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10 août 2023

Cahiers politiques de vacances


Comme de coutume, la rédaction du blog vous propose un état des lieux de la vie politique de notre région sur les réseaux. Si depuis une année, le blog de notre mouvement compte une huitantaine d’articles sur nos engagements, on peut dire sans trop se vanter que nous restons prolifiques et transparents sur nos positions. Nous souhaitons d’ailleurs remercier toutes les personnes qui participent au débat d’idées et qui publient sur notre blog ! Mais qu’en est-il des autres partis ?


 

Du côté de l’UDC Entremont, peu d’activités à souligner. En effet, leur site web, qui souvenez-vous était devenu un site de vente de chaussures, n’existe plus. Leur page Facebook en revanche se prépare pour les élections fédérales de cet automne. 

 

Du côté du PDC Entremont, il n’est plus possible de consulter leur page Internet, probablement en raison de la transition du PDC vers le C : un gros chantier en perspective donc.

 

Finalement le PLR Val de Bagnes a publié récemment sur son blog un retour sur le dernier plénum du CG. Mais c’est au PLR Orsières que l’on doit un bel article sur la création de Dransgrid+. En effet, après deux ans d’inactivité, leur blog revêt un tout nouvel article (datant de juin de cette année, après l’assemblée primaire) qui explique pourquoi il aurait été de bon ton de voter oui au projet, mais surtout pourquoi il ne faut pas politiser une assemblée (ô surprise !) politique. Bien que pas mentionné, le mouvement Entremont Autrement semble être chargé par cet article qui souligne une politique des réseaux sociaux et empreint de fake news. Cette attaque nous paraît contestable, et nous sommes ravis que des citoyens et citoyennes se soient déplacé.es à l’Assemblée primaire pour exprimer leur avis sur un projet d’une telle importance. Si l’attaque du PLR n’est pas nommément adressée à un parti plus qu’à un autre, Entremont Autrement peut se féliciter d’avoir suscité le débat et d’avoir permis au parti libéral radical de s’exprimer sur un objet politique de la région, après ledit vote, et surtout depuis deux ans d’inactivité ! 

 

Nous profitons aussi de ce message pour remercier tou.tes nos lecteur.rices assidu.es et vous souhaitez d’avance une belle rentrée politique!

 

                                                                                                                                  La rédaction

19 décembre 2022

Formation scientifique aux enjeux climatiques entre ultracrépidarianisme et déni scientifique

Le 14 décembre dernier, le Grand Conseil statuait sur une résolution visant à proposer un temps de dialogue entre la communauté scientifique et les parlementaires.

« Proposition infantilisante » selon le PLR, « dénaturation de l’appareil législatif » selon Le Centre, le Parlement a très largement refusé cette proposition.

Face à l’urgence climatique et en anticipation des lois sur l’énergie et sur le climat qui seront traitées prochainement au Grand Conseil ne s’agit-il pas d’une occasion manquée?

Source: Pigr

Tandis que l’UDC tient des propos climato-sceptiques en s’appuyant sur des thèses négationnistes, Le Centre et le PLR se disent bien conscients des enjeux mais répondent toutefois aux abonnés absents lors des événements « extra-muros » auxquels ils préconisent de participer.

Face à l’urgence de la situation, face à l’ampleur de phénomènes sans précédent que nous connaissons déjà tou.s.tes aujourd’hui, est-ce qu’un minimum d’humilité et d’honnêteté ne seraient pas opportuns? Ne serait-ce pas également l’occasion de valoriser les compétences et connaissances des instituts de recherche hautement qualifiés dans lesquels le canton du Valais investit massivement?

A l’écriture de ces quelques lignes et en abordant le travail autour des lois sur l’énergie et le climat je m’interroge. Le Grand Conseil est-il pleinement conscient du caractère fondamental de ces deux lois? Saura-t-il prendre des décisions à la hauteur des défis actuels et des générations futures?

Affaire à suivre…

Maxime Collombin
Député Entremont Autrement

23 mai 2021

Les 6 postures repérées en Valais en matière de 3 votations fédérales.


 

Trois votations du 13 juin 2021 sur cinq touchent à des préoccupations environnementalistes.

La première (Initiative populaire pour une eau potable propre et une alimentation saine) est représentée en périphérie de cette infographie.

