La droite populiste déploie actuellement des moyens considérables pour se profiler en gardienne de nos paysages. À coup de slogans percutants, elle feint de s'insurger contre le bétonnage de notre territoire. Pourtant, ce virement de bord interroge : où étaient ces fervents défenseurs de l'environnement il y a dix ans, lors du vote crucial sur la LAT ?
En Valais, cette même droite s'est alignée derrière les
intérêts financiers et les promoteurs immobiliers pour défendre un droit
illimité à bâtir. Elle a combattu chaque mesure visant à rendre des terres à
l'agriculture. Aujourd'hui, son écologie de façade ne sert qu'à masquer un
agenda bien précis : instrumentaliser la crise du logement et l'aménagement du
territoire pour attaquer l'immigration.
Face à cette crise, l'histoire se répète : on désigne un
bouc émissaire, l'étranger, en oubliant au passage les valeurs humanistes et
chrétiennes de solidarité. Ne nous laissons pas aveugler par ce double
discours, car à force de tolérer l'exclusion de l'autre, on finit toujours par
devenir le prochain exclu.
Urbain Gaillard, membre du comité

Merci de dépoussiérer des mémoires très sélectives ! Osons créditer les électeurs d'assez de clairvoyance pour éviter un vote épidermique qui péjorerait nos relations européennes à long terme .
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