Affichage des articles dont le libellé est Bagnes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bagnes. Afficher tous les articles

6 juillet 2026

ALTIS : un bilan accablant au 30 juin 2025

Le rapport établi par PricewaterhouseCoopers (PwC) à la demande de la Commune de Val de Bagnes dresse un bilan consternant de la situation d'ALTIS au 30 juin 2025 :

  • Une perte de 3,410 millions de francs sur le premier semestre 2025, qui vient s'ajouter à une perte de 1,927 million déjà enregistrée en 2024 — auxquelles s'ajoutent encore de nombreuses incertitudes ;
  • 833'000 francs d'actifs immatériels subsistent au bilan après une dépréciation de 2,3 millions, et PwC remet clairement en question les méthodes qui avaient présidé à l'évaluation de ces actifs ;
  • Des comptes courants envers les sociétés partenaires d'un montant considérable, dont la recouvrabilité est elle-même incertaine — à l'image des 4,8 millions de francs dus par GECAL SA, société aujourd'hui en sursis concordataire ;
  • Et surtout : il s'agit là de la situation arrêtée au 30 juin 2025. Un an plus tard, alors que nous écrivons ces lignes, il est difficile de savoir quel est l'état réel de la situation aujourd'hui.

Comment une société a-t-elle pu se retrouver aussi rapidement dans une situation d'une telle ampleur ? À la lecture du rapport, deux problématiques se dégagent : un management complètement inadapté à la nature de l'entreprise, et une gouvernance qui a totalement failli à son rôle de surveillance.

Un management de start-up pour une entreprise de service public

Le rapport le met en évidence, sans le formuler ainsi : ALTIS a été géré comme une start-up. Dans une start-up, les investisseurs sont typiquement les « trois F » — family, friends and fools — c'est-à-dire des personnes qui savent précisément quels risques elles prennent en investissant. Et pour cause : l'objectif même d'une start-up est de prendre des risques, de tester de nouveaux produits, d'échouer rapidement et de rebondir sur autre chose. On teste un marché, on utilise des structures volontairement souples pour s'adapter au fil des découvertes. Parfois cela fonctionne ; le plus souvent, cela échoue. C'est précisément pour cette raison que les investisseurs institutionnels évitent généralement ce type de placement.

C'est pourtant de cette manière qu'ALTIS a été gérée, pour une raison qui reste difficile à comprendre. La mission initiale d'ALTIS était d'être un centre de services (service center) fournissant aux sociétés partenaires, elles aussi en mains communales (Sogesa, Sedre, GECAL, EVB, BlueArk Entremont, etc.), des prestations de gestion : ressources humaines, finance et comptabilité, administration générale, droit et conformité, administration informatique. 

Or, au lieu de consolider l'activité du groupe autour de cette mission centrale, la Direction a choisi de développer une nouvelle branche, les « Services énergétiques », gérée à la manière d'une start-up : de nombreux projets lancés de façon chaotique et sans structure, tous déficitaires. Le rapport indique qu'en novembre 2025, sur les 22 produits initialement proposés dans le cadre des Services énergétiques, 9 avaient déjà été entièrement abandonnés au cours de l'année. PwC souligne la gestion problématique de ces projets, menés de front, souvent avant même l'achèvement des initiatives précédentes.

Le mode de financement de ces projets relève du même amateurisme que l'on retrouve typiquement dans les structures de type start-up : un financement assuré en captant les liquidités des sociétés partenaires, sans aucune documentation. Autrement dit, ALTIS a utilisé l'argent d'autres sociétés communales pour financer ses propres projets, sans formaliser quels montants étaient empruntés, pour quelle durée, ni à quel taux d'intérêt.

À cela s'ajoute un recours massif à des mandats externes — 7,96 millions de francs entre 2020 et 2024, dont près de 3 millions rien qu'en 2024 — lui aussi hors de tout contrôle : sélection, contractualisation, suivi des coûts et évaluation de la valeur ajoutée de ces mandats n'ont fait l'objet d'aucun cadre structuré.

Une gouvernance complètement absente

Il serait toutefois injuste de faire porter l'entière responsabilité de cette situation à la Direction. La mise en place d'un système de contrôle interne adapté aux besoins de l'entreprise est une tâche intransmissible du conseil d'administration, prévue à l'article 716a alinéa 1 chiffre 3 du Code des obligations : il appartient au conseil d'administration de veiller à ce que la comptabilité, le contrôle financier et la planification financière soient organisés d'une manière adaptée aux besoins de la société. C'est précisément cet organe qui est censé s'assurer que la Direction ne prenne pas des risques disproportionnés sans en informer les organes de surveillance, et que des mécanismes de financement aussi centraux que les comptes courants intragroupe fassent l'objet d'un encadrement minimal.

Le conseil d'administration d'ALTIS a totalement failli à cette mission. Ce n'est en effet qu'à la réception des comptes annuels 2024 — soit après coup, une fois le surendettement déjà constaté — qu'il a commencé à réagir.



En conclusion

La lecture du rapport PwC livre un regard accablant sur la situation d'ALTIS. Il apparaît clairement que la responsabilité en incombe principalement à la Direction et au conseil d'administration de la société — deux organes qui, chacun à leur niveau, n'ont pas exercé les fonctions qui leur étaient confiées.

Reste des questions, auxquelles le rapport PwC ne répond pas encore puisque ses travaux sur la gouvernance ne sont pas terminés : dans quelle mesure la gouvernance défaillante constatée chez Altis a impacté les sociétés partenaires? Quelle est finalement l’étendue des dégâts ? Comment les organes d’Altis ont-ils pu faire preuve d’un tel amateurisme ?


Jonathan Darbellay

Co-président d'EA


27 juin 2022

La « bonne » affaire des constructions illicites de Verbier

Dieu pardonne, moi pas. 


La population de Bagnes ne méritait pas ça. L’affaire des constructions illicites de Verbier semblerait donc close : le Gouvernement valaisan a décidé d’y mettre fin, du moins au plan administratif. La justice serait bien inspirée de ne pas se contenter de cette curieuse mansuétude. On peut toujours rêver…

Dix mois après le dépôt, par les autorités communales de Val de Bagnes, du rapport indiquant comment les cas litigieux ont été régularisés, le Conseiller d’État Frédéric Favre a livré à la presse les conclusions de la commission ad hoc chargée de le valider. 