La deuxième (Initiative populaire "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse) est figurée dans l'hexagone moyen.

La quatrième (Loi sur le CO2) est au centre du schéma.

En vert les oui, en rouge les non.

Le PS VR qui est non binaire dans cette votation ne figure pas sur le graphique.


4. LOI sur le CO2

On voit que tous les partis en Valais s'accordent sur la taxe CO2. Sauf l'UDC et le POP.

L'UDC Vr au nom de "la défense de la classe moyenne et des classes populaires contre les taxes inutiles dont les écolos veulent nous écraser."

Le POP  argumente ainsi: "Bien qu’il faille absolument et le plus vite possible réduire les émissions de CO2, la voie choisie par la loi n’est pas la bonne. Reposant sur une taxe payée indistinctement par toutes et tous, la loi CO2 est antisociale: elle imposera une charge financière supplémentaire aux personnes à bas revenus qui dans le contexte actuel ne peuvent encore se passer des énergies non renouvelables (qui doivent notamment aller travailler en voiture), et ne fait pas de différence entre ceux qui polluent peu et les gros pollueurs."

Comme personnalité qui fait campagne dans un comité contre la loi sur le CO2, on peut néanmoins signaler Sydney Kamerzin du PDC (alors que Marianne Maret est dans le comité pour).

Kamerzin, Bregy et Roduit s'étaient tous les trois tièdement abstenus lors du vote final au parlement, renforçant ainsi leurs positions à la droite de l'auto-proclamé centre.







20 août 2020

Le PLR d'Orsières allié des Big Pharmas?

Alors qu'il n'avait plus été très actif ces derniers mois le blog du PLR d'Orsières semble être sorti de sa léthargie et prêt à lutter à son tour, de toutes ses forces, contre le coronavirus (entre autres).

A lire les commentaires qui alimentent leur blog aujourd'hui, il semblerait que le PLR d'Orsières ait conclu une alliance historique avec de grandes firmes pharmaceutiques. Un moyen de renflouer les caisses? Un plan génial pour créer de nouvelles places de travail dans la Cité de l'Ours (pas celui de Bagnes donc)?


 

Visiblement, il n'y a pas que Donald Trump qui rêve d'un vaccin pour rebooster sa campagne!

PS: c'est de l'humour bien évidemment. Cela nous est arrivé aussi. A charge de revanche!

28 juillet 2020

Le PLR de Val de Bagnes, le salut venu du nord

Selon le NF on line du 16.07.2020, le PLR du Val de Bagnes présente à la candidature pour les élections communales de 2020 deux membres de l'exécutif de Vollèges et une de Bagnes soit Anne-Michèle Lack, Eric Rosset et Christophe Maret.
Le PLR se veut conquérant en visant trois sièges.
Le NF imagine même le président de Vollèges Christophe Maret vouloir accéder à la présidence de la nouvelle commune, ce que ne confirme ni n'infirme l'intéressé. Il a été interrogé plusieurs fois par les journalistes sur cette possibilité. Christophe Maret a quitté le comité cantonal du PLR en début d'année.


Le PLR de Val de Bagnes a un site internet  noch nicht tout fait up to date, mais il y a un effort.


Le webmaster



21 octobre 2019

Nantermod a atteint son plafond définitif en Entremont en faisant le même résultat qu'il y a quatre ans.

Les suffrages de Philippe Nantermod dans le district d'Entremont ont atteint le plafond.

100 en 2003
27 en 2007
1435 en 2011
1623 en 2015
1623 en 2019


L'Union suisse des arts et métiers perd ses deux leaders au parlement.

Deux des conseillers nationaux écartés du nouveau conseil national lors des élections du 20 octobre 2019 ne sont pas des moindres. Ils sont tous les deux à la tête de l'USAM, un comme directeur et l'autre comme président.

Le premier est le directeur de l'USAM, depuis 2008, le conseiller national Hans-Ulrich Bigler, PLR.


Le second est le président du comité directeur de l'USAM, depuis 2012, le conseiller national Jean-François Rime, UDC.



En 2015 des participants à la rencontre de Lausanne qui a réuni economiesuisse et les représentants des arts et métiers s'étaient plaint: «Hans-Ulrich Bigler et Jean-François Rime instrumentalisent l’USAM pour leur campagne électorale» . La réponse était tombée, cinglante: «Il est faux de dire que j’ai utilisé la réunion de Lausanne pour ma campagne électorale. C’est à Zurich que je suis candidat, pas en Suisse romande», réplique Hans-Ulrich Bigler. Quant à Jean-François Rime, il ricane lorsqu’on le confronte au soupçon d’instrumentalisation: «Je n’ai pas besoin de cela, j’ai un électorat solide et j’ai été élu trois fois au Conseil national avant d’être président de l’USAM.» rapportait le Temps du 26 février 2015.

1 septembre 2019

La présidente du Conseil général de Bagnes se rend enfin compte que les minorités existent dans sa commune


Le NF se faisait l’écho vendredi matin des relations tendues entre les Conseillers généraux d’EA et le bureau du législatif bagnard. Pour rappel, le bureau du CG, qui réunit ordinairement en plus de ses membres les présidents de commissions et un délégué d’EA, Pierre Troillet, a décidé de se réunir sans ce dernier et l’en a informé par mail (voir jours précédents).

Il pouvait paraître étonnant que le bureau écarte un minoritaire sous prétexte de vouloir discuter sans lui de la « gestion des positions minoritaires ». On comprend mieux cette curieuse prétention en lisant les propos de la présidente du CG, Mélanie Mento, dans le NF du jour : « En onze ans de Conseil général, c’est la première fois que je remarque la présence des minoritaires », déclare-t-elle sans rire, pour décider aussitôt de les écarter du débat. Pour les UDC, rien d’étonnant puisqu’ils ne sont plus là, mais pour les élu-e-s du PLR, on peut se poser des questions. Où sont-ils donc pour que la présidente n’ait pas encore perçu leur présence ?

En fait, ce propos confirme ce que chacun pouvait penser depuis de nombreuses années : non seulement la majorité PDC de la commune est écrasante et monolithique, mais elle est encore renforcée par un PLR complaisant et le plus souvent aligné sur les positions de la majorité en place. C’est du moins le cas de ses élus qui ont choisi de courir sous une bannière unique : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette… ». C’est en tout cas ce que semble démontrer le propos de Mme Mento. On attend avec impatience un démenti formel qui puisse nous convaincre que le PLR de Bagnes n’est pas devenu une sous-section du grand frère PDC.

Le gravier introduit par EA dans ces rouages huilés depuis la nuit des temps empêcherait donc cette joyeuse équipe d’imposer sa loi, la loi du silence en l’occurrence. Le bloc PDC-PLR entend donc « gérer les positions minoritaires », Il ne peut pas s’agir simplement de s’imposer par la force puisque ce procédé est déjà largement utilisé dans le plenum. Cela laisse donc penser qu’il s’agit plutôt de trouver le moyen de réduire les minoritaires au silence.

Entremont Autrement croit aux vertus du dialogue. Il réclame la transparence dans les affaires publiques et ne compte pas se suffire de belles déclarations d’intention. Il est convaincu que les citoyennes et citoyens bagnards attendent de leurs autorités davantage d’ouverture et poursuivra son combat.

Le Groupe Entremont Autrement du Conseil général de Bagnes

27 août 2019

Bagnes - le déni de démocratie reste complet

Dernièrement, nous vous présentions un article annonçant qu'Entremont Autrement n'était désormais plus convié à certaines réunions du Conseil général de Bagnes.

Suite à cet article, un entrepreneur bagnard a remis en cause la véracité de nos propos. Afin de lever toute suspicion, nous vous invitons donc à retrouver ci-dessous le mail de la présidente du Conseil général.

Selon nos informations, la séance qui était censée avoir lieu le 22 août aura finalement lieu aujourd'hui.


Pierre Troillet

22 août 2019

Tuer le messager pour tuer le message


En France voisine, Fabrice Arfi (Mediapart) disait dans l’affaire De Rugy que « En tuant le messager, ce dernier voulait effacer le message qu’il y a derrière. »
Une vidéo résumant l’affaire en question : https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/444784092986763/


En début de législature, Entremont Autrement ne disposait d'aucun membre au bureau ni de présidents de commission. La pratique veut que régulièrement le bureau invite les présidentes de commission pour traiter des affaires courantes du Conseil général ou d'un thème particulier. En date du 22 mars 2017, ce groupe décidait de s'ouvrir à un représentant d'Entremont Autrement, en l'occurrence Pierre Troillet, chef de ce groupe parlementaire.

Récemment la présidente du Conseil général a adressé au chef de groupe d'Entremont Autrement un mail concernant une réunion où le bureau du Conseil général et les présidents de commission PDC et PLR vont se rencontrer pour définir comment gérer les minoritaires. Comprenez par là Entremont Autrement !

Dans ce mail, il est fait mention que nous ne sommes pas invités à la séance du 22 août prochain mais que par souci de transparence nous sommes informés de son existence. Il y est également précisé qu'il y sera discuté des positions "minoritaires" au plenum ou dans la presse.

À Bagnes les questions sont légion mais la curiosité est une transgression.

Le Groupe Entremont Autrement du Conseil général de Bagnes



7 avril 2019

2019, une année charnière pour les femmes?

Entre Viola Amherd, qui espère que l’année 2019 soit une année féministe, et la superbe photo politique du Chablais où l’on peut voir une jolie brochette de messieurs n’entourer qu’une seule femme, on ne sait pas trop finalement si les femmes pourront effectivement s’imposer en 2019. La préparation de la grève des femmes de juin 2019 bat son plein, les femmes se mobilisent en masse pour réclamer l’égalité des droits, pour espérer un salaire égal à ceux de leurs collègues masculins. Le Valais semble également pris dans cet élan avec la création d’un collectif de femmes valaisannes partisanes de la grève. On voit proliférer les soutiens en vue de cette grève qui a même été autorisée par le gouvernement valaisan.



Pourtant, si un vent de renouveau souffle sur le Valais en matière d’égalité des sexes, on peut toujours remercier la droite et les partisans d’un libéralisme s’autorégulant pour nous rappeler qu’au fond la mobilisation politique des femmes n’est pas le problème de ces hommes. Plus précisément, il s’agit de pointer du doigt le PLR de la région de Monthey qui organise son souper annuel de soutien. Jusqu’ici rien de très alarmant, sauf que, lorsqu’il lit l’annonce de cet événement, le lecteur est frappé par un mot qui figure distinctement sur l’affiche promotionnelle : « danseuses ». En effet, les femmes qui étaient présentes à ce souper étaient, pour certaines d’entre elles, des danseuses embauchées sur le thème du Moulin rouge et de tout son univers érotisant tournant autour de l’objectification du corps de la femme. Le thème du moulin rouge choisi par le PLR de la région de Monthey pour son souper de soutien n’interroge pas la place de la femme au sein de la politique valaisanne. Loin d'être promue pour ses compétences en matière de politique, elle n'est sollicitée que pour son corps et le désir qu’il peut provoquer. Cette année, le PLR de la région de Monthey a ainsi récolté des fonds notamment grâce à la marchandisation du corps de la femme.

Alors, 2019 sera-t-elle vraiment l’année de la femme, une année féministe, une année de grande mobilisation ? Je veux bien le croire et je participerai même à ce mouvement dans l’espoir de vivre un jour dans un monde plus juste. Mais je crois aussi que ce combat ne peut pas être mené sans considération de la part de la classe bourgeoisede la politique. Le PLR par son souper de soutien se place à contre-courant parfait vis-à-vis des revendications des femmes de ce canton et de ce pays. À quand la fin de l’utilisation du corps des femmes pour attirer l’argent de certains messieurs ? A quand la juste considération des femmes dans notre société actuelle ? A quand la légitimité pour ces dernières ?

Tiffany Premand et Jasmine Lovey

30 mars 2019

Le Nouvelliste revient une troisième fois sur les dix ans d'Entremont Autrement

On lit sous la plume de Sophie Dorsaz dans le Nouvelliste du jour:


Entremont Autrement a redistribué les cartes 

Politique Dix ans après sa création, Entremont Autrement pèse 18% des voix du district. Le parti a chamboulé l’échiquier politique d’Entremont et a poussé les partis traditionnels à se réinventer.

L’existence d’Entremont Autrement s’est jouée à un cheveu. Un rien aurait suffi à ce que le mouvement ne s’étouffe dans l’œuf. C’était en 2009 lors des élections cantonales. «Aucun de nos candidats n’a été élu. Mais à l’analyse des résultats, nous avons constaté que cela s’était joué à 30 listes près. Ce chiffre nous a redonné de l’espoir et nous a motivés à continuer notre route», se souvient Sophie Juon, présidente du parti. Aujourd’hui, Entremont Autrement représente près d’un cinquième de l’électorat du district. Une ampleur que le PDC, fortement majoritaire dans la vallée, et le PLR étaient loin d’imaginer, mais qui correspond à la force de la gauche au niveau cantonal.

Casser les carcans établis 


Il faut attendre 2012 pour qu’un élu d’Entremont Autrement ne franchisse la porte d’un exécutif. Trois ans après la formation du parti, Urbain Gaillard est élu à Orsières au détriment du PLR et non pas du PDC comme espéré. Entre-temps, les membres «aussi courageux que naïfs» selon les dires de Sophie Juon utilisent le blog pour prendre position sur des objets de votation. Dans la vallée de la résidence secondaire par excellence, ils osent soutenir la lex Weber et remettent en cause un ordre politique établi depuis des décennies dans lequel le PDC régnait en maître. «Entremont Autrement a créé des dissensions dans les familles. Certaines personnes partageaient nos idées mais n’osaient pas nous suivre par peur des conséquences négatives que cela pourrait avoir dans leur vie personnelle ou professionnelle», avance la présidente. Pour l’ancien président de l’UDC en Entremont, Kevin Pellouchoud, au contraire, le mouvement a bénéficié de l’aura de grande famille du district. «Quand on s’appelle Gaillard ou Lovey, c’est plus facile de rassembler que quand on se nomme Pellouchoud.»

L’adversaire politique d’alors reconnaît toutefois qu’Entremont Autrement a su offrir l’alternative attendue par la population au bon moment. «Nous avions senti qu’il fallait contrebalancer les deux blocs PDC-PLR. A cette même période, l’UDC avait l’intention de lancer une liste pour le Grand Conseil mais nous n’étions pas assez organisés.» Même si, sur le fond, Michel Cretton, président du PLR d’Orsières, s’oppose souvent à la formation de centre gauche, sur la forme, il reconnaît qu’elle a enrichi la vie politique d’Entremont. «En démocrate convaincu, je trouve que la concurrence est toujours saine. Ils ont indéniablement amené un nouveau style de communication et nous nous en sommes inspirés en ouvrant à notre tour un blog qui favorise les échanges de points de vue.»

En dix ans d’existence, Entremont Autrement compte quatre conseillers communaux, à Orsières, Liddes, Vollèges et Bagnes, six conseillers généraux à Bagnes, un député au Grand Conseil ainsi qu’un suppléant. En 2016, dans l’ambiance électrique des constructions illicites de Verbier, le parti réussit à évincer l’UDC du législatif bagnard. Un résultat qui surprend la présidente mais pas l’UDC Kevin Pellouchoud. «Nous aurions dû travailler de concert avec Gabriel Luisier ce qui aurait rassemblé et non divisé les voix de la droite… C’était une faute stratégique.»

Antoine Cretton, qui avait vigoureusement critiqué la gestion de ce dossier épineux par les autorités bagnardes, se retrouve donc autour de la table du Conseil. Pour Stéphane Pillet, président du PDC d’Entremont, le jeune parti sait communiquer avec conviction mais ne passe pas forcément de la parole aux actes. «En campagne, ils arrivent avec de grandes idées, mais une fois au sein de l’exécutif, ils se fondent rapidement dans le moule et découvrent qu’il n’est pas si facile de tout révolutionner.»

Un trublion aujourd’hui respecté 


Une remarque qui fait sourire la présidente de la formation. «A l’époque, les partis craignaient que nous ne soyons qu’une force de contestation et ne ferions pas preuve de collégialité au sein d’un exécutif. N’oublions pas que nos élus sont toujours minoritaires et qu’à défaut d’une révolution, nous amenons certainement une évolution sur le plan de la communication ou de la transparence par exemple…»

Le trublion politique outsider s’est aujourd’hui mué en parti institutionnalisé et respecté. Pour les communales de 2020, Entremont Autrement entend gagner un siège à Sembrancher et se renforcer au sein de certains exécutifs comme à Orsières. «Ça nous permettrait d’être plus efficaces encore», conclut Sophie Juon en clin d’œil à ses adversaires.


