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8 mars 2023

Vers une réforme de l'exécutif d'Orsières et la création d'un conseil général.

Retour sur une question cruciale pour la commune telle qu'elle a été publiée dans le Nouvelliste le 20 janvier 2023.



Un débat sur lequel nous reviendrons.

L'archiviste 






21 juillet 2022

Plus de transparence en politique valaisanne

Un premier pas pour plus de transparence en politique a été franchi. Le Conseil d’Etat a avalisé un projet de révision de la loi sur les droits politiques proposant notamment la transparence des financements des partis ainsi que de leur campagne. Au sein d’Entremont Autrement, nos comptes annuels sont publiés depuis de nombreuses années et détaillent la provenance de nos fonds : entre cotisations, divers petits dons et rétrocessions des élus, vous pouvez trouver le détail sur notre blog. De même les comptes de nos campagnes électorales sont également disponibles. Nous saluons donc cette avancée pour plus de transparence pour le citoyen. Le projet actuel retient la somme de 5000 francs comme significative pour un don et dont le nom du donateur devrait être révélé. Cette limite nous parait très haute, notamment pour les sections locales des partis, qui enregistrent également des dons et rarement de cet acabit. Une limite fixée à 1000 francs serait probablement plus judicieuse.


A noter également que le projet propose l’élection au Conseil des Etats via une liste unique comprenant le nom de tous les candidats dont deux peuvent être cochés par l’électeur. Cette méthode simplifie également l’élection et donner un meilleur aperçu des candidats en présence.

De manière générale, Entremont Autrement suit avec attention les modifications de la loi sur les droits politiques et espère qu’en novembre, le Grand Conseil validera ces avancées importantes en termes de transparence politique et de financement des partis.

Jasmine Lovey

13 novembre 2021

Accorder le droit de vote aux étrangers? Nous avons posé la question à Jean-François Lovey


Entremont Autrement vous propose, via une série d'articles, de découvrir les travaux en cours à la Constituante valaisanne. Aujourd'hui, nous allons à la rencontre de Jean-François Lovey d'Appel Citoyen et constituant domicilié à Orsières. Nous avons voulu comprendre d'où venait cette proposition d'accorder le droit de vote aux étrangers.


A l’issue de la première lecture, l’Assemblée constituante a décidé d’accorder le droit de vote aux étrangers au niveau communal. Pourquoi cette disposition est importante selon vous ?

Parce qu’elle renvoie à des valeurs qui nous sont essentielles et qui sont porteuses d’ouverture pour l’avenir du canton. Le respect de la personne humaine doit aller jusqu’à permettre à celles et ceux qui obéissent à des règles communes de participer à leur élaboration. Vivre dans un village ou un quartier, y élever sa famille, y travailler, inscrire ses enfants à l’école, faire partie de sociétés locales, payer ses impôts, partager la quotidienneté de ses voisins donnent aux personnes des responsabilités certes, mais également des droits. En reconnaître la pertinence, c’est viser à une insertion sociale réussie. Le contraire, c’est un mélange préjudiciable d’intégration incomplète et de mise à l’écart. Cela n’a plus de sens ni de dignité aujourd’hui.

Est-ce que les étrangers qui veulent vraiment prendre part à la vie de leur communauté ne doivent pas viser la naturalisation ?

Devenir suisse relève d’une autre volonté. D’une autre visée. On en connaît le cheminement et l’aboutissement. Tous deux respectables. Mais obtenir le droit de vote et d’éligibilité à l’échelle communale appartient à un autre registre. Celui de la légitimité proche. Quand on vit pleinement dans un village ou un quartier jusqu’à une implication comparable à celle de tous les citoyen.nes, on peut légitimement aspirer à un droit de vote et d’éligibilité qui fait de chacun.e un être participant pleinement à la vie de la communauté. On peut être partie prenante de la vie locale, élire et voter localement, tout en restant italien, espagnol ou portugais.

Quels sont les critères donnant accès à ce double droit de vote et d’éligibilité ?

Pour pouvoir accéder à ce double droit au plan communal, il faut posséder un permis d’établissement (permis C) qui s’obtient après 10 ans de domiciliation en Suisse, voire 5 ans si l’intégration est particulièrement visible. L’étranger.ère doit être établi en Valais depuis au moins 1 an et être domicilié dans la commune concernée. On voit bien que les contraintes exigées éliminent tout arbitraire ou toute facilité exagérée.

Pourquoi ne pas avoir étendu ce droit à l’échelon cantonal ?

Parce qu’une majorité de la Constituante ne l’a pas voulu. Appel Citoyen le regrette.

Dans d’autres cantons, les personnes étrangères semblent ne guère profiter de ce droit accordé. N’est-ce pas une mesure surtout symbolique, à faible valeur concrète ?

Le symbole, - les valeurs qu’il sous-tend surtout -, est important. Mais au-delà de ce signe d’élargissement démocratique, il y a toute une image du canton que les Valaisan.nes entendent donner aux générations à venir. Celle, prioritairement, d’une société juste, solidaire et généreuse. Et ce n’est pas rien. 

Ne prenez-vous pas le risque, avec cette disposition, de fédérer les oppositions et de faire échouer l’ensemble de la révision ?

Comme dans tout texte d’ambition globalisante, le risque d’un rejet pour un élément parmi d’autres existe. Nous en sommes conscients. Mais les prétextes peuvent être multiples de cacher sous sa fibre conservatrice les raisons de dire non à l’innovation. Plus de 70% des Valaisan.nes qui ont voulu un changement de la Constitution attendent de nous autre chose qu’un exercice de cosmétique ou de frilosité.

Merci à Jean-François Lovey d'avoir accepté de répondre à nos questions.




10 novembre 2021

La Constituante dépoussière les institutions valaisannes. Nos questions à Cilette Cretton


Entremont Autrement vous propose une série d'articles pour suivre au plus près les débats fondamentaux en cours dans le cadre de la Constituante valaisanne. Aujourd'hui, nous recevons sur notre blog Cilette Cretton, élue Appel Citoyen du district de Martigny.


En première lecture, l’assemblée constituante a décidé d’augmenter le nombre de conseillers d’Etat de 5 à 7. Pourquoi ?
Les tâches du Gouvernement sont devenues de plus en plus complexes au fil du temps. Certains élus gèrent deux gros départements, en plus de nombreux services, comme c’est le cas par exemple des départements de la formation et de l’économie. Il n’est plus raisonnable de cumuler toutes ces tâches si l’on vise l’efficacité. De plus, un Gouvernement à sept membres permettrait une meilleure représentation des partis minoritaires et sans doute aussi, une représentation féminine qui peine à obtenir sa place dans le contexte actuel. Certains craignent des coûts supplémentaires mais ceux-ci sont marginaux dans la mesure où il ne s’agit pas de créer de nouveaux services mais de répartir différemment les dicastères existants.

Cilette Cretton
L’assemblée a également accepté l’élection du Conseil d’Etat au système proportionnel. Pourquoi pensez-vous que cette disposition est importante ? Quels seront ses effets ?
Il s’agit là d’une petite révolution. En effet, les Conseillers d’Etat ont toujours été élus au système majoritaire jusqu’ici. Ce système a permis de privilégier le parti dominant, soit le PDC. Jusqu’en 2013, ce parti détenait la majorité absolue et de ce fait, il pouvait gérer le canton à lui tout seul puisqu’il aurait même pu faire main basse sur les cinq sièges. Pour laisser un siège à la minorité de son choix, il présentait des listes fermées et seulement quatre candidats, ce qui est désastreux en terme de démocratie. On a toujours prétendu que le système majoritaire privilégiait l’élection de personnalités plutôt que des partis. Dans les faits, ce sont les instances dirigeantes d’un (ou deux) partis qui choisissaient les candidats que le corps électoral n’avait plus qu’à entériner, faute de choix. Le système de la représentation proportionnelle garantit le respect de la volonté populaire. Il permet d’ouvrir les listes et d’offrir ainsi un vrai choix aux citoyen-ne-s. Il permet enfin de répartir le pouvoir plus équitablement. Le Valais a tout à y gagner. Les groupes minoritaires de la Constituante l’ont bien compris puisqu’ils ont plébiscité ce système.

"Les tâches du Gouvernement sont devenues de plus en plus complexes au fil du temps. [...]
Il n’est plus raisonnable de cumuler toutes ces tâches si l’on vise l’efficacité."

Pourquoi garantir un représentant par région. Etait-ce vraiment indispensable ? Pourquoi ne pas garantir deux sièges sur sept au Haut-Valais ?
Alors que la population s’accroît régulièrement dans le Bas-Valais, le Haut voit la sienne s’effriter. Elle ne représente plus aujourd’hui que 23% de l’ensemble de la population valaisanne. Les élus du Haut à la Constituante réclamaient que deux sièges leur soient automatiquement garantis, ce qui représente 28% des sièges, soit largement au dessus de leur force réelle. Cette surreprésentation a été refusée. En revanche, partant du principe que trois régions (le Haut, le Centre et le Bas) constituent des entités plus équilibrées quant au nombre d’habitants, la Constituante a accepté de réserver au moins un siège à chacune de ces trois entités, ce qui ne devrait pas avoir de conséquences particulières. Evidemment, une majorité d’élus PDC auraient préféré que deux sièges par région soient garantis. Ils craignent à terme de voir un seul élu UDC l’emporter dans le Haut-Valais, ce qui aggraverait encore davantage sa position dans le canton.

La suppression des sous-circonscriptions au profit de grands arrondissements électoraux inquiète les vallées latérales. Ont-elles raison ?
Ici, il s’agit des élections au Grand Conseil, qui se sont faites longtemps par districts, donc sur la base de 13 circonscriptions électorales très inégalement peuplées. Le Tribunal fédéral a contesté ce mode de faire, parce que les chances d’élections étaient très inégales selon que l’on demeure à Rarogne ou à Sion. La Constitution fédérale garantit que la volonté populaire soit respectée, qu’il n’y ait pas de biais qui permettent de la détourner, autrement dit qu’il n’y ait pas de discriminations liées au lieu d’où l’on vient. Suite à l’arrêt du TF, il a donc été décidé de créer dans le canton 6 circonscriptions sensiblement de population équivalente. Mais aussitôt, pour tenter de ne rien changer, le Parlement a créé des sous-circonscriptions, situation que l’on connaît aujourd’hui. La majorité des Constituants n’en a plus voulu, parce qu’il s’agit une fois de plus de fausser la volonté du peuple.

Un autre mécanisme tend aussi à fausser la volonté du peuple : celui du quorum (aujourd’hui de 8% soit le plus élevé de Suisse) qui permet d’écarter d’emblée les « petites fractions politiques » de la répartition des sièges. Les élus ne l’ont pas supprimé mais laissent le soin au Grand Conseil de fixer ce taux qui devra être inférieur à 5%. Dans des circonscriptions plus vastes, ces petites fractions doivent déjà aujourd’hui nouer des alliances pour survivre. Elles risquent de devoir les renforcer à l’avenir.

En tout état de cause, c’est le Haut-Valais qui pâtira le plus de ces nouvelles dispositions. Il faut dire que jusqu’ici, le système électoral avait surprotégé cette partie du canton.

Merci beaucoup Cilette d'avoir accepté de répondre à nos questions sur les travaux en cours à la Constituante valaisanne. Bonne suite dans vos débats!

26 mars 2021

Frédéric Favre consulte un spin doctor



Le spin professor Jacques Vuignier qui n'a pas réalisé son rêve d'être président à la prochaine législature explique à Frédéric Favre les stratégies de survie en système électoral majoritaire.


Jacques Vuignier qui a raté sa dernière campagne électorale et perdu la présidence de Martigny Bourgeoisie malgré un système électoral taillé sur mesure pour lui, fait visiter le stand des vestes à Frédéric Favre.




28 décembre 2015

Florian dans le Peuple

Le peuple.vs l'organe renouvelé du PS-Vr est un excellent magazine auquel on peut s'abonner et dont on peut retrouver on line les anciens numéros. Voilà pourquoi dans notre recension des articles parlant d'Entremont Autrement, ou rédigés par nos membres, nous ne vous les offrons pas in extenso mais nous vous recommandons de vous reporter à l'original, EN VOUS ABONNANT. Dans le nunéro  du vendredi 4 décembre 2015, le député Florian Alter revient sur la nécessaire réforme du système électoral pour le grand conseil suite à l'échec de R 21 et de l'initiative "Chaque voix compte." Il plaide pour un système proportionnel simple sur de plus grandes régions. Symbole d'union en ces temps troublés. D'harmonie face aux divisions actuelles.
Mention pour un titre cocasse: Et vous, êtes-vous bi?



/UG

29 novembre 2015

Votations - Suivi des résultats


Bonjour à tous,

Merci de suivre notre compte-rendu des votations cantonales de ce dimanche 29 novembre. Pour rappel, les deux objets soumis au vote sont:

1) Initiative "Chaque voix compte"
  • Bagnes NON à 77.5 %
  • Bourg-Saint-Pierre  NON à 75.0 %
  • Liddes NON à 78.4 %
  • Orsières NON à 78.6 %
  • Sembrancher NON à 73.0 %
  • Vollèges NON à 76.5 %
  • Entremont NON à 77.4 %
  • Valais NON à 64.4 %


2) Décret concernant l'application des dispositions sur le frein aux dépenses et à l'endettement
  • Bagnes OUI à 51.8 %
  • Bourg-Saint-Pierre NON à 67.8 %
  • Liddes OUI à 51.2 %
  • Orsières OUI à 58.9 %
  • Sembrancher OUI à 58.5 %
  • Vollèges OUI à 64.2 %
  • Entremont OUI à 55.7 %
  • Valais OUI à 54.4 %

Une participation anémique!
  • Bagnes 24.6%
  • Bourg-Saint-Pierre 42.8%
  • Liddes 29.6%
  • Orsières 40.1%
  • Sembrancher 30.8%
  • Vollèges 29.2%
  • Entremont 34.8%
  • Valais 29.4%

Le comité d'Entremont Autrement s'est réuni et a décidé de glisser un double OUI dans l'urne. Lire notre communiqué et nos arguments.

Deux fois oui le 29 novembre 2015

Pourquoi Entremont Autrement glissera deux "oui" dans l'urne le 29 novembre?
Lire notre communiqué.

12 novembre 2015

Votations cantonales du 29 novembre 2015

Pourquoi Entremont Autrement glissera deux "oui" dans l'urne le 29 novembre?

Le 29 novembre, les citoyens du Valais doivent se prononcer sur deux questions : accepter ou refuser l'initiative "chaque voix compte" et accepter ou refuser le décret du 16 décembre 2014 concernant l'application des dispositions sur le frein aux dépenses et à l'endettement dans le cadre du budget 2015

L'initiative "chaque voix compte" propose d'instaurer le système de la double proportionnelle lors des élections cantonales, ce qui éliminerait une inégalité flagrante : actuellement, dans certains districts, peu peuplé, il faut atteindre 20 % des suffrages pour obtenir un siège alors que dans le district voisin plus peuplé, 12 % est amplement suffisant; cela ne favorise pas les chances d'élection des petits partis ou mouvements dans certains districts. De plus, ce système rendrait conforme au droit le système d'élection valaisan, qui ne l'est plus actuellement, depuis le jugement du tribunal fédéral de 2014.

Entremont Autrement a soutenu cette initiative lors de la collecte des signatures (2010); Entremont Autrement soutient de manière générale les initiatives qui cherchent à moderniser le Valais, à éliminer les inégalités, à soutenir les minorités par rapport aux majorités. C'est pourquoi Entremont Autrement soutient également l'initiative cantonale pour une révision totale de la constitution. Entremont Autrement estime que "chaque voix compte" n'est pas incompatible avec l'initiative pour une nouvelle constitution cantonale; c'est pourquoi Entremont Autrement soutient le "oui" à l'initiative "chaque voix compte".


Le décret vise à augmenter les recettes et diminuer les dépenses à hauteur de CHF 26 millions pour le canton. Un référendum a abouti contre ce décret, visant en particulier deux des mesures proposées dans le décret, soit l'augmentation de la taxe voiture et l'imposition minimale sur le capital des sociétés de capitaux et des coopératives. En cas de refus du décret, le canton devra trouver des économies à hauteur de CHF 26 millions, et ce sera certainement des domaines plus sensibles, comme par exemple l'éducation, la santé, la fonction publique. C'est pourquoi Entremont Autrement estime qu'il vaut mieux voter oui au décret.

Surtout,Entremont Autrement recommande aux citoyens d'aller voter : chaque voix compte, cela veut aussi dire que chaque citoyen a son mot à dire et que si tout le monde s'exprime, c'est réellement le peuple qui décide de son futur et pas une faible proportion des habitants du canton et une faible proportion des citoyens ayant le droit de vote. Utiliser et user de votre droit de vote, c'est le meilleur moyen d'indiquer au Gouvernement et au Parlement ce que le peuple veut, et c'est refuser de se laisser dicter des conditions de vie par les autres, ces "politiciens" qu'on critique si facilement au café devant un coup de rouge.


Le comité d'Entremont Autrement


NBPour rappel, le comité d'EA ne donne jamais de recommandation de vote; les électeurs sont assez informés et responsables pour savoir ce qu'ils doivent voter.
Notre comité se réunit, discute des divers objets et notre blog se fait l'écho de la position majoritaire de ses membres.

15 juin 2015

Qu'est-ce qu'il raconte?

Les résultats des votations de ce week-end ont suscité de nombreux commentaires, mais le comble de la curiosité revient à cette conclusion de l'analyse du rédacteur en chef du Nouvelliste! L'affection d'Orsières, comme le prétend Vincent Fragnière, serait-elle en train de glisser de Maurice à Jean-Maurice Tornay? Qu'en pensez-vous?


9 juin 2015

EA dans le Courrier


Dans le Courrier de lundi 8 juin 2015 Anne-Sylvie Mariéthoz cite notre position concernant la réforme valaisanne des institutions et notamment R21.


15 mai 2015

Prises de position d'Entremont Autrement: OUI à tout et un double NON à R21

Réuni le mercredi 14 mai 2015 à Sembrancher, le comité d'Entremont Autrement a débattu des divers objets soumis à votation. Nous rappelons qu'il ne s'agit pas de consigne de vote mais simplement des prises de positions du comité d'EA.

1. Arrêté fédéral du 12 décembre 2014 concernant la modification de l’article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique dans le domaine humain 

Entremont Autrement suit le Conseil Fédéral et le Parlement et vote OUI à l'arrêté. Il s'agit d'autoriser le diagnostic préimplantatoire pour les couples porteurs d'une maladie héréditaire et pour les couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant par voie naturelle.
C'est une question sensible qui touche des problématiques éthiques, certains craignent même une forme de porte ouverte à l'eugénisme. Cependant, pouvoir sélectionner l'embryon qui n'est pas porteur d'une maladie grave diminue justement le nombre de décès prématurés, n'est pas une porte ouverte à toutes les dérives et est en tout cas préférable à la situation actuelle qui voit des femmes avorter quand elles apprennent que leur enfant est atteint d'une maladie alors que l'embryon est déjà plus développé.

2. Initiative populaire du 20 janvier 2012 "Initiative sur les bourses d'études" 

Entremont Autrement accepte "l'initiative sur les bourses d'études". Aujourd’hui, le système des bourses d'études représente d'énormes disparités : le Jura dépense 87 francs par habitants quand Schaffhouse en dépense 17 et le montant moyen par semestre va de 1200 francs à Neuchâtel à 3800 francs à Zurich. Il faut aussi relever que la tendance est à la baisse: le montant total des bourses a baissé de 25 % depuis 1993 si on prend en compte l’inflation et de plus on tente de les remplacer par des prêts, une « solution » qui décourage de se lancer dans les études et laisse des jeunes entrer dans la vie active en étant déjà endetté et qui a déjà prouvé son inefficacité aux Etats-Unis.


Pour répondre à ce problème, l’initiative a trois objectifs : transférer la compétence des bourses vers la Confédération, harmoniser les critères d’attribution de bourse et garantir un niveau de vie minimal aux étudiants. Rappelons aussi que trois étudiants sur quatre exercent un travail d’appoint à côté de leurs études, dans certains cas au détriment de leur formation universitaire et que les bourses d’études sont également synonymes d’égalité des chances. Et finalement proposer aux étudiants de s’engager dans des études difficiles de plusieurs années sans garantie de réussite mais avec la certitude d’en ressortir endetté, est-ce vraiment le bon moyen de répondre à la pénurie de médecins ou d’ingénieurs qui touche notre pays ?
Entremont Autrement s'engage pour une politique éducative durable, place l'égalité des chances et la jeunesse au coeur de sa politique et soutient donc évidemment cette initiative en votant OUI.

3. Initiative populaire du 15 février 2013 "Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS » 

À la suite d'une concurrence fiscale intercantonale débridée, les cantons ont été contraints de diminuer fortement voire même de supprimer ces impôts. Cette initiative vise donc à réformer ce système en instituant un impôt fédéral de 20 % sur les successions et les donations (avec une franchise de 2 millions), identique dans tous les cantons, avec pour but principal de financer l'AVS et les cantons et de diminuer la croissance des inégalités.
On sait que la transmission d'une PME n'est pas chose facile et le but n'est en tout cas pas de mettre en danger les entreprises. C'est pourquoi cette initiative prévoit une exception qui protège l'héritier qui veut reprendre l'entreprise familiale de cet imposition de 20%.
Financer l'AVS et les cantons de cette manière permet également de protéger notre tissu économique de taxes et d'impôts supplémentaires et de rétablir une certaine justice fiscale avec cette initiative : les impôts sur le capital et la fortune ont tendance à diminuer depuis quelques années (baisse des impôts sur le capital, des droits de mutations, de la charge fiscale sur les revenus du capital) alors que les pressions sur les revenus du travail augmentent (taxes sur les salaires et la consommation ; part importante des loyers et primes assurances maladies ; augmentation de la TVA et autres redevances).

Soucieux de maintenir une justice fiscale et de faire face aux difficultés de financement de l'AVS et de notre canton, Entremont Autrement votera donc OUI à cette initiative.



4. Modification du 26 septembre 2014 de la loi fédérale sur la radio et la télévision (LRTV) 

Avec internet, l'accès aux programmes de la SSR est devenu beaucoup plus aisé et il n'y plus besoin de disposer d'une télé ou d'une radio pour y accéder. Lier le paiement de la redevance à la possession d'une télé ou d'une radio est donc devenu obsolète.
En prélevant cette redevance sur l'entier des ménages et une petite partie des entreprises, on permet d'être en phase avec les évolutions de consommation, d'augmenter les recettes globales, et donc aussi la quote-part allant aux médias régionaux, tout en réduisant la facture pour les ménages de 60 francs annuellement.
À noter que 75% des entreprises suisses ne paieront pas, 9% paieront moins que maintenant et seulement 16% des entreprises réalisant les plus gros CA paieront un montant supérieur à leur situation actuelle. On redonne donc du pouvoir d'achat à la classe moyenne, on épargne la plupart des PME tout en s'adaptant à l'évolution des technologies. Entremont Autrement soutient donc cette modification légale en votant OUI.

5. Révision de la Constitution cantonale du 12 mars 2015 – R21 

Entremont Autrement est fortement déçu par ce projet minimaliste. Il regrette que la droite conservatrice ne fasse pas plus confiance aux citoyens et ne lui donne pas la possibilité de choisir entre plusieurs systèmes d'élection au Grand Conseil et au Conseil d'Etat.
EA s'étonne évidemment du quota de 35 députés hauts-valaisans sorti de nulle part, d'autant plus venant de personnes qui se sont toujours levés farouchement contre les quotas, notamment de femme, on frise ici le ridicule.
Finalement, lors de la dernière soirée Ouverture lors de laquelle Thomas Burgener et David Théoduloz ont débattu à ce sujet, le député PDC défendant ce quota a prétendu que de toute façon, quand on atteindra ce quota, on revotera et on rechangera la constitution pour retirer ce quota. Autant prendre les devant et refuser de mettre dans la Constitution ces quotas.
Ce sera donc un double NON à cette révision de la constitution : notre Canton mérite mieux que des réformettes. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez consulter l'article de Thomas Burgener sur notre blog.

6. Décret créant un fonds pour le financement du projet de la 3ème correction du Rhône

La majeure partie de la plaine gagnée sur le fleuve lors des deux premières corrections est menacée par les crues du Rhône, aujourd’hui incapable d’évacuer les crues majeures (1935, 1948, 1987, 1993, 2000) sans dégâts. Les niveaux de risques d’inondation dépassent même les deux mètres par endroit.
Si le décret est accepté, la part que payera le canton se montera à 12 % et les travaux sont devisés à plus de 2 milliards de francs, sachant que les dégâts potentiels en cas de crue du Rhône dépassent les 10 milliards de francs. Cela créera des emplois durant trente ans en Valais.
À noter que contrairement à ce que certains peuvent prétendre, il n’existe pas de solution alternative trois fois moins cher, la soi-disant solution de l’udc ne répondant déjà pas aux contraintes légales de sécurité, ce qui exclut tout financement de la part de la Confédération.
Nous rappelons une dernière fois qu'il s'agit uniquement d'un débat sur le financement du projet. Chaque tronçon sera mis au concours dans les communes concernées et sera sujet à recours.

Entremont Autrement va donc voter OUI au financement de la troisième correction du Rhône pour rétablir la sécurité.

7 mai 2015

NON aux députés quota.

Durant la campagne des fédérales nous ouvrons nos colonnes à des invités extérieurs (de tout parti, de toute tendance politique). Aujourd'hui, c'est Thomas Burgener qui nous fait l'honneur de nous écrire quelques lignes. M. Burgener est ancien conseiller d'Etat (de 1999 à 2007) et est candidat au Conseil des Etats en octobre 2015. C'est également un lecteur régulier de notre blog.

Le 14 juin les Valaisannes et Valaisans sont invités à s’exprimer sur une réforme partielle de leur constitution. Le deuxième paquet prévoit notamment l’abolition des instances de district (préfet, sous-préfet, conseil de district), l’organisation des élections cantonale en automne au lieu de printemps et la possibilité d’élire plus qu‘un Conseiller d’Etat par district. Ce paquet mérite notre soutien.

Le premier paquet prévoit un nouveau système d’élection au Grand Conseil. Les élections se feront au niveau des districts, mais la répartition des sièges se décidera au niveau de six arrondissements électoraux selon le système de la double proportionnelle. C’est la solution qui a été élaboré par la commission R21 que j’avais l’honneur de présider. Mais ce paquet propose aussi un quota de 35 députés pour le Haut-Valais, indépendamment du nombre d’électeurs potentiels. Cette proposition, introduite en dernière minute au Grand Conseil par les groupes C du Haut-Valais, est totalement inacceptable.

Cette clause de 35 est un signe de faiblesse, une véritable déclaration de faillite voire une capitulation. Ce qu’il nous faut c’est d’ouvrir et d’animer les régions et le canton au niveau économique et culturel et ainsi démontrer notre force. Le Haut Valais a cette capacité. Au lieu de déclarer la guerre au Bas Valais il faut chercher des liens plus forts, des projets communs et une promotion nettement plus cohérente de notre canton. Bref, il nous faut un Valais uni. Les noirs et les jaunes du Haut veulent s’assurer d’influence au Grand Conseil part un nombre minimal fixe, un quota de députés. Cela ne modifiera en rien les forces au parlement cantonal. Si Beat Rieder n’est pas capable de nouer des contacts avec les groupes politiques du Valais romand et dans certaines circonstances aussi avec des parlementaires d’autres partis, il restera toujours un Haut-Valaisan minoritaire. Et s’il n’est pas capable de le faire à Sion, comment serait-il apte de le faire à Berne ou le jeu des alliances est encore nettement plus important.


Thomas Burgener

31 mars 2015

Votations fédérales du 14 juin 2015, Jonathan, Annick, Michaël, Jean-Henry, Thomas, Nicolas et les autres

 

Imposition des successions, génie génétique, bourses d'études, