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2 octobre 2025

Jasmine Lovey démissionne de la présidence d’Entremont Autrement

Entrée au comité d’Entremont Autrement en 2016, Jasmine Lovey a ensuite accédé à la vice-présidence du mouvement, puis à la présidence en 2021. Elle décide de passer la main après 9 années de belle implication.

Après trois campagnes cantonales et communales à s’investir à divers échelons, que ce soit en tant que candidate, en soutien ou comme cheffe de campagne, le moment est arrivé pour notre présidente de passer le flambeau. 

« De nouvelles perspectives socio-professionnelles s’ouvrent à moi, ce qui me réjouit et motive aussi mon départ. Après deux campagnes communales et cantonales riches, parfois stressantes, mais toujours alimentées par la détermination de nos candidat·e·s et élu·e·s, Entremont Autrement est désormais un mouvement qui s’inscrit dans le temps, et qui compte dans le paysage entremontant. Prendre la suite de Sophie Juon et soutenir les valeurs mobilisées par EA et ses membres était un travail de longue haleine, mais toujours revigorant. Le mouvement est plein de forces vives qui sauront faire vivre son engagement encore longtemps. C’est avec un pincement au cœur et beaucoup de reconnaissance que je me retire donc. »



La démission de Jasmine Lovey sera annoncée officiellement à la prochaine AG du mouvement qui aura lieu en fin d’année 2025. Le comité est mobilisé pour proposer aux membres du mouvement une nouvelle personne.

Le comité EA remercie chaleureusement Jasmine pour son investissement, sa rigueur et sa bonne humeur tout au long de ces années et lui souhaite bonne continuation dans son brillant parcours.


12 juin 2023

14 juin 2023, c’est dans deux jours : mobilisons-nous !

Dans deux jours, c’est la grève féministe du 14 juin. Après les grèves historiques de 1991 et 2019, les femmes descendront  à nouveau dans les rues suisses parées de violet pour protester contre les inégalités et les discriminations dont elles sont toujours victimes en Suisse.



Si en 2019, la mobilisation de 500'000 personnes (la plus grande jamais vue en Suisse) avait porté de nombreux espoirs et même un nombre historique de femmes aux chambres fédérales, la situation ne s’est pas grandement améliorée pour ces dernières. Le COVID-19 est passé par là, provoquant en réalité une augmentation des inégalités salariales entre les hommes et les femmes, ayant atteint 19% et laissant présager que l’égalité salariale ne sera pas accomplie avant au moins 100 ans. Cette situation est inacceptable, d’autant plus que la Constitution fédérale stipule depuis 1981 que l’égalité homme femme, et surtout en matière de salaire, est incontestable. L’application se fait donc par trop attendre, d’autant plus que les femmes occupent toujours en Suisse des métiers relativement peu rémunérateurs : travail de CARE, service à la personne, à l’enfant, soins infirmiers, travail en grande surface, etc… Ces métiers, très pénibles d’ailleurs, ont souvent été applaudis et considérés comme primordiaux pendant la crise du COVID et on avait promis qu’ils seraient reconnus à leur juste valeur. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces femmes attendent toujours. La question du temps partiel est aussi primordiale. Aujourd’hui encore, les femmes occupent la majorité des temps partiels, et risquent également des pensions de misère au moment de la retraite en raison de cotisations trop faibles. AVS 21 a même principalement chargé les femmes de supporter la réforme du financement de la retraite pour les prochaines années en les faisant travailler une année de plus, et certainement pas pour de meilleures rentes. La réforme de la LPP fait également craindre à la gauche et aux syndicats que les femmes soient les grandes sacrifiées de la réforme.

Si l’on veut encore ajouter la questions des violences sexistes et sexuelles, qui ont d’ailleurs largement défrayé la chronique récemment, on peut facilement dire : la coupe est PLEINE !

Rendez-vous donc dans deux jours à Sion à 18 heures pour le cortège violet ou dans toutes autres régions de Suisse pour dire stop aux inégalités, aux discriminations et au patriarcat ! 💪💪💪

Jasmine Lovey

Présidente d'Entremont Autrement

3 juin 2023

Une nouvelle loi climat proposée au peuple

On se souvient encore de l’échec de la loi CO2 en 2021, et même si le scrutin s’était joué à quelques voix, son principal échec était dû à l’introduction de nouvelles taxes, notamment sur les énergies fossiles.

Mais le climat et son dérèglement étant des questions brûlantes (on peut se rappeler les chaleurs écrasantes de l’été passé, le risque de sécheresse qui menace encore localement la Suisse, ou encore la crainte de grands incendies), diverses initiatives tendent à pousser la Suisse vers la neutralité carbone et c’est le cas de l’initiative des Glaciers. En réponse à cette dernière, le Conseil fédéral a donc proposé la loi Climat en contre-projet, qui a été acceptée par le Parlement et qui se retrouve en votation en juin en raison d’un référendum.

Pourtant cette loi devrait satisfaire largement la population et tout le spectre politique. Aucune nouvelle taxe n’est prévue et des mesures d’accompagnement sont mises en place pour la transition de la Suisse vers la neutralité climatique. Ainsi, sans impôt supplémentaire, mais via le budget général de la Confédération, des aides seront distribuées pour le remplacement des chaudières à mazout et à gaz, ainsi que l’assainissement des bâtiments. Des crédits sont également prévus pour la recherche et l’innovation afin d’explorer des solutions face aux conséquences listées plus hauts au dérèglement climatique.

Pourtant l’opposition à cette loi est réelle, notamment l’UDC. La campagne sera donc ardue sur cette question et elle a déjà son lot de fake news et d’arguments indécents. Non, on ne forcera pas les personnes qui ont une chaudière à mazout à la remplacer alors qu’elle est pratiquement neuve, non on ne précarise pas l’approvisionnement électrique par cette loi, non ce n’est pas à cause de l’immigration que la Suisse ne parvient pas à économiser de l’électricité. Tous ces arguments visent principalement à instiller la peur et surtout se fonde sur la stratégie du « on verra plus tard ». Mais intervenir maintenant sur ces questions, c’est en réalité déjà un peu tard.

En effet, on ne parle d’approvisionnement électrique comme si cette question était nouvelle avec la guerre en Ukraine. Mais cette question était déjà bien réelle avant. Il en va de même pour les énergies fossiles, nécessaires selon les opposants à la survie énergétique de la Suisse. Mais elles étaient déjà un problème il y a 20 ans. On a toujours su que ce type d’énergie ne serait pas infini et il est particulièrement inconscient de continuer de tabler sur elles pour l’avenir. Lorsque le pétrole se tarira et que rien n’aura été fait pour le remplacer, alors on regardera en arrière et on se demandera pourquoi on n’a pas agi avant. Faire l’autruche sur les problèmes d’approvisionnement électrique et énergétique en agitant le spectre du black-out ne permet certainement pas de trouver des solutions viables et à longs termes. Il faut donc cesser de croire que tout s’arrangera et commencer à remettre en question notre consommation d’énergie et trouver des solutions pour pérenniser des comportements responsables.

Nous sommes à un moment pivot de l’histoire humaine : et en cet instant il est nécessaire de prendre ses responsabilités et d’admettre une solution tout à fait raisonnable et qui fixe des objectifs clairs, atteignables et ce pour le bénéfice de la population et non à son détriment.

Votons donc OUI le 18 juin !

Jasmine Lovey

Présidente d'Entremont Autrement

23 mars 2023

Signer et faire signer l'Initiative Cantonale pour un salaire minimum

On vous l'a dit déjà quelque fois, EA s'est engagé dans une large coalition à récolter des signatures pour l'initiative valaisanne pour un salaire minimum. Le représentant d'EA au sein du comité d'initiatives est Sylvain Morand.


Lire notre papier de position, signé de notre présidente Jasmine Lovey Et l'article dans Blick.

Lire ici la présentation du projet dans L'Evénement Syndical qui est le bulletin d'UNIA. 

On peut trouver des feuilles de signatures auprès du comité d'Entremont Autrement.

Et techniquement nous trouverons un moyen aisé de les donner en téléchargement. Patience et merci. 

La date d'expiration est au 15 janvier 2024. Donc au boulot.


15 mars 2023

Réseaux sociaux et milliardaires

Les apparitions des membres d'Entremont Autrement dans le Peuple.VS sont épisodiques, et les abonnés dont vous êtes peut-être en apprécient les prises de position. Quant à nous, tout en vous encourageant à vous abonner, nous vous offrons ici-même la contribution de Jasmine dans le numéro de Noël. Soit le numéro 192 du 23.12.22. Ainsi s'achève la session de rattrapage des nos archives de ces derniers mois.




14 janvier 2023

Salaire minimum : une mesure économique et sociale

Le salaire minimum est une mesure qui garantit aux travailleurs et travailleuses d’endiguer la précarité. La précarité en Suisse dépend aussi de nombreux facteurs autres que le salaire, mais en agissant sur cet aspect, ce sont de nombreux travailleurs et travailleuses qui sont impactés et soutenus. La question de la précarité touche une catégorie de la population plus durement : il s’agit des femmes. En effet, le taux de pauvreté chez les femmes en Suisse en 2019 atteignait 9,1% contre 8,4% chez les hommes. Cette situation est due à plusieurs facteurs qui génèrent directement de la précarité féminine : foyer monoparental, différences salariales, travail de care peu ou pas rémunéré, etc…

Le salaire minimum préviendrait différents problèmes impactant l’égalité des genres, à commencer par l’inégalité salariale, qui en Suisse reste en moyenne de 19%. Dans ces 19% de différence, la moitié environ n’est pas justifiée et se révèle donc principalement liée au genre. Ces données peu encourageantes, alors même que l’égalité salariale est inscrite dans la Constitution Suisse, montrent bien que la mise en place d’un salaire minimum pourrait augmenter celui des femmes, moins payées que les hommes. 

De plus, le travail de care, majoritairement occupé par des femmes, lorsqu’il est rémunéré, ne l’est que peu en raison de son caractère typiquement féminin. La prise en charge, les soins et les travaux ménagers accomplis pour des enfants et des adultes sont des activités considérées comme pouvant être effectuées gratuitement et en général par des femmes. Ces activités, souvent pénibles, sont peu rémunérées en raison notamment du nombre majoritaire de femmes qui les pratiquent. En effet, des études ont montré que plus un métier est majoritairement féminin, moins il sera avantageusement rémunéré. Le travail de care, bien que peu considéré, est néanmoins nécessaire au bon fonctionnement de notre société et devrait donc être rémunéré correctement.

Ainsi le salaire minimum n’est pas qu’une mesure économique, c’est aussi une mesure sociale qui vise à soutenir le combat féministe pour plus d’égalité entre les hommes et les femmes. De ce point de vue, le salaire minimum sert aux personnes précaires et se révèle nécessaire pour de nombreuses femmes de notre canton exerçant des professions peu rémunératrices et qui pourront dès lors toucher un salaire digne pour le travail effectué.

Avec cet argument et tous ceux développés auparavant, Entremont Autrement et son comité soutiennent sans réserve cette initiative cantonale et s’emploieront à la défendre et à la promouvoir avec conviction.

Jasmine Lovey

Présidente d'Entremont Autrement


Merci à Rhône FM pour son article, vous pouvez le retrouver en suivant ce lien.

9 janvier 2023

Urgences de Martigny fermées temporairement

Les urgences de Martigny fermeront temporairement leur service la nuit. Les patient.e.s devront se déplacer jusqu’à Sion et bénéficieront d’un service ambulancier renforcé durant la nuit.

Entremont Autrement déplore cette situation qui impacte directement la population entremontante. Les questions de santé et d’accès aux soins sont primordiales pour le mouvement, et ce dernier craint que la qualité des soins ainsi que la prise en charge rapide en cas d’urgence soient péjorées à l’avenir dans la région.

Le mouvement appelle à des états généraux cantonaux rapides sur les questions liées à la santé. Il n’est pas tolérable qu’une région habitée comme celle de Martigny soit privée de soins d’urgence. Le déplacement à Sion pourra avoir un impact important sur les habitant.e.s de montagne de notre district notamment. Des solutions pérennes doivent donc être discutées et trouvées pour assurer la prise en charge d’urgence de la région. Le renouvellement des médecins urgentistes et plus particulièrement de proximité est un sujet qui doit également être pris en main afin d’empêcher la création de zones privées de soins d’urgence.

Face à cette situation tendue, le mouvement espère que la population se limitera dans les interventions non-urgentes la nuit, tout en reconnaissant que cette situation n’est aucunement désirable. 

Jasmine Lovey

Présidente Entremont Autrement

Infos médias : les demandes d’information peuvent être adressées directement à Jasmine Lovey, présidente, au 079 127 24 37.

24 novembre 2022

Privatiser, mais à quel prix ?

Alors que nous sommes à l’aube potentielle d’une période économique difficile, la question des privatisations diverses peut se poser de manière nouvelle et aussi plus importante que jamais. L’Etat, depuis les années 90 et notamment la privatisation des CFF, connait cette réalité et l’applique à divers secteurs de notre vie. Si récemment la privatisation de PostFinance ne s’est pas faite, elle reste dans les pipelines du Conseil fédéral qui attend encore un rapport d’experts.

Mais que représente une privatisation et est-elle vraiment bénéfique pour la population suisse ? Les raisons principales de la privatisation reposent sur une seule idée : la rentabilité. Un service public, dans sa définition stricte, devrait garantir à la population l’accès à de nombreuses infrastructures dites publiques sans restriction. La rentabilité de ce service est importante, mais elle n’est pas prioritaire. En effet, on ne peut pas la faire passer avant son accessibilité et sa rentabilité devient donc subsidiaire. Au moment d’une privatisation d’un secteur public, son accessibilité n’est plus la priorité mais au contraire son rendement. En entrant dans le domaine privé, le service public devient une entreprise complexe comprenant divers intérêts : ceux de ses usagers, ceux de ses actionnaires et ceux de ses dirigeants. Dès lors, dégager du bénéfice devient important. Il faut en effet rétribuer les dirigeants et actionnaires, qui n’existaient pas au moment où ce service était public. En effet, dans l’administration il n’y a pas de PDG ou d’actionnaire, mais des fonctionnaires d’Etat payés par l’impôt et donc budgétisés.


Vendre un service public c’est donc délégué une responsabilité à une entreprise privée. Souvent l’Etat, les cantons et les communes sont les actionnaires majoritaires de ces nouvelles entreprises. Néanmoins, elles ne bénéficient plus de la même influence que lorsque toute la responsabilité et l’organisation en dépendait. En effet, selon le droit suisse, un représentant actionnaire au sein d’un conseil d’administration doit soutenir toute mesure pour le bien de l’entreprise et non en fonction de lui-même ou dans le cas qui nous occupe en fonction de la collectivité qu’il représente ! Ainsi s’il doit trancher entre une décision du type : fermer des succursales qui tournent à perte pour éviter de péjorer les finances de l’entreprise ou maintenir une succursale ouverte pour garantir un accès à ce service aux citoyens de sa commune, il devrait choisir la première option selon le droit des entreprises. Question épineuse d’autant plus que le représentant de la commune actionnaire, est tenu responsable personnellement de ces décisions et non la commune elle-même.

Mais revenons à la situation actuelle : à l’aube d’une crise majeure qui impactera de nombreuses entreprises, l’Etat sera peut-être appelé à soutenir et sauver divers secteurs privés qui étaient auparavant publics… Ainsi la rentabilité à tout prix des services publics se fait au détriment des citoyens (souvent ces services coûtent plus chers ou sont réduits à des fins de rentabilité) et au détriment de l’Etat, lui-même financé par ses citoyens. Ainsi toute privatisation doit être pesée avec attention et peut-être que certaines nationalisations pourraient être envisagées à l’avenir. Un service public est un bien commun, le vendre ou en déléguer la responsabilité ne peut pas être pris à la légère.

Jasmine Lovey

22 novembre 2022

Fin de vie et suicide assisté : la mort au centre des débats valaisans

A la fin de ce mois, nous nous prononcerons sur deux objets cantonaux, dont un particulièrement sensible : la question de la fin de vie.

