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12 février 2025

Entremont Autrement s'engage pour la limitation des primes maladie à maximum 10% du revenu disponible !

La semaine passée, la gauche valaisanne a lancé son initiative pour limiter les primes maladie à maximum 10 % du revenu disponible et c'est Roxanne Giroud qui nous a représenté à Sion ! Si vous souhaitez signer cette initiative, n'hésitez pas à nous écrire. On se fera un plaisir de vous envoyer nos formulaires de signature. 

Retrouvez ici sa prise de parole :  

Je suis ravie que les vallées latérales et les régions périphériques soient représentées ici aujourd’hui, notamment par notre mouvement Entremont Autrement, actif depuis plus de 15 ans. Selon l’étude de 2020 « problème d’accès aux soins » demandée par l’office fédéral de la santé publique (OFSP), il existe deux obstacles à l’accès et la prise en charge des soins. Le premier dans la demande (le recours au soins) qui s’explique en majorité par la peur des coûts et la méfiance générale de « se faire avoir ». Alors que les assurances maladies devaient être un outil de garantie d’accès au soin, on voit que leurs pratiques les en éloignent. En effet, de plus en plus de personne s’empêchent ou se restreignent de consulter leur généraliste par peur des coûts, sans même parler des spécialistes. De plus, ce sentiment de méfiance se ressent face à l’ensemble du corps médical alors qu’on sait bien que ce ne sont pas eux qui encaissent nos primes maladies. 

Le deuxième obstacle se joue quant à lui dans l’offre (l’accessibilité au soin), essentiellement et malheureusement expliqué par le manque de structure dû, en région périphérique et vallée latérale, au vieillissement des professionnels de la santé qui entraîne la fermeture des petits cabinets régionaux. Pour combler ce manque d’offre et ainsi rendre les soins accessibles à toutes et tous quel que soit le lieu de vie, les propositions de l’OFSP sont claires : offrir un cadre de travail agréable et attractif pour la nouvelle génération de professionnels de la santé et adapté à la prise en charge globale de la patientèle. Mais aussi et surtout de voir les choses sous un nouvel angle, avec une nouvelle organisation de travail en équipe. Cela nécessite une réflexion conjointe qui fasse sens et non pas d'initiative privée, entre professionnels locaux et autorités avant que ce soit trop tard. 

Face à la pénurie médicale annoncée dans les régions périphériques et vallées latérales, l’Entremont représente à mon sens justement un exemple sensé et raisonné. Depuis 2016, la Maison de la Santé de Sembrancher regroupe 3 bâtiments avec notamment le centre médical qui assure également une permanence d’urgence mais aussi un accès aux soins pédiatriques, le centre médicosocial et l’accès à d’autre spécialistes tels que dentiste, physiothérapeute, podologue, ostéo, pharmacie, etc. La députation de l’Entremont a également réussi par un postulat de 2019 à motiver la demande pour une permanence ambulancière 24/24 pour le district et la station de Verbier. L’accès à cette offre en partie cantonale dépend du délai de réponse établi à 20’ et du volume d’intervention (1 par jour et 1 par nuit chaque jour). En Entremont, la croissance démographique et le potentiel appui au secteur voisin à convaincu mais il est primordial de doter les régions touristiques hivernales d’une offre adéquate. En Entremont, on passe de 15'000 personnes à 30'000 de plus rien que sur la station de Verbier en plein hiver. 

Avec cette initiative populaire cantonale, Entremont Autrement remercie ses alliés de la gauche pour la collaboration dans ce dossier autant important qu’actuel et invite la population valaisanne à se saisir de ce projet qui pourrait concrètement changer leur vie et montrer que le pouvoir reste bien en main du peuple.

                  Roxanne Giroud, députée suppléante, candidate à sa réélection et vice-présidente EA

23 mars 2023

Signer et faire signer l'Initiative Cantonale pour un salaire minimum

On vous l'a dit déjà quelque fois, EA s'est engagé dans une large coalition à récolter des signatures pour l'initiative valaisanne pour un salaire minimum. Le représentant d'EA au sein du comité d'initiatives est Sylvain Morand.


Lire notre papier de position, signé de notre présidente Jasmine Lovey Et l'article dans Blick.

Lire ici la présentation du projet dans L'Evénement Syndical qui est le bulletin d'UNIA. 

On peut trouver des feuilles de signatures auprès du comité d'Entremont Autrement.

Et techniquement nous trouverons un moyen aisé de les donner en téléchargement. Patience et merci. 

La date d'expiration est au 15 janvier 2024. Donc au boulot.


9 mars 2023

Gauche et syndicats lancent l'initiative pour un salaire minimum en Valais, reparlons en.


"(Le vendredi 13 janvier 2023), la gauche et les syndicats ont lancé la récolte des signatures pour un salaire minimum cantonal en Valais à 22 francs de l'heure. L'acceptation récente d'une motion contradictoire au Conseil national n'entrave pas l'élan d'Emmanuel Amoos (PS/VS). Interview.

Les conventions collectes de travail (CCT) devraient primer sur les dispositions cantonales: c'est ce qu'a décidé le Conseil national, il y a trois semaines. Après un débat houleux, la motion d'Erich Ettlin (Centre/OW) a passé la rampe de justesse, au nez et à la barbe des cantons qui avaient légiféré en la matière. Dans son texte, l'Obwaldien mettait d'ailleurs en cause Neuchâtel, où le salaire minimum horaire est entré en vigueur en 2017 (fixé à 20,77 francs cette année), et les 23 francs de l'heure acceptés en 2020 à Genève. 

Fin de partie pour la gauche et les syndicats? Pas du tout! Ce vendredi matin, à Sion, c'est une large alliance (POP, PS, JS, Vert-e-s, Jeunes Vert-e-s, Centre-Gauche PCS, Entremont Autrement et syndicats pour le Valais romand, notamment) qui s'est réunie pour lancer officiellement la récolte des signatures."


On y reviendra, mais surtout signez et récoltez les signatures! Et lisez notre papier de position.

L'archiviste

14 janvier 2023

Salaire minimum : une mesure économique et sociale

Le salaire minimum est une mesure qui garantit aux travailleurs et travailleuses d’endiguer la précarité. La précarité en Suisse dépend aussi de nombreux facteurs autres que le salaire, mais en agissant sur cet aspect, ce sont de nombreux travailleurs et travailleuses qui sont impactés et soutenus. La question de la précarité touche une catégorie de la population plus durement : il s’agit des femmes. En effet, le taux de pauvreté chez les femmes en Suisse en 2019 atteignait 9,1% contre 8,4% chez les hommes. Cette situation est due à plusieurs facteurs qui génèrent directement de la précarité féminine : foyer monoparental, différences salariales, travail de care peu ou pas rémunéré, etc…

Le salaire minimum préviendrait différents problèmes impactant l’égalité des genres, à commencer par l’inégalité salariale, qui en Suisse reste en moyenne de 19%. Dans ces 19% de différence, la moitié environ n’est pas justifiée et se révèle donc principalement liée au genre. Ces données peu encourageantes, alors même que l’égalité salariale est inscrite dans la Constitution Suisse, montrent bien que la mise en place d’un salaire minimum pourrait augmenter celui des femmes, moins payées que les hommes. 

De plus, le travail de care, majoritairement occupé par des femmes, lorsqu’il est rémunéré, ne l’est que peu en raison de son caractère typiquement féminin. La prise en charge, les soins et les travaux ménagers accomplis pour des enfants et des adultes sont des activités considérées comme pouvant être effectuées gratuitement et en général par des femmes. Ces activités, souvent pénibles, sont peu rémunérées en raison notamment du nombre majoritaire de femmes qui les pratiquent. En effet, des études ont montré que plus un métier est majoritairement féminin, moins il sera avantageusement rémunéré. Le travail de care, bien que peu considéré, est néanmoins nécessaire au bon fonctionnement de notre société et devrait donc être rémunéré correctement.

Ainsi le salaire minimum n’est pas qu’une mesure économique, c’est aussi une mesure sociale qui vise à soutenir le combat féministe pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes. De ce point de vue, le salaire minimum sert aux personnes précaires et se révèle nécessaire pour de nombreuses femmes de notre canton exerçant des professions peu rémunératrices et qui pourront dès lors toucher un salaire digne pour le travail effectué.

Avec cet argument et tous ceux développés auparavant, Entremont Autrement et son comité soutiennent sans réserve cette initiative cantonale et s’emploieront à la défendre et à la promouvoir avec conviction.

Jasmine Lovey

Présidente d'Entremont Autrement


Merci à Rhône FM pour son article, vous pouvez le retrouver en suivant ce lien.

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