3 mars 2024
Taux de participation record, mais pas de nouvelle constitution pour le Valais
14 septembre 2023
Création d'un comité de soutien "Oui à la Constitution"
La campagne pour l'acceptation de la Constitution produite par la Constituante a commencé! Pour rappel, sur notre district, Jean-François Lovey a été élu comme constituant Appel Citoyen, soutenu par Entremont Autrement, dans cette étape politique majeure pour notre canton. Alors que la population se prononcera le 3 mars prochain sur ce sujet, un comité de soutien a été lancé cette semaine. Pour en savoir plus, retrouvez ci-dessous le communiqué de presse de ce comité de soutien!
Communiqué de presse du Comité de soutien “OUI à la Constitution”
12.09.2023
OUI à la Constitution: création d’un comité des Groupes de la Constituante
En ce jour symbolique marquant les 175 ans de l’adoption de la Constitution fédérale de 1848, six Groupes politiques de la Constituante valaisanne lancent la campagne en faveur du projet de nouvelle Constitution cantonale avec la création d’un comité de soutien.
Par la création de ce comité, les cheffes et chefs des Groupes politique du Centre, des Valeurs Libérales Radicales, des Verts et Citoyens, du Parti Socialiste et Gauche Citoyenne, de Zukunft Wallis et d’Appel Citoyen, ainsi que leurs représentantes et représentants au collège présidentiel, entrent de plain-pied dans la campagne à venir jusqu’à la votation populaire de mars 2024. Ensemble, ces Groupes politiques représentent près de 70 % de l’Assemblée constituante. Le projet de nouvelle Constitution avait été largement accepté lors du vote final de la Constituante du 25 avril 2023 par 87 voix contre 40.
Après quatre ans de travaux, la Constituante a accompli la mission qui lui a été confiée en proposant à la population valaisanne un projet de Constitution. Le mandat donné par les électrices et les électeurs en 2018 est donc rempli.
Le comité de soutien appelle l’ensemble de la population valaisanne à découvrir ce projet et à le soutenir. Grâce à un intense travail de négociations et de recherche de consensus, le texte proposé est solide, équilibré et fédérateur. Il reflète les tendances politiques en présence au sein de l’Assemblée élue par la population.
Il doit permettre au canton du Valais de vivre avec son temps, grâce à un texte fondamental en phase avec les défis à relever. Le texte de 1907, actuellement en vigueur, ne correspond plus aux réalités qui sont celles des habitantes et habitants de notre canton.
En modernisant les structures de l’État (notamment régions et autorités) et les tâches publiques devant être menées par le canton et les communes, ou encore en introduisant des droits fondamentaux auparavant totalement absents, le texte soumis au peuple propose un subtil équilibre entre modernité et tradition, entre plaine et montagnes, entre centres urbains et villages. Il vise à renforcer la cohésion cantonale, notamment au travers d’un soutien marqué au bilinguisme et à une intégration de tout un chacun.
Le 3 mars 2024, la population aura le choix entre un texte de 1907 et ce projet d’avenir. Il devra également se prononcer sur la question des droits politiques au niveau communal des résidentes et résidents au bénéfice d’un permis d’établissement.
Afin de débuter le travail d’information, un site web a été ouvert à l’adresse www.constitution-oui.ch. Les personnes intéressées à en savoir plus ou à s’engager dans la campagne sont invitées à prendre contact avec le Comité de soutien par le biais de ce site.
Membres du Comité
Géraldine Giannadda, membre du collège présidentiel (VLR), Jenny Voeffray, membre du collège présidentiel (Le Centre), Emilie Praz, membre du collège présidentiel (Appel Citoyen), Gaël Bourgeois, membre du collège présidentiel (PS-GC), Sabine Fournier, membre du collège présidentiel (Verts), German Eyer, chef du groupe Zukunft Wallis, Kamy May, co-cheffe du groupe Le Centre, Marie Zuchuat, co-cheffe du groupe Le Centre, Côme Vuille, chef du groupe Valeurs Libérales Radicales, Laurence Vuagniaux, cheffe du groupe des Verts et Citoyens, Fabien Thétaz, chef du groupe Parti Socialiste et Gauche Citoyenne, Jean-François Lovey, chef du groupe Appel Citoyen.
13 novembre 2021
Accorder le droit de vote aux étrangers? Nous avons posé la question à Jean-François Lovey
Entremont Autrement vous propose, via une série d'articles, de découvrir les travaux en cours à la Constituante valaisanne. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Jean-François Lovey d'Appel Citoyen et constituant domicilié à Orsières. Nous avons voulu comprendre d'où venait cette proposition d'accorder le droit de vote aux étrangers.
A l’issue de la première lecture, l’Assemblée constituante a décidé d’accorder le droit de vote aux étrangers au niveau communal. Pourquoi cette disposition est importante selon vous ?
Parce qu’elle renvoie à des valeurs qui nous sont essentielles et qui sont porteuses d’ouverture pour l’avenir du canton. Le respect de la personne humaine doit aller jusqu’à permettre à celles et ceux qui obéissent à des règles communes de participer à leur élaboration. Vivre dans un village ou un quartier, y élever sa famille, y travailler, inscrire ses enfants à l’école, faire partie de sociétés locales, payer ses impôts, partager la quotidienneté de ses voisins donnent aux personnes des responsabilités certes, mais également des droits. En reconnaître la pertinence, c’est viser à une insertion sociale réussie. Le contraire, c’est un mélange préjudiciable d’intégration incomplète et de mise à l’écart. Cela n’a plus de sens ni de dignité aujourd’hui.
Est-ce que les étrangers qui veulent vraiment prendre part à la vie de leur communauté ne doivent pas viser la naturalisation ?Devenir suisse relève d’une autre volonté. D’une autre visée. On en connaît le cheminement et l’aboutissement. Tous deux respectables. Mais obtenir le droit de vote et d’éligibilité à l’échelle communale appartient à un autre registre. Celui de la légitimité proche. Quand on vit pleinement dans un village ou un quartier jusqu’à une implication comparable à celle de tous les citoyen.nes, on peut légitimement aspirer à un droit de vote et d’éligibilité qui fait de chacun.e un être participant pleinement à la vie de la communauté. On peut être partie prenante de la vie locale, élire et voter localement, tout en restant italien, espagnol ou portugais.
Quels sont les critères donnant accès à ce double droit de vote et d’éligibilité ?
Pour pouvoir accéder à ce double droit au plan communal, il faut posséder un permis d’établissement (permis C) qui s’obtient après 10 ans de domiciliation en Suisse, voire 5 ans si l’intégration est particulièrement visible. L’étranger.ère doit être établi en Valais depuis au moins 1 an et être domicilié dans la commune concernée. On voit bien que les contraintes exigées éliminent tout arbitraire ou toute facilité exagérée.
Pourquoi ne pas avoir étendu ce droit à l’échelon cantonal ?
Parce qu’une majorité de la Constituante ne l’a pas voulu. Appel Citoyen le regrette.
Dans d’autres cantons, les personnes étrangères semblent ne guère profiter de ce droit accordé. N’est-ce pas une mesure surtout symbolique, à faible valeur concrète ?
Le symbole, - les valeurs qu’il sous-tend surtout -, est important. Mais au-delà de ce signe d’élargissement démocratique, il y a toute une image du canton que les Valaisan.nes entendent donner aux générations à venir. Celle, prioritairement, d’une société juste, solidaire et généreuse. Et ce n’est pas rien.
Ne prenez-vous pas le risque, avec cette disposition, de fédérer les oppositions et de faire échouer l’ensemble de la révision ?
Comme dans tout texte d’ambition globalisante, le risque d’un rejet pour un élément parmi d’autres existe. Nous en sommes conscients. Mais les prétextes peuvent être multiples de cacher sous sa fibre conservatrice les raisons de dire non à l’innovation. Plus de 70% des Valaisan.nes qui ont voulu un changement de la Constitution attendent de nous autre chose qu’un exercice de cosmétique ou de frilosité.
Merci à Jean-François Lovey d'avoir accepté de répondre à nos questions.
10 novembre 2021
La Constituante dépoussière les institutions valaisannes. Nos questions à Cilette Cretton
Entremont Autrement vous propose une série d'articles pour suivre au plus près les débats fondamentaux en cours dans le cadre de la Constituante valaisanne. Aujourd'hui, nous recevons sur notre blog Cilette Cretton, élue Appel Citoyen du district de Martigny.
![]() |
| Cilette Cretton |
"Les tâches du Gouvernement sont devenues de plus en plus complexes au fil du temps. [...]Il n’est plus raisonnable de cumuler toutes ces tâches si l’on vise l’efficacité."
2 avril 2019
Café-citoyens Martigny, Appel Citoyen et la Constituante.
Casino, Martigny
Avenue de la Gare 17 Martigny,
Valais 1920 Suisse
Une rencontre entre la population et les élues et élus.
Cet évènement se veut une invitation au dialogue et à l’échange avec le grand public sur les enjeux de la Constituante.
Qu’est-ce qui a été fait depuis le 25 novembre?
Quel est le rôle du bureau transitoire? Et la suite de l’aventure?
Autant de questions pour les 4 années à venir autour de ce grand projet commun: écrire la nouvelle Constitution!
Venez nombreuses et nombreux pour ce premier Café citoyens et vive la participation citoyenne.
(note du webmaster: le 11 avril est un JEUDI, je trouve nul et ça n'engage que moi de constater que de plus en plus d'organisations ne prennent plus la peine d'indiquer les jours de la semaine dans les invitations et convocations, ce qui leur donnent un petit air technocrate et geek.)
30 mars 2019
Entremont Autrement dans le Temps
10 mars 2019
Eric Stauffer lorgne du côté d'Appel Citoyen
12 février 2019
EA dans l'air du Temps
On y parle notamment du versement de 7000.- effectué par Entremont Autrement à la campagne, ce qui fait de notre mouvement le plus gros donateur de la campagne d'AC.
On vous expliquait cela déjà hier ici.
11 février 2019
Appel Citoyen publie la liste de ses donateurs, parmi lesquels... Entremont Autrement
Ils l'avaient promis: ils publieraient l'intégralité de la liste de leurs donateurs après les élections à la Constituante. C'est aujourd'hui chose faite. Appel Citoyen diffuse sur son blog un document détaillant les donateurs, les montants et la structure des dons. Vous pouvez le retrouver en cliquant ici.Pour les lecteurs les plus assidus, vous observerez que le plus gros donateur de la campagne de la Constituante pour Appel Citoyen est Entremont Autrement. Notre comité a effectivement décidé durant l'été 2018 de verser la somme de 7000.- au comité de campagne. Nous pensions - et c'est toujours le cas d'ailleurs - que cette élection était un enjeu majeur pour l'avenir de notre canton et pour cette raison avons décidé de soutenir le mouvement Appel Citoyen de manière conséquente.
Nous tenons à préciser les choses suivantes: aucun membre du comité d'Entremont Autrement n'a siégé au sein de l'équipe de campagne d'Appel Citoyen (même si plusieurs de nos membres ont été ponctuellement consultés sur des aspects stratégiques). Ainsi, il s'agissait exclusivement d'un don. La seule condition est qu'une partie de ce montant devait être utilisé dans le district d'Entremont; ce qui a été fait notamment sous la forme d'un tout-ménage.
Entremont Autrement se bat depuis longtemps pour une saine transparence en politique, notamment en ce qui concerne le financement des campagnes.
28 novembre 2018
Jean-François Lovey, au 12h45 de la RTS
27 novembre 2018
Cilette Cretton, invitée du Journal du matin sur la RTS
26 novembre 2018
Le souffle de la gratitude
On a senti ses premiers souffles en 2015 lorsqu’a été déposée l’initiative pour une révision complète de la Constitution, vieille de plus d’un siècle. Près de huit mille citoyennes et citoyens ont signé leur désir de refonder leur charte fondamentale; ils ont fait ainsi de ce canton le premier du pays à appeler de sa base populaire cette volonté de réforme.
Puis un deuxième élan a été signifié lors de la votation populaire de mars 2018, avec la claire indication que c’est à une instance nouvelle, - une assemblée constituante -, que devait être confié le soin de dépasser les clivages bloquants et les aspirations étroites.
Enfin, ce dimanche dernier, ce même peuple a défié les pronostics, dégelé les habitudes et répondu à l’Appel Citoyen au-delà des espérances les plus débridées.
Il a envoyé une salve bienfaisante au coeur des rideaux un peu rigides de la politique valaisanne.
Ils les a dépoussiérés et les a fait virevolter au rythme des coeurs battants.J’aimerais ici clamer ma gratitude à mes colistières et colistiers pour la générosité créative dont ils ont fait preuve tout au long de cette campagne. Sans arrière-pensées, sans souci de se mettre individuellement en lumière, sans autre drapeau que celui de l’audace et de la découverte, en pleine et débordante amitié.
Ma gratitude aussi aux électrices et électeurs qui ont jugé judicieux le pari sur l’offre nouvelle, si peu classable, mais si porteuse d’ouverture.
Ma gratitude enfin à celles et ceux qui portent la torche d’Entremont Autrement et qui nous ont offert leur expérience, leurs précieux conseils, leur sagesse enrichie de la connaissance du terrain, leur infinie disponibilité. De quoi redécouvrir en un week-end riche d’émotions et de surprises que la politique peut être davantage un terrain de partage que de déchirement.
25 novembre 2018
Le commentaire du Nouvelliste concernant l'Entremont est fautif
La comparaison ne tient pas.
Les résultats de l'élection à la constituante sont exactement les mêmes que les résultats de l'élection à la suppléance du grand-conseil.
Soit 3 PDC, 1 UDC, 1 PLR et 1 Entremont Autrement qui coïncident avec les 3 PDC, 1 UDC et union des citoyens, 1 VLR et 1 Appel Citoyen.
Punkt Schluss.
L'Appel citoyen a été entendu en Entremont.
Les résultats de l’élection pour la Constituante sont tombés en Entremont et c’est un véritable succès. En passant largement le quorum et en atteignant même 19.9%, Appel Citoyen signe une entrée en politique constitutionnelle exemplaire dans notre district. Grâce à ce score est élu Jean-François Lovey (Orsières) avec 1047 suffrages.Entremont Autrement est très satisfait de ce résultat et heureux de la mobilisation en Entremont pour l’élection à la Constituante. Ayant soutenu Appel Citoyen dès la naissance du mouvement, EA félicite chaleureusement le nouvel élu ainsi que tous ses colistiers moins chanceux.
Un nouvel air souffle sur le Valais et en Entremont ! Sont élus également pour le district Pierre Darbellay (PDC), Natacha Maret (PDC), Kamy May (PDC), Mathieu Sarasin (PLR), Damien Vogel (UDC). Les Verts et le PS ne passent quant à eux aucun candidat et n’atteignent pas le quorum.
17 novembre 2018
Au-delà du devoir accompli.
Ces lignes font partie du profil que j’ai dû établir pour franchir le cap de la primaire digitale d’Appel Citoyen et elles restent d’actualité. Me permettront-elles de franchir celui de l’élection du 25 novembre? La réponse appartient aux citoyennes et citoyens du district qui se rendront aux urnes, nombreux et nombreuses je le souhaite, pour élire leurs représentants/tes à la Constituante.
Sénior et devoir du citoyen: il n’y a pas incompatibilité, au contraire. Pour ma part, mû par un sentiment de responsabilité civique et sociale, je crois n’avoir jamais ressenti autant le souci des générations futures et le besoin d’apporter ma contribution à la société. Ceci malgré une vie professionnelle bien remplie et la septantaine bien sonnée. Participer à la création de la nouvelle Constitution s’inscrit tout naturellement dans cette lignée.
Appel Citoyen m’a donné un avant-goût du travail qui attend les élus à la Constituante. En effet au cours de ces dernières semaines j’ai eu le privilège de travailler à l’élaboration de documents ayant trait à « La participation politique des étrangers » et aux « Relations Eglise/Etat », deux des thèmes sous la loupe de notre mouvement et déjà discutés dans les médias. Si j’ai pu mesurer l’ampleur de la tâche –recherche, rencontres, échange, lecture, présentation, débats – c’est le plaisir de l’accomplir qui a largement pris le dessus, le plaisir d’une réflexion et d’un travail en commun dans un esprit de totale indépendance. Mais que de thèmes à traiter : l’égalité homme/femme, l’organisation territoriale du canton et son organisation politique, la relation plaine-montagne, le développement durable, la protection des minorités, une nouvelle définition de la famille, d’autres formes d’union entre personnes, le bilinguisme pour ne citer que ceux-ci.
Il ne me déplairait pas de continuer à apporter ma contribution à la réalisation de cette noble tâche.
14 novembre 2018
V alentina D arbellay se bat pour le droit des mineurs réfugiés
Un engagement noble et nécessaire.
Retrouvez l'intervention de V alentina
Extrait du Tagesschau de SRF
12 novembre 2018
Les travaux de la Constituante se résument-ils à 10 questions?
Sur la forme:
Je trouve que la requête du Nouvelliste pourrait être comparée à un genre nouveau de sondage pré-électoral qui - en termes de marketing social – au motif d’informer ses lecteurs-trices sur les objectifs des candidat-e-s à la Constituante, relève de l’influence d’opinion publique, et fait davantage de la publicité médiatique. Je trouve que sous cette forme, la requête de répondre en 48 h à 10 questions, certes en lien avec les discussions sur une future Constitution cantonale, n’est pas digne du mandat de la Constituante, des futurs travaux des constituant-e-s, ni de leurs motivations et ambitions de réforme de notre Constitution ! En effet, les candidat-e-s de toutes les listes seront forcément amené-e-s à reprendre ou à répéter des positions ou des messages préfabriqués sans que ce type de sondage leur donne la réelle opportunité de s’exprimer individuellement. Quel intérêt de ces réponses : pour les comparer ? pour juger de leur justesse ou pas ? dans un esprit de compétition entre candidat-e-s ? Être d’accord ou pas sur un sujet ou dire oui ou non à une question : est-ce ainsi que les citoyen-ne-s du canton sauront si leurs élu-e-s seront en mesure de faire valoir et de défendre les intérêts du peuple ?J’estime pour ma part qu’une telle approche minimise l’importance, la valeur et la portée de la future Constitution qui, elle, sera le fruit d’un travail collectif des 130 constituant-e-s, à l’issue de débats et de négociations au terme de 4 ans de travaux intenses durant lesquels les avis, convictions, positions seront confrontés, examinés, décortiquées, des dispositions légales - adoptées. Cette approche de questions-réponses est réductrice des efforts de consensus et du dialogue politique qui feront partie intégrante des travaux des constituant-e-s. L’objectif d’une future Constitution est de garantir la sécurité juridique et de régir les cadres fondamentaux de toute activité dans le canton. Le projet de Constitution, une fois élaboré, sera ainsi soumis au vote populaire pour approbation.
Sur le fond:
Si je regarde les 10 questions posées, je constate qu’elles ne portent pas sur tous les sujets qui sont normalement abordés lors de l’élaboration d’une loi fondamentale qu’est la Constitution d’un canton. Les questions posées ne visent que le nombre de conseillers d’état et de districts, le mode d’élection, le vote et éligibilité des étrangers, le conseil général obligatoire, la représentation minimale du Haut-Valais, le maintien d’ «Au nom de Dieu tout-puissant» dans le préambule, l’impôt ecclésiastique, l’inscription de la protection de l’environnement et de l’égalité homme/femme. Ce sont les 130 constituant-e-s qui vont proposer, après discussions et débats approfondis, le nombre et le mode d’élection les plus adaptés au vu des réalités valaisannes et des besoins en représentation au Conseil d’état. Idem quant à l’organisation administrative et territoriale en districts qui devra correspondre en termes de découpage aux spécificités des entités qu’elle régit. Plus de districts ou moins qu’aujourd’hui est à décider ensemble par les 130 constituant-e-s sur la base des besoins des populations concernées et l’étude de la jurisprudence dans ce domaine. Le même raisonnement s’applique à la question de savoir s’il faudra un conseil général obligatoire à partir de 5'000 habitant-e-s : les 130 constituant-e-s présenteront leur proposition à la base d’une attribution des pouvoirs et des compétences administratives et politiques la plus appropriée aux entités territoriales et leur population, de manière à garantir un partage du pouvoir et l’allocation des ressources respectives dans le sens d’une véritable démocratie. Ainsi, concernant le Haut-Valais qui est partie intégrante du canton, il est normal qu’il doive bénéficier de la représentation au législatif et à l’exécutif de manière à ce que ses intérêts soient défendus et appliqués.
Concernant le droit de vote et d’éligibilité des étrangers, ce débat fait sens dans la mesure où il porte sur la possibilité à donner à tout-e habitant-e d’une commune de participer ou pas, d’exprimer ou pas sa voix sur des objets cantonaux qui touchent aussi bien la commune que ses habitant-e-s. Une participation à la vie publique est également un facteur d’intégration et profite aux intérêts communaux. L’exercice de ce droit de vote et d’éligibilité passe par la définition d’un certain nombre de conditions à définir et à satisfaire pour sa mise en œuvre. Il convient en ce sens d’examiner la pratique d’autres cantons – ceux qui ont adopté dans leur Constitution ce droit ainsi que ceux qui ne l’ont pas adopté. Il est toujours utile de connaître les expériences d’autres cantons qui ont déjà réalisé ce travail de réforme de leur loi fondamentale.
Connaître des exemples d’autres cantons s’applique aussi dans la reformulation du futur préambule de la Constitution valaisanne, pour proposer si celui-ci, ayant généralement une portée symbolique, pourrait évoquer des principes fondamentaux ou avoir une tournure plus élaborée. Les réflexions permettront de trouver d’autres sources d’inspiration pour ancrer les valeurs du peuple valaisan dans le préambule de sa Constitution.
D’autre part, l’étendue de la contribution aux finances publiques des églises pourra être évaluée et proposée selon la place à occuper par elles dans la société. La Constituante pourra également se pencher sur le rôle de la société civile en Valais. Ce débat relève de l’ancrage dans la Constitution des libertés individuelles, de la liberté d’expression, de pensée, de conscience, d’association. Il convient de poser la question comment l’état sera-t-il en mesure de garantir ces libertés, et dans quelle mesure les acteurs de la société civile contribueront à veiller au respect de ces garanties.
Les questions liées à l’égalité homme/femme comme celles liées à la protection de l’environnement sont essentielles. Au regard de l’égalité de traitement et de l’égalité devant la loi, il est à mon sens fondamental de promouvoir l’inscription dans la Constitution valaisanne du principe de non-discrimination, non seulement en termes de genre, mais aussi en termes d’identité et de diversité. Ce débat inclut aussi celui sur la reconnaissance d’autres formes d’union entre personnes et d’autres formes de cellules familiales pour constituer aussi l’environnement direct le plus favorable pour les enfants et leur éducation et formation. Les enfants sont les générations futures dont l’avenir devra être assuré dans les meilleures conditions de vie, d’affection, d’apprentissage !
La protection de l’environnement est liée à la préservation du patrimoine naturel, mais aussi culturel, linguistique et des ressources humaines en Valais et qui en font sa richesse intrinsèque. Protéger l’environnement signifie préserver la pérennité de ses ressources pour et par une activité économique durable et saine. Le bilinguisme est aussi un patrimoine du canton que les constituant-e-s devront défendre au niveau constitutionnel pour que sa préservation soit garantie. Par quels moyens – il revient aux lois cantonales d’encadrer par la suite les modes de mise en œuvre.
En tant que candidate d’Appel Citoyen, mon engagement consiste à contribuer à l’élaboration d’une Constitution moderne et forte qui édicte les droits civils, les droits politiques, les droits sociaux, les libertés fondamentales de la personne. Pour permettre au législateur par la suite d’adopter les lois garantissant l’exercice de ces droits - justiciables – afin d’assurer la fourniture des prestations respectives. La répartition des tâches publiques devra à mon sens être repensée de manière à garantir le bon fonctionnement des institutions et des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. Dans l’objectif d’assurer la cohésion sociale, le bien-être économique des régions de montagne et en plaine, l’épanouissement des individus de toute génération.
9 novembre 2018
Relations Eglise-Etat: position de Daniel Moulin
Un débat à six de quarante-cinq minutes laisse peu de temps de parole aux participants. Même aguerri un débatteur ne peut pas faire passer tous ses messages et doit faire des choix. Je ne me suis pas tu et pourtant j’aurais aimé préciser certains points. L’occasion m’en est donnée ici. Représentant d'Appel Citoyen à ce débat auquel j’ai aimé participer voici les idées fortes sur lesquelles j’ai basé mes propos.- Le Valais n’est plus aux temps des princes-évêques, il n’est pas une théocratie mais une démocratie. La laïcité est une nécessité, une exigence démocratique fondamentale qui doit garantir la non intervention de l’Etat dans les affaires religieuses et la non intervention du religieux dans les affaires de l’Etat.
- Chaque religion peut prétendre à sa vérité pour autant qu’elle respecte la vérité des autres, qu’elle respecte l’Etat de droit et la démocratie, qu’elle garantit la liberté individuelle et qu’elle vise le bien commun. Les Eglises et les communautés religieuses transmettent de tous temps des valeurs d’ordre spirituel, culturel, cultuel, social. Leur patrimoine est riche, il doit être conservé, enrichi et transmis aux générations futures. Ce qui n’implique pas pour chaque citoyen la nécessité de croire ou de pratiquer une religion.
- L’islam fait partie des trois grandes religions prophétiques, les religions du Livre, avec le christianisme et le judaïsme et peut être englobé dans un œcuménisme respectueux. Il ne peut être reconnu de droit public que dans la mesure où il se soumet à toutes les valeurs démocratiques et à l’Etat de droit.
- La sécularisation à modifié la relation des citoyens et citoyennes à la religion et à la pratique religieuse. Ce qui ne signifie pas que des valeurs telles la liberté, le respect, l’ouverture, la justice- valeurs entre autres d’Appel Citoyen - ne puissent pas se développer et orienter le vivre ensemble.
- Les élus de la constituante devront faire preuve de dialogue, d’ouverture et être capables de compromis politiques pour établir une charte fondamentale qui prendra en considération chaque citoyen, chaque citoyenne, chaque habitant de notre canton dans son unicité et ses valeurs. Ici l’esprit partisan ne peut avoir cours.
2 novembre 2018
Classement des candidats par longueur
31 octobre 2018
Attention aux homonymes
Les listes déposées en vue de l'élection de la constituante laissent apparaître que, dans un même cercle électoral, plusieurs candidats portent le même nom, voire les mêmes nom et prénom. Les citoyens devront en conséquence individualiser clairement leur vote en mentionnant sur le bulletin le prénom, la profession, le numéro ou toute autre adjonction permettant l'identification sûre et sans équivoque du candidat auquel ils accordent leurs suffrages. En cas de doute, ces suffrages seront considérés comme nuls.
Dans l’Entremont seul des noms de famille sont portés en commun par des candidats et candidates qui seront donc aisément individualisés par leurs prénoms.
L’affaire concerne deux des candidats de l’Appel Citoyen. Il s’agit de:












