Affichage des articles dont le libellé est PDC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est PDC. Afficher tous les articles

10 août 2023

Cahiers politiques de vacances


Comme de coutume, la rédaction du blog vous propose un état des lieux de la vie politique de notre région sur les réseaux. Si depuis une année, le blog de notre mouvement compte une huitantaine d’articles sur nos engagements, on peut dire sans trop se vanter que nous restons prolifiques et transparents sur nos positions. Nous souhaitons d’ailleurs remercier toutes les personnes qui participent au débat d’idées et qui publient sur notre blog ! Mais qu’en est-il des autres partis ?


 

Du côté de l’UDC Entremont, peu d’activités à souligner. En effet, leur site web, qui souvenez-vous était devenu un site de vente de chaussures, n’existe plus. Leur page Facebook en revanche se prépare pour les élections fédérales de cet automne. 

 

Du côté du PDC Entremont, il n’est plus possible de consulter leur page Internet, probablement en raison de la transition du PDC vers le C : un gros chantier en perspective donc.

 

Finalement le PLR Val de Bagnes a publié récemment sur son blog un retour sur le dernier plénum du CG. Mais c’est au PLR Orsières que l’on doit un bel article sur la création de Dransgrid+. En effet, après deux ans d’inactivité, leur blog revêt un tout nouvel article (datant de juin de cette année, après l’assemblée primaire) qui explique pourquoi il aurait été de bon ton de voter oui au projet, mais surtout pourquoi il ne faut pas politiser une assemblée (ô surprise !) politique. Bien que pas mentionné, le mouvement Entremont Autrement semble être chargé par cet article qui souligne une politique des réseaux sociaux et empreint de fake news. Cette attaque nous paraît contestable, et nous sommes ravis que des citoyens et citoyennes se soient déplacé.es à l’Assemblée primaire pour exprimer leur avis sur un projet d’une telle importance. Si l’attaque du PLR n’est pas nommément adressée à un parti plus qu’à un autre, Entremont Autrement peut se féliciter d’avoir suscité le débat et d’avoir permis au parti libéral radical de s’exprimer sur un objet politique de la région, après ledit vote, et surtout depuis deux ans d’inactivité ! 

 

Nous profitons aussi de ce message pour remercier tou.tes nos lecteur.rices assidu.es et vous souhaitez d’avance une belle rentrée politique!

 

                                                                                                                                  La rédaction

19 décembre 2022

Formation scientifique aux enjeux climatiques entre ultracrépidarianisme et déni scientifique

Le 14 décembre dernier, le Grand Conseil statuait sur une résolution visant à proposer un temps de dialogue entre la communauté scientifique et les parlementaires.

« Proposition infantilisante » selon le PLR, « dénaturation de l’appareil législatif » selon Le Centre, le Parlement a très largement refusé cette proposition.

Face à l’urgence climatique et en anticipation des lois sur l’énergie et sur le climat qui seront traitées prochainement au Grand Conseil ne s’agit-il pas d’une occasion manquée?

Source: Pigr

Tandis que l’UDC tient des propos climato-sceptiques en s’appuyant sur des thèses négationnistes, Le Centre et le PLR se disent bien conscients des enjeux mais répondent toutefois aux abonnés absents lors des événements « extra-muros » auxquels ils préconisent de participer.

Face à l’urgence de la situation, face à l’ampleur de phénomènes sans précédent que nous connaissons déjà tou.s.tes aujourd’hui, est-ce qu’un minimum d’humilité et d’honnêteté ne seraient pas opportuns? Ne serait-ce pas également l’occasion de valoriser les compétences et connaissances des instituts de recherche hautement qualifiés dans lesquels le canton du Valais investit massivement?

A l’écriture de ces quelques lignes et en abordant le travail autour des lois sur l’énergie et le climat je m’interroge. Le Grand Conseil est-il pleinement conscient du caractère fondamental de ces deux lois? Saura-t-il prendre des décisions à la hauteur des défis actuels et des générations futures?

Affaire à suivre…

Maxime Collombin
Député Entremont Autrement

13 septembre 2021

Le Centre dit oui au mariage pour tous. Le PDC Vr s'abstient. Roduit pas.

On apprend que samedi le 230 délégués du parti Le Centre ont fixé les mots d'ordre pour les votations du 26 septembre 2021. C'est oui au "mariage pour tous". 

Benjamin Roduit s'est exprimé sans succès devant Le Centre en argumentant que le droit d'un enfant d'avoir un père et une mère est plus légitime que celui d'une femme d'avoir un enfant. Il s'était également opposé en vain au changement de nom du PDC au niveau suisse.

Rappelons que le comité directeur du PDC Vr était divisé également le 18 août dernier: 35 pour et 32 contre. Benjamin Roduit membre du comité référendaire n'a donc pas réussi non plus à convaincre à domicile. 

Le parti du Valais romand a décidé de ne pas arrêter de position. Benjamin Roduit reste donc à quai (sic), comme souvent et notamment lorsque le groupe a décidé de ne pas le présenter à la candidature pour la seconde vice-présidence du conseil national en 2021 et donc à la vice-présidence du conseil national en 2022, et donc à la présidence du conseil national en 2023 lui préférant un candidat expérimenté, présent au CN depuis 2011 alors que le Benjamin du groupe y était arrivé en cours de législature en 2018 suite à la démission de son prédécesseur qui avait pris congé du parlement pour protéger sa famille. 

Parmi les arguments les plus exotiques de Benjamin Roduit est cette assertion faite au Nouvelliste le 11 septembre: Par ailleurs, on admet qu’une trop grande féminisation de l’école pourrait créer des déséquilibres chez l’enfant et l’adolescent.

Isabelle Collet, maîtresse d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation à l’Université de Genève et à l’Institut universitaire de formation des enseignants et plusieurs autres chercheurs ont démontré que la chose est hors sujet et éventuellement sexiste. Pour être poli. 

COLLET Isabelle, L’école apprend-elle l’égalité des sexes ? Egale à Egal, Editions Belin, 2016, p.55 

Amalgamer cette problématique avec le mariage pour tous est donc pour le moins cavalier. 


Canal 9, 20.11.2020

PS: Le modérateur ne tolérera aucun commentaire ci-dessous à propos de cette cravate.

23 mai 2021

Les 6 postures repérées en Valais en matière de 3 votations fédérales.


 

Trois votations du 13 juin 2021 sur cinq touchent à des préoccupations environnementalistes.

La première (Initiative populaire pour une eau potable propre et une alimentation saine) est représentée en périphérie de cette infographie.

La deuxième (Initiative populaire "Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse) est figurée dans l'hexagone moyen.

La quatrième (Loi sur le CO2) est au centre du schéma.

En vert les oui, en rouge les non.

Le PS VR qui est non binaire dans cette votation ne figure pas sur le graphique.


4. LOI sur le CO2

On voit que tous les partis en Valais s'accordent sur la taxe CO2. Sauf l'UDC et le POP.

L'UDC Vr au nom de "la défense de la classe moyenne et des classes populaires contre les taxes inutiles dont les écolos veulent nous écraser."

Le POP  argumente ainsi: "Bien qu’il faille absolument et le plus vite possible réduire les émissions de CO2, la voie choisie par la loi n’est pas la bonne. Reposant sur une taxe payée indistinctement par toutes et tous, la loi CO2 est antisociale: elle imposera une charge financière supplémentaire aux personnes à bas revenus qui dans le contexte actuel ne peuvent encore se passer des énergies non renouvelables (qui doivent notamment aller travailler en voiture), et ne fait pas de différence entre ceux qui polluent peu et les gros pollueurs."

Comme personnalité qui fait campagne dans un comité contre la loi sur le CO2, on peut néanmoins signaler Sydney Kamerzin du PDC (alors que Marianne Maret est dans le comité pour).

Kamerzin, Bregy et Roduit s'étaient tous les trois tièdement abstenus lors du vote final au parlement, renforçant ainsi leurs positions à la droite de l'auto-proclamé centre.







15 novembre 2020

Défaite du PDC à Champéry

A Champéry le candidat PDC à la présidence a été battu par le candidat PDC, c'est un résultat inattendu.

Victoire du PDC à Champéry

A Champéry le candidat PDC à la présidence a battu le candidat PDC, c'est un résultat qui était attendu.

2 octobre 2020

Serge Gaudin dans le main-stream de l'ancien millénaire

Le Temps du jour ironise avec beaucoup de finesse sur la candidature Gaudin en allant rechercher deux vieilleries main-stream: une chanson de 1977 et un film de 1985.

Le titre de l'article paru aujourd'hui

fait allusion à un film de Coline Serreau.



Et le sous-titre du même article



évoque à une chanson de Patrick Juvet.





9 septembre 2020

En racontant n'importe quoi sur Cyrille Pitteloud, le Nouvelliste banalise le déménagement de Serge Gaudin

Il est assez amusant de lire dans le numéro du 14 mars 1997, quelques jours avant l'élection de Bodenmann et au milieu de publicités et tribunes libres un renvoi à l'histoire des déménagements.

Le cas du candidat d.c. Ebener (greffier au Tribunal cantonal) qui avait lui aussi transféré ses papiers en 1942 de Sion à Brigue pour se présenter dans le même district que le socialiste Charles Dellberg (élection au Conseil d'Etat) a déjà été évoqué... (V.P.)

Nous avons pu établir l'événement ainsi: Le candidat Ebener qui fit carrière au tribunal cantonal et comme président de Wiler et même député de Rarogne était domicilié à Sion, il a été présenté en le 26 juillet 1942 dans une élection partielle afin de remplacer Oscar de Chastonay, nommé à la BCV. Mais la stratégie avait échoué puisque après le ballotage du premier tour, c'est le candidat national et social (sic!) Jean Coquoz vice-président de St-Maurice  qui le remplaça au second tour le 27 septembre 1942, et l'emporta par 11,776 voix contre 10.776 voix à Charles Dellberg!

Cet événement dans le Nouvelliste du 24 juillet 2020 devient:

Avant Peter Bodenmann, en 1942, le conservateur haut-valaisan Wilhelm Ebener, domicilié à Sion, avait posé ses papiers à Brigue pour éviter le duel fratricide face au PDC Cyrille Pitteloud, en place depuis 1928. Sans succès. A ce jour, seul le socialiste Haut-Valaisan a tiré profit de cette stratégie. (D.M.)

Cette version ne tient pas puisque Cyrille Pitteloud n'a jamais été candidat en même temps que Wilhelm Ebener, et qu'il a toujours été l'élu du district d'Hérens et non de Sion, depuis une élection complémentaire le 10 juin 1928 avec une énorme abstention, faute d'enjeu, où il a été élu par environ 8000 voix selon le Nouvelliste, 8500 voix selon la Feuille Commerciale de Sierre,  8500 pour L'Echo de Sierre, 9000 selon le Briger Anzeiger,  10.000 selon la Feuille d'Avis et 10.200 pour le Confédéré, aucun chiffre dans la Patrie Valaisanne., à l'unanimité pour le Courrier de Sion, et aucune allusion dans le Falot. Belle pluralité de la presse à l'époque!

Aujourd'hui, il n'y a plus guère que le Nouvelliste pour informer en matière locale.
Ce qui exigerait de sa part un surcroit d'effort et de vérification.

Ce qui est amusant dans la bourde rappelée ci-dessus et de ce prétendu déménagement pour sauver le PDC, Cyrille Pitteloud. C'est que justement Cyrille Pitteloud fut le dernier conseiller d'état hérensard de l'histoire.

Faire croire que sa carrière a été protégée par un déménagement est une erreur historique, mais une belle manière de décomplexer les conservateurs hérensards, où le souvenir de Cyrille Pitteloud est encore vivace.



4 septembre 2020

A quoi sers-je?

Après avoir clairement donné son avis sur le maintien du C de Chrétien dans PDC, le président du parti et sa vice-présidente ont commencé une procédure de consultation pour savoir s'il fallait conserver le V de Vuitton dans PDC-Vr.


La question a d''abord été au centre de la rencontre 


Maie elle a été rapidement écartée 


Pour résoudre un problème subséquent, qui pourra Prêter 
Des Cartons à bananes?



19 août 2020

Le président Pralong d'Evolène était formel: le tourisme politique, c'est pas propre!

On a vu que les journaux ont d'abord ironisé sur la stratégie de déménagement de Serge Gaudin. On en a fait un nouveau Bodenmann.

Puis les lecteurs avisés ont fait savoir aux rédactions que le déménagement de Serge Gaudin était un déménagement de fuite alors que celui de Peter Bodenmann fut un déménagement de combat. Ainsi Gaudin à l'intention de faire le contraire de Bodenmann. 

Un retour à l'histoire s'impose. Et l'ouvrage qui fait foi sur la campagne de Bodenmann au conseil d'Etat est le puissant volume d'Eric Felley, Le Rouge et les Noirs de 1997.



A l'issu du premier tour Peter Furger distancé a jeté l'éponge et le PDC sort de son chapeau Ruth Kalbermatten. Malheureusement pour la stratégie du PDC la nouvelle loi électorale qui prévoit désormais deux semaines entre les deux tours laissent au minoritaire le temps de s'organiser.
Et c'est là qu'intervient

Le déménagement.

Le dimanche soir du premier tour, Peter Bodenmann avait déjà préparé un autre coup, sans doute en connivence avec la cellule radicale Pascal Couchepin-Adolphe Ribordy. Pour conserver ses chances, le socialiste devait déménager à Viège, aller sur les terres de la candidate pressentie. Seul un des deux pouvait être élu. Il faisait dune pierre deux coups. Primo il avait un argument noble: éviter qu'il y ait trois conseillers d'éEtat haut-valaisans; second, un argument tactique, se concilier le vote des radicaux en assurant le siège de Sierro. (Eric Felley op. cit. pp.30-31)

Donc on est loin de la version hagiographique et wilkenriedesque que Gilbert Truffer, président du SPO veut faire accréditer aujourd'hui. La chose est plus subtile.

Le principe-même du déménagement a été contesté et le PDC a tenté de contrattaquer. 

Et à l'Etat, il peut compter sur de bons juristes. Norbert Fragnière du Département de l'intérieur, le jeudi 6 mars dans la presse, mit en doute la validité du déménagement.  (p.36) 

La description de la riposte du PDC est assez vertigineuse, communiqués, expertises, lettres de lecteurs, publicités, tribunes libres bien orchestrées, on donnera une mention spéciale au clan des hérensards frustrés depuis si longtemps du gouvernement; Dominique Sierro, président d'Hérémence, à Pierre-Henri Pralong, président d'Evolène, à Francis Dayer, député d'Hérémence et Stéphane Crettaz, président des Agettes (donc à l'époque dans le district d'Hérens avant le déménagement de l'intégralité des habitants dans le district de Sion) qui ont utilisé la publicité pour attaquer Bodenmann en des termes qu'on ne répéterait pas aujourd'hui. Mais ils disent en même temps leur méfiance de la stratégie du déménagement et le tourisme politique comme un truc indigne et sale.



Gageons que tous les évolénards sauront s'en souvenir.

(A suivre)



















16 août 2020

Le Nouvelliste ne sait plus compter

Pour l'élection des autorités de la commune de Val de Bagnes, le Nouvelliste du 12 août 2020 présente les candidatures du PDC, qui doivent encore être validées par son AG.
Le journal en profite pour faire le point sur la composition actuelle des conseils, en comptant pour nuls les deux élus PLR de Vollèges. Pas cool. 4 + 1 + 2 = 5:

Actuellement, la répartition au sein des exécutifs est de 5 PDC, 2 PLR, 1 UDC et 1 EA (Entremont Autrement) pour Bagnes (9 sièges) et de 4 PDC, 2 PLR et 1 EA pour Vollèges (5 sièges).


AHAHAHAHA!