NF du 30.03.2019

PS. L'archiviste ne se souvient pas que la victoire d'Urbain Gaillard à Orsières avait été "espérée" contre le PDC plutôt que contre le PLR. Le seul espoir déçu de ce jour où Urbain tirait la gueule sur la place d'Orsières était d'avoir perdu la candidate féminine en route. Son témoignage dans le documentaire tourné à cette occasion par Antoine Cretton ne dit rien d'autre.

L'Archiviste

7 novembre 2018

Lu sur LeMatin.ch, l'humeur d'Eric Felley - Le respect de la sphère privée dépend du compte en banque.

De la surveillance des comptes bancaires à la surveillances des assurances sociales, la notion de sphère privée est à géométrie très variable.
Les jeunes libéraux-radicaux ont rejoint le combat contre la surveillance des assurés aux côtés des socialistes pour défendre la sphère privée.

Souvent, les votations se suivent et les camps changent. Dans cette campagne pour ou contre la surveillance des assurés, on trouve, une fois n'est pas coutume, les socialistes et les Verts en compagnie des jeunes libéraux-radicaux qui avaient lancé No Billag: «Nous refusons cette violation de la sphère privée, écrivent ces derniers, les assurés n'ont pas à être les boucs émissaires parce qu'ils sont plus facilement attaquables.»

Au moins, ces jeunes sont-ils cohérents avec une certaine ligne du parti que leurs aînés ont perdu de vue. Rappelons que des élus du PLR (avec des UDC et autres PDC) avaient lancé l'initiative «Pour la protection de la sphère privée» en 2014. Il s'agissait de sauver leurs avoirs bancaires du regard indiscret des fiscs cantonaux. Eveline Widmer-Schlumpf voulait leur accorder les mêmes droits qu'aux autorités fiscales étrangères. Mais, après la reprise des finances par Ueli Maurer, la menace s'est éloignée et l'initiative a été retirée en janvier dernier.

Déni de contradiction

Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui sont les plus fervents supporters de la surveillance des assurés et la sphère privée n'est plus à l'ordre du jour. Bien entendu, il ne voient pas, ou font semblant de ne pas voir, de contradiction. Ils prétextent que d'un côté il s'agit de l'argent privé et de l'autre de l'argent public. Mais, en réalité, c'est en taxant l'argent privé que l'on crée de l'argent public. Celui qui le dissimule au fisc est tout autant fraudeur que celui qui en use indûment. Et les sommes ne sont pas comparables...

Le manque à gagner de la soustraction et de la fraude fiscale est estimé à plusieurs milliards par an, tandis que les sommes détournées par des assurés indélicats sont de l'ordre de quelques dizaines de millions cumulés sur des années. Incidemment, les assureurs conservent des milliards de réserves payées par les primes de tout un chacun. Ils les placent selon leur bon vouloir et font gagner des millions de francs à des intermédiaires financiers protégés par la «sphère privée» des affaires.

Des exemples populaires

Mais la chasse aux petits fraudeurs est plus grisante. Il suffit de sortir quelques anecdotes. Telle rentière AI se promène en chaise roulante depuis des années. Grâce à une filature, un détective découvre un jour qu'elle bondit hors de sa chaise et se met à danser dans un café! Un autre de la Suva, un maçon, ne peut plus rien soulever à cause de son dos foutu. Une rapide observation permet de le surprendre en train de charger des pneus d'hiver dans sa voiture, etc...

Le ressort psychologique de ces exemples est redoutable dans les campagnes. Près de 70% des sondés disent voter oui le 25 novembre prochain, étant convaincu de soutenir une loi juste et nécessaire. Ici, on peut obtenir justice à bon compte. Alors que la sphère privée des gros fraudeurs a un diamètre si grand qu'elle restera à jamais une chimère hors de leur portée.

Article paru sur LeMatin.ch ce mardi 6 novembre.

17 octobre 2018

Panini

Le NF dans son numéro spécial de ce mercredi a publié la liste de tous les candidats du Valais Romand à La Constituante.

10 septembre 2018

Le PLR Entremont en retrait

Le Valais romand dispose de 96 sièges au Grand Conseil (sur 130) et donc d'autant de sièges dans l'assemblée constituante qui sera élue le 25 novembre prochain.

Si on analyse finement les listes officialisées par les différents partis et mouvements ces dernières semaines (ce que nous avons évidemment fait), nous constatons que le PDC présente des listes pleines, avec 96 candidats sur le territoire cantonal.

Mais nous avons été surpris du chiffre présenté par le PLR cantonal: 95 candidatures sur l'ensemble du canton. Cela signifie donc qu'un district n'a pas réussi à présenter autant de candidats que de sièges à pourvoir.

Après enquête, il s'avère qu'il s'agit du district d'Entremont qui ne présente "que" 5 candidats pour 6 sièges disponibles. Il reste donc quelques jours au parti des responsabilités et de la liberté pour étoffer sa liste. Avec une candidature féminine peut-être?



23 août 2018

C'est pourtant pas le genre du PLR

Le PLR Entremont vient de désigner également ses candidats à l'élection de la Constituante de cet automne.

Le Nouvelliste, jamais en retard, a publié un peu vite l'information et s'est mélangé les pinceaux.

On rectifie donc: le PLR ne sera pas le premier parti du district à présenter plus de femmes que d'hommes sur ses listes électorales.

16 juillet 2017

Quand l’appétit des caisses relègue Pantagruel au rang d’anorexique

Ignazio Cassis, candidat tessinois au Conseil fédéral
Alors que la majorité de la Commission de la sécurité sociale et de la santé du Conseil national (CSSS-N) compte une majorité d’élu-e-s ayant des liens d’intérêt avec les caisses d’assurance-maladie; alors que le président du Conseil des Etats, Ivo Bischofberger (PDC/AI), est membre du « Groupe de réflexion santé » du Groupe mutue ; alors que le premier citoyen du pays, le président du Conseil national Jürg Stahl (UDC/ZH), est membre de la direction du Groupe mutuel; il semblerait que les lobbyistes des caisses ressentent un irrépressible besoin de renforcer leurs positions.

Et pourtant, les assureurs semblent déjà bien implantés et leurs intérêts largement et vivement défendus sous la coupole fédérale. Si les besoins de réformes sont pourtant bien présents dans les dossiers liés à la LaMal et à l’assurance obligatoire des soins (AOS), les Chambres fédérales ne s’emparent de ces questions que lorsque le choix ne leur est vraiment plus laissé. Les élu-e-s bourgeois s’assurant alors que les lignes de front ne bougent quasiment pas et que le dossier s’enlise. 

Mais cela ne semble toujours pas suffisant, l’appétit des assureurs ne connaît donc aucune limite, reléguant les célèbres Pantagruel et Gargantua au rang d’anorexiques. Le Conseil fédéral est désormais en ligne de mire pour Curafutura, association fondée par la CSS, Helsana, Sanitas et CPT et surtout présidée par un certain Ignazio Cassis (PLR /TI), dont le nom ne cesse de revenir sur le tapis pour la succession de Didier Burkhalter.

Le Tessinois jure ses grands dieux qu’il n’est pas sous influence et tente de jouer la transparence, en annonçant qu’il perçoit la modique somme de CHF 180'000 annuels dans cette fonction de président (en oubliant au passage de préciser le taux d’activité que ces CHF 15'000 francs mensuels représentent).

Nous verrons donc en mois de septembre si, en plus de la Présidence des deux Chambres et de la majorité absolue de la CSSS-N, les caisses maladie s’installent durablement au gouvernement. Il reste à espérer que cela n'aille pas de soi pour tout le monde.

Gaël Bourgeois
Député au Grand Conseil valaisan

16 avril 2016

Le PLR d'Orsières arrive sur internet

Le PLR d'Orsières rentre en campagne électorale pour les communales de cet automne au moyen de nouveaux outils de communication. La stratégie numérique de la section orseraine se compose, visiblement, d'une nouvelle page Facebook, d'un site internet (encore en construction) et d'un blog.

Certes, pour le moment, seuls deux articles ont été publiés, dont une prise de position du président de la section d'Orsières, Michel Cretton au sujet de... Bagnes.




Nous connaissons la difficulté de gérer un blog au quotidien, nous qui fêterons bientôt notre 3'000e article publié depuis 2009.


Nous saluons évidemment, comme à notre habitude, toutes les initiatives visant à impliquer davantage la population dans le débat public et nous réjouissons déjà d'échanger avec eux.


Nous ajouterons dans les prochains jours un lien vers le blog du PLR dans notre liste.



Josué Lovey

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