Affichage des articles dont le libellé est Appel Citoyen. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Appel Citoyen. Afficher tous les articles

3 mars 2024

Taux de participation record, mais pas de nouvelle constitution pour le Valais

Le peuple suisse et valaisan, avec une participation importante à 61,49 % pour le Valais, s'est déplacé dans les urnes pour donner son avis sur de nombreux objets tant fédéraux que cantonaux. 

Projet de nouvelle constitution

C'est une déception pour la nouvelle constitution valaisanne. Autant le projet que la variante sans le droit de vote des étrangers n'ont su convaincre. Entremont Autrement est particulièrement déçu par ce résultat. Nous avions soutenu dès le départ le renouveau de la Constitution par une constituante. Le travail effectué par cette dernière tournait le Valais vers l'avenir et abordait des questions et des enjeux centraux et vitaux pour le Valais: environnement, industrie, tourisme. Avec un peu d'espoir, le travail de la constituante ne sera pas entièrement perdu et permettra des modifications constitutionnelles à l'avenir.
Entremont Autrement tient à remercier les constituant.es pour leur travail et plus particulièrement le représentant Appel Citoyen de l'Entremont, Jean-François Lovey, qui a travaillé d'arrache-pied pour le renouveau, certes refusé, de notre constitution.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : projet refusé à 88,98 %, variante refusée à 77.97 %
- Liddes : projet refusé à 73,15 %, variante refusée à 61,10 %
- Orsières : projet refusé à 72,36 %, variante refusée à 62,55 %
- Sembrancher : projet refusé à 78,41 %, variante refusée à 62,05 %
- Val de Bagnes : projet refusé à 65,15 %, variante refusée à 53,21 %
- Canton : projet refusé à 68,13 %, variante refusée à 57,04 %

Loi d'ouverture des magasins

La LOM n'a pas convaincu les électeur.rices valaisan.nes. Ces dernier.ères ont écarté une extension de l'horaire d'ouverture et des zones touristiques. Entremont Autrement avait soutenu le référendum et s'était donc prononcé contre cette loi pour garantir des conditions de travail dignes pour les employé.es de la distribution.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : NON à 62,4 %
- Liddes : NON à 76,4 %
- Orsières : NON à 68,4 %
- Sembrancher : NON à 78,9 %
- Val de Bagnes : NON à 59,6 %
- Canton : NON à 64,8 %

13e rente AVS

La population entérine la 13e rente AVS, et avec vigueur! Les citoyen.nes ont été sensibles à l'augmentation des coûts de la vie et surtout à l'importance de pouvoir vivre dignement à la retraite après avoir travaillé toute sa vie. Entremont Autrement salue ce soutien clair au premier pilier, le soutien à nos aîné.es est fondamental.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : OUI à 59,66 %
- Liddes : OUI à 59,03 %
- Orsières : OUI à 57,52 %
- Sembrancher : OUI à 64,21 %
- Val de Bagnes : OUI à 59,85 %
- Suisse : OUI à 58,24 %

Retraite à 66 ans

La journée était définitivement dédiée à la retraite. Et les électeur.rices n'ont largement pas souhaité augmenter l'âge de la retraite. Alors qu'AVS 21 venait d'être accepté, la population suisse ne souhaite pas d'une augmentation progressive de l'âge de la retraite. Entremont Autrement est très content de ce résultat et continuera de s'investir pour garantir une retraite digne pour toutes et tous.

Chiffres pour l'Entremont
- Bourg-St-Pierre : NON à 73,73 %
- Liddes : NON à 86,74 %
- Orsières : NON à 76,94 %
- Sembrancher : NON à 81,31 %
- Val de Bagnes : NON à 76,81 %
- Suisse : NON à 74,72 %

                                                                                                        Entremont Autrement


14 septembre 2023

Création d'un comité de soutien "Oui à la Constitution"


La campagne pour l'acceptation de la Constitution produite par la Constituante a commencé! Pour rappel, sur notre district, Jean-François Lovey a été élu comme constituant Appel Citoyen, soutenu par Entremont Autrement, dans cette étape politique majeure pour notre canton. Alors que la population se prononcera le 3 mars prochain sur ce sujet, un comité de soutien a été lancé cette semaine. Pour en savoir plus, retrouvez ci-dessous le communiqué de presse de ce comité de soutien!


Entremont Autrement a soutenu la création de la Constituante et se réjouit de voir aboutir ce projet d'une Constitution pour le XXIe siècle!

                                                                                                        La rédaction

Communiqué de presse du Comité de soutien “OUI à la Constitution”

12.09.2023

OUI à la Constitution: création d’un comité des Groupes de la Constituante

En ce jour symbolique marquant les 175 ans de l’adoption de la Constitution fédérale de 1848, six Groupes politiques de la Constituante valaisanne lancent la campagne en faveur du projet de nouvelle Constitution cantonale avec la création d’un comité de soutien.

Par la création de ce comité, les cheffes et chefs des Groupes politique du Centre, des Valeurs Libérales Radicales, des Verts et Citoyens, du Parti Socialiste et Gauche Citoyenne, de Zukunft Wallis et d’Appel Citoyen, ainsi que leurs représentantes et représentants au collège présidentiel, entrent de plain-pied dans la campagne à venir jusqu’à la votation populaire de mars 2024. Ensemble, ces Groupes politiques représentent près de 70 % de l’Assemblée constituante. Le projet de nouvelle Constitution avait été largement accepté lors du vote final de la Constituante du 25 avril 2023 par 87 voix contre 40.

Après quatre ans de travaux, la Constituante a accompli la mission qui lui a été confiée en proposant à la population valaisanne un projet de Constitution. Le mandat donné par les électrices et les électeurs en 2018 est donc rempli.

Le comité de soutien appelle l’ensemble de la population valaisanne à découvrir ce projet et à le soutenir. Grâce à un intense travail de négociations et de recherche de consensus, le texte proposé est solide, équilibré et fédérateur. Il reflète les tendances politiques en présence au sein de l’Assemblée élue par la population.

Il doit permettre au canton du Valais de vivre avec son temps, grâce à un texte fondamental en phase avec les défis à relever. Le texte de 1907, actuellement en vigueur, ne correspond plus aux réalités qui sont celles des habitantes et habitants de notre canton.

En modernisant les structures de l’État (notamment régions et autorités) et les tâches publiques devant être menées par le canton et les communes, ou encore en introduisant des droits fondamentaux auparavant totalement absents, le texte soumis au peuple propose un subtil équilibre entre modernité et tradition, entre plaine et montagnes, entre centres urbains et villages. Il vise à renforcer la cohésion cantonale, notamment au travers d’un soutien marqué au bilinguisme et à une intégration de tout un chacun.

Le 3 mars 2024, la population aura le choix entre un texte de 1907 et ce projet d’avenir. Il devra également se prononcer sur la question des droits politiques au niveau communal des résidentes et résidents au bénéfice d’un permis d’établissement.

Afin de débuter le travail d’information, un site web a été ouvert à l’adresse www.constitution-oui.ch. Les personnes intéressées à en savoir plus ou à s’engager dans la campagne sont invitées à prendre contact avec le Comité de soutien par le biais de ce site.

Membres du Comité

Géraldine Giannadda, membre du collège présidentiel (VLR), Jenny Voeffray, membre du collège présidentiel (Le Centre), Emilie Praz, membre du collège présidentiel (Appel Citoyen), Gaël Bourgeois, membre du collège présidentiel (PS-GC), Sabine Fournier, membre du collège présidentiel (Verts), German Eyer, chef du groupe Zukunft Wallis, Kamy May, co-cheffe du groupe Le Centre, Marie Zuchuat, co-cheffe du groupe Le Centre, Côme Vuille, chef du groupe Valeurs Libérales Radicales, Laurence Vuagniaux, cheffe du groupe des Verts et Citoyens, Fabien Thétaz, chef du groupe Parti Socialiste et Gauche Citoyenne, Jean-François Lovey, chef du groupe Appel Citoyen.

13 novembre 2021

Accorder le droit de vote aux étrangers? Nous avons posé la question à Jean-François Lovey


Entremont Autrement vous propose, via une série d'articles, de découvrir les travaux en cours à la Constituante valaisanne. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Jean-François Lovey d'Appel Citoyen et constituant domicilié à Orsières. Nous avons voulu comprendre d'où venait cette proposition d'accorder le droit de vote aux étrangers.


A l’issue de la première lecture, l’Assemblée constituante a décidé d’accorder le droit de vote aux étrangers au niveau communal. Pourquoi cette disposition est importante selon vous ?

Parce qu’elle renvoie à des valeurs qui nous sont essentielles et qui sont porteuses d’ouverture pour l’avenir du canton. Le respect de la personne humaine doit aller jusqu’à permettre à celles et ceux qui obéissent à des règles communes de participer à leur élaboration. Vivre dans un village ou un quartier, y élever sa famille, y travailler, inscrire ses enfants à l’école, faire partie de sociétés locales, payer ses impôts, partager la quotidienneté de ses voisins donnent aux personnes des responsabilités certes, mais également des droits. En reconnaître la pertinence, c’est viser à une insertion sociale réussie. Le contraire, c’est un mélange préjudiciable d’intégration incomplète et de mise à l’écart. Cela n’a plus de sens ni de dignité aujourd’hui.

Est-ce que les étrangers qui veulent vraiment prendre part à la vie de leur communauté ne doivent pas viser la naturalisation ?

Devenir suisse relève d’une autre volonté. D’une autre visée. On en connaît le cheminement et l’aboutissement. Tous deux respectables. Mais obtenir le droit de vote et d’éligibilité à l’échelle communale appartient à un autre registre. Celui de la légitimité proche. Quand on vit pleinement dans un village ou un quartier jusqu’à une implication comparable à celle de tous les citoyen.nes, on peut légitimement aspirer à un droit de vote et d’éligibilité qui fait de chacun.e un être participant pleinement à la vie de la communauté. On peut être partie prenante de la vie locale, élire et voter localement, tout en restant italien, espagnol ou portugais.

Quels sont les critères donnant accès à ce double droit de vote et d’éligibilité ?

Pour pouvoir accéder à ce double droit au plan communal, il faut posséder un permis d’établissement (permis C) qui s’obtient après 10 ans de domiciliation en Suisse, voire 5 ans si l’intégration est particulièrement visible. L’étranger.ère doit être établi en Valais depuis au moins 1 an et être domicilié dans la commune concernée. On voit bien que les contraintes exigées éliminent tout arbitraire ou toute facilité exagérée.

Pourquoi ne pas avoir étendu ce droit à l’échelon cantonal ?

Parce qu’une majorité de la Constituante ne l’a pas voulu. Appel Citoyen le regrette.

Dans d’autres cantons, les personnes étrangères semblent ne guère profiter de ce droit accordé. N’est-ce pas une mesure surtout symbolique, à faible valeur concrète ?

Le symbole, - les valeurs qu’il sous-tend surtout -, est important. Mais au-delà de ce signe d’élargissement démocratique, il y a toute une image du canton que les Valaisan.nes entendent donner aux générations à venir. Celle, prioritairement, d’une société juste, solidaire et généreuse. Et ce n’est pas rien. 

Ne prenez-vous pas le risque, avec cette disposition, de fédérer les oppositions et de faire échouer l’ensemble de la révision ?

Comme dans tout texte d’ambition globalisante, le risque d’un rejet pour un élément parmi d’autres existe. Nous en sommes conscients. Mais les prétextes peuvent être multiples de cacher sous sa fibre conservatrice les raisons de dire non à l’innovation. Plus de 70% des Valaisan.nes qui ont voulu un changement de la Constitution attendent de nous autre chose qu’un exercice de cosmétique ou de frilosité.

Merci à Jean-François Lovey d'avoir accepté de répondre à nos questions.




10 novembre 2021

La Constituante dépoussière les institutions valaisannes. Nos questions à Cilette Cretton


Entremont Autrement vous propose une série d'articles pour suivre au plus près les débats fondamentaux en cours dans le cadre de la Constituante valaisanne. Aujourd'hui, nous recevons sur notre blog Cilette Cretton, élue Appel Citoyen du district de Martigny.


En première lecture, l’assemblée constituante a décidé d’augmenter le nombre de conseillers d’Etat de 5 à 7. Pourquoi ?
Les tâches du Gouvernement sont devenues de plus en plus complexes au fil du temps. Certains élus gèrent deux gros départements, en plus de nombreux services, comme c’est le cas par exemple des départements de la formation et de l’économie. Il n’est plus raisonnable de cumuler toutes ces tâches si l’on vise l’efficacité. De plus, un Gouvernement à sept membres permettrait une meilleure représentation des partis minoritaires et sans doute aussi, une représentation féminine qui peine à obtenir sa place dans le contexte actuel. Certains craignent des coûts supplémentaires mais ceux-ci sont marginaux dans la mesure où il ne s’agit pas de créer de nouveaux services mais de répartir différemment les dicastères existants.

Cilette Cretton
L’assemblée a également accepté l’élection du Conseil d’Etat au système proportionnel. Pourquoi pensez-vous que cette disposition est importante ? Quels seront ses effets ?
Il s’agit là d’une petite révolution. En effet, les Conseillers d’Etat ont toujours été élus au système majoritaire jusqu’ici. Ce système a permis de privilégier le parti dominant, soit le PDC. Jusqu’en 2013, ce parti détenait la majorité absolue et de ce fait, il pouvait gérer le canton à lui tout seul puisqu’il aurait même pu faire main basse sur les cinq sièges. Pour laisser un siège à la minorité de son choix, il présentait des listes fermées et seulement quatre candidats, ce qui est désastreux en terme de démocratie. On a toujours prétendu que le système majoritaire privilégiait l’élection de personnalités plutôt que des partis. Dans les faits, ce sont les instances dirigeantes d’un (ou deux) partis qui choisissaient les candidats que le corps électoral n’avait plus qu’à entériner, faute de choix. Le système de la représentation proportionnelle garantit le respect de la volonté populaire. Il permet d’ouvrir les listes et d’offrir ainsi un vrai choix aux citoyen-ne-s. Il permet enfin de répartir le pouvoir plus équitablement. Le Valais a tout à y gagner. Les groupes minoritaires de la Constituante l’ont bien compris puisqu’ils ont plébiscité ce système.

"Les tâches du Gouvernement sont devenues de plus en plus complexes au fil du temps. [...]
Il n’est plus raisonnable de cumuler toutes ces tâches si l’on vise l’efficacité."

Pourquoi garantir un représentant par région. Etait-ce vraiment indispensable ? Pourquoi ne pas garantir deux sièges sur sept au Haut-Valais ?
Alors que la population s’accroît régulièrement dans le Bas-Valais, le Haut voit la sienne s’effriter. Elle ne représente plus aujourd’hui que 23% de l’ensemble de la population valaisanne. Les élus du Haut à la Constituante réclamaient que deux sièges leur soient automatiquement garantis, ce qui représente 28% des sièges, soit largement au dessus de leur force réelle. Cette surreprésentation a été refusée. En revanche, partant du principe que trois régions (le Haut, le Centre et le Bas) constituent des entités plus équilibrées quant au nombre d’habitants, la Constituante a accepté de réserver au moins un siège à chacune de ces trois entités, ce qui ne devrait pas avoir de conséquences particulières. Evidemment, une majorité d’élus PDC auraient préféré que deux sièges par région soient garantis. Ils craignent à terme de voir un seul élu UDC l’emporter dans le Haut-Valais, ce qui aggraverait encore davantage sa position dans le canton.

La suppression des sous-circonscriptions au profit de grands arrondissements électoraux inquiète les vallées latérales. Ont-elles raison ?
Ici, il s’agit des élections au Grand Conseil, qui se sont faites longtemps par districts, donc sur la base de 13 circonscriptions électorales très inégalement peuplées. Le Tribunal fédéral a contesté ce mode de faire, parce que les chances d’élections étaient très inégales selon que l’on demeure à Rarogne ou à Sion. La Constitution fédérale garantit que la volonté populaire soit respectée, qu’il n’y ait pas de biais qui permettent de la détourner, autrement dit qu’il n’y ait pas de discriminations liées au lieu d’où l’on vient. Suite à l’arrêt du TF, il a donc été décidé de créer dans le canton 6 circonscriptions sensiblement de population équivalente. Mais aussitôt, pour tenter de ne rien changer, le Parlement a créé des sous-circonscriptions, situation que l’on connaît aujourd’hui. La majorité des Constituants n’en a plus voulu, parce qu’il s’agit une fois de plus de fausser la volonté du peuple.

Un autre mécanisme tend aussi à fausser la volonté du peuple : celui du quorum (aujourd’hui de 8% soit le plus élevé de Suisse) qui permet d’écarter d’emblée les « petites fractions politiques » de la répartition des sièges. Les élus ne l’ont pas supprimé mais laissent le soin au Grand Conseil de fixer ce taux qui devra être inférieur à 5%. Dans des circonscriptions plus vastes, ces petites fractions doivent déjà aujourd’hui nouer des alliances pour survivre. Elles risquent de devoir les renforcer à l’avenir.

En tout état de cause, c’est le Haut-Valais qui pâtira le plus de ces nouvelles dispositions. Il faut dire que jusqu’ici, le système électoral avait surprotégé cette partie du canton.

Merci beaucoup Cilette d'avoir accepté de répondre à nos questions sur les travaux en cours à la Constituante valaisanne. Bonne suite dans vos débats!

2 avril 2019

Café-citoyens Martigny, Appel Citoyen et la Constituante.

11 avril de 18 h 00 min - 19 h 00 min

Casino, Martigny
Avenue de la Gare 17 Martigny,
Valais 1920 Suisse

Une rencontre entre la population et les élues et élus.
Cet évènement se veut une invitation au dialogue et à l’échange avec le grand public sur les enjeux de la Constituante.
Qu’est-ce qui a été fait depuis le 25 novembre?
Quel est le rôle du bureau transitoire? Et la suite de l’aventure?
Autant de questions pour les 4 années à venir autour de ce grand projet commun: écrire la nouvelle Constitution!

Venez nombreuses et nombreux pour ce premier Café citoyens et vive la participation citoyenne.


(note du webmaster: le 11 avril est un JEUDI, je trouve nul et ça n'engage que moi de constater que de plus en plus d'organisations ne prennent plus la peine d'indiquer les jours de la semaine dans les invitations et convocations, ce qui leur donnent un petit air technocrate et geek.)

30 mars 2019

Entremont Autrement dans le Temps

Le Temps du 12 février 2019, un entrefilet qui avait échappé à la sagacité de notre archiviste qui tient avec enthousiasme la revue de presse concernant notre mouvement.


10 mars 2019

Eric Stauffer lorgne du côté d'Appel Citoyen

Fâché contre le PDC qui a refusé de lui dérouler le tapis rouge en l'adoubant sur sa liste au Conseil national, Eric Stauffer règle ses comptes. Il accuse les démocrates-chrétiens d'être des "lâches".



Jamais en reste d'une pirouette, il dit maintenant vouloir se tourner vers Appel Citoyen "qui a percé lors de la Constituante" pour monter une liste et trouver des soutiens ailleurs en Suisse afin de former ensuite un groupe parlementaire à Berne. On se demande d'ailleurs s'il ne confond pas avec le RCV, car l'ex-trublion de la politique genevoise oublie une chose importante: Appel Citoyen s'est engagé à ne présenter des candidats QUE lors de l'élection de la Constituante. Cela est d'ailleurs rappelé sur leur blog et dans leurs statuts:


"Servir puis disparaître" dit le blog d'Appel Citoyen. Peut-être qu'Eric Stauffer devrait s'en inspirer...

J. Lovey

P.S.
A noter que M. Stauffer n'a pas encore contacté Entremont Autrement, mais on cherche des candidats pour les communales à Bourg-Saint-Pierre si jamais. 😂


12 février 2019

EA dans l'air du Temps

Le Temps, via son journaliste Grégoire Baur, s'intéresse au financement participatif de la campagne d'Appel Citoyen lors de la Constituante.

On y parle notamment du versement de 7000.- effectué par Entremont Autrement à la campagne, ce qui fait de notre mouvement le plus gros donateur de la campagne d'AC.

On vous expliquait cela déjà hier ici.



Vous pouvez lire l'article du Temps dans son intégralité sur le site du quotidien suisse ou en cliquant ici.

La rédaction

11 février 2019

Appel Citoyen publie la liste de ses donateurs, parmi lesquels... Entremont Autrement

Ils l'avaient promis: ils publieraient l'intégralité de la liste de leurs donateurs après les élections à la Constituante. C'est aujourd'hui chose faite. Appel Citoyen diffuse sur son blog un document détaillant les donateurs, les montants et la structure des dons. Vous pouvez le retrouver en cliquant ici.

Pour les lecteurs les plus assidus, vous observerez que le plus gros donateur de la campagne de la Constituante pour Appel Citoyen est Entremont Autrement. Notre comité a effectivement décidé durant l'été 2018 de verser la somme de 7000.- au comité de campagne. Nous pensions - et c'est toujours le cas d'ailleurs - que cette élection était un enjeu majeur pour l'avenir de notre canton et pour cette raison avons décidé de soutenir le mouvement Appel Citoyen de manière conséquente.

Nous tenons à préciser les choses suivantes: aucun membre du comité d'Entremont Autrement n'a siégé au sein de l'équipe de campagne d'Appel Citoyen (même si plusieurs de nos membres ont été ponctuellement consultés sur des aspects stratégiques). Ainsi, il s'agissait exclusivement d'un don. La seule condition est qu'une partie de ce montant devait être utilisé dans le district d'Entremont; ce qui a été fait notamment sous la forme d'un tout-ménage.

Entremont Autrement se bat depuis longtemps pour une saine transparence en politique, notamment en ce qui concerne le financement des campagnes.

J. Lovey

28 novembre 2018

Jean-François Lovey, au 12h45 de la RTS

Jean-François Lovey, fraîchement élu à l'assemblée constituante sur la liste Appel Citoyen pour le district d'Entremont, analyse les résultats du weekend interrogé par Malika Nedir au journal de midi de RTS Un.

27 novembre 2018

Cilette Cretton, invitée du Journal du matin sur la RTS

Cilette Cretton, élue Appel Citoyen dans la circonscription de Martigny, revient sur son élection et sur le mouvement de fond qui a ébranlé la politique valaisanne ce dimanche. A écouter!

26 novembre 2018

Le souffle de la gratitude

Depuis quelques mois, un vent frais souffle sur le paysage politique valaisan. S’il décoiffe certains, il est surtout vivifiant, porteur de parfums nouveaux et il a le mérite de dégager le ciel de ses trop prévisibles nuages.
On a senti ses premiers souffles en 2015 lorsqu’a été déposée l’initiative pour une révision complète de la Constitution, vieille de plus d’un siècle. Près de huit mille citoyennes et citoyens ont signé leur désir de refonder leur charte fondamentale; ils ont fait ainsi de ce canton le premier du pays à appeler de sa base populaire cette volonté de réforme. Puis un deuxième élan a été signifié lors de la votation populaire de mars 2018, avec la claire indication que c’est à une instance nouvelle, - une assemblée constituante -, que devait être confié le soin de dépasser les clivages bloquants et les aspirations étroites. Enfin, ce dimanche dernier, ce même peuple a défié les pronostics, dégelé les habitudes et répondu à l’Appel Citoyen au-delà des espérances les plus débridées. Il a envoyé une salve bienfaisante au coeur des rideaux un peu rigides de la politique valaisanne. Ils les a dépoussiérés et les a fait virevolter au rythme des coeurs battants.

J’aimerais ici clamer ma gratitude à mes colistières et colistiers pour la générosité créative dont ils ont fait preuve tout au long de cette campagne. Sans arrière-pensées, sans souci de se mettre individuellement en lumière, sans autre drapeau que celui de l’audace et de la découverte, en pleine et débordante amitié.
Ma gratitude aussi aux électrices et électeurs qui ont jugé judicieux le pari sur l’offre nouvelle, si peu classable, mais si porteuse d’ouverture.
Ma gratitude enfin à celles et ceux qui portent la torche d’Entremont Autrement et qui nous ont offert leur expérience, leurs précieux conseils, leur sagesse enrichie de la connaissance du terrain, leur infinie disponibilité. De quoi redécouvrir en un week-end riche d’émotions et de surprises que la politique peut être davantage un terrain de partage que de déchirement.

Jean-François Lovey

25 novembre 2018

Le commentaire du Nouvelliste concernant l'Entremont est fautif


Le Nouvelliste a achevé son fil de commentaire avec la répartition de la circonscription d'Entremont et la compare avec l'élection au grand-conseil pour la députation.
La comparaison ne tient pas.
Les résultats de l'élection à la constituante sont exactement les mêmes que les résultats de l'élection à la suppléance du grand-conseil.
Soit 3 PDC, 1 UDC, 1 PLR et 1 Entremont Autrement qui coïncident avec les 3 PDC, 1 UDC et union des citoyens, 1 VLR et 1 Appel Citoyen.

Punkt Schluss.


L'Appel citoyen a été entendu en Entremont.

Les résultats de l’élection pour la Constituante sont tombés en Entremont et c’est un véritable succès. En passant largement le quorum et en atteignant même 19.9%, Appel Citoyen signe une entrée en politique constitutionnelle exemplaire dans notre district. Grâce à ce score est élu Jean-François Lovey (Orsières) avec 1047 suffrages.

Entremont Autrement est très satisfait de ce résultat et heureux de la mobilisation en Entremont pour l’élection à la Constituante. Ayant soutenu Appel Citoyen dès la naissance du mouvement, EA félicite chaleureusement le nouvel élu ainsi que tous ses colistiers moins chanceux.

Un nouvel air souffle sur le Valais et en Entremont ! Sont élus également pour le district Pierre Darbellay (PDC), Natacha Maret (PDC), Kamy May (PDC), Mathieu Sarasin (PLR), Damien Vogel (UDC). Les Verts et le PS ne passent quant à eux aucun candidat et n’atteignent pas le quorum.

17 novembre 2018

Au-delà du devoir accompli.

« Outre l’intérêt de pouvoir jouer un rôle dans l’établissement de la nouvelle Constitution, c’est peut-être le simple devoir du citoyen que je suis qui m’amène à adhérer à cette démarche d’Appel Citoyen. Une démarche que je qualifie de régénératrice et ambitieuse, nouvelle, attirante car ouverte et qui pousse à une réflexion fondamentale. Réellement démocratique, elle englobe je crois responsabilité et équité. Démocratie, responsabilité, équité : ce sont ces piliers du vivre ensemble que je souhaiterais défendre par ma participation à la Constituante… ».

Ces lignes font partie du profil que j’ai dû établir pour franchir le cap de la primaire digitale d’Appel Citoyen et elles restent d’actualité. Me permettront-elles de franchir celui de l’élection du 25 novembre? La réponse appartient aux citoyennes et citoyens du district qui se rendront aux urnes, nombreux et nombreuses je le souhaite, pour élire leurs représentants/tes à la Constituante.


Sénior et devoir du citoyen: il n’y a pas incompatibilité, au contraire. Pour ma part, mû par un sentiment de responsabilité civique et sociale, je crois n’avoir jamais ressenti autant le souci des générations futures et le besoin d’apporter ma contribution à la société. Ceci malgré une vie professionnelle bien remplie et la septantaine bien sonnée. Participer à la création de la nouvelle Constitution s’inscrit tout naturellement dans cette lignée.

Appel Citoyen m’a donné un avant-goût du travail qui attend les élus à la Constituante. En effet au cours de ces dernières semaines j’ai eu le privilège de travailler à l’élaboration de documents ayant trait à « La participation politique des étrangers » et aux « Relations Eglise/Etat », deux des thèmes sous la loupe de notre mouvement et déjà discutés dans les médias. Si j’ai pu mesurer l’ampleur de la tâche –recherche, rencontres, échange, lecture, présentation, débats – c’est le plaisir de l’accomplir qui a largement pris le dessus, le plaisir d’une réflexion et d’un travail en commun dans un esprit de totale indépendance. Mais que de thèmes à traiter : l’égalité homme/femme, l’organisation territoriale du canton et son organisation politique, la relation plaine-montagne, le développement durable, la protection des minorités, une nouvelle définition de la famille, d’autres formes d’union entre personnes, le bilinguisme pour ne citer que ceux-ci.

Il ne me déplairait pas de continuer à apporter ma contribution à la réalisation de cette noble tâche.

Daniel Moulin
Candidat Appel Citoyen à la Constituante
District d'Entremont

14 novembre 2018

V alentina D arbellay se bat pour le droit des mineurs réfugiés

V alentina D arbellay, candidate Appel Citoyen, s'engage pour les droits humains. La résidente de Liddes était interrogée hier par la télévision alémanique sur la thématique d'une convention internationale sur les droits des réfugiés. V alentina se bat notamment contre la détention administrative des requérants mineurs.
Un engagement noble et nécessaire.

Retrouvez l'intervention de V alentina

Extrait du Tagesschau de SRF

12 novembre 2018

Les travaux de la Constituante se résument-ils à 10 questions?

Appel Citoyen a reçu par le Nouvelliste en même temps que les partis politiques ayant aussi présenté des listes pour les élections de la Constituante valaisanne 10 questions sur des sujets qui pourraient faire l’objet des débats sur la future Constitution, questions auxquelles il a fallu répondre en 48 h. Je rejoins la position exprimée par Antoine Conforti dans son courrier des lecteurs adressé au Nouvelliste suite à cette demande, et je souhaite exprimer mon avis personnel sur le fond (les 10 questions) et sur la forme (délai de 48h).

Sur la forme:
Je trouve que la requête du Nouvelliste pourrait être comparée à un genre nouveau de sondage pré-électoral qui - en termes de marketing social – au motif d’informer ses lecteurs-trices sur les objectifs des candidat-e-s à la Constituante, relève de l’influence d’opinion publique, et fait davantage de la publicité médiatique. Je trouve que sous cette forme, la requête de répondre en 48 h à 10 questions, certes en lien avec les discussions sur une future Constitution cantonale, n’est pas digne du mandat de la Constituante, des futurs travaux des constituant-e-s, ni de leurs motivations et ambitions de réforme de notre Constitution ! En effet, les candidat-e-s de toutes les listes seront forcément amené-e-s à reprendre ou à répéter des positions ou des messages préfabriqués sans que ce type de sondage leur donne la réelle opportunité de s’exprimer individuellement. Quel intérêt de ces réponses : pour les comparer ? pour juger de leur justesse ou pas ? dans un esprit de compétition entre candidat-e-s ? Être d’accord ou pas sur un sujet ou dire oui ou non à une question : est-ce ainsi que les citoyen-ne-s du canton sauront si leurs élu-e-s seront en mesure de faire valoir et de défendre les intérêts du peuple ?

J’estime pour ma part qu’une telle approche minimise l’importance, la valeur et la portée de la future Constitution qui, elle, sera le fruit d’un travail collectif des 130 constituant-e-s, à l’issue de débats et de négociations au terme de 4 ans de travaux intenses durant lesquels les avis, convictions, positions seront confrontés, examinés, décortiquées, des dispositions légales - adoptées. Cette approche de questions-réponses est réductrice des efforts de consensus et du dialogue politique qui feront partie intégrante des travaux des constituant-e-s. L’objectif d’une future Constitution est de garantir la sécurité juridique et de régir les cadres fondamentaux de toute activité dans le canton. Le projet de Constitution, une fois élaboré, sera ainsi soumis au vote populaire pour approbation.

Sur le fond:
Si je regarde les 10 questions posées, je constate qu’elles ne portent pas sur tous les sujets qui sont normalement abordés lors de l’élaboration d’une loi fondamentale qu’est la Constitution d’un canton. Les questions posées ne visent que le nombre de conseillers d’état et de districts, le mode d’élection, le vote et éligibilité des étrangers, le conseil général obligatoire, la représentation minimale du Haut-Valais, le maintien d’ «Au nom de Dieu tout-puissant» dans le préambule, l’impôt ecclésiastique, l’inscription de la protection de l’environnement et de l’égalité homme/femme. Ce sont les 130 constituant-e-s qui vont proposer, après discussions et débats approfondis, le nombre et le mode d’élection les plus adaptés au vu des réalités valaisannes et des besoins en représentation au Conseil d’état. Idem quant à l’organisation administrative et territoriale en districts qui devra correspondre en termes de découpage aux spécificités des entités qu’elle régit. Plus de districts ou moins qu’aujourd’hui est à décider ensemble par les 130 constituant-e-s sur la base des besoins des populations concernées et l’étude de la jurisprudence dans ce domaine. Le même raisonnement s’applique à la question de savoir s’il faudra un conseil général obligatoire à partir de 5'000 habitant-e-s : les 130 constituant-e-s présenteront leur proposition à la base d’une attribution des pouvoirs et des compétences administratives et politiques la plus appropriée aux entités territoriales et leur population, de manière à garantir un partage du pouvoir et l’allocation des ressources respectives dans le sens d’une véritable démocratie. Ainsi, concernant le Haut-Valais qui est partie intégrante du canton, il est normal qu’il doive bénéficier de la représentation au législatif et à l’exécutif de manière à ce que ses intérêts soient défendus et appliqués.

Concernant le droit de vote et d’éligibilité des étrangers, ce débat fait sens dans la mesure où il porte sur la possibilité à donner à tout-e habitant-e d’une commune de participer ou pas, d’exprimer ou pas sa voix sur des objets cantonaux qui touchent aussi bien la commune que ses habitant-e-s. Une participation à la vie publique est également un facteur d’intégration et profite aux intérêts communaux. L’exercice de ce droit de vote et d’éligibilité passe par la définition d’un certain nombre de conditions à définir et à satisfaire pour sa mise en œuvre. Il convient en ce sens d’examiner la pratique d’autres cantons – ceux qui ont adopté dans leur Constitution ce droit ainsi que ceux qui ne l’ont pas adopté. Il est toujours utile de connaître les expériences d’autres cantons qui ont déjà réalisé ce travail de réforme de leur loi fondamentale.

Connaître des exemples d’autres cantons s’applique aussi dans la reformulation du futur préambule de la Constitution valaisanne, pour proposer si celui-ci, ayant généralement une portée symbolique, pourrait évoquer des principes fondamentaux ou avoir une tournure plus élaborée. Les réflexions permettront de trouver d’autres sources d’inspiration pour ancrer les valeurs du peuple valaisan dans le préambule de sa Constitution.

D’autre part, l’étendue de la contribution aux finances publiques des églises pourra être évaluée et proposée selon la place à occuper par elles dans la société. La Constituante pourra également se pencher sur le rôle de la société civile en Valais. Ce débat relève de l’ancrage dans la Constitution des libertés individuelles, de la liberté d’expression, de pensée, de conscience, d’association. Il convient de poser la question comment l’état sera-t-il en mesure de garantir ces libertés, et dans quelle mesure les acteurs de la société civile contribueront à veiller au respect de ces garanties.

Les questions liées à l’égalité homme/femme comme celles liées à la protection de l’environnement sont essentielles. Au regard de l’égalité de traitement et de l’égalité devant la loi, il est à mon sens fondamental de promouvoir l’inscription dans la Constitution valaisanne du principe de non-discrimination, non seulement en termes de genre, mais aussi en termes d’identité et de diversité. Ce débat inclut aussi celui sur la reconnaissance d’autres formes d’union entre personnes et d’autres formes de cellules familiales pour constituer aussi l’environnement direct le plus favorable pour les enfants et leur éducation et formation. Les enfants sont les générations futures dont l’avenir devra être assuré dans les meilleures conditions de vie, d’affection, d’apprentissage !

La protection de l’environnement est liée à la préservation du patrimoine naturel, mais aussi culturel, linguistique et des ressources humaines en Valais et qui en font sa richesse intrinsèque. Protéger l’environnement signifie préserver la pérennité de ses ressources pour et par une activité économique durable et saine. Le bilinguisme est aussi un patrimoine du canton que les constituant-e-s devront défendre au niveau constitutionnel pour que sa préservation soit garantie. Par quels moyens – il revient aux lois cantonales d’encadrer par la suite les modes de mise en œuvre.

En tant que candidate d’Appel Citoyen, mon engagement consiste à contribuer à l’élaboration d’une Constitution moderne et forte qui édicte les droits civils, les droits politiques, les droits sociaux, les libertés fondamentales de la personne. Pour permettre au législateur par la suite d’adopter les lois garantissant l’exercice de ces droits - justiciables – afin d’assurer la fourniture des prestations respectives. La répartition des tâches publiques devra à mon sens être repensée de manière à garantir le bon fonctionnement des institutions et des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Dans l’objectif d’assurer la cohésion sociale, le bien-être économique des régions de montagne et en plaine, l’épanouissement des individus de toute génération.

V alentina D arbellay

9 novembre 2018

Relations Eglise-Etat: position de Daniel Moulin

Un débat à six de quarante-cinq minutes laisse peu de temps de parole aux participants. Même aguerri un débatteur ne peut pas faire passer tous ses messages et doit faire des choix. Je ne me suis pas tu et pourtant j’aurais aimé préciser certains points. L’occasion m’en est donnée ici. Représentant d'Appel Citoyen à ce débat auquel j’ai aimé participer voici les idées fortes sur lesquelles j’ai basé mes propos.

  1. Le Valais n’est plus aux temps des princes-évêques, il n’est pas une théocratie mais une démocratie. La laïcité est une nécessité, une exigence démocratique fondamentale qui doit garantir la non intervention de l’Etat dans les affaires religieuses et la non intervention du religieux dans les affaires de l’Etat.
  2. Chaque religion peut prétendre à sa vérité pour autant qu’elle respecte la vérité des autres, qu’elle respecte l’Etat de droit et la démocratie, qu’elle garantit la liberté individuelle et qu’elle vise le bien commun. Les Eglises et les communautés religieuses transmettent de tous temps des valeurs d’ordre spirituel, culturel, cultuel, social. Leur patrimoine est riche, il doit être conservé, enrichi et transmis aux générations futures. Ce qui n’implique pas pour chaque citoyen la nécessité de croire ou de pratiquer une religion.
  3. L’islam fait partie des trois grandes religions prophétiques, les religions du Livre, avec le christianisme et le judaïsme et peut être englobé dans un œcuménisme respectueux. Il ne peut être reconnu de droit public que dans la mesure où il se soumet à toutes les valeurs démocratiques et à l’Etat de droit.
  4. La sécularisation à modifié la relation des citoyens et citoyennes à la religion et à la pratique religieuse. Ce qui ne signifie pas que des valeurs telles la liberté, le respect, l’ouverture, la justice- valeurs entre autres d’Appel Citoyen - ne puissent pas se développer et orienter le vivre ensemble.
  5. Les élus de la constituante devront faire preuve de dialogue, d’ouverture et être capables de compromis politiques pour établir une charte fondamentale qui prendra en considération chaque citoyen, chaque citoyenne, chaque habitant de notre canton dans son unicité et ses valeurs. Ici l’esprit partisan ne peut avoir cours.

Daniel Moulin
Candidat Appel Citoyen
Vollèges

2 novembre 2018

Classement des candidats par longueur

Kamy May
Julien Besse 
Léna Vaudan 
Sven Rossier 
Elisa Marquis 
Damien Vogel 
Daniel Moulin 
Martial Garcia 
Natacha Maret 
Baptiste Fellay 
Roland Moulin 
Jérôme Formaz 
Natacha Bender 
Pierre Darbellay 
Mathieu Sarrasin 
Adrien Darbellay 
Adrien Dumoulin 
Caroline Bobillier 
Christiane Cipolla 
 Alexandre Terrettaz 
V alentina D arbellay
Jean-François Lovey 
André-Marcel Malbois 
Agnès Zawodnik Boudet 
Marie-Luce Duroux-Barman




31 octobre 2018

Attention aux homonymes

Le Canton signale:

Les listes déposées en vue de l'élection de la constituante laissent apparaître que, dans un même cercle électoral, plusieurs candidats portent le même nom, voire les mêmes nom et prénom. Les citoyens devront en conséquence individualiser clairement leur vote en mentionnant sur le bulletin le prénom, la profession, le numéro ou toute autre adjonction permettant l'identification sûre et sans équivoque du candidat auquel ils accordent leurs suffrages. En cas de doute, ces suffrages seront considérés comme nuls. 

Dans l’Entremont seul des noms de famille sont portés en commun par des candidats et candidates qui seront donc aisément individualisés par leurs prénoms.
L’affaire concerne deux des candidats de l’Appel Citoyen. Il s’agit de:

Adrien Darbellay  
Pierre Darbellay  
V alentina D arbellay  
Daniel Moulin  
Roland Moulin 

Les derniers commentaires