1 février 2022
5 mai 2021
Chaises musicales dans la gauche valaisanne
Les campagnes électorales épuisent les troupes. Et les finances! Entre les fédérales en automne, les communales un an plus tard et les cantonales en embuscade à peine quelques mois après, le rythme est soutenu. La période de « pause électorale » qui s’ouvre à l’issue des cantonales offre une bouffée d’air frais et est souvent l’occasion de changements de têtes.
Ainsi Barbara Lanthemann, du PSVR, a-t-elle remis son tablier après quatre ans de service à Clément Borgeaud. Ce n’est d’ailleurs pas le seul changement qui a eu lieu aux principaux postes du PS, puisque Mathias Reynard a remplacé Esther Waeber-Kalbermatten au Conseil d’Etat, il a lui-même été remplacé par Emmanuel Amos au Conseil national, qui a, lui, laissé sa place à Sarah Constantin comme cheffe du groupe PS-Gauche citoyenne au Grand Conseil.Au Centre gauche-PCS, Raymond Borgeat quitte également la présidence au profit d’Alexandre Ferchaud. Le parti qui réfléchissait à son avenir il y a quelques mois encore a donc décidé de lancer une nouvelle dynamique.
Chez les Verts valaisans aussi, le temps est au changement. Le président Jean-Pascal Fournier a annoncé son départ. Son successeur n’est pour l’heure pas connu. Le tandem Volpi-Fournier cédera donc la place à une nouvelle équipe prochainement.
Ce printemps, Entremont Autrement vit à son tour une période de transition avec le départ de sa présidente Sophie Juon. Nous avons déjà eu l’occasion de parler de ce changement majeur pour notre mouvement sur notre blog.
Le PSVR, le Centre gauche-PCS et les Verts sont des partenaires d’Entremont Autrement depuis de nombreuses années. Nous avons souvent - bien que pas toujours - des positions proches. Les collaborations entre nos différentes formations sont en tout cas fortes. Ces multiples changements de présidence marquent forcément une étape importante dans nos relations, car toutes les personnes qui avaient l’habitude de dialoguer ensemble sont ou seront remplacées par de nouvelles têtes. L’occasion d’infléchir certainement plusieurs fonctionnements.
La volonté est forte de notre part d’entretenir les alliances et les collaborations qui ont existé jusqu’ici. Un beau défi en perspective!
La rédaction
2 août 2017
Débat sur les prochaines votations fédérales
12 mars 2017
Deux socialistes au gouvernement, est-ce vraiment un problème?
Depuis, les partis affûtent leurs arguments pour le deuxième tour et les réseaux sociaux bruissent de considérations stratégiques.
Plusieurs personnes se demandent si deux représentants de la gauche au gouvernement ce n'est pas trop. Voici quelques éléments de réponse.
1) D'autres cantons vivent cette réalité au quotidien.
Le canton de Fribourg a trois représentants de la gauche (deux socialistes et une écologiste); la collaboration avec le PDC se passe très bien et Fribourg est souvent cité en exemple pour ses politiques publiques. Le canton de Vaud a réussi à redresser de manière spectaculaire ses finances et à se positionner comme une des régions les plus dynamiques de notre pays avec à sa tête un gouvernement à majorité de gauche. Le duo Broulis-Maillard a prouvé que l'intérêt commun primait au-dessus des étiquettes partisanes.
2) Cette situation est de toute manière provisoire.
Après quatre années "d'affaires Freysinger", le canton doit passer par une phase de transition. Les Valaisannes et les Valaisans rééquilibreront automatiquement cette sorte "d'anomalie" de surreprésentation de la gauche dans quatre ans, une fois la transition effectuée.
3) L'élection au Conseil d'Etat est une élection de personnalité et de compétences.
Nombreux sont ceux qui comprennent mal le système majoritaire en voulant à tout prix y imposer une forme de proportionnalité. Les conseillers d'Etat élus représentent l'ensemble des citoyens du canton et plus uniquement leur famille politique, comme cela est davantage le cas au Grand Conseil.
Nous avons besoin de cinq personnalités capables d'affronter les enjeux importants pour notre canton que sont l'aménagement du territoire, la transition touristique, la réforme des institutions et les défis liés à l'urbanisation de la plaine du Rhône notamment.
Pour cela, il faut choisir les personnalités les plus expérimentées, disposant du meilleur réseau, et laisser de côté, provisoirement, les étiquettes politiques.
4) Faire du renvoi d'Oskar Freysinger une priorité.
Les frasques du ministre ont entaché de manière durable l'image de notre canton à l'extérieur: engagement du survivaliste San Giorgio, affaires Cleusix, conférences dans les milieux d'extrême-droite européens. Il est temps de lui signifier la fin de la récréation.
Les deux candidats socialistes sont, aujourd'hui, ceux qui ont le plus de chance, par l'avance dont ils disposent, de mettre un terme aux fanfaronnades du ministre de Savièse.
5) Les socialistes valaisans sont habitués aux compromis.
Certains ont peur, en élisant deux personnalités de gauche au gouvernement, de faire entrer le loup dans la bergerie. C'est oublier un peu vite que les candidats socialistes sont habitués à travailler en tant que minoritaires depuis de nombreuses années. Ils savent défendre leurs idées, tout en trouvant des compromis acceptables pour l'ensemble de la population.
11 mars 2017
Communiqué d'Entremont Autrement: second tour des élections au Conseil d'Etat 2017
Entremont Autrement soutient, pour le second tour au Conseil d’Etat, les deux candidatures socialistes, Esther Weber-Kalbermatten et Stéphane Rossini.
Entremont Autrement souhaite un gouvernement qui puisse travailler ensemble, trouver des compromis, être une force de construction. Esther Weber Kalbermatten et Stéphane Rossini ont les compétences et les qualités pour dialoguer avec les représentants PDC qui seront élus au Conseil d’Etat.
Entremont Autrement ne veut plus d’un Conseiller d’Etat qui a plus sa place dans la presse à sensations que dans un gouvernement cantonal.


