de trois primes d’assurances maladie et accident. Voici leur évolution entre 2009 et 2019.

SUVA – Prime contre les accidents professionnels (AAP) et non professionnels (AANP) => + 12,32%
La prime est passée de 4.0368% du salaire en 2009 à 4,4106% en 2019. En y ajoutant l’augmentation salariale de ma branche pour un ouvrier qualifié, on arrive à une augmentation de prime de 12,32%































APG – Cotisation à l’assurance perte de gain => + 26,53%

La prime est passée de 2,6% du salaire brut en 2009 à 3,2% en 2019. En y ajoutant à nouveau la même augmentation salariale, on arrive à une augmentation de prime de 26,53%

Si cette prime ne concerne que la couverture de la perte de salaire et non pas les coûts de la santé proprement dit, elle montre toutefois une tendance de l’évolution des primes liées à la maladie.

Caisse Maladie – Prime moyenne cantonale à l’assurance maladie de base => +59,87%
La prime moyenne cantonale est passée de 272.22 francs en 2009 à 436.- francs en 2019. Soit une augmentation de 59,87%

Partant de l’évolution de ces trois primes, je m’interroge. Et, je ne trouve pas d’explication rationnelle entre l’évolution déjà conséquente de ma prime SUVA (caisse unique nationale) et celle complètement démesurée de la prime moyenne à l’assurance maladie de base (assurances/caisses privées).

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi de telles augmentations de primes ?

Et, pourquoi un tel écart dans l’évolution de ces primes ?

Urbain Gaillard

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