Curieusement, l’historique qu’il présente aux médias ne débute qu’en 2016, soit au moment où l’État somme la commune d’appliquer la loi. 

Malheureusement, à ce moment-là, l’essentiel du mal est déjà fait. 

En 2012 déjà, le Tribunal Fédéral avait donné l’ordre à la commune de respecter les lois. Si l’autorité de surveillance, à savoir l’État, avait fait son travail, l’affaire des constructions illicites aurait rapidement avorté.

En 2012, la construction battait son plein à Verbier, et c’est bien à cette époque (2012-2016) que les projets illicites les plus extravagants ont pu prospérer en toute impunité. 

En 2015, les médias étalent le scandale sur la place publique, d’où la sommation du canton qui intervient l’année suivante. On parle alors d’une quinzaine de dossiers litigieux (et non de 289 cas sérieux, comme le relève Le Matin Dimanche) ! Cette prise de conscience tardive de l’État a sans doute contribué à cet immense gâchis, qui aurait pu être évité, ou du moins fortement atténué.

La commune a donc retrouvé le droit chemin, après une longue traversée du désert, et c’est tant mieux. La population de Bagnes ne méritait pas l’opprobre dont elle a été l’objet.

Mais au fait, à qui ce crime a-t-il donc profité ?

Pas aux autorités qui ont permis les constructions illicites, du moins je l’espère. Comme le relève le conseiller d’État PLR, la majorité PDC a été sanctionnée en perdant son leadership au profit des libéraux-radicaux. C’est oublier un peu vite que ceux-ci étaient bien présents au Conseil au moment des faits, puisqu’ils en avaient la vice-présidence. Ils en ressortent donc gagnants.

Mais à qui le crime a-t-il encore plus profité ? 

A certains milieux de la construction qui tirent habilement leur épingle du jeu, par exemple ? Ce sont eux qui ont clairement profité de cette situation. 

A lire le Nf, on comprend que les décisions litigieuses n’ont pas pu être révoquées en raison du principe de proportionnalité. La « bonne foi » est aussi invoquée. Certains architectes, promoteurs ou propriétaires prétendraient (sans rire) qu’ils ignoraient transgresser les lois et il semble qu’on les ait crus. Allons donc, de qui se moque-t-on ?

Reste ce constat inquiétant : au vu du résultat, l’opération qui consistait à construire des chalets de luxe illicites a été une excellente affaire financière, compte-tenu des modestes amendes infligées et même du trou d’une piscine rebouché.

Pour quelles bonnes raisons se priveraient-ils désormais d’astuces aussi lucratives, de tours de passe-passe, voire de tricheries en tous genres qui risquent bien finalement de demeurer impunies ?

 

Antoine Cretton 

 

7 février 2022

Le bout du tunnel?

Voilà bientôt 5 mois que le Président du Gouvernement, Frédéric Favre, a reçu le rapport final de la commune Val de Bagnes concernant l’affaire dite des constructions illicites de Verbier. L’analyse d’une cinquantaine de dossiers a commencé, dit-il au Nouvelliste, et il espère qu’elle se terminera encore en 2022, soit au cours des 10 prochains mois. Proportionnellement au nombre de dossiers à traiter, c’est bien plus de temps que le délai octroyé à la commune pour achever son travail de régularisation. La tâche est complexe.


Le but visé ? Clore cette affaire. On préférerait penser qu’il s’agit surtout de la régler définitivement avant de clore le dossier. Au journaliste qui demande si l’examen porte aussi sur l’application de la LFAIE (loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger), le Conseiller d’Etat répond que la méthodologie de travail pour le faire est en cours d’élaboration. Pour rappel, si des erreurs ou des fautes ont été commises à ce titre, elles relèvent de la responsabilité de l’Etat, en charge de l’application de cette loi.

On peut alors se poser une question légitime : est-ce que par hasard, ce sont les fonctionnaires qui pourraient éventuellement avoir commis des infractions à cette loi (sait-on jamais) qui se chargeront d’examiner cet aspect de la conformité des dossiers à la législation fédérale ? ou l’Etat aura-t-il la décence de confier cette tâches à des experts un peu plus neutres en la matière ? En tout état de cause, on attend avec impatience le résultat de leurs analyses.

Antoine Cretton

5 février 2021

Organisation du Conseil Général de la commune de Val de Bagnes

Pour cette législature (2021-2024) Entremont-Autrement occupe 8 sièges sur 60 au Conseil Général de la nouvelle commune Val de Bagnes. Cela correspond environ au même pourcentage que celui de la précédente législature du CG de feu la commune de Bagnes (6 pour 45 sièges). Les nouveautés sont à chercher ailleurs, en effet sur les 8 commissions fixes du CG, Entremont Autrement a obtenu la présidence de la commission Formation et Jeunesse. 




La répartition des présences aux autres commissions est la suivante :

  • Commission de gestion :(un de nos élus démissionnaires)
  • Commission Construction/Mobilité/Aménagement du territoire : Matthieu Moulin
  • Commission Contribution/Cadastre/Population : Colette Pembe Tornay
  • Commission Travaux Publics/Environnement/Altis : Sylvain Morand
  • Commission Sécurité/Santé publique : Fanny Vaudan
  • Commission Formation/Jeunesse : (un de nos élus démissionnaires)
  • Commission Tourisme/Culture/Sport : Frédéric Deslarzes
  • Commission Bourgeoisie/Bâtiments/Agriculture : Bastian Moulin

A noter encore dans les nouveautés qu’au vue du passage à 5 personnes du Bureau du CG, Entremont Autrement bénéficie d’une présence dans ce dernier. Ce poste sera occupé par Matthieu Moulin.

Le groupe EA du Conseil Général se réjouit de commencer le travail et d’œuvrer au développement de cette nouvelle commune tout en mettant en avant les valeurs qui font la force d’Entremont Autrement. 

Matthieu Moulin


 NDLR: l'article a été modifié sur demande des élus démissionnaires, 22 octobre 21 

31 décembre 2020

Bilan d’une législature quelque peu chahutée

Au plan communal, la législature s’achève aujourd’hui. Dès janvier, les autorités de la nouvelle commune Val de Bagnes reprendront le flambeau. L’heure est donc au bilan.

En janvier 2017, soit au début de cette période, la commune de Bagnes venait de vivre un vrai traumatisme avec l’éclatement de l’affaire des constructions illicites de Verbier. L’effet de ce scandale a donc marqué les années qui ont suivi.

Responsable du dicastère des constructions, j’ai été rapidement plongé dans la tourmente. Il fallait rétablir une situation conforme au droit : traiter les dossiers dans le respect des lois et corriger les erreurs commises dans le passé. Plusieurs experts mandatés soit par l’État soit par la commune dressaient un constat accablant, dans un climat tendu, propice aux dénonciations les plus diverses.

Étant peu familier des milieux de la construction et représentant un mouvement politique relativement marginal, j’ai sans doute eu moins à souffrir que d’autres élus des pressions économiques et politiques qui ne manquaient pas de s’exercer. En revanche, je n’ai pas été réélu. L’État, incriminé lui-même pour avoir trop tardé à exercer son rôle de surveillance au cours des années précédentes, mettait les bouchées doubles pour tenter de se disculper. Au début 2020, comme gage de sa bonne foi, il a adressé à la commune de Bagnes (en la rendant publique) une "sommation" exigeant qu’au 31 décembre de cette année (soit aujourd’hui), les 1265 anciens dossiers de construction litigieux aient été « normalisés », afin de pouvoir boucler l’affaire. Au cas où la commune n’y parviendrait pas, une procédure de mise sous tutelle serait appliquée.

Bien que soucieuse de répondre à cette exigence, la commune a fait recours contre cette décision. Si elle voulait se donner les moyens d’atteindre cet objectif (ce qu’elle a fait notamment en s’adjoignant un expert qualifié) elle estimait excessive une obligation de résultats, tout particulièrement en période de pandémie. Le Tribunal cantonal l’a rapidement déboutée. La commune a donc recouru auprès du Tribunal fédéral. Fait plutôt rare, celui-ci lui a accordé l’effet suspensif quant au délai qui lui était imposé. C’était en octobre dernier. L’État n’a pas jugé utile de communiquer cet arrêt à la presse. En clair, cela signifie que si le résultat exigé n’est pas atteint, l’État ne peut pas appliquer la sanction d’ores et déjà décidée, du moins pas tant que le Tribunal fédéral n’aura pas tranché sur le fonds du recours.

Aujourd’hui, la commune de Bagnes est à bout touchant. Elle a réglé un peu moins de 1200 dossiers sur les 1265 qu’elle devait réexaminer. Il ne reste donc que quelques dizaines de dossiers qui seront réglés par les autorités de la nouvelle commune. Tous ces dossiers ont été ouverts. Pour certains, le retard de traitement est dû aux réticences des architectes et des promoteurs à transmettre au service les documents demandés. Pour les autres, c’est le temps (quelques mois) qui a manqué au service, qui a pourtant fait tout ce qui était en son pouvoir pour y parvenir.

Au terme de cette législature, on peut donc affirmer que l’affaire des constructions illicites est en passe d’être réglée conformément aux vœux de l’État, à quelques dizaines de dossiers et quelques mois près. La menace d’une mise sous tutelle par l’État ne plane donc plus sur les autorités récemment élues qui auront à cœur, nous n’en doutons pas, d’achever ce travail, avec l’appui d’un service des constructions rompu à l’exercice.

Je leur souhaite plein succès dans leurs fonctions, aux élus comme aux collaboratrices et collaborateurs du service qui n’ont pas ménagé leur peine. Pour ma part, je rentre dans le rang et reprends ma liberté, avec le sentiment du devoir accompli.

Belle année 2021 à toutes et à tous.

Antoine Cretton

28 octobre 2020

Bastian Moulin, candidat au Conseil général de Val de Bagnes

En l’espace de 30 ans, la population du Val de Bagnes a presque doublé. Comme le reste de notre canton, notre commune tend à se développer, à s’urbaniser, à se diversifier.

Dans un contexte politique dominé par deux grands partis, Entremont Autrement fait le pari d’élargir le débat politique afin d’y introduire des idées orientées vers un développement durable, qui prennent en considération l’ensemble des intérêts de la population, sans a priori.

Juriste de formation, spécialisé dans le domaine de la coopération internationale et du développement durable, cet enrichissement du spectre politique me séduit.

C’est donc avec plaisir et motivation que je me porte candidat au Conseil général de notre Commune sous la bannière de ce mouvement citoyen, pour un Val de Bagnes dynamique, moderne et durable.

Bastian Moulin, 30 ans, Vollèges

19 octobre 2020

Val de Bagnes : une page se tourne


Les urnes ont parlé, la messe est dite. 

Je ne suis pas réélu au Conseil communal de Val de Bagnes. J’en prends acte mais je n’en éprouve pas de regrets, mise à part une petite égratignure d’amour propre bien compréhensible. Je suis même content de voir Anne Bührer Moulin accéder au fauteuil que j’occupais jusqu’ici, puisque son élection rend ainsi justice aux femmes, depuis trop longtemps écartées du pouvoir. Je la félicite et lui souhaite bonne chance dans l’exercice du mandat qui lui a été confié. 


Si je n’ai pas de regrets, c’est surtout parce que je n’attendais pas vraiment la reconnaissance éternelle de mes concitoyens pour avoir œuvré durant cette législature au rétablissement du droit en matière de constructions dans notre commune. Imposer des remises en état des lieux lorsque les constructions n’ont plus grand-chose de commun avec les plans déposés ou bloquer et frapper d’amendes ceux qui oublient de demander une autorisation de construire avant de commencer les travaux, tout cela n’est pas gratifiant au point de regretter de ne plus pouvoir le faire à l’avenir. 

Il n'était pas simple non plus de résister à ceux qui auraient tant voulu que je flétrisse quotidiennement les collègues du conseil qui, pour des raisons qui leur appartiennent, avaient pudiquement fermé les yeux sur des abus de toutes sortes. 

Bref, j’ai fait ce que j’estimais nécessaire de faire, ni plus ni moins. D’autres après moi achèveront de réparer des erreurs que je n’ai pas contribué à commettre. J’espère qu’ils auront le courage d’aller jusqu’au bout, sans esprit de vengeance mais sans commisération non plus. 

Je remercie de tout cœur ceux qui m’ont accompagné dans cette aventure, sans autre intention que le souci du bien public et du respect des lois. 

Pour conclure, j’accomplirai ma tâche avec toute la rigueur et la conscience nécessaires jusqu’au terme de mon mandat, le 31 décembre à minuit. Ensuite, je retrouverai ma liberté. 

Antoine Cretton

citoyen

18 octobre 2020

Communiqué: Une belle journée pour Entremont Autrement

Entremont Autrement signe une journée électorale positive, notamment sur la commune d’Orsières en raflant un second siège à l’exécutif et le poste de vice-juge! Le mouvement place également sa première élue à l’exécutif de Val de Bagnes.

A Orsières, c’est carton plein pour Entremont Autrement ! Urbain Gaillard obtient un magnifique score et ne sera plus le seul élu de gauche à l’exécutif, car il est rejoint par Raphaël Moulin. Notre mouvement obtient une force électorale de 16,14% ce qui est une première dans la cité de l’ours.

Laure Rausis obtient le poste de vice-juge. Son élection au système majoritaire montre qu’elle a su convaincre la population orseraine au-delà de la base politique d’Entremont Autrement mais aussi des clivages partisans.

Dans la commune Val de Bagnes, Entremont Autrement conserve son siège. Anne Bührer Moulin est la première femme EA élue dans un exécutif communal. Sa candidature de qualité a convaincu les électrices et les électeurs. Notre sortant à Vollèges, arrive en deuxième position à huit voix seulement d’Anne. Antoine Cretton, sortant à Bagnes, n’est pas réélu ; il fait certainement les frais des affaires à Bagnes où le conseil précédent lui avait confié le dossier explosif des constructions. Entremont Autrement ne progresse pas mais consolide son siège. Le comité du mouvement remercie chaleureusement tous les candidats pour leur engagement et regrette la non-réélection de ses deux élus sortants.

A Sembrancher, notre liste 100% féminine ne parvient pas à placer une candidate au conseil communal. Le contexte de ces élections dans le chef-lieu du district était particulièrement difficile en raison des différentes affaires qui ont secoué la législature précédente. La réduction du nombre de sièges de 7 à 5 a également rendu les chances des minoritaires d’obtenir un siège beaucoup plus restreintes. Cependant leur campagne a été exemplaire et les deux candidates ont porté avec courage les couleurs d’Entremont Autrement.

Sur la commune de Liddes, Basile Darbellay est réélu avec 19,3% des suffrages. Il rempile donc pour un second mandat, soutenu par la population lidderaine qui reconnaît par là le bon travail qu’il a effectué depuis 4 ans au sein de l’exécutif communal.

Le bilan de ces élections sur le district est positif pour Entremont Autrement. Avec un nouveau siège à l’exécutif et un poste de vice-juge à Orsières et une consolidation générale des positions du mouvement, nos objectifs sont globalement atteints. Nos élus se réjouissent de pouvoir se mettre prochainement au travail.

Entremont Autrement remercie tous les candidats qui se sont mis au service de la population ainsi que les différentes équipes de campagne qui n’ont pas ménagé leurs efforts.

Notre mouvement va mobiliser désormais toutes ses forces sur l’élection du nouveau Conseil général de la commune Val de Bagnes qui aura lieu le dimanche 15 novembre et sur les prochaines échéances cantonales.

Le comité d'Entremont Autrement

Suivi en direct des résultats

Tout au long de la journée, vous trouverez sur cette page les principaux résultats des élections communales dans le district d'Entremont.

Nous ferons réagir nos candidats et analyserons les résultats. Nous relayerons également d'éventuelles nouvelles remarquables ailleurs dans le canton.


18h00 - Val de Bagnes
Anne Bührer Moulin est la première femme EA élue dans un exécutif. Sinon le PDC perd sa majorité absolue et le PLR progresse de deux sièges. Du coup, 4 PDC - 4 PLR - 1 EA.

RÉSULTATS 

PLR (+2 ) 
Christophe Maret, 2081 voix, élu 
Anne-Michèle Lack, 1884, élue 
Eric Rosset, 1590, élu 
Siège à pourvoir

PDC (-1 )
Fabien Sauthier, 1661, élu 
Vincent Michellod, 1649, élu 
Jean-Baptiste Vaudan, 1418, élu 
Bruno Moulin, 1324, élu 
Samuel Rossier, 1280, non élu 

Entremont Autrement (- ) 
Anne Bührer-Moulin, 594, élue 
O.livier B.ender, 586, non élu 
Antoine Cretton, 508, non élu 
Frédéric Deslarzes, 378, non élu 
Antoine Wasserfallen, 341, non élu 

UDC et Groupement indépendant bagnard (-1) 
Gabriel Luisier, 498, non élu 
Jason Valotton, 225, non élu 
Adrien Dumoulin, 216, non élu 
Valérie Rausis, 186, non élue 

17h15 - Orsières
Raphaël Moulin: "Je suis très satisfait de ce résultat, je me réjouis de travailler pour les citoyennes et les citoyens de la commune d'Orsières. Je tiens à féliciter toute l'équipe qui n'a pas ménagé ses efforts et mes deux colistières avec qui nous avons fait une magnifique campagne". 

16h41 - Val de Bagnes
Le PLR pourrait être en forte progression, PDC à la baisse. Mais ce sont des rumeurs. A confirmer.

16h32 - Orsières
Joachim Rausis, élu PDC avec 887 voix
Patricia Gabioud, élue PDC avec 868 voix
Adrien Biselx, élu PDC avec 810 voix
Célestin Thétaz, élu PDC avec 790 voix
Laurent Rausis, élu PDC avec 769 voix
Sarah Lattion, élue PDC avec 706 voix
Pascal Tornay, élu PLR avec 592 voix
Dominique Coppey, élue PLR avec 565 voix
Carole Bobillier, élue PLR avec 438 voix
Urbain Gaillard, élu EA avec 442 voix
Raphaël Moulin, élu EA avec 374 voix

Jean-Claude Duay, non-élu PDC avec 703 voix
Jasmine Lovey, non-élue EA avec 267 voix
Michèle Steiner, non-élue EA avec 204 voix
Kevin Pellouchoud, non-élu UDC avec 133 voix
Josiane Gasser, non-élue UDC avec 127 voix

16h27 - Orsières
Sont élus: Urbain Gaillard et Raphaël Moulin!!! Entremont Autrement fait un score historique! Deux conseillers communaux et une vice-juge. Grosse ambiance!

16h12 - Orsières
Les résultats sont imminents...

15h44 - Martigny-Combe
Le PS et les Verts entrent au Conseil communal de Martigny-Combe:
- 1 PS, 1 Verte, 2 PDC, 3 PLR

15h43 - Les Verts font leur arrivée
A l'heure actuelle, les Verts ont deux sièges à Mont-Noble, un siège à Grimisuat, un à Salvan, un à Vernayaz et un autre à Martigny-Combe. On met à jour rapidement les résultats dès qu'on a plus d'infos.

15h34 - Grise mine pour le PDC
A l'heure où nous écrivons, le PDC est en mauvaise posture dans de nombreuses communes du canton: Sembrancher (-2: difficile de compter en raison du passage de 7 conseillers à 5), Evionnaz (-1), Hérémence (-1), Saint-Léonard (-1), Ardon (-1), Grimisuat (-1), Anniviers (+1), Massongex (+1).

15h04 - Suivi des résultats
C'est le calme plat au niveau des résultats depuis environ 25 minutes. Orsières et Val de Bagnes dépouillent encore les votes.

14h41 - Vice-juge à Orsières
Laure Rausis est élue au poste de vice-juge de commune avec 716 voix. Le PLR Thierry Bobillier obtient 707 voix.

14h34 - Orsières
La participation à Orsières s'élève à 75%.

14h26 - Commune de Liddes
Stève Lattion, PDC, élu avec 197 voix
David Marquis, PDC, élu avec 193 voix
Tiziana Lattion, PDC, élue avec 183 voix
Roxane Darbellay, PLR, élue ave 151 voix
Basile Darbellay, EA, élu avec 130 voix

14h15 - Canal 9
Merci à Stéphane Pillet qui vient de rectifier ses trois erreurs en direct sur Canal 9! On se réjouit de le croiser pour boire un verre.

14h10 - Liddes
Statu quo à Liddes: 3 PDC - 1 PLR - 1 EA.
Basile Darbellay est réélu! Le détail des résultats d'ici quelques minutes.

14h05 - Sembrancher
Sophie Juon sur Sembrancher: "Le PDC a fait les frais des affaires lors de la dernière législature, ils se font sèchement sanctionner par la population. Nous sommes évidemment déçus de ne pas obtenir de siège à Sembrancher, mais c'était également la toute première fois que nous nous lancions dans cette commune. Notre enthousiasme reste intact et on se réjouit de découvrir les résultats des autres communes."

14h03 - Bovernier
Gaël Bourgeois, membre de notre mouvement Entremont Autrement est réélu dans la commune de Bovernier. Félicitations à lui!

13h45 - Sembrancher
Amélie Nicolò-Rebord et Christiane Cipolla: "Nous sommes évidemment déçues de notre résultat, mais nous ne baissons pas les bras, on continue notre engagement. On tient à remercier tous les gens qui ont voté pour nous et qui nous ont soutenues dans cette campagne.

13h33 - Sembrancher

PRD
Frédéric Pochon élu avec 262 voix
Marie-Madeleine Luy élue avec 212 voix

PDC
Thierry Voutaz élu avec 178 voix
Luy Ludivine non élue 167 voix
Métroz Jean-Bernard non élu 110 voix

Ensemble pour Sembrancher
Eric Voutaz élu avec 158 voix
Taramarcaz Nathan non élu 103 voix

UDC
Didier Antille élu avec 163 voix

EA
Amélie Nicolo-Rebord non élue 62 voix
Christiane Cipolla non élue 31 voix

13h24 - Sembrancher
L'UDC fait son entrée au Conseil communal de Sembrancher, EA rate son pari dans la commune. Eric Voutaz fait un carton. Le PRD devient le premier parti de la commune.

13h08 - Participation
On attend une participation de plus de 75% à Sembrancher et de plus de 65% à Liddes. Chiffres devant encore être confirmés.

12h42 - Canal 9
Sur Canal 9, Stéphane Pillet commet plusieurs erreurs: Entremont Autrement n'est pas du tout né des "moins contents" de Liddes en 2009. Il devrait se renseigner sur notre histoire.
Deuxième erreur: il n'y aura pas de criée ce soir à Orsières en raison du COVID-19. Les résultats seront normalement diffusés plus tôt.
Troisième erreur: nous ne sommes pas nés pour "piquer des sièges au PDC". Désinformation...

12h00 - Global
Les bureaux de vote sont fermés! Le dépouillement commence.

11h56 - Bourg-Saint-Pierre
A Bourg-Saint-Pierre, les résultats sont déjà connus puisque seule une liste PLR a été déposée. Malheureusement cela fait plusieurs législatures que la population ne peut pas se prononcer. Peut-être dans 4 ans?




17 octobre 2020

A la veille des résultats

En ce dimanche d'élections communales, Entremont Autrement assurera un suivi des résultats sur son blog toute la journée du 18 octobre.

En raison de la crise pandémique, nous ne pourrons malheureusement pas accueillir tout le monde dans notre stamm de campagne pour célébrer les résultats. Nos équipes réunies en présentiel seront réduites au strict nécessaire.

Après des mois de campagne et de nombreux contacts avec la population du district d'Entremont, nous sommes sereins et confiants. Nous sommes fiers d'avoir pu présenter une alternative politique en Entremont et nous nous réjouissons d'ores et déjà de travailler avec nos partenaires pour un développement harmonieux de nos vallées.



15 octobre 2020

Sylvain Morand, candidat EA au Conseil général de Val de Bagnes

Le développement du Val de Bagnes doit s’accompagner de l’amélioration des conditions de vie des salariés qui contribuent largement au rayonnement de la commune. Père de famille et employé par une entreprise de Verbier, je suis particulièrement conscient des solutions à trouver pour permettre aux bas revenus de rester sur la commune, comme l’amélioration de l’accès aux crèches ou à des logements abordables.

En m’impliquant dans diverses associations locales, j’ai souhaité renforcer les liens sociaux avec mes concitoyens car je suis profondément convaincu que le dialogue social est le ciment d’une société plus juste et égalitaire. Je souhaiterais renforcer les institutions qui permettent de le valoriser.

La diminution de notre impact sur le climat et le maintien d’un environnement intact sont aussi pour moi très importants parce que j’ai grandi dans une ferme et que je souhaite donner à mes enfants la possibilité de vivre la Nature comme je l’ai vécue.

Si vous partagez ces valeurs écologiques et de partage, votez pour la liste qui s’en rapproche le plus, celle d’Entremont Autrement.

Sylvain Morand

14 octobre 2020

Matthieu Moulin: pourquoi être candidat au Conseil général?

On m’a demandé récemment pourquoi j’étais candidat au Conseil Général de la nouvelle commune de Val de Bagnes sous les couleurs d’Entremont Autrement. J’ai simplement répondu que l’envie était là et quand l’envie est là et qu’on peut se lancer…

J’ai envie de participer au débat citoyen de notre nouvelle commune. J’ai envie de mieux comprendre les enjeux actuels de notre coin de pays. Je crois qu’il est de notre responsabilité d’oser la discussion et la confrontation de points de vue. J’ai envie de donner un peu de mon temps pour la collectivité publique et j’ai envie de travailler à faire de notre commune un endroit où il fera bon vivre pour nos enfants.

Parfois il m’arrive d’oublier la chance que nous avons de vivre en démocratie tellement cela va de soi. J’aime cette idée que chaque voix compte, que notre système politique a œuvré en partie pour faire reconnaître le droit des minorités. Vous allez me taxer d’utopiste, mais cette pointe d’utopie m’aide à regarder le verre à moitié plein.

Maintenant pourquoi me présenter sous les couleurs d’Entremont Autrement ? Certainement une part de hasard, des rencontres et petit à petit l’envie de saisir la main qui m’était tendue par cette association qui œuvre au niveau local. Je me reconnais dans les buts qu’Entremont Autrement s’est donnés dans ses statuts :

« Encourager les valeurs démocratiques et la diversité des opinions, le respect des minorités, l’égalité des chances, et la protection des plus faibles ; Promouvoir la rigueur et la transparence dans la gestion des affaires publiques ; Favoriser le développement durable (utilisation des ressources pour les besoins présents qui ne mette pas en danger la possibilité des générations futures de pouvoir tirer parti de ces mêmes ressources) »

Entremont Autrement est fortement minoritaire dans nos communes, mais est-ce que la diversité n’est pas justement source de richesse ? J’aime l’idée d’une société ancrée dans ses valeurs et sa culture tout en étant ouverte sur le monde. Alors je dis que quand l’envie est là et qu’on peut se lancer…

Matthieu Moulin

1 septembre 2020

Je suis candidate au Conseil communal de Val de Bagnes

Anne Bührer-Moulin
A l’image de mon jardin cultivé selon les principes de la permaculture, mon souhait de m’engager politiquement est porté par des objectifs de durabilité et de sauvegarde de la biodiversité, dont chacun de nous forme un maillon. Le bien-être des habitants de notre future commune du Val de Bagnes est lié à la préservation de l’environnement dans lequel nous évoluons. Mon objectif est de renforcer notre tissu économique, social et environnemental, dans le respect des valeurs de chacun, d’offrir à tous les citoyens la possibilité de vivre en harmonie, ensemble et avec la nature qui nous entoure. Pour offrir un bon terreau, qui soit riche, vivant et équilibré, il faut un alliage de différentes opinions dans un cadre de valeurs éthiques.

Mes valeurs se reflètent dans mes activités associatives et professionnelles.
Trésorière de l’Université populaire d’Entremont depuis vingt ans, j’ai à cœur, avec le comité, d’offrir aux habitants de notre région une palette d’activités culturelles, créatives et sportives. Cette association est en phase avec les valeurs que je souhaite promouvoir car elle renforce les liens par le partage de moments conviviaux et favorise le développement personnel à tout âge.
Conseiller les communes et les architectes, suivre la construction de structures d’accueil et en effectuer la surveillance, afin de garantir le bien-être des enfants, constitue le noyau de mon activité de responsable cantonale des crèches et UAPE du Valais romand. Dans l’exercice de cette activité professionnelle, je tente de rechercher des solutions pragmatiques dans un esprit de collégialité. Il est important pour moi de travailler avec souplesse, de m’adapter aux différentes réalités locales et de soutenir efficacement des pratiques de qualité.
Mon activité de conseillère à l’Office régional de placement de Martigny me permet d’accompagner des personnes vers une nouvelle étape de leur parcours professionnel. Je les conseille dans le respect de leurs compétences et aspirations, tout en collaborant avec les entreprises locales pour répondre aux besoins économiques de notre région.
Riche de ces expériences, je souhaite contribuer utilement à la réalisation d’objectifs de durabilité en tant que conseillère communale.
L’évolution des conditions climatiques, dont les ressources de notre région de montagne dépendent tout particulièrement, pourrait impacter très fortement le Val de Bagnes à l’avenir. Ces défis sont si importants qu’ils doivent nous rassembler, quel que soit notre parti politique, afin que nous puissions tendre rapidement vers des solutions concrètes. Il s’agit d’œuvrer localement, de manière durable et collégiale, de préserver la biodiversité et nos ressources naturelles, de maintenir nos emplois et d’améliorer notre qualité de vie.
Je suis résolue à promouvoir un développement positif et harmonieux de notre commune, pour toutes et tous, et c’est ensemble que nous allons y parvenir.
Anne Bührer-Moulin
Candidate au Conseil communal de Val de Bagnes

également candidate au  conseil général

23 août 2020

Je suis candidat au Conseil communal de Val de Bagnes

Antoine Wasserfallen
Né en 1960, architecte diplômé de l’EPFL, docteur en sciences techniques EPFL, professeur, je vois des axes environnementaux de possibilités de progrès du 21ème siècle fulgurantes pour notre magnifique région. Dans la mobilité, il y a des opportunités considérables en ce moment, c’est pour cette raison que je préside aussi la section du Valais Romand de la Coopérative d’écomobilité ‘Mobility Carsharing’. Ici aussi, davantage d’implication entre transports publics et privés est possible dans notre si belle Région, basée sur l’autopartage.

Dans le développement durable et social, me voici déjà actif sur le Plateau de Verbier avec des sites en construction ou en rénovation, où je conserve mon impact sur les entreprises du bâtiment. Sous l’angle culturel, j’écris des livres et des manuels sur des sujets variés qui vont de la santé, les histoires de famille jusqu’au développement des villes. Je dessine et membre de l’association, j’ai déjà participé à une des expositions de Bagn’Art. Ma femme est chanteuse compositrice et la musique joue un grand rôle dans ma vie de mélomane. Notre fille vient de finir sa très bonne formation au Collège de Bagnes.

L’hôtellerie et le tourisme sont des spécialités suisses et valaisannes que je connais bien, ayant formé 7 000 managers à l’Ecole hôtelière de Lausanne (EHL), et présidé plusieurs années son Conseil de Faculté et son Association de Professeurs. Dans mes cours actuels, je donne des formations en quatre langues (français, anglais, italien et allemand) avec une université privée genevoise et internationale (Suisse, Allemagne, Espagne).

Effectués avec modestie et consensus, mes trois années et demie auprès de la Commune de Bagnes, ou mon expérience complète de Conseiller membre de l’exécutif d’une bourgade vaudoise, montrent que je peux contribuer confraternellement au bien être de chacune et chacun : et peut-être encore davantage avec votre soutien bienveillant ?.

Antoine Wasserfallen
Candidat pour la commune Val de Bagnes

également candidat au conseil général

22 août 2020

Je suis candidat au Conseil communal de Val de Bagnes

Frédéric Deslarzes
Mon nom est Frédéric Deslarzes.
Après une première formation bancaire, je me suis dirigé vers le social et ai obtenu un bachelor.

En me présentant aux élections dans la commune de Val de Bagnes, je veux proposer des solutions afin de permette aux générations futures de continuer à vivre dans notre belle vallée. Il est tout à fait possible de concilier économie basée sur le tourisme et écologie.

En tant que Valaisan et amoureux de mon canton je veux continuer à y vivre et je suis bien conscient que ce n’est pas en taxant à tout va les voitures que cela fera avancer les choses; mais en favorisant un développement durable.

Je veux collaborer avec les autres partis car je pense que les bonnes idées n’ont pas de couleurs politiques (de même que les mauvaises).

également candidat au conseil général

18 août 2020

Pourquoi je suis à nouveau candidat au Conseil communal

Antoine Cretton
En politique, il y a trois risques majeurs à éviter : les peaux de bananes, les tomates et les oranges.
La distribution de ces fruits varie assez fortement selon la fraction politique dans laquelle on se trouve. La réception des lauriers aussi. Ces derniers étant remis avec parcimonie, ils exigent davantage de patience… 
Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite tout petit ; la marmite politique. Je ne comptais donc pas en reprendre une dose mais la vie en a décidé autrement. A la maison, mes parents, tous deux enseignants, débattaient de tout avec passion, toujours avec le cœur et selon des valeurs humanistes. Ils me les ont transmises et je suis heureux et même fier aujourd’hui de pouvoir les partager.
Il y a près de 4 ans, en tant que nouvel élu à l’exécutif bagnard, j’ai dû m’initier au domaine complexe des constructions, un domaine qui ne m’était pas particulièrement familier. J’ai donc dû apprendre, et vite. J’ai connu parfois la sensation que doit éprouver le funambule sur son fil tendu au-dessus de l’abîme. C’est un peu comme la première fois que l’on monte à vélo. Il y a ce moment un peu magique où l’on décide de vaincre sa peur, cette étincelle qui permet de s’élancer. En politique c’est un peu pareil sauf qu’il n’y a pas de mode d’emploi. On prend son élan et on y va… ou on n’y va pas, par peur de tomber ou de se blesser. 
En charge des autorisations de construire, dans une ambiance plutôt tendue, il a fallu redresser la barre et souquer ferme, contre vents et marées parfois. Le service avait souffert des scandales médiatiques. De l’image désastreuse qui en résultait. Il s’agissait de ranimer le moribond. Mais un paquebot, comme la commune de Bagnes, ne se manie pas comme une barque. Il faut du temps pour virer de bord. Les milieux de la construction, comme les services communaux, en ont fait parfois la rude expérience. Porteur des valeurs défendues par Entremont Autrement, je me suis efforcé de tenir le cap, d’encourager les matelots et de faire en sorte que les citoyens refassent confiance à leurs autorités. C’est un travail d’équipe.
La tâche s’est révélée difficile, complexe et passionnante.
Difficile, en tant que minoritaire, parce qu’on se sent parfois très seul.
Passionnante en termes de responsabilité : sans débat, sans confrontation d’idées, la démocratie s’affaiblit. Il est indispensable que les points de vue s’affrontent, dans des échanges respectueux, pour aboutir aux consensus les plus ambitieux et aux solutions les meilleures pour la population. Tous les élus sont soucieux du bien public. Mais tous n’ont pas la même vision de l’intérêt général; d’où la nécessité d’en débattre.
Demain, si je suis réélu, il s’agira de poursuivre cette tâche, de la consolider et de l’asseoir dans la durée, avec l’élan nécessaire. Avec l’étincelle. Celle du cœur.
J’attends de ces prochaines élections qu’elles soient riches en diversité, que les élues et les élus reflètent au mieux la variété d’opinions et les attentes que l’on trouve au sein de la population. Qu’elles nous surprennent !
La commune Val de Bagnes ouvre de nouvelles perspectives ; je suis très heureux de pouvoir y contribuer activement, ensemble, autrement.
Merci à toutes et tous de la confiance que vous m’avez témoignée et du soutien que vous m’apporterez. 
Antoine Cretton
Conseiller communal EA
Président du dicastère des autorisations de construire et des bâtiments
Bagnes

candidat également au conseil général

25 juillet 2020

Une pure coïncidence ?

Dans l’article consacré le 16 juillet dernier par le NF à l’instruction pénale dans l’affaire des constructions bagnardes, le porte-parole du PDC de Bagnes réfute tout amalgame entre son parti et l’affaire des constructions illicites de Verbier. Effectivement, le fait que les 5 personnalités concernées par l’instruction pénale soient toutes issues du même parti n’implique pas une propension particulière du PDC ou de ses membres à l’irrespect des lois. A l’inverse, l’amalgame qui voudrait que le PDC soit l’acteur principal des changements intervenus pour mettre fin à ces affaires serait tout aussi abusif, pour toutes sortes de raisons.

D’abord parce qu’en 2017, le conseil communal a jugé préférable de confier le dicastère des constructions à l’un de ses membres qui n’était pas issu de la majorité PDC. La commission des constructions a d’ailleurs été composée de 2 membres issus des minorités politiques, Anne-Michèle Lack, libérale-radicale et moi-même, membre d’Entremont Autrement, ainsi que d’un membre du PDC qui, en tant que nouvel élu, n’avait pas pris part aux affaires, le vice-président Jean-Baptiste Vaudan. Cette composition a sans doute été déterminante quant à la volonté de la municipalité de réparer ses erreurs, comme l’a d’ailleurs relevé l’expert Jean-Luc Baechler dans son rapport (*).

Affirmer que leur tâche a été aisée demanderait un gros effort d’imagination. Pour rappel, c’est bien la majorité du Conseil général, PDC et PLR confondus, qui a refusé le budget 2019 du dicastère des constructions, ce qui n’a pas facilité le travail de régularisation à opérer. Ce sont ces mêmes majorités qui ont obtenu qu’un audit soit lancé contre le service des constructions et même qu’il soit décapité à un moment où sa tâche était la plus délicate. Enfin, ce sont bien des élus PDC du Gouvernement cantonal qui ont initié la sommation adressée à la commune, non parce que le travail entrepris n’était pas adéquat mais parce que son exécution n’était pas assez rapide à leurs yeux (comme l’a affirmé le Conseiller d’État Jacques Melly sur Canal 9, par ici).

On peut en tirer plusieurs conclusions, sans doute valables dans toutes les communes du canton. Les promoteurs et les entreprises liées à la construction, soucieuses d’obtenir des mandats publics, vont en général renforcer les majorités politiques les mieux placées pour répondre à leurs besoins. Il n’est donc pas surprenant que ces majorités soient plus fréquemment impliquées dans les scandales.
L’un des meilleurs garde-fous à opposer aux pratiques illicites est d’assurer, en matière de gouvernance, une diversité politique et de genre suffisante pour éviter que des monopoles s’installent et dictent leur loi. Et cela vaut tout autant pour les instances cantonales que communales.

On se plaira quand même à souligner qu’au cours de la présente législature, les dossiers de construction ont été traités correctement, dans le respect des lois. Le reste relève des instances judiciaires qui doivent, elles aussi, faire leur travail.

Antoine Cretton
Conseiller communal
Bagnes


(*) Extrait du rapport Baechler, pages 29 et 30 :  "Par ailleurs, il convient aussi de se pencher plus particulièrement sur l’état d’esprit de la Commission des constructions : pour la législature en cours, elle est composée de trois membres du Conseil municipal, à savoir M. Antoine Cretton (président), M. Jean-Baptiste Vaudan et Mme Anne-Michèle Lack (...) ; en outre, on ne retrouve aucun membre de la Commission des constructions de la législature précédente dans l’actuelle. Ainsi, cette constellation offre indéniablement une garantie supplémentaire d’objectivité et de fraîcheur d’esprit par rapport aux dossiers anciens à traiter et aux nouveaux dans l’application stricte des normes en vigueur sans avoir à (...) se focaliser sur des pratiques du passé dont les membres actuels ne sont, par la force des choses, pas à l’origine."


17 juillet 2020

A qui profite le crime?

Empêtré dans les affaires de constructions illicites qui secouent la commune de Bagnes, le PDC local s’est donné un porte-parole de choix, comme nous l’apprend le NF du 16 juillet. En effet, Stéphane Pillet, qui n’est pas un ressortissant de la commune mais qui a présidé le parti cantonal ad interim et qui préside aujourd’hui le PDC d’Entremont, devrait pouvoir se hisser au-dessus de la mêlée pour défendre les élus PDC locaux. Il affirme ainsi haut et fort que l’actuel président de Bagnes a tout mis en œuvre pour réparer le désastre des constructions illicites, raison pour laquelle sa présence à la tête de la commune se justifie pleinement jusqu’à la fin de son mandat.

S’il est une question qui se pose généralement dans ce genre d’affaire, c’est bien celle-ci : « A qui profite le crime ? » Les autorisations de construire accordées généreusement à quelques-uns au cours des législatures précédentes ont profité incontestablement à quelques promoteurs et architectes bien connus. Et à qui profite donc la réparation des dégâts réalisés ? Là, ô surprise, on trouve en bonne place l’entreprise BTEE à qui la commune a confié, en sous-traitance, quelques beaux mandats. Et qui dirige cette entreprise ? Stéphane Pillet, le porte-parole du PDC bagnard qui, mieux que personne, peut témoigner de la volonté d’une remise aux normes des constructions communales. De qui se moque-t-on ?

Entremont Autrement

Les derniers commentaires