12 août 2020

Serge Gaudin ne veut pas que Serge Gaudin soit élu

Depuis quelques mois, le Nouvelliste a soigneusement fait émerger la figure de Serge Gaudin comme le candidat qui devrait s'imposer non seulement à la candidature devant l'assemblée générale de son parti mais également comme conseiller d'état devant l'électorat du canton.

On l'a montré comme très innovant dans ses visions pour le développement de la commune d'Evolène  et en même temps comme top manager dans l'industrie de l'aluminium.

Le secret de la réussite pour un valaisan, c'est d'oser aller voir ailleurs, et c'est cette audace qui lui a permis de profiter de perspectives professionnelles à la hauteur de ses compétences en gravissant les échelons de la hiérarchie d'un groupe international.

L'exil l'a aidé à faire carrière ici-même quand il est revenu de France en 2009, nous dit cet article.

Mais quand est-il de l'apprentissage de la politique quand on s'exile?

Une curieuse coïncidence veut qu'en 2009 précisément un Serge Gaudin expatrié en France faisait part aux valaisans à travers un témoignage spontanément envoyé au Nouvelliste de ce qu'il avait appris de la politique durant son exil. Et de voir dans quelle mesure la Suisse pourrait en tirer une leçon.

Qu'on nous pardonne de livrer ici (en soulignant deux paragraphes) ce témoignage in extenso qui veut appliquer à la politique de chez nous une recette sarkozienne admirée par ce grand témoin.

Expatrié en France depuis deux ans, c'est avec un fort intérêt que je suis la politique française.
La France s'est habituée depuis la création de la Ve République à un système bipolaire avec une alternance de la gauche au pouvoir, puis de la droite, et vice-versa. Durant ces différentes périodes, le système politique s'est même essayé au principe de la cohabitation, avec un président dans un rôle honorifique et un premier ministre chef du gouvernement. Le système, avec ses limites, avait le mérite de rassurer les Français des forces politiques en présence.

Depuis l'élection de Nicolas Sarkozy au poste de président de la France, la politique française est dans une phase de changement avec des frontières historiques partisanes qui se déplacent ou qui disparaissent. 

En transformant le rôle du président à un rôle de chef du gouvernement, laissant la fonction de premier ministre à un rôle opérationnel de mise en place de la politique du président, et en intégrant des ministres du parti de l'opposition, Nicolas Sarkozy a le mérite de faire évoluer le système politique et de réduire les querelles partisanes à des shows télévisés.

Et la Suisse? Peut-elle s'inspirer de la France et faire évoluer sa fameuse formule magique?

Nicolas Sarkozy a demandé de l'audace à ses ministres. 

Si nos présidents des quatre grands partis proposaient une évolution de la formule magique. En 2007, le PDC et la gauche ont souhaité une représentation du PDB, aile dissidente de l'UDC, avec Mme Widmer-Schlumpf.

Il ne reste plus qu'au Parti radical de laisser un membre du Parti libéral, et au Parti socialiste, de laisser le 2e siège au Parti écologiste et la formule magique deviendra un 7 x 1, avec une représentation plus large des partis au gouvernement.

Reste alors à définir le rôle du président...

Serge Gaudin, Alsace

Nous ignorons absolument quels sont les liens entre le Serge Gaudin exilé en France qui tire une leçon de la politique française et le Serge Gaudin qui revenu de France au même moment insiste sur l'ouverture d'esprit que constituent les voyages. Il s'agit probablement d'un effet d'homonymie, comme nous en avons connu d'autres: la présence des deux Serge Métrailler en politique, des deux Vincent Michellod à Bagnes, ou plus cocasse, la période ou trois Christian Favre siégeaient  au grand conseil.

Mais une chose est sûre, si l'on en croit le Serge Gaudin de 2009, si la recette française doit s'appliquer à la Suisse, elle s'applique également au Valais!




Si l'on en croit le Serge Gaudin d'Alsace en 2009 alors il n'y a aucune raison d'élire le Serge Gaudin de Grimisuat en 2021.

Roberto Schmidt, le chrétien social du haut, Franz Ruppen, le démocrate du centre du haut, Mathias Reynard, le socialiste du centre, Frédéric Favre, le libéral radical du centre feront très bien l'affaire, et pas besoin que Serge Gaudin, démocrate chrétien à Grimisuat déménage une fois de plus pour devenir chrétien social à Evolène.

Il a déjà suffisamment appris de ses précédents exils.

Et Christophe Darbellay, pour l'instant encore démocrate chrétien du bas, pourrait même laisser sa place à une candidature verte du même district.

L'archiviste





5 août 2020

Les deux icônes de Serge Gaudin

On a vu il y a une semaine comment le NF avait réussi à imposer en quelques articles la figure de Serge Gaudin comme un visage dorénavant familier de la vie politique valaisanne.
On se reportera à cette chronologie.

On a mis en scène par deux fois un carré où figure le champion à la place qui lui revient, c'est à dire en haut et à droite.

On mime tout d'abord une primaire PDC:


Puis on entre dans la phase final du processus électoral:


Si le Nouvelliste choisit le format carré pour présenter ces joutes, ce n'est pas par hasard puisque dans l'état actuel des candidatures, il n'y aura que quatre conseillers d'état à élire, Christophe Darbellay, dont la section de Martiny-Combe du PDC a annoncé la candidature, étant déjà élu par la constitution, un peu à la manière du président de la fédération russe ou de la commune de Bourg-St-Pierre. Mais ceci ne nous regarde pas.

Donc l'icône de Serge Gaudin est en haut à droite.

