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Je ne sais pas si j’aurais eu la moitié du tiers de son courage et de son abnégation si j’avais été à sa place. Je ne le sais pas, je ne le pense pas. Ce qui est certain, c’est que son histoire m’a bouleversé.
Je ne sais pas quelle part de suisses ignore tout des guerres passées et actuelles ainsi que dans quelles situations de détresse des millions d’êtres humains vivent de part notre monde. Je ne sais pas quelle proportion d’ignorants le sont vraiment ou font comme les trois singes. Dans tous les cas, au regard des sommes astronomiques qui dorment dans nos banques, je ne sais pas comment il est possible qu’autant de suisses puissent soutenir la thèse que la barque est pleine. A tout le moins, je ne sais pas comment l’on peut s’affirmer chrétien, se mettre à genoux chaque dimanche et continuer à soutenir des parlementaires et des formations politiques visant à diminuer notre soutien financier à l’aide au développement dans des pays en proie à la misère.
Je ne sais pas non plus comment l’on peut être père ou mère et ne pas vouloir venir en aide aux enfants de nos prochains, qu’ils soient d’ici et d’ailleurs. Je ne sais pas les raisons qui avaient poussé autant de pères et de mères suisses à refuser, non pas de s’engager financièrement envers des enfants étrangers, mais de soutenir une Suisse demandant à ses multinationales d’être responsables partout de part le monde. Je ne sais pas pourquoi les enfants d’ailleurs ne mériteraient-ils pas la même protection que les nôtres.
Pour moi un enfant est un enfant, et ce, quels que soient sa couleur de peau, son lieu de naissance, les croyances de ses parents ou que sais-je encore. Je ne sais pas pourquoi la défense de chaque enfant n’est pas une priorité pour chaque être humain qui se respecte.
Je ne sais pas ! Oui je ne sais pas
Urbain
P.S. : Si notre planète comptait autant de M, Winton que de gens se prétendant pas raciste, l’UNICEF n’aurait plus de raison d’être. Comme cela n’est de loin pas le cas, n’hésitez pas à leur faire un don.