Avec une loi sur les soins palliatifs et le suicide assisté, le Valais suit une tendance européenne qu’on observe également chez nos voisins français. En effet, le droit à mourir dans la dignité est un droit garanti par la Convention des Droits de l’homme. Elle reconnait à chaque individu la capacité de mourir en raison d’une maladie ou d’un accident dans les conditions les plus douces possibles et les moins douloureuses. Dans notre vallée, le Grand Conseil s’est penché sur cette question et a tranché : les soins palliatifs doivent être renforcés en Valais et le suicide assisté accessible dans les institutions de santé du canton en cas de maladie ou d’accident incurable et douloureux dont l’issue imminente est la mort. Il s’agit donc bel et bien de suicide assisté dans le cas où une guérison est impossible et la mort au bout du chemin sur un laps de temps relativement court.


Si d’un point de vue éthique, il nous est toujours difficile d’envisager la mort comme un état voulu et atteint par une personne, la question est plus floue lorsqu’il s’agit de la volonté de partir sans souffrance alors que l’issue est déterminée et s’accompagnerait de souffrances terribles. L’accès au suicide assisté est un droit. Comme celui de l’avortement, il ne signifie en aucun cas qu’il soit une obligation. Cette possibilité existe alors pour les personnes en situation de maladie douloureuse, qui peuvent elles-mêmes décider d’y avoir recours ou non. Le libre arbitre est donc fondamental dans cette décision et elle ne peut être influencé par personne : que ce soit l’entourage ou le personnel de la santé qui encadre ces personnes, cette décision ne leur appartient pas.

On peut aussi comprendre que cette idée de suicide assisté peut rendre mal à l’aise certaines personnes, notamment au sein de la santé. Si on reprend pour les médecins par exemple le serment d’Hippocrate, provoquer la mort par une mauvaise pratique n’est pas envisageable. Mais qu’en est-il lorsque le patient désire mourir ? Afin de ne pas heurter les différentes sensibilités, la loi prévoit que les personnes qui ne sont pas d’accord de participer aux procédures de suicide assisté ne sont pas obligées de s’y engager. Ainsi les institutions se doivent d’en garantir l’accès et donc de rechercher des personnes qualifiées capables et d’accord de la pratiquer.

Finalement, il s’agit d’un bon compromis : entre droit fondamental, libre arbitre et soutien aux personnes en fin de vie.

Jasmine Lovey

21 juillet 2022

Plus de transparence en politique valaisanne

Un premier pas pour plus de transparence en politique a été franchi. Le Conseil d’Etat a avalisé un projet de révision de la loi sur les droits politiques proposant notamment la transparence des financements des partis ainsi que de leur campagne. Au sein d’Entremont Autrement, nos comptes annuels sont publiés depuis de nombreuses années et détaillent la provenance de nos fonds : entre cotisations, divers petits dons et rétrocessions des élus, vous pouvez trouver le détail sur notre blog. De même les comptes de nos campagnes électorales sont également disponibles. Nous saluons donc cette avancée pour plus de transparence pour le citoyen. Le projet actuel retient la somme de 5000 francs comme significative pour un don et dont le nom du donateur devrait être révélé. Cette limite nous parait très haute, notamment pour les sections locales des partis, qui enregistrent également des dons et rarement de cet acabit. Une limite fixée à 1000 francs serait probablement plus judicieuse.


A noter également que le projet propose l’élection au Conseil des Etats via une liste unique comprenant le nom de tous les candidats dont deux peuvent être cochés par l’électeur. Cette méthode simplifie également l’élection et donner un meilleur aperçu des candidats en présence.

De manière générale, Entremont Autrement suit avec attention les modifications de la loi sur les droits politiques et espère qu’en novembre, le Grand Conseil validera ces avancées importantes en termes de transparence politique et de financement des partis.

Jasmine Lovey

8 juillet 2022

Roe VS Wade enterré, les libertés des femmes entravées

Cela fait maintenant deux semaines que la cour suprême américaine a suspendu sa jurisprudence Roe VS Wade, permettant aux femmes américaines d’avorter dans tous les Etats des Etats Unis. La décision est historique : en effet, depuis 50 ans, c’est la première puissance occidentale qui revient en arrière sur les droits des femmes si chèrement acquis par les mouvements féministes successifs. 
C’est donc une douche froide, ainsi qu’une certaine forme de désillusion qui frappent des femmes et des hommes qui pensaient ces droits, et précisément celui de l’avortement acquis. Sans tomber dans le cliché de la lecture a posteriori des événements, nous avions déjà été mis en garde, il y a plusieurs décennies par Simone de Beauvoir : « N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Ces mots résonnent étrangement, alors même que se réalise cette crainte énoncée. Aux Etats-Unis, il ne sera donc pas permis, dans pratiquement la moitié des Etats d’avorter en cas de viol, en cas de risque de santé pour la mère, voire même en cas de grossesse extra-utérine, par définition non viable. Le Texas possède déjà une loi encourageant la population à dénoncer les femmes qu’on soupçonne d’avoir avorté. Un récent article de la RTS révélait qu’une recherche Google pour un planning familial pouvait incriminer une femme soupçonnée. Les chauffeurs de taxi peuvent même être poursuivis pour avoir amené une femme devant une clinique pratiquant les avortements.

 
Ça vous semble irréel ? Et pourtant çela fait partie d’un programme très clair. Remettre en cause le droit à l’avortement, et par conséquent le droit des femmes de disposer de leur corps, c’est avant tout s’arroger le contrôle du corps des femmes, mais aussi de leur sexualité. Et par ce biais, c’est le corps social en général qui est surveillé, régi par des règles bien précises que nos sociétés libérales pensaient avoir acquis pour ses concitoyens. Des groupes religieux conservateurs, libres de leur culte et de ne pas avorter, imposent désormais leur vision et leur croyance à toute une partie de la population qui ne leur avait rien demandé, ni exigé, ni refusé en termes de droit.

 
Cependant, si après les politiques agressives internationales des USA on s’interrogeait sur leur légitimité à nous servir, à nous Suisses, d’exemple, on peut être tout à fait convaincu qu’il ne faut pas trop s’en inspirer. Depuis 2002, les Suissesses peuvent avorter jusqu’à 12 semaines après les dernières règles. En comparaison européenne, l’avortement a été légalisée en Suisse très tardivement, mais clairement plébiscité par le peuple. Une première offensive des milieux conservateurs a échoué très nettement en 2014 avec l’initiative pour supprimer le remboursement de l’avortement par les caisses maladies. Mais ces milieux ne se sont pas arrêtés là et reviennent à la charge en ce moment même avec deux initiatives : une imposant une nuit de « réflexion » supplémentaire à la femme désirant avorté et une deuxième empêchant les avortements tardifs après 22 semaines en raison d’un risque pour la santé de la mère ou d’handicap lourd pour le foetus.
Si ces deux initiatives ne s’attaquent pas frontalement au droit à l’avortement, elles contribuent en effet à présenter la femme avortant comme égoïste. Le fait qu’elle envisage de le faire pour sa propre santé après 22 semaines est considérée pratiquement comme criminel par ses milieux. Ils proposent alors d’imposer un accouchement prématuré, avec des risques considérables pour la mère. La question de la nuit de réflexion présuppose aussi une infantilisation des femmes qui avorteraient sans jamais être sûres réellement de ce qu’elles font. Très problématiques, ces deux initiatives dépossèdent complètement les femmes de leur libre arbitre en les mettant sous une forme d’obligation de réflexion ou d’accouchement. Si ces initiatives semblent collecter des signatures facilement, elles posent la question de ce qui viendra ensuite. En effet, si la population se prononçait sur ces sujets et en venaient à les accepter – ce que nous n’espérons pas –, la prochaine étape est clairement identifiée : interdire l’IVG en Suisse.

Nous n’en sommes pas encore là évidemment mais les initiatives sont multiples pour empêcher les femmes d’avorter librement et selon leur droit. Des sites internet de désinformation apparaissent dans les premiers liens sur Internet lors d’une recherche sur l’avortement, des initiatives visant à limiter le droit à l’avortement sont en route, des associations négocient des contrats d’assurance maladie pour des femmes ayant finalement refusé d’avorter.
L’IVG est autorisé en Suisse depuis 2002, mais il sera constamment attaqué et remis en question. A nous d’empêcher qu’on impose aux femmes des décisions qui relèvent de leur seule compétence : mon corps, mon choix.

Jasmine Lovey 

8 février 2022

Oui au train de mesures en faveur des médias

Le 13 février, notre journée de votations sera bien chargée et si les sujets sont très variables (on touche autant à la recherche scientifique et aux impôts qu’à la prévention de la santé des jeunes), il en est un qui passionne moyennement : le train de mesures en faveur des médias. Après le débat acharné qu’avait suscité No Billag, on aurait pu croire qu’il en irait de même ici. Mais l’enjeu est différent cette fois-ci. Il ne s’agit plus de savoir si la presse est politisée, si la RTS est un média d’information à la solde de la gauche, mais plutôt de ne pas laisser mourir une presse plurielle et diversifiée en Suisse : les médias locaux. Le débat est à la fois national et régional, même s’il peut paraître paradoxal de s’exprimer au niveau national pour que des presses cantonales puissent continuer d’exister et d’informer sur les réalités d’une région particulière.


Mais qu’on ne se trompe pas, c’est ici que se trouve l’enjeu principal de cet objet. Le tissu régional de la presse en Suisse dépend fortement du découpage des cantons. Historiquement, les médias sont un contre-pouvoir politique important, ancré dans un contexte particulier. Il suffit de regarder la politique valaisanne et zurichoise pour se convaincre que nos réalités, nos expériences sont différentes. Les médias internationaux n’auront jamais un ancrage local aussi fort, et ce n’est d’ailleurs pas le but recherché. Si le train de mesures vise à soutenir cette diversité nationale, la liberté de la presse est garantie et démontre bien l’importance des médias dans notre démocratie. Principaux vecteurs d’informations pendant le COVID, les médias suisses ont transmis les informations sur la pandémie, ont questionné les mesures mises en place. D’ailleurs, ils ont spécifié les mesures édictées à l’échelle cantonale et qui divergeaient parfois d’une région à l’autre. Finalement, les médias ont aussi donné la parole aux opposants comme aux partisans de cette politique de gestion. Alors que les vérités alternatives se développent sur Internet, les médias se sont révélés de précieux outils pour avoir accès à une information de qualité et vérifiée.

Il ne s’agit cependant pas que d’une question de politique locale. Les médias régionaux informent également la population sur les évènements culturels, sociaux et économiques locaux. Ils participent à la vie d’une région, ils en sont la vitrine et en même temps le produit. On peut détester un édito de notre journal cantonal et en même temps admirer la richesse de la vie valaisanne à travers ses pages et ses reportages. Perdre cet ancrage local serait dommageable, non seulement du point de vue de l’information, mais surtout du relais du monde culturel qui fait qu’on s’identifie à telle région et non pas à une autre.

Que dire de plus, sinon que les fonds pour financer ce train de mesure sont déjà existants ? Il ne s’agit pas ici d’augmenter la contribution des citoyen.ne.s suisses aux médias, mais de préserver un patrimoine de l’information qui, sans ce soutien financier, à terme s’érodera et se détériorera au profit d’une presse dématérialisée et déshumanisée, dans le sens qu’elle ne sera plus singulière, mais générale.

Jasmine Lovey
Présidente d'Entremont Autrement

17 novembre 2021

"Nous souhaitons que nos membres se fassent entendre". Interview avec notre présidente Jasmine Lovey


Près de trois mois après son entrée en fonction comme présidente de notre mouvement, Jasmine Lovey a reçu l'équipe de rédaction du blog pour faire le point sur quelques éléments liés au fonctionnement d'Entremont Autrement.


Madame la Présidente, vous venez de mener votre première assemblée générale du mouvement. Comment cela s’est-il passé?

L'assemblée générale s'est très bien déroulée! C'était effectivement une nouveauté autant pour moi que pour le reste du mouvement qui a été habitué depuis toujours à voir Sophie Juon dans cet exercice. Cette assemblée générale représente la fin d'une transition qui a été menée depuis plusieurs mois, notamment pour le passage de la présidence, mais aussi pour la nouvelle organisation du comité afin de s'activer et de proposer de nombreuses activités sur le district en dehors des périodes chaudes électorales. Je crois que notre organisation permettra de relever ces défis.

Vous venez de mener avec succès une révision des statuts de l’association. Quels étaient les buts de cette révision?

La révision de nos statuts s'inscrit dans un processus de longue durée et de réflexion que nous avons mené depuis un certain temps. Avec désormais 17 élu.e.s, nous avons remarqué qu'il existait des lacunes dans nos statuts, notamment en ce qui concerne les élu.e.s. Le comité a ainsi proposé de créer une section spéciale au sein de nos statuts afin de clarifier leurs droits et devoirs au sein de l'association.

De même l'ajout d'une section période électorale permet de définir clairement le rôle du comité directeur en période d'élections et d'encadrer son activité intense. Finalement, le comité souhaitait remettre plus de pouvoir à l'Assemblée générale. jusqu'à cette AG, le comité disposait d'un pouvoir conséquent et il nous semblait judicieux de poser des gardes-fous pour l'avenir. La révision de statuts a d'ailleurs permis de nombreuses questions et échanges avec les membres présent.e.s et témoignent aussi du grand intérêt des buts de notre association ainsi que de la forte démocratie qui règne au sein de notre mouvement.

Lors de la dernière AG, vous avez également présenté les résultats d'un sondage interne à EA sur le positionnement politique du mouvement et sur l'accord entre les sympathisants et le comité. Franchement, est-ce vraiment le plus important pour un mouvement politique de perdre plusieurs mois à faire de l’introspection?

Croire que ne pas écouter sa base et ses membres est une perte de temps est une position un peu condescendante. Nous ne pouvons présupposer de l'avis de nos membres et nous souhaitons qu'ils puissent se faire entendre en cas de désaccord avec la ligne du mouvement. Cette prospection est d'ailleurs très positive. Elle nous éclaire notamment sur les thématiques pour lesquelles nos membres espèrent un investissement du comité et du mouvement. Cette enquête nous a également permis de mesurer que le mouvement est actuellement en accord avec sa base sur la totalité des dernières votations et que par conséquent, nous ne nous sommes pas égarés en chemin depuis 12 ans. Le mouvement répond toujours à un besoin et à des attentes de la population entremontante et nous sommes prêts à relever le défi pour au moins autant d'années!

Est-ce que l’Entremont Autrement de 2021 est toujours le même qu’aux débuts en 2009?

Si je me souviens de mon arrivée à EA, il y a maintenant 6 ans, le mouvement avait un élu communal à Orsières et deux élus cantonaux. En deux élections successives, EA a augmenté sa représentation à 17 élu.e.s! C'est vraiment important et par conséquent le mouvement s'est considérablement agrandi et a petit à petit mené une mue professionnalisante. Néanmoins l'esprit de fondation du mouvement n'est jamais oublié et même soutenu par chaque membre actif de notre association. nous proposons une alternative forte aux partis traditionnels de la région, nous militons toujours pour les listes ouvertes, plus de représentativité sur les listes, la transparence de la vie politique, etc... Ce sont autant de valeurs qui ont fait notre ADN et si on en croit le sondage récent, qui rassemblent toujours nos sympathisants.

La pandémie de Covid a passablement compliqué la vie politique ces derniers mois. Est-ce qu’Entremont Autrement va organiser à nouveau des événements prochainement?

La situation du COVID a en effet eu des répercussions sur de nombreux domaines et je pense qu'il en va de même pour le débat politique. Après une campagne menée principalement sur les réseaux sociaux en raison des restrictions COVID, je pense qu'il est nécessaire de recréer du lien, de proposer des débats, des échanges d'idées, de partir à la rencontre de nos membres mais aussi des citoyens de la région. Le comité s'est donc fixé comme objectif de renforcer ses sections et de mettre sur pied des évènements politiques rassembleurs, que ce soit des débats ou des rencontres citoyennes.

Merci Jasmine d'avoir répondu à nos quelques questions. Bonne suite à toi dans tes fonctions!

8 novembre 2021

Putsch en cours chez Entremont Autrement, affirme le Nouvelliste


C'est une nouvelle sensationnelle que révèle à l'instant le Nouvelliste dans son édition en ligne. A l'occasion de la conférence de presse en faveur de l'initiative pour des soins infirmiers forts, il semblerait que le journal valaisan ait eu vent d'un putsch en cours chez Entremont Autrement.

En effet, Roxanne Giroud, ce matin encore vice-présidente de notre mouvement, semble avoir été soudainement propulsée à la présidence! Sans nouvelles de Jasmine Lovey, présidente en titre, nous ne pouvons pour le moment confirmer ou infirmer cette information.


En tout cas, toutes les sections d'Entremont Autrement s'agitent actuellement. La section de la Niort appelle le comité central à faire toute la lumière sur ces événements, le groupement des Femmes EA du Fregnolet demandent une AG extraordinaire, la fédération autrementiste de Chemin-Dessus condamne un coup d'état et le groupement séparatiste de Branche-d'en-Haut se réunira vers 22h ce soir pour définir son allégeance.


Mise à jour (09.11.21): le Nouvelliste a rétabli la réalité dans la nuit ;P

7 novembre 2021

Retour sur l'assemblée générale d'Entremont Autrement

Vendredi 5 novembre, Entremont Autrement a tenu son assemblée générale ordinaire au restaurant des Trois Dranses à Sembrancher. Il s'agissait de la première séance sous la présidence de Jasmine Lovey. Voici un bref retour des principales informations à retenir.

Comptes 2021

Entremont Autrement a présenté des comptes 2021 largement déficitaires. Cela était d'ailleurs attendu, puisque notre mouvement vient d'enchaîner des campagnes communales et cantonales. Nous savons que, tous les quatre ans, nos finances sont mises à rude épreuve.

Recettes 2021: 17'665,07 CHF
Dépenses 2021: 32'126, 85 CHF
Résultat 2021: - 14'461, 78 CHF
Fortune d'EA: 1'274, 50 CHF

Les recettes sont constituées des rétrocessions des élus (5% de leurs revenus politiques), des cotisations des membres, des dons des sympathisants, des vacations de nos élus au Grand Conseil et de la collaboration avec nos partenaires politiques pour les communales.

Du côté des dépenses, la quasi totalité (à l'exception de quelques frais administratifs, de l'organisation de l'assemblée générale et d'actions diverses) a été consacrée aux différentes campagnes. Les communales 2020 nous ont coûté 27'568,25 CHF et les cantonales 10'191,40 CHF. A noter que les frais des communales ont été répartis sur les comptes 2020 et 2021. Ces dernières échéances électorales ont été les plus onéreuses que notre mouvement ait connu (environ 10'000.- CHF de plus qu'il y a quatre ans).

Les comptes ont été vérifiés et acceptés à l'unanimité.

Budget 2022

Notre mouvement a également présenté son budget pour l'année 2022.

Recettes 2022 (estimation) 16'400.- CHF
Dépenses 2022 (estimation): 10'000.- CHF

Un montant de 7'500.- pour les prochaines campagnes électorales a été provisionné, ainsi que 1'000.- pour de futurs projets.

A noter qu'en 2022, au moins 5'000.- CHF devraient être investis dans les rencontres directes avec les citoyennes et les citoyens du district.

Le budget a également été accepté à l'unanimité.

Révision des statuts

Le comité a présenté une révision d'envergure des statuts de notre association. Cette réforme était en travaux depuis de longs mois. Quatre objectifs avaient été définis:

- renforcer les pouvoirs de l'assemblée générale, notamment par rapport aux attributions du comité
- clarifier le fonctionnement des campagnes électorales, notamment le rôle des prestataires externes et la responsabilité du comité dans ces périodes (qui occupent presque la moitié du temps de notre association)
- préciser le rôle des élus (quasiment absents des précédents statuts) et leurs devoirs envers le mouvement
- préciser certaines procédures internes (extinction d'affiliation, droit de signature, délai de démission, etc)

Les nouveaux statuts seront téléchargeables sur notre blog d'ici quelques jours.

Nomination de Maxime Collombin au comité

En août 2021, le comité avait présenté sa nouvelle organisation et sa nouvelle stratégie. Cependant, il manquait encore un responsable pour la section Val de Bagnes. Maxime Collombin, qui est également député EA pour le district d'Entremont, a accepté de prendre en charge ce poste. L'assemblée générale l'en remercie chaleureusement. Notre équipe est désormais au complet.

Divers

Nous avons, lors de cette séance, abordé aussi:

- les résultats d'un sondage interne auprès de nos sympathisants
- la prise de position d'Entremont Autrement au sujet des prochaines votations fédérales et cantonales de novembre 2021.
- pris connaissance de la position des membres du Conseil général de Val de Bagnes concernant la votation communale sur le règlement d'organisation de la nouvelle commune.

Enfin, Alexandre Ferchaud, nouveau président du Centre gauche - PCS nous a fait l'honneur de sa présence. Il a réitéré la ferme volonté de collaboration entre son parti et notre mouvement. Nous croyons à la nécessité de tels partenariats fondés sur des valeurs communes fortes et souhaitons encore renforcer les collaborations entre nos entités.


23 août 2021

Entremont Autrement soutient le mariage pour tous

Entremont Autrement a participé ce matin au comité interpartis favorable au mariage pour toutes et tous. 

Entremont Autrement défend l’égalité des droits en Suisse pour toutes et tous, en combattant les discriminations de genre, liées à l’orientation sexuelle ou à l’origine. Dans la situation légale actuelle, le PACS, en étant une loi à part, crée une situation d’inégalité entre les couples hétérosexuels et homosexuels : que ce soit en forçant un outing non désiré via des documents officiels ou encore en créant des citoyens de deuxième catégorie avec des droits amoindris notamment sur les questions d’adoption et de parentalité. En n’assurant pas la même protection à leur famille, notamment en cas de décès ou de séparation, la loi précarise les couples homosexuels ainsi que leurs enfants. Dans ce contexte, le mariage pour tous permettra légalement de refléter la réalité déjà existante des familles arc-en-ciel.

 

L’Etat ne devrait plus exercer une différenciation entre les couples, et par conséquent l’accès au mariage doit être garanti pour tous. La liberté d’aimer et de fonder une famille ne peut plus être réglementée pour certains et être totale pour les autres. Il faut, aujourd’hui plus que jamais, insister sur la nécessité d’une égalité devant la loi. Toute personne soumise aux mêmes devoirs que le reste de la société doit avoir la garantie de bénéficier des mêmes droits. Ces considérations juridiques vont également de pair avec une évolution de la vision du couple au sein de la société suisse.

 

Chez Entremont Autrement, nous voulons croire que le peuple suisse est prêt à ne plus différencier les couples en matière de mariage et de ne plus soumettre les unions homosexuelles à une loi spécifique. Entremont Autrement défendra donc avec conviction le mariage pour tous, sans discrimination.

22 août 2021

Nouvelle organisation du comité d'Entremont Autrement

Au lendemain de son assemblée générale du samedi 21 août 2021, le comité d'Entremont Autrement dévoile sa nouvelle organisation. Pour rappel, selon nos statuts, les nominations à la présidence et à la vice-présidence dépendent de l'assemblée générale, pour les autres postes, le comité choisit en interne son propre modèle de fonctionnement.


Présidence (coordination, relations extérieurs, affaires courantes): Jasmine Lovey

Vice-présidence (lien avec les élus, affaires courantes): Roxanne Giroud

Finances : Raphaël Moulin

Secrétariat (administration générale, gestion des membres): Vinciane Murisier

Communication (communication générale, relations presse): Josué Lovey

Evénements (actions de terrain, organisation des événements): Basile Darbellay

Section Orsières-Liddes-Bourg-Saint-Pierre (animation de la section, recrutement de membres, politique locale): Valérie Maret

Section Sembrancher (animation de la section, recrutement de membres, politique locale): Amélie Nicolò-Rebord

Section Val de Bagnes (animation de la section, recrutement de membres, politique locale): poste à repourvoir (intérim assuré par Roxanne Giroud)

Le comité annonce aussi la création d'un groupe stratégique, au rôle purement consultatif, afin de l'épauler et de le conseiller dans les grandes orientations stratégiques de l'association. Sa composition n'étant pas encore complètement connue, elle sera annoncée ultérieurement.

La rédaction

17 août 2021

Aller plus haut!

En voilà un étrange été : mon ami paysan cherche les jours où la météo veut bien lui laisser une petite fenêtre de beau temps pour activer sa fenaison. Mon ami du nord panse ses blessures béantes après les dernières intempéries. Mon ami du sud brûle sous une chaleur digne de l’enfer. Mais ici à Orsières tout va bien. La pollution c’est pas chez nous qu’on la voit. En plus, c’est la faute des Chinois, des Américains, des Russes et on n’en passe !


Alors saluons la dernière attraction touristique de la région : un vol en hélicoptère pour prendre l’apéro dans nos si chères montagnes. Au départ de la Laiterie d'Orsières!  Que la planchette du terroir se promène avec un bilan carbone explosé, doit la rendre savoureusement meilleure. Il faut bien dire que pour une petite escapade de ce type, ce n’est pas moins de 70l de kérosène qu’il faut compter… 70l de kérosène pour aller admirer un glacier, sans le plaisir de l’avoir gravi, de l’avoir approché respectueusement sur nos deux jambes, d’avoir porté notre en-cas jusqu’en sa demeure.

Si le bilan carbone de ce type d’escapade est scandaleux, son prix laisse également à désirer Est- ce que tous ces efforts pour vendre notre région si authentique aux yeux de nos hôtes doivent-ils passer par le chic d’une clientèle richissime ? 319.- par personne ! Où est passé la promotion d’un tourisme 4 saisons familiale ?

Quand les plus grands spécialistes nous alarment sur l’état de santé de notre planète (rapport du GIEC), nous sommes en droit de nous demander ce que l’on laissera aux générations suivantes. Si même chez nous, nous ne voulons voir l’inéluctable, personne ne le fera. Notre planète sera sauve seulement si chacun y met du sien, et ceci commence chez nous. Et surtout pas en allant prendre l’apéro sur un glacier en voie de disparition à bord d’un hélicoptère.


Valérie Maret, Michèle Steiner, Baptiste Fellay, Jasmine Lovey, John Gault, Aurélie Vodoz, Sophie Juon, Florian Alter, Didier Buisson

Section EA Orsières


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