Icône parce que le Nouvelliste possède actuellement deux séries de clichés du nouveau saint protecteur du canton, une série réalisée par Sacha Bittel quand il s'agit de béatifier Serge Gaudin en paysan et agent touristique câblé évolénard, et une série réalisée par Sabine Papilloud quand il s'agit de canoniser le même en ingénieur manager européiste chippiard recyclable. On se gardera bien de montrer le serviteur de Dieu dans son lieu de vie à Grimisuat.

Si les clichés de Sacha Bittel crédités dans les éditions récentes du journal sont récentes, celles de Sabine Papilloud datent de 2018. Il prend la pause devant des lingots d'aluminium, en manager solide, pas prêt de se laisser laminer.



Cet article nous dressait le portrait d'un homme qui a su partir pour mieux revenir. Il s'est, nous dit-on exilé en France pour mieux venir se réinstaller en Valais en 2009. Il y explique que c'est en partant qu'on apprend et qu'on s'ouvre des horizons. (Partir ou fuir?)
Si l'on veut "gravir les échelons dans un groupe international" il faut oser aller voir ailleurs,  être souple.
Si on ne se doute pas que l'expérience professionnelle de Serge Gaudin s'est maximalisée dans cet exil, on peut aussi se demander, au moment où il veut se hisser au sommet de la gouvernance cantonale, ce que lui a appris cet exil en matière politique.

(A suivre)











29 juillet 2020

Comment faire d'un inconnu un champion dont on n'a même plus besoin de dire le nom

Le plan média 2020 du candidat Gaudin avec la collaboration du Nouvelliste est remarquable. Il a réussi à passer du statut de nobody en politique à celui qu'on n'a pas besoin de nommer et dont le visage désormais suffit à dire l'ambition.
Petite chronologie: 

16 janvier 2020 Dimitri Mathey

Faire apparaître l'homme comme un homme providentiel. Peu importe le contexte.


Serge Gaudin est cité dans les supputations scénaristiques du Nouvelliste...  dans la succession de la présidence de Grimisuat. Son nom avait déjà été lancé une année avant dans le Nouvelliste qui avec son pied de nez aux bienséances colporte explicitement une rumeur et se vante de outer une information off.

28 février 2020 Vincent Fragnière

Faire d'un non-événement local une nouvelle d'importance cantonale. A propos d'un hypothétique combat à Grimisuat...  Les deux Serge – Gaudin, le patron de Novelis, et Métrailler, le député – ont en tout cas décliné l’invitation, déclare le rédacteur en chef Vincent Fragnière dans sa chronique politique où il parle également des destins cantonaux de Pierre-Alain Grichting et Mathias Reynard. Les deux Serge! La formule est testée dans ce sujet complètement anodin. Serge est l'égal de Serge!

1 mai 2020 Florent Bagnoud

Faire un portrait complaisant de Serge Gaudin en lui donnant une dimension européenne tout en appuyant sur sa qualité d'évolénard. On souligne sa stratégie, son esprit d'entreprise, sa promotion, son expertise, mais on parle également réduction d'empreinte carbone, développement durable, tout en évoquant l'aviation et l'aérospatiale... de quoi faire rêver petits et grands, gauche et droite, patriotes et partisans de l'ouverture...


9 juin 2020 Vincent Fragnière

Feindre de découvrir que l'homme providentiel dont on vient de faire le plan média est aussi le nom qui circule pour la succession de Jacques Melly.


En profiter pour glisser que les deux candidats à la candidature ne sont pas dans les bons districts, puis que les deux Serge (encore eux!) devraient déménager pour ne pas affronter  Favre pour l'un, Reynard ou Volpi pour l'autre. No comment de Serge Gaudin. Les ingrédients du feuilleton sont prêts.

16 juin 2020 Alexandre Beney 

Profiter de l'annonce de la candidature de Mathias Reynard pour dire que la réflexion évolue, malgré les dénégations de la présidence du PDC. On sent bien que Gaudin est le sujet principal de l'article.
Deux noms circulent dans le parti. L’ancien président du PDCVr, Serge Métrailler, a montré son intérêt pour le poste, tandis que Serge Gaudin de Novelis a été approché par le comité directeur et doit rendre une réponse d’ici à mi-juillet. Mais tous les deux habitent dans un district déjà occupé par un candidat: Conthey avec Frédéric Favre pour Serge Métrailler et Sion avec Mathias Reynard pour Serge Gaudin. Mais Serge Métrailler se dit prêt à déplacer ses papiers du côté de Vex, tandis que Serge Gaudin, habitant de Grimisuat, pourrait les déposer à Evolène où il est conseiller communal.





21 juillet 2020 Vincent Fragnière 

(Juste une brève dans le Temps:
Serge Gaudin dans la course au Conseil d’Etat valaisan 
Le PDC du Valais romand a annoncé dans un communiqué que la procédure de recherche d’un candidat pour l’élection au Conseil d’Etat de 2021 a abouti. L’Evolénard de 47 ans Serge Gaudin est candidat à la candidature pour défendre le siège du conseiller d’Etat Jacques Melly, qui remettra son mandat après douze ans. LT)

Passer la vitesse supérieure, puisque l'autre Serge a fait finalement acte de non candidature:


Il en profite pour dire qu'il va déplacer ses papiers à Evolène, prend ses participations à la patrouille des Glaciers comme métaphore de sa capacité d'apprentissage, c'est une manière oblique de dire sa combativité et sa force.

22 juillet Norbert Zengaffinen

Le WB après avoir de temps en temps déjà parlé des développements de cette candidature ironise sur le déménagement de Serge Gaudin avec ce titre
Gaudin macht den Bodenmann
L'article est illustré avec un Peter Bodenmann hilare avec Wilhelm Schnyder.

23 juillet Dimitri Mathey

Retour à la case départ avec celui qui avait décrit en premier l'homme providentiel.




Le NF met en scène une querelle d'experts sur les conditions d'une domiciliation pour un conseiller d'état. Une photo du même shooting que l'article de l'avant-veille est à nouveau publiée. Les Valaisans vont finir par le connaître.

24 juillet Dimitri Mathey 

Une bonne occasion d'en remettre une couche ne rajoutant rien sinon un commentaire de Peter Bodenmann qui s'amuse de ce que le PDC encourage la présence du PS au conseil d'état en déménageant Gaudin.


25 juillet Vincent Fragnière

Et maintenant que le plan média personnel de Gaudin est fait, Vincent Fragnière peut se permettre de faire un article qui lui est entièrement consacré sans le citer en titre, ce qui est un tour de force.



(à suivre)

17 juillet 2020

A qui profite le crime?

Empêtré dans les affaires de constructions illicites qui secouent la commune de Bagnes, le PDC local s’est donné un porte-parole de choix, comme nous l’apprend le NF du 16 juillet. En effet, Stéphane Pillet, qui n’est pas un ressortissant de la commune mais qui a présidé le parti cantonal ad interim et qui préside aujourd’hui le PDC d’Entremont, devrait pouvoir se hisser au-dessus de la mêlée pour défendre les élus PDC locaux. Il affirme ainsi haut et fort que l’actuel président de Bagnes a tout mis en œuvre pour réparer le désastre des constructions illicites, raison pour laquelle sa présence à la tête de la commune se justifie pleinement jusqu’à la fin de son mandat.

S’il est une question qui se pose généralement dans ce genre d’affaire, c’est bien celle-ci : « A qui profite le crime ? » Les autorisations de construire accordées généreusement à quelques-uns au cours des législatures précédentes ont profité incontestablement à quelques promoteurs et architectes bien connus. Et à qui profite donc la réparation des dégâts réalisés ? Là, ô surprise, on trouve en bonne place l’entreprise BTEE à qui la commune a confié, en sous-traitance, quelques beaux mandats. Et qui dirige cette entreprise ? Stéphane Pillet, le porte-parole du PDC bagnard qui, mieux que personne, peut témoigner de la volonté d’une remise aux normes des constructions communales. De qui se moque-t-on ?

Entremont Autrement

1 septembre 2019

La présidente du Conseil général de Bagnes se rend enfin compte que les minorités existent dans sa commune


Le NF se faisait l’écho vendredi matin des relations tendues entre les Conseillers généraux d’EA et le bureau du législatif bagnard. Pour rappel, le bureau du CG, qui réunit ordinairement en plus de ses membres les présidents de commissions et un délégué d’EA, Pierre Troillet, a décidé de se réunir sans ce dernier et l’en a informé par mail (voir jours précédents).

Il pouvait paraître étonnant que le bureau écarte un minoritaire sous prétexte de vouloir discuter sans lui de la « gestion des positions minoritaires ». On comprend mieux cette curieuse prétention en lisant les propos de la présidente du CG, Mélanie Mento, dans le NF du jour : « En onze ans de Conseil général, c’est la première fois que je remarque la présence des minoritaires », déclare-t-elle sans rire, pour décider aussitôt de les écarter du débat. Pour les UDC, rien d’étonnant puisqu’ils ne sont plus là, mais pour les élu-e-s du PLR, on peut se poser des questions. Où sont-ils donc pour que la présidente n’ait pas encore perçu leur présence ?

En fait, ce propos confirme ce que chacun pouvait penser depuis de nombreuses années : non seulement la majorité PDC de la commune est écrasante et monolithique, mais elle est encore renforcée par un PLR complaisant et le plus souvent aligné sur les positions de la majorité en place. C’est du moins le cas de ses élus qui ont choisi de courir sous une bannière unique : « Je te tiens, tu me tiens par la barbichette… ». C’est en tout cas ce que semble démontrer le propos de Mme Mento. On attend avec impatience un démenti formel qui puisse nous convaincre que le PLR de Bagnes n’est pas devenu une sous-section du grand frère PDC.

Le gravier introduit par EA dans ces rouages huilés depuis la nuit des temps empêcherait donc cette joyeuse équipe d’imposer sa loi, la loi du silence en l’occurrence. Le bloc PDC-PLR entend donc « gérer les positions minoritaires », Il ne peut pas s’agir simplement de s’imposer par la force puisque ce procédé est déjà largement utilisé dans le plenum. Cela laisse donc penser qu’il s’agit plutôt de trouver le moyen de réduire les minoritaires au silence.

Entremont Autrement croit aux vertus du dialogue. Il réclame la transparence dans les affaires publiques et ne compte pas se suffire de belles déclarations d’intention. Il est convaincu que les citoyennes et citoyens bagnards attendent de leurs autorités davantage d’ouverture et poursuivra son combat.

Le Groupe Entremont Autrement du Conseil général de Bagnes

27 août 2019

Bagnes - le déni de démocratie reste complet

Dernièrement, nous vous présentions un article annonçant qu'Entremont Autrement n'était désormais plus convié à certaines réunions du Conseil général de Bagnes.

Suite à cet article, un entrepreneur bagnard a remis en cause la véracité de nos propos. Afin de lever toute suspicion, nous vous invitons donc à retrouver ci-dessous le mail de la présidente du Conseil général.

Selon nos informations, la séance qui était censée avoir lieu le 22 août aura finalement lieu aujourd'hui.


Pierre Troillet

22 août 2019

Tuer le messager pour tuer le message


En France voisine, Fabrice Arfi (Mediapart) disait dans l’affaire De Rugy que « En tuant le messager, ce dernier voulait effacer le message qu’il y a derrière. »
Une vidéo résumant l’affaire en question : https://www.facebook.com/brutofficiel/videos/444784092986763/


En début de législature, Entremont Autrement ne disposait d'aucun membre au bureau ni de présidents de commission. La pratique veut que régulièrement le bureau invite les présidentes de commission pour traiter des affaires courantes du Conseil général ou d'un thème particulier. En date du 22 mars 2017, ce groupe décidait de s'ouvrir à un représentant d'Entremont Autrement, en l'occurrence Pierre Troillet, chef de ce groupe parlementaire.

Récemment la présidente du Conseil général a adressé au chef de groupe d'Entremont Autrement un mail concernant une réunion où le bureau du Conseil général et les présidents de commission PDC et PLR vont se rencontrer pour définir comment gérer les minoritaires. Comprenez par là Entremont Autrement !

Dans ce mail, il est fait mention que nous ne sommes pas invités à la séance du 22 août prochain mais que par souci de transparence nous sommes informés de son existence. Il y est également précisé qu'il y sera discuté des positions "minoritaires" au plenum ou dans la presse.

À Bagnes les questions sont légion mais la curiosité est une transgression.

Le Groupe Entremont Autrement du Conseil général de Bagnes



30 mars 2019

Le Nouvelliste revient une troisième fois sur les dix ans d'Entremont Autrement

On lit sous la plume de Sophie Dorsaz dans le Nouvelliste du jour:


Entremont Autrement a redistribué les cartes 

Politique Dix ans après sa création, Entremont Autrement pèse 18% des voix du district. Le parti a chamboulé l’échiquier politique d’Entremont et a poussé les partis traditionnels à se réinventer.

L’existence d’Entremont Autrement s’est jouée à un cheveu. Un rien aurait suffi à ce que le mouvement ne s’étouffe dans l’œuf. C’était en 2009 lors des élections cantonales. «Aucun de nos candidats n’a été élu. Mais à l’analyse des résultats, nous avons constaté que cela s’était joué à 30 listes près. Ce chiffre nous a redonné de l’espoir et nous a motivés à continuer notre route», se souvient Sophie Juon, présidente du parti. Aujourd’hui, Entremont Autrement représente près d’un cinquième de l’électorat du district. Une ampleur que le PDC, fortement majoritaire dans la vallée, et le PLR étaient loin d’imaginer, mais qui correspond à la force de la gauche au niveau cantonal.

Casser les carcans établis 


Il faut attendre 2012 pour qu’un élu d’Entremont Autrement ne franchisse la porte d’un exécutif. Trois ans après la formation du parti, Urbain Gaillard est élu à Orsières au détriment du PLR et non pas du PDC comme espéré. Entre-temps, les membres «aussi courageux que naïfs» selon les dires de Sophie Juon utilisent le blog pour prendre position sur des objets de votation. Dans la vallée de la résidence secondaire par excellence, ils osent soutenir la lex Weber et remettent en cause un ordre politique établi depuis des décennies dans lequel le PDC régnait en maître. «Entremont Autrement a créé des dissensions dans les familles. Certaines personnes partageaient nos idées mais n’osaient pas nous suivre par peur des conséquences négatives que cela pourrait avoir dans leur vie personnelle ou professionnelle», avance la présidente. Pour l’ancien président de l’UDC en Entremont, Kevin Pellouchoud, au contraire, le mouvement a bénéficié de l’aura de grande famille du district. «Quand on s’appelle Gaillard ou Lovey, c’est plus facile de rassembler que quand on se nomme Pellouchoud.»

L’adversaire politique d’alors reconnaît toutefois qu’Entremont Autrement a su offrir l’alternative attendue par la population au bon moment. «Nous avions senti qu’il fallait contrebalancer les deux blocs PDC-PLR. A cette même période, l’UDC avait l’intention de lancer une liste pour le Grand Conseil mais nous n’étions pas assez organisés.» Même si, sur le fond, Michel Cretton, président du PLR d’Orsières, s’oppose souvent à la formation de centre gauche, sur la forme, il reconnaît qu’elle a enrichi la vie politique d’Entremont. «En démocrate convaincu, je trouve que la concurrence est toujours saine. Ils ont indéniablement amené un nouveau style de communication et nous nous en sommes inspirés en ouvrant à notre tour un blog qui favorise les échanges de points de vue.»

En dix ans d’existence, Entremont Autrement compte quatre conseillers communaux, à Orsières, Liddes, Vollèges et Bagnes, six conseillers généraux à Bagnes, un député au Grand Conseil ainsi qu’un suppléant. En 2016, dans l’ambiance électrique des constructions illicites de Verbier, le parti réussit à évincer l’UDC du législatif bagnard. Un résultat qui surprend la présidente mais pas l’UDC Kevin Pellouchoud. «Nous aurions dû travailler de concert avec Gabriel Luisier ce qui aurait rassemblé et non divisé les voix de la droite… C’était une faute stratégique.»

Antoine Cretton, qui avait vigoureusement critiqué la gestion de ce dossier épineux par les autorités bagnardes, se retrouve donc autour de la table du Conseil. Pour Stéphane Pillet, président du PDC d’Entremont, le jeune parti sait communiquer avec conviction mais ne passe pas forcément de la parole aux actes. «En campagne, ils arrivent avec de grandes idées, mais une fois au sein de l’exécutif, ils se fondent rapidement dans le moule et découvrent qu’il n’est pas si facile de tout révolutionner.»

Un trublion aujourd’hui respecté 


Une remarque qui fait sourire la présidente de la formation. «A l’époque, les partis craignaient que nous ne soyons qu’une force de contestation et ne ferions pas preuve de collégialité au sein d’un exécutif. N’oublions pas que nos élus sont toujours minoritaires et qu’à défaut d’une révolution, nous amenons certainement une évolution sur le plan de la communication ou de la transparence par exemple…»

Le trublion politique outsider s’est aujourd’hui mué en parti institutionnalisé et respecté. Pour les communales de 2020, Entremont Autrement entend gagner un siège à Sembrancher et se renforcer au sein de certains exécutifs comme à Orsières. «Ça nous permettrait d’être plus efficaces encore», conclut Sophie Juon en clin d’œil à ses adversaires.


NF du 30.03.2019

PS. L'archiviste ne se souvient pas que la victoire d'Urbain Gaillard à Orsières avait été "espérée" contre le PDC plutôt que contre le PLR. Le seul espoir déçu de ce jour où Urbain tirait la gueule sur la place d'Orsières était d'avoir perdu la candidate féminine en route. Son témoignage dans le documentaire tourné à cette occasion par Antoine Cretton ne dit rien d'autre.

L'Archiviste

7 novembre 2018

Lu sur LeMatin.ch, l'humeur d'Eric Felley - Le respect de la sphère privée dépend du compte en banque.

De la surveillance des comptes bancaires à la surveillances des assurances sociales, la notion de sphère privée est à géométrie très variable.
Les jeunes libéraux-radicaux ont rejoint le combat contre la surveillance des assurés aux côtés des socialistes pour défendre la sphère privée.

Souvent, les votations se suivent et les camps changent. Dans cette campagne pour ou contre la surveillance des assurés, on trouve, une fois n'est pas coutume, les socialistes et les Verts en compagnie des jeunes libéraux-radicaux qui avaient lancé No Billag: «Nous refusons cette violation de la sphère privée, écrivent ces derniers, les assurés n'ont pas à être les boucs émissaires parce qu'ils sont plus facilement attaquables.»

Au moins, ces jeunes sont-ils cohérents avec une certaine ligne du parti que leurs aînés ont perdu de vue. Rappelons que des élus du PLR (avec des UDC et autres PDC) avaient lancé l'initiative «Pour la protection de la sphère privée» en 2014. Il s'agissait de sauver leurs avoirs bancaires du regard indiscret des fiscs cantonaux. Eveline Widmer-Schlumpf voulait leur accorder les mêmes droits qu'aux autorités fiscales étrangères. Mais, après la reprise des finances par Ueli Maurer, la menace s'est éloignée et l'initiative a été retirée en janvier dernier.

Déni de contradiction

Aujourd'hui, ce sont les mêmes qui sont les plus fervents supporters de la surveillance des assurés et la sphère privée n'est plus à l'ordre du jour. Bien entendu, il ne voient pas, ou font semblant de ne pas voir, de contradiction. Ils prétextent que d'un côté il s'agit de l'argent privé et de l'autre de l'argent public. Mais, en réalité, c'est en taxant l'argent privé que l'on crée de l'argent public. Celui qui le dissimule au fisc est tout autant fraudeur que celui qui en use indûment. Et les sommes ne sont pas comparables...

Le manque à gagner de la soustraction et de la fraude fiscale est estimé à plusieurs milliards par an, tandis que les sommes détournées par des assurés indélicats sont de l'ordre de quelques dizaines de millions cumulés sur des années. Incidemment, les assureurs conservent des milliards de réserves payées par les primes de tout un chacun. Ils les placent selon leur bon vouloir et font gagner des millions de francs à des intermédiaires financiers protégés par la «sphère privée» des affaires.

Des exemples populaires

Mais la chasse aux petits fraudeurs est plus grisante. Il suffit de sortir quelques anecdotes. Telle rentière AI se promène en chaise roulante depuis des années. Grâce à une filature, un détective découvre un jour qu'elle bondit hors de sa chaise et se met à danser dans un café! Un autre de la Suva, un maçon, ne peut plus rien soulever à cause de son dos foutu. Une rapide observation permet de le surprendre en train de charger des pneus d'hiver dans sa voiture, etc...

Le ressort psychologique de ces exemples est redoutable dans les campagnes. Près de 70% des sondés disent voter oui le 25 novembre prochain, étant convaincu de soutenir une loi juste et nécessaire. Ici, on peut obtenir justice à bon compte. Alors que la sphère privée des gros fraudeurs a un diamètre si grand qu'elle restera à jamais une chimère hors de leur portée.

Article paru sur LeMatin.ch ce mardi 6 novembre.

Les derniers commentaires