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2 avril 2024

Je ne sais pas ! Oui je ne sais pas.

En ce dimanche soir de Pâques 2024, je me suis rendu au cinéma avec mon épouse pour voir le film UNE VIE. Je ne sais pas combien de suisses l’on déjà vu ou iront le voir. J’espère un maximum. Je ne peux qu’enjoindre tout un chacun à prendre le temps d’y aller. Ce film, comme tant d’autres films ou reportages sur cette foutue 2ème guerre mondiale ou sur la misère de ce monde, m’a touché. Visiblement, ou plutôt sonorement, je n’ai pas été le seul à avoir été ému par cette fabuleuse histoire de Nicholas Winton.

🙈🙉🙊

Je ne sais pas si j’aurais eu la moitié du tiers de son courage et de son abnégation si j’avais été à sa place. Je ne le sais pas, je ne le pense pas. Ce qui est certain, c’est que son histoire m’a bouleversé. Je ne sais pas quelle part de suisses ignore tout des guerres passées et actuelles ainsi que dans quelles situations de détresse des millions d’êtres humains vivent de part notre monde. Je ne sais pas quelle proportion d’ignorants le sont vraiment ou font comme les trois singes. Dans tous les cas, au regard des sommes astronomiques qui dorment dans nos banques, je ne sais pas comment il est possible qu’autant de suisses puissent soutenir la thèse que la barque est pleine. A tout le moins, je ne sais pas comment l’on peut s’affirmer chrétien, se mettre à genoux chaque dimanche et continuer à soutenir des parlementaires et des formations politiques visant à diminuer notre soutien financier à l’aide au développement dans des pays en proie à la misère. 

Je ne sais pas non plus comment l’on peut être père ou mère et ne pas vouloir venir en aide aux enfants de nos prochains, qu’ils soient d’ici et d’ailleurs. Je ne sais pas les raisons qui avaient poussé autant de pères et de mères suisses à refuser, non pas de s’engager financièrement envers des enfants étrangers, mais de soutenir une Suisse demandant à ses multinationales d’être responsables partout de part le monde. Je ne sais pas pourquoi les enfants d’ailleurs ne mériteraient-ils pas la même protection que les nôtres. 

Pour moi un enfant est un enfant, et ce, quels que soient sa couleur de peau, son lieu de naissance, les croyances de ses parents ou que sais-je encore. Je ne sais pas pourquoi la défense de chaque enfant n’est pas une priorité pour chaque être humain qui se respecte.

   


 Je ne sais pas ! Oui je ne sais pas 

Urbain 

P.S. : Si notre planète comptait autant de M, Winton que de gens se prétendant pas raciste, l’UNICEF n’aurait plus de raison d’être. Comme cela n’est de loin pas le cas, n’hésitez pas à leur faire un don. 

22 mai 2023

Vente des réseaux électriques communaux. En attendant la soirée du 24 mai 2023.



J’ai pris récemment connaissance de la soirée d’information sur le projet de la vente de notre réseau électrique. 

Tout d’abord, je remercie la Commune d’organiser cette soirée ô combien importante puisqu’il s’agit de vendre le réseau construit et payé par la population sur des décennies, et qui permet d’acheminer l’électricité dans nos foyers.

Dans cette brochure d’information, j’ai été interpelé par plusieurs points soulignés par l’auteur.

Tout d’abord, il nous est indiqué que les enjeux énergétiques dépassent les frontières avec un impact sur nos factures. Certes, la guerre en Ukraine a impliqué une hausse de nos factures mais notre réseau électrique ne dépend aucunement de ce qui peut se passer ailleurs : il s’agit de câbles parcourant notre territoire. Le vendre n’y changera strictement rien.

Il est par ailleurs évoqué des contraintes légales imposées par la Confédération. Mais tout est en ordre puisque Dransgrid a été créé en 2016 justement pour cela.

Ensuite, il est relevé que cela permettrait de garder des emplois. Si l’argument pouvait était pertinent pour la création de DransEnergie, ici il est incompréhensible. DransEnergie entretient notre réseau sur mandat communal. Après la vente, elle continuera mais sur mandat d’une société anonyme. Où risquons-nous de perdre des emplois à conserver notre réseau ?

Une autre raison soulevée sur cette vente serait la nouvelle grandeur de notre réseau. Mais pour que cet argument soit pertinent, il faudrait en discuter avec le Grand Entremont. Le changement de taille dont parle le texte est insignifiant dans la problématique de grandeur soulevée par le rédacteur.

A plusieurs reprises, il est dit que cette vente renforcerait le contrôle de notre réseau. Cela paraît pour le moins singulier : vendre un bien n’a jamais amené qui que ce soit à en garantir un meilleur contrôle.

Enfin, si nous devions vendre notre réseau, pourquoi le faire avec un partenaire historique ? Cela parait convenu. Pourquoi ne pas faire jouer la concurrence ? Il semble qu’approcher plusieurs partenaires pour en comparer les offres serait la moindre des choses. Voilà quelques questions dont je me réjouis d’avoir les réponses soit par la présentation de cette soirée du 24 mai, soit par les échanges qui suivent. Car vous l’aurez compris, pour l’instant, je ne vois aucune raison pertinente d’effectuer une telle vente.

Je ne peux que vous encourager à venir à cette soirée. Vendre notre réseau, dans les perturbations énergétiques actuelles, ne me semble pas être une petite chose.

Florian Alter

22 juillet 2022

Ce que la guerre en Ukraine pourrait changer dans le programme d'Entremont Autrement

Cet article ne représente que les opinions de son auteur et pas forcément l'avis d'Entremont Autrement.

C'est peu dire que la guerre en Ukraine déclarée par Vladimir Poutine le 24 février dernier a rebattu les cartes sur le continent européen. Ce qui semblait impossible, c'est-à-dire l'invasion d'un pays européen par un autre état, s'est produit. Une première depuis la Deuxième Guerre! Depuis lors, c'est le grand branle-bas de combat dans les différents états du continent: livraisons d'armes à l'Ukraine, crise énergétique probable, inflation généralisée. Même les si pacifiques Suède et Finlande ont demandé leur adhésion à l'OTAN.

Dans quelle mesure, le mouvement Entremont Autrement a-t-il pris conscience des changements structurels majeurs que nous sommes en train de vivre? S'il ne s'agit pas de remettre en question notre programme politique pour le moment, quels pourraient être quelques inflexions (ou changements de braquet) à effectuer pour faire face aux multiples crises qui se profilent?



ARMEE ET SECURITE
Durant des années, nous avons soutenu une politique de désarmement et de désinvestissement dans l'armée, notamment en refusant des crédits pour l'achat d'avions de combat. L'invasion russe remet en question toute notre doctrine de sécurité:
  • aujourd'hui, il faut imaginer une augmentation des budgets d'armement fédéraux. En ce sens, l'initiative du PS, des Verts et du GSsA contre l'achat de F-35 a du plomb dans l'aile (si vous me passez l'expression).
  • l'interdiction pour nos industries d'exporter des armes dans un pays en guerre doit être interrogée également. Le Conseil fédéral va d'ailleurs étudier un amendement à cette loi.
  • la Suisse collabore déjà avec l'OTAN dans le cadre du Partenariat pour la Paix. Le Conseil fédéral a annoncé un rapprochement avec l'organisation depuis le début de la guerre. Faut-il aller plus loin et participer à la Force de réaction de l'OTAN? Cela ne remettrait d'ailleurs pas forcément en question notre neutralité.
  • La neutralité justement, ne doit-elle pas être redéfinie et adaptée à la situation actuelle? Un rapport particulièrement attendu du Conseil fédéral sur le sujet devrait arriver dans le courant de l'été 2022.
  • Il semble aujourd'hui très clair que la Suisse doit intensifier ses investissements dans la cybersécurité: plusieurs attaques contre des collectivités publiques ou institutions ces derniers mois montrent le caractère vulnérable de nos infrastructures. 

RELATIONS AVEC L'UNION EUROPEENNE
Depuis la résiliation des négociations autour d'un accord-cadre en mai 2021, le Conseil fédéral navigue à vue sur ce dossier et n'a proposé aucune réelle stratégie pour améliorer nos relations avec notre principal voisin et partenaire. Cette situation ne peut pas durer.
Pendant ce temps, les 27 membres de l'UE font front commun contre la Russie en prenant des sanctions fortes et se montrent unis face à la menace de crise énergétique. L'époque où l'UE semblait une coquille vide de technocrates bruxellois est révolue: mutualisation des dettes durant la pandémie, mise en place d'un plan de relance à 750 milliards (oui milliards!) d'euros dont une bonne partie sera investie dans la transition écologique, architecture pour une défense européenne commune, sanctions communes contre la Russie, négociation européenne de l'approvisionnement en gaz et en pétrole pour les 27 au lieu de négociations nationales, etc
  • la Suisse compte-elle rester éternellement à l'écart de cette Europe qui bouge et qui se réforme particulièrement vite? Elle a toujours cru que sa force était son autonomie, elle va se rendre compte cet hiver avec la crise énergétique à venir qu'elle a peut-être eu tort. Un vaste débat doit être relancé en Suisse sur une adhésion à l'UE ou au moins sur une signature de l'accord-cadre, à condition que Bruxelles ne se lasse pas de nos atermoiements.

ENERGIE
La menace d'une interruption des livraisons de gaz et de pétrole russe en Europe dès cet automne plane sur les différentes économies du continent. Cela pourrait avoir des conséquences bien concrètes pour nous tous.
  • La fermeture des centrales nucléaires dans le cadre de la stratégie énergétique 2050 doit-elle remise en question? Faut-il retarder l'interruption des moteurs et prolonger de quelques années la vie de ces centrales? Si cette idée répugne à une partie de la gauche, elle ne peut cependant pas être totalement écartée. Il faut par contre renoncer, comme l'on proposé certains partis, à en construire de nouvelles.
  • La privatisation (totale ou partielle) des sociétés énergétiques suisses était une grossière erreur. On se rend compte en situation de guerre à quel point ces structures sont indispensables: elles constituent un patrimoine commun. On a trop souvent dans ce pays étatisé les investissements et privatisé les bénéfices via des dividendes aux actionnaires: cela doit cesser.
  • La transition vers les énergies renouvelables doit être accélérée et devenir même un objectif de sécurité nationale. On voit à quel point, dans le contexte actuel, l'approvisionnement énergétique est crucial. La Suisse doit devenir la plus autonome possible à ce niveau. Cela implique que les collectivités publiques en fassent un objectif prioritaire, notamment en équipant l'ensemble des bâtiments communaux où cela se justifie de panneaux solaires.
  • La sobriété énergétique doit également devenir un enjeu prioritaire, autant en raison de la crise énergétique que de la crise climatique (la canicule de ces derniers jours est venu nous le rappeler). Toutes les communes doivent se doter rapidement de plans d'économies énergétiques en analysant dans le détail tous les secteurs où l'on gaspille actuellement de l'énergie: éclairage public, éclairage commercial, chauffage excessif, etc
  • L'Etat doit davantage aider les particuliers à effectuer cette transition énergétique en débloquant massivement des fonds, notamment sous formes de subventions pour les installations solaires, pompes à chaleur, etc.

Voici quelques questions et quelques propositions pour amender à l'avenir notre programme politique. Les plus grands changements interviennent souvent à l'occasion des crises. Nous pouvons faire en sorte que de cette invasion brutale et injustifiée de l'Ukraine, nous en ressortions avec une Suisse nettement plus forte, plus connectée, plus solidaire et nettement plus écologique. Derrière les crises, il faut parfois savoir repérer les opportunités de réforme.

J. Lovey

26 mai 2022

Combler l’écart entre ambitions et réalités : Un nouveau Modus Vivendi

par Nordine Ait-Laoussine et John Gault , Chez-les-Reuses

À la veille de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, nous avons appelé à une collaboration entre les exportateurs et importateurs de pétrole pour faciliter l'inévitable transition énergétique vers une moindre dépendance aux combustibles fossiles. Peu de temps après, le PDG de Saudi Aramco a appelé à la création d'un "forum mondial sur la transition énergétique" pour "combler le fossé entre l'idéalisme et le pragmatisme avec un plan de transition pratique, stable et inclusif, sans compromettre nos objectifs climatiques". Quelques semaines plus tard, le ministre de l'énergie des Émirats arabes unis a déclaré que "nous devons être des planificateurs sages et à long terme, et nous entendre avec les IOC [compagnies pétrolières internationales] et les NOC [compagnies pétrolières nationales] si nous voulons avoir un avenir énergétique durable et abordable". De telles invitations émanant des principaux exportateurs de pétrole constituent un soulagement bienvenu aux malentendus entre producteurs et consommateurs de pétrole. Trop souvent, les producteurs et les consommateurs ont semblé vivre dans des mondes différents. Aujourd'hui, plutôt que de s'affronter, toutes les parties doivent s'asseoir du même côté de la table pour discuter de la meilleure façon de conduire la transition énergétique.

 
La guerre en Ukraine a perturbé la voie de la transition en stimulant la demande en énergies fossiles provenant de sources considérées comme sûres à court terme, tout en motivant des investissements plus rapides dans les énergies renouvelables, accélérant ainsi la transition. La guerre a mis en évidence les décalages temporels entre les investissements énergétiques et l'approvisionnement en énergie. Pourtant, ces mêmes décalages sont une des raisons principales pour lesquelles la collaboration entre les acteurs de l'énergie est indispensable.

 
Aucun investisseur raisonnable ne développera de nouvelles capacités de production et de transport de gaz naturel pour répondre aux besoins urgents de l'Europe en matière de diversification de son approvisionnement sans avoir l'assurance que ses clients continueront à utiliser la production supplémentaire pendant toute la durée de vie du projet. Le PDG d'Aramco l'a exprimé ainsi : "Qui va investir alors que la demande est censée diminuer juste au moment où vous commencez à recevoir un rendement sur vos investissements ?"
Les importateurs d'énergie qui désirent acquérir des quantités supplémentaires de pétrole et de gaz pour combler temporairement leurs besoins jusqu'à ce qu'une capacité d'énergie alternative suffisante soit développée, découvriront qu'ils doivent prendre un engagement plus permanent. Les exportateurs d'énergie s'attendent logiquement à ce que les installations qu'ils développent pour répondre aux besoins immédiats des importateurs ne seront pas mises au rebut dès que leurs clients n'en auront plus besoin.
La guerre en Ukraine pose un autre défi connexe qui ne peut être résolu que par la collaboration. Si les échanges internationaux ont bénéficié d'une longue période de calme relatif, durant laquelle la plupart des litiges pouvaient être réglés par la renégociation ou résolus par l'arbitrage, la rupture brutale des relations avec la Russie dans le domaine de l'énergie, du commerce et de l'investissement a mis fin à cette période. Les investisseurs ne peuvent ignorer les conséquences douloureuses des sanctions et des désinvestissements récents. Ils deviendront plus prudents et peu enclins à risquer l'avenir.
 

Remettre sur les rails


Sans collaboration effective, la transition énergétique mondiale, qui nécessite des investissements massifs, pourrait stagner. Selon l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), la limite du réchauffement de la planète à 1,5 °C nécessite une augmentation des investissements de 4 000 milliards de dollars par an d'ici à 2030. Le Groupe d'experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) estime que ce même objectif nécessitera 2 700 milliards de dollars par an en moyenne entre 2023 et 2050 pour le seul secteur de l'électricité. Une grande partie de ces investissements devront être réalisés dans les pays à faible revenu. Mobiliser des investissements de cette ampleur nécessitera une plus grande collaboration entre toutes les parties prenantes, qu'elles soient exportatrices ou importatrices d'énergie.
Le meilleur argument en faveur d’une collaboration étendue réside dans le fait que les scénarios "zéro émission" développés par le GIEC ou l'AIE ne sont pas auto-exécutoires. Ces modèles complexes produisent ce qui semble être des courbes lisses qui conduiront au cours du siècle vers des niveaux d'émissions considérablement plus limités. Mais la transition énergétique nécessite la mise en œuvre de nombreux projets individuels et le développement et le déploiement de technologies dont certaines ne sont pas encore commercialement viables. Chaque projet peut faire face à une opposition locale, dans des juridictions où les recours des opposants peuvent persister pendant une décennie ou plus. La coordination entre les investisseurs et les gouvernements peut aider à rassembler les projets individuels en un programme cohérent dont le résultat se rapprochera des scénarios modélisés.
Dans l'immédiat, les importateurs et les exportateurs doivent s'adapter à la réorientation des flux d’énergies fossiles provoquées par la guerre en Ukraine et les sanctions qui en découlent contre la Russie. Il s'agit là d'une distraction indésirable et nuisible aux objectifs de la transition à plus long terme consistant à réduire progressivement la consommation d’énergies fossiles. Les augmentations des prix de l'énergie, ainsi que les perturbations de la chaîne d'approvisionnement d'autres biens et matériaux, ont contribué à une poussée de l'inflation. La solution passe par des approvisionnements supplémentaires, complétés par la réduction des stocks stratégiques. Pendant des décennies, l'OPEP a maintenu des capacités de production inutilisées dans plusieurs pays membres et a fait appel à cette capacité pour modérer les hausses de prix soudaines dans des circonstances analogues à celles vécues aujourd'hui - par exemple, pendant la guerre Iran-Irak dans les années 1980 et pendant la crise du Koweït en 1990-1991.

 
À plus long terme, les études les plus récentes de l'AIE et du GIEC indiquent que, pour atteindre la neutralité carbone d'ici 2050, la consommation en énergies fossiles devra bientôt amorcer une baisse conséquente, mais ils devront aussi continuer à jouer un rôle important dans l'approvisionnement énergétique mondial pendant encore de nombreuses décennies. Les parties prenantes doivent donc accepter le défi lancé par le PDG d'Aramco de collaborer pour passer de l'idéalisme au pragmatisme, facilitant ainsi la transition énergétique dans l’intérêt de tous.

 

Collaboration mondiale


 
Un "forum mondial sur la transition énergétique" pourrait s'appuyer sur les collaborations existantes et les renforcer en axant ses efforts sur les projets suivants : réduire les émissions de méthane, développer de nouveaux projets de capture et de séquestration du carbone (notamment pour les émissions des centrales électriques et des industries), accélérer considérablement les efforts de reforestation et faciliter l’accès aux énergies renouvelables aux populations qui n'ont pas accès à un approvisionnement régulier d'électricité. Les compétences et les ressources dont disposent actuellement les consommateurs, les producteurs et les entreprises, si elles étaient mises à profit conjointement et de manière coordonnée, pourraient conduire à des résultats bien plus importants que ceux obtenus par un groupe travaillant seul.
L'OPEP, les IOC et les NOC se plaignent d'avoir été ignorés lors des rencontres internationales sur le climat, dominées selon eux par les consommateurs et les organisations environnementales. Sans la collaboration des exportateurs d'énergie et des entreprises, la transition risque de manquer son objectif. La collaboration de toutes les parties sur des projets à haute visibilité tels que ceux mentionnés ci-dessus permettrait d'aligner les intérêts et les capacités des parties prenantes, et de faire progresser l'objectif commun. Aujourd'hui, nous devons réitérer notre conclusion de 2019 : "L'option qui consiste à poursuivre la demande actuelle [...] n'est pas vivable. Nous devons tous faire mieux."

 
Nordine Ait-Laoussine est un ancien ministre algérien du pétrole et John Gault est un économiste indépendant de l'énergie basé en Suisse. Publié en anglais le 29 avril par Energy Intelligence Group.

2 octobre 2021

Exportations d'armes


Depuis mon arrivée au sein d'Entremont Autrement, je suis déjà intervenu plus d'une dizaine de fois sur ce blog au sujet de l'exportation d'armes made in Switzerland. 

Certaines fois en vue d'une votation populaire, d'autres pour signaler les montants d'armes exportés et leur destinations ou encore pour faire part de mon courroux contre ce commerce de la mort. 

Cette fois-ci, mon intervention porte sur une décision du Parlement suisse. Sous la pression de l'Alliance contre les exportations d'armes vers les pays en guerre civile et de son initiative correctrice, celui-ci a fini par plier.

Après moult discussions, le Parlement a fini par adopter un contre-projet répondant à la majorité des préoccupations de l'initiative correctrice. 

MERCI à l'Alliance contre les exportations d'armes pour son engagement ayant permis d'atteindre ce résultat. 

Et MERCI à Christphe Clivaz et Emmanuel Amoos, les deux seuls parlementaires valaisans favorables à l'initiative correctrice et par défaut au contre-projet. 

Et un cactus aux moutons (nez) noirs valaisans Addor, Graber et Nantermod pour leurs refus aussi bien de l'initiative que du contre-projet.
 

 Urbain


Quelques exemples des interventions d'Urbain sur notre blog concernant le commerce de guerre 

16 novembre 2011 L'armée des ombres 

21 novembre 2009 Pour l'interdiction d'exporter le matériel de guerre 

29 novembre 2009 L'exportation des armes et l'Entremont

5 juillet 2012 L'affaire des grenades 

26 septembre 2012 La paix des braves

30 octobre 2012 Armes à sous-munition

25 mars 2014 La droite ne désarme pas 

31 juillet 2016 RUAG Ponce-Pilate

18 juillet 2018 RUAG la nébuleuse

13 septembre 2018 Contre les exportations d'armes 

25 septembre 2018 Le Ponce Pilate des exportations d'armes

29 novembre 2020

Zwischbergen n'est pas l'Entremont

Une mention à la commune de Zwischbergen (littéralement Entremont) qui bat le record suisse avec seulement 9,4% pour les entreprises responsables et  6,2% des voix à l'initiative sur le matériel de guerre.



 

Résultat des votations fédérales. Vollèges et Sembrancher sortent du lot.

12h00: Première tendance:  SUSPENS total au niveau suisse pour les entreprises responsables, Genève accepte les deux initiatives, pour le financement du matériel de guerre il semble que le NON serait acquis.

Rappelons qu'il faut la majorité des cantons dans les deux cas, avec des swing states comme URI où le PDC dit oui et Glaris où le PBD est important. 

Il faudra arriver à la majorité de 12 cantons.

Le VALAIS bascule dans le camp du non.

GLARIS, swing state, tombe dans le camp du non.

Les premières communes sont tombées et sont dépouillées en Entremont:

(Le premier résultat est celui de l'initiative pour les entreprises responsables, le second de celle sur le financement du matériel de guerre.)

BOURG-ST-PIERRE: NON à 76% et NON à 80% 

On dirait qu'il y a que les seuls voix acceptantes sont celle de l'hospice (gag!)

ORSIERES NON à 66% et NON 25,6%

VOLLEGES OUI à 55,15% et NON à 58,32%

BAROUD D'HONNEUR POUR LA COMMUNE DE VOLLEGES QUI A TOUJOURS ETE LA PLUS PROGRESSISTE DU CANTON ET LE DEMONTRE UNE DERNIERE FOIS.

SEMBRANCHER OUI à 51,4% et NON à 67,05%

Il faudra analyser ce oui de Sembrancher. Influence probable de la position de l'UDC.

BAGNES NON à 52% et NON à 64%

Si l'on additionne les voix de Vollèges et celles de Bagnes, la commune du Val de Bagnes est dans le camp du non pour 16 voix.

LIDDES NON à 60,7% et NON à 70,4%

RESULTAT DE L'ENTREMONT: NON à 54,93% et NON à 66,66%

13h15: Fin du live concernant l'Entremont. Merci de nous avoir suivi.

Fribourg, Vaud, Genève, Neuchâtel, Jura, Bâle-Ville et Tessin sont dans le camp du oui.

Les trois régions constitutionnelles du Valais disent non aux deux initiatives.

Les districts de St Maurice et Sion disent OUI à l'initiative pour des entreprises responsables.

La ville de Monthey dit OUI à 51%, Martigny à 51,24% (mais Charrat non à 54,1%) Sion à 52%, Sierre à 50,7%

13h50 La majorité des cantons rejettent l'initiative pour les entreprises responsables.





Au moment de la clôture du dépouillement il apparaît que la majorité du peuple a quand même accepté cette modification constitutionnelle qui ne sera pas adoptée vu que la majorité des cantons n'est pas acquise.

Quant au résultat sur le matériel de guerre, il est plus net:













17 novembre 2020

Pourquoi il faut voter oui à l'initiative sur les multinationales responsables

Juste avant les votations fédérales, un bon résumé des positions en présence et le début de la gloire pour le conseiller national Kamerzin qui s'emmêle les pinceaux de manière exquise. 


DR

 

10 novembre 2020

Entremont Autrement unanime pour soutenir les deux initiatives soumises au vote le 29 novembre 2020

Comme d'habitude, nous avons sondé le comité et les élus d'Entremont Autrement sur les deux objets soumis à votation le 29 novembre. Il n'y a pas une voix discordante et toutes et tous nous soutenons ces deux objets, qui promeuvent une société où l'économie est au service de la société, dans le respect des droits humains, et non pas une fin en soi. 

Il vaut la peine de relever que Entremont Autrement et plusieurs de ses membres se sont engagés activement ces derniers mois dans la campagne pour l'initiative dites "des multinationales responsables". Les valeurs véhiculées par ces deux initiatives rejoignent celles d'Entremont Autrement: respect et responsabilité. Chez Entremont Autrement, il va de soi qu'on ne peut pas faire ailleurs ce qui est interdit sur notre territoire et que le profit des sociétés, de leur direction et de leurs actionnaires ne justifie absolument pas un traitement différent des êtres humains et de l'environnement, selon qu'ils sont ici ou ailleurs. Si le financement de certains matériels de guerre est interdit en Suisse, c'est une grande hypocrisie que d'autoriser nos banques et caisses de pension de détenir des capitaux dans des sociétés à l'étranger qui fabriquent de tels armes. 

En conclusion, Entremont Autrement répond oui aux deux questions qui nous sont posées le 29 novembre 2020: 

1) acceptez-vous l'initiative populaire "Entreprises responsables - pour protéger l'être humain et l'environnement"? OUI

2) acceptez-vous l'initiative populaire "Pour une interdiction du financement des producteurs de matériel de guerre"? OUI

Sophie Juon

Présidente Entremont Autrement

1 novembre 2018

Retour à la raison du Conseil fédéral

Article en ligne du Nouvelliste, 31.10.18
Depuis plusieurs années, Entremont Autrement prend clairement position contre les exportations d'armes. De très nombreux articles sur notre blog ont été consacrés à cette thématique, notamment sous l'impulsion d'Urbain Gaillard, suivi par plusieurs chroniqueurs au fil des ans.

Aujourd'hui, le Conseil fédéral retire son projet d'extension des exportations d'armes aux pays en guerre civile. Nous sommes évidemment soulagés que cette proposition néfaste et immorale soit remisée au placard. Cette reculade salutaire nous enseigne deux choses:

- en Suisse, la pression populaire, incarnée dans le débat d'idées, dans la concertation, dans l'expression publique, dans l'argumentation permet concrètement d'écarter de mauvaises idées. A condition que les autorités politiques soient prêtes à discuter et à entendre les objections des citoyens. Le journal Le Temps révélait cette semaine d'ailleurs que le Conseil fédéral n'était pas unanime sur ce projet. Il n'y aucune honte à avoir de mauvaises idées, il faut juste savoir reconnaître parfois que l'on est allé trop loin. Le Conseil fédéral fait preuve aujourd'hui de bon sens.
- un récent sondage sur notre page Facebook montrait la très forte opposition de la population aux exportations d'armes aux pays en guerre. Ce sondage n'avait aucune valeur scientifique (ne s'appuyant que sur les internautes volontaires), mais il indiquait une tendance très claire. D'autres sondages plus représentatifs ont montré que ce refus des exportations d'armes était partagé par une large proportion des Suisses. L'argument économique ne permet pas de justifier toutes les errances. Maintenir des emplois en Suisse est certes une volonté louable, mais qui ne saurait primer sur notre responsabilité vis-à-vis des pays en guerre. La Suisse est dépositaire de la Convention des droits de l'homme et des conventions de Genève (qui régissent le droit de la guerre). En cette période où l'UDC remet en cause les engagements de la Confédération avec les pays voisins, il est bon de rappeler que la Suisse est un partenaire fiable et responsable.

Aujourd'hui, je suis fier que ce pays se souvienne de ses engagements et de sa responsabilité d'état stable et prospère dans la communauté des nations.

10 octobre 2018

Des internautes très opposés aux ventes d'armes aux pays en guerre

Nous nous engageons depuis longtemps dans la lutte contre les exportations d'armes suisses dans les zones de conflit.

Le Conseil fédéral envisage d'autoriser les ventes d'armes aux pays en guerre civile. Nous avons donc fait un petit sondage sur notre page Facebook pour prendre le pouls de la population. Le verdict, même si pas forcément représentatif, est plutôt clair. Vous êtes une écrasante majorité à vous opposer à cette mesure du Conseil fédéral.

Faites-le savoir à vos élus!


J. Lovey

Quelques articles parus sur notre blog qui abordent ce sujet:
Jean-René Fournier le Ponce Pilate
Contre les exportations d'armes dans les pays en guerre civile
Ruag la nébuleuse

9 octobre 2018

Exportations d'armes: une longue liste de scandales en Suisse

En consultant nos archives, nous avons retrouvé cet article de 2009 listant les différents scandales liés aux exportations d'armes suisses durant le siècle passé. Visiblement notre Conseil fédéral a la mémoire courte.

Cliquez ici pour consulter la liste

25 septembre 2018

Jean-René Fournier, le Ponce Pilate des exportations d’armes

Un article du Blick avait mis à l’index le sénateur Fournier, l’accusant d’être l’un des élus sanguinaires qui auraient donné leur aval à l’exportation d’armes dans les pays en conflit interne armé.
Mme Germanier, journaliste au Nf, s’est empressée de venir à son secours afin de raconter la VRAIE histoire au peuple valaisan. Pour ce faire, elle a pris sa plume pour redonner toute sa splendeur à la tunique du chevalier blanc de la politique valaisanne.

Sur une page, Mme Germanier nous explique que M. Fournier n’a pas soutenu le projet d’assouplissement du Conseil fédéral comme le Blick le prétend. Mais qu’au final et selon sa parole, il s’est abstenu au moment du vote.

Agissant ainsi, en se lavant les mains, M. Fournier imite Ponce Pilate. Un peu comme un gamin dans une cour d’école jurant qu’il ne fait pas partie de ceux qui ont décidé que Brutus pouvait casser la gueule à petit Jeanjean et qui crie haut et fort pour se défendre:

 "Je ne suis pas un méchant, je n’ai pas été de ceux qui ont dit à Brutus qu’il pouvait casser du petit Jeanjean … moi, j’ai rien dit. "

De plus, il est quand même fort de café d’oser écrire que M. Fournier défend bel et bien la ligne de son parti, le PDC, qui ne souhaite pas voir des armes exportées vers des pays en guerre alors que dans le même article il est prétendu qu’il ne s’est pas opposé à la vente d’armes dans des pays en guerre interne.

Urbain

P.S. : On verra ce que voteront les conseillers nationaux valaisans quand leur tour viendra de s’exprimer sur ce projet d’assouplissement du cadre en vigueur.

13 septembre 2018

Contre les exportations d’armes dans les pays en guerre civile

Initiative de rectification
Contre les exportations d’armes dans les pays en guerre civile

Une coalition contre les exportations d’armes dans les pays en guerre civile a déposé à la Chancellerie fédérale un texte en vue du lancement d’une initiative. Cet initiative vise à s’opposer au nouvel assouplissement que la droite veut octroyer aux entreprises exportatrices d’armes. Elle vise même davantage en demandant un retour au statu quo d’avant 2014, d’où son titre d’initiative de rectification.

Dans l’attente de la validation du texte déposé, le comité d’initiative lance un appel à l’engagement. Il s’agit de s’engager à récolter 4 signatures en faveur de cette initiative. Déjà plus de 20'000 personnes ont signés cet appel pour un besoin de 25'000 personnes (25'000 x 4 = les 100'000 signatures nécessaires).

Pour en faire de même et vous engager à la réussite de cette initiative, cliquez sur le lien suivant 

https://initiative-rectification.wecollect.ch/#subscribe

MERCI d’avance à celles et ceux qui répondront favorablement à cet appel!

Urbain Gailard

18 juillet 2018

RUAG la nébuleuse





1 - Depuis mon arrivée au sein d’EA au printemps 2009, j’ai signé et posté déjà 9 textes (voir la liste et les liens en bas de page) sur l’exportation d’armes à l’étranger et/ou sur la société RUAG. Pour précision, cette société se nomme RUAG Holding AG et l’actionnaire ‘anonyme’ unique de cette société est la Confédération Helvétique. 

2 - Voilà plus d’un mois qu’une petite bâche flotte contre la barrière du mur surplombant la route de la vallée en bordure de ma propriété. Sa couleur orange a d’abord intrigué certains de mes voisins pensant que j’étais en train de faire de la propagande pour les majoritaires du coin. Puis en y regardant de plus près ils ont dû se raviser. En fait, depuis des semaines, j’affiche clairement mon soutien à l’initiative demandant aux multinationales ayant leur siège en Suisse d’être tout simplement et bonnement responsables. Pour celles et ceux qui désirent en savoir davantage sur le sujet, vous pouvez consulter le site des initiants via le lien ci-dessous. https://initiative-multinationales.ch/

Quel lien unit ces deux infos ? Le fait que RUAG Holding AG est une multinationale ayant pour siège Berne, capitale de notre pays, et que cette initiative pour des multinationales responsables demande à ce que les filiales étrangères de ce genre de société soit également soumises au droit suisse. En l’occurrence, pour la holding RUAG, cela reviendrait à ce que ses filiales étrangères soient également soumises à la législation suisse sur les exportations de matériel de guerre.

Aujourd’hui, dans les faits, RUAG Holding AG est une immense nébuleuse en mains helvétiques. Même la Berne fédérale ignore les chiffres d’affaires réalisés par les succursales installées à l’étranger de cette société dont elle possède l’entier de l’actionnariat. Cela veut simplement dire que nos conseillers fédéraux et nos parlementaires fédéraux sont dans l’ignorance totale et absolue de quel matériel de guerre est produit hors pays par RUAG Holding AG et vers quel pays celui-ci est vendu. Si bien qu’en l’état actuel, Cette multinationale en mains confédérales peut s’asseoir en toute quiétude sur la législation suisse par l’entremise de ces filiales à l’étranger.

Personnellement je ne peux l’accepter et cela me conforte encore davantage (si cela était possible) dans mon soutien à l’initiative pour des multinationales responsables.

Urbain Gaillard 

Juillet 2016 : RUAG joue à Ponce-Pilate
Mars 2014 : La droite, centriste, libérale et chrétienne, ne désarme pas
Octobre 2012 : Armes à sous-munitions
Septembre 2012: La paix des braves
Juillet 2012 : Exportations du matériel de guerre 
Février 2011 : La Suisse championne du monde  
Novembre 2009 : L'Entremont et l'exportation du matériel de guerre
Novembre 2009 : Contre les exportations d'armes 
Novembre 2009 : Pour l'interdiction d'exporter les armes

4 octobre 2017

Reconstruire une vie de paix

#OnEnParlePasAssez

Nous tous, les rêveurs et les militants, les gens, tous, indistinctement, avons une grande responsabilité de construire et de nous positionner en faveur de la paix.
Nous devons parcourir différents chemins qui nous conduisent à la paix et à la justice sociale, dans le respect des droits de l'homme et des besoins de l'homme.
Puissions-nous tous transmettre des messages d'amour et d'espoir. Sensibiliser l'humain qu'il n'a pas été fait pour la guerre. Le facteur de complication est que la paix n'est pas à vendre, ni à acheter ni à déterminer. Sans effort, elle n'existera pas. Et, d'abord, elle doit naitre au cœur de chaque être humain. S'il n'y a pas de paix dans chacun, comment va-t-elle la paix du peuple et d'une nation?

La paix est notre obligation. Obligation de chacun d'entre nous. Elle doit exister dans notre maison. Nous devons l'enseigner à nos enfants. Ils doivent apprendre le respect pour eux-mêmes et leurs camarades; vivre avec les différentes personnes qui ont des droits et des devoirs et résoudre leurs problèmes.
La paix est si fragile que nous devons travailler chaque moment dans sa construction. La paix est vécue. La paix est la justice. C'est l'absence de faim. Ce n'est pas la soif. Il s'agit d'éducation, de santé et de sécurité. C'est la solidarité. La paix est de voir la dignité de chaque personne en tant que personne reconnue. C'est connaitre la différence entre le bien et le mal. Respecter la vie, l'environnement. C'est l'absence de violence. Respectez les vertus. La paix se retrouve dans la charité, non comme une limousine, mais comme un amour.

Les fruits de la paix sont la justice et le bien commun qui seront atteints avec le silence des différences religieuses. Dans la force et la volonté de tous les héritiers des prophètes, que l'on appellera un Accord de paix général, cherchant à concilier tous les acteurs concernés.
Restaurer et régénérer l'unité entre les peuples et la volonté de construire, de grandir, de progresser vers la recherche de l'espoir, en supposant le désir de construire une société dans laquelle nous pouvons marcher dans la recherche du droit inaliénable à la dignité inhérente de l'être humain.

Mais nous savons que nous ne ferons rien de nous-mêmes.
Il est nécessaire que nous réinventons la façon dont nous résolvons les conflits.

Frédéric Nouchi
Vice-président Romand PSMigrant(e)sSuisse
Co-président du PSVRMigrant(e)s Valais/Wallis
Conseiller général ADG -Ville de Martigny

31 juillet 2016

Ruag joue à Ponce Pilate


Le site internet de la RTS nous apprend ce jour que des grenades à mains fabriquées en suisse ont été retrouvées entre les mains d’auteurs d’attaques djihadistes. 

Ruag, l’entreprise suisse incriminée, se lave les mains en répondant ‘Les armes n’ont pas été vendues directement aux terroristes’. Rien d’étonnant à cette prise de position venant de la part d’un marchant d’armes. 
Par contre, j’attends avec impatience, la réaction de nos nationalistes. Vont-ils, tout comme Ruag, jouer les Ponce Pilate ? 

Si à droite, il y avait la moindre des cohérences entre leur discours et les faits, une initiative serait immédiatement lancée. Initiative qui demanderait l’interdiction absolue de toute vente d’armes à un pays musulman tel que cela a été le cas ici avec les Emirats Arabes Unis. 
Jusqu’à ce jour, leur problème d’odorat les a toujours empêché de sentir l’odeur du sang dégoulinant de l’argent du commerce de la mort. Je pense donc qu’il est vain d’attendre une réaction cohérente et ‘chrétienne’ de leur part à ce sujet.

Urbain Gaillard

2 août 2014

Winning the battle, losing the war


Winning the battle, losing the war : voilà comment « The Economist » résume assez justement le conflit Israélo-palestinien. Israël est en train de remporter assez facilement la bataille militaire, mais ce faisant, elle se dessine un avenir sombre car si au premier abord, l’Etat Israélien semble en pleine réussite économique et militaire, la situation n’est pas si idyllique qu’on pourrait bien le croire.


Toute la stratégie de Benyamin Netanyahou semble tendre vers une radicalisation des palestiniens. Du côté de la bande de Gaza, il maintient enfermée la population dans un blocus économiquement insoutenable sur un des territoires les plus densément peuplés du monde, le tout sous les bombes : on décompte ces dernières semaines 1'400 morts, principalement des civiles avec un nombre intolérable d’enfants.
De l’autre côté, en Cisjordanie, il maintient une pression militaire forte et a affirmé qu’il ne pouvait diminuer l’occupation car il craignait une attaque islamiste. De cette façon, il détruit les espoirs des Palestiniens modérés. Partout donc, il prépare une génération de palestiniens radicaux, amenuisant toujours plus les espoirs de paix.


            De trop nombreuses personnes assimilent l’Etat d’Israël à la religion juive, la faute en partie aux divers mouvements sionistes qui taxent d’antisémites les critiques à l’encontre de l’Etat Israélien. Cela provoque malheureusement une violente montée de l’antisémitisme. On le constate notamment à travers les manifestations pro-palestiniennes qui ont parfois gravement dégénéré. Du côté Israélien également on ne peut que constater le racisme anti-arabe décomplexé exprimé sur le web par des jeunes qui réclament vengeance ou même pire.
            Même aux Etats-Unis, allié historique, l’opinion tend à changer de camp. Vous avez peut-être visionné le court sketch de Jon Stewart qui a eu un impact relativement grand outre-Atlantique. Il y a aussi eu les provocations de l’ambassadeur israélien aux Etat-Unis qui a déclaré que les soldats israéliens mériteraient le prix Nobel de la paix pour leur retenue (?!). Ceci et bien d’autres choses font que la proportion d’américains qui pensent que les actions contre la Palestine sont injustifiées a augmenté de 5 points et se montent à 39% et pour les 18 à 29 ans, seul un quart soutient Israël. Si seul les plus de 50 ans apportent majoritairement leur soutient à Israël, cela présage que la population américaine penchera toujours plus en faveur de la Palestine.
           
            Enfin, le dernier facteur est d’ordre démographique. Si Israël continue sa politique de colonisation, l’état hébreu risque de se retrouver paradoxalement avec une population à majorité musulmane, cette dernière à en effet un taux natalité plus élevé que la population juive. Viendra alors deux choix, soit l’instauration d’une démocratie mais dans laquelle les juifs seront minoritaires, soit l’établissement d’un Etat juif non démocratique. Par rapport à ces deux possibilités, la création de deux Etats indépendants semble bien plus profitable.


            Ainsi, si Israël va selon toute vraisemblance gagner cette bataille, cela se fera au prix de la perte de l’opinion internationale et de la radicalisation de ses opposants. Le temps semble donc tourner en faveur des Palestiniens, mais Benyamin Netanyahou a encore toutes les cartes en mains pour revenir à la table des négociations et faire des offres concrètes de paix, seule possibilité pour pouvoir atteindre une pacification durable de ce qu’on appelait autrefois la terre sainte.


20 mai 2014

Analyse Gripen

Dans le cadre des votations, si vous aimez les chiffres et les graphiques, je vous invite à consulter l'excellent blog de Martin Grandjean.

Dans un premier temps, on y constate que le Valais est le canton qui a le plus retourné sa veste entre 1993 et 2014, avec plus de 20 points de différence! Ainsi, alors que les Valaisans avaient relativement largement accepté en 1993 l'achat des Hornet, ils ont tout aussi largement refusé le Gripen.
Cela s'explique assez facilement: alors que notre canton est en proie à une crise de l'Etat qui le force à couper dans les prestations et que l'armée abandonne le Valais (aéroport de Sion), il est difficile de comprendre les goûts de luxe de notre armée qui voudrait s'offrir une panoplie d'avions de combats aussi couteux que superflus.



Le deuxième graphique est lui aussi parlant: il met en perspective le pourcentage de conscrits déclarés aptes au service militaire avec le pourcentage de oui au Gripen. On constate donc qu'à part Zoug qui semble aimer l'armée, mais pas y participer, plus les gens votent non aux Gripen, plus ils sont nombreux à être inaptes à l'armée.
Ach, décidément, ces welsches!


18 mai 2014

Résultat pour le district d'Entremont

Votations fédérales 



Votations cantonales



Pour les résultats détaillés par communes voire par cantons on se reportera aux résultats officiels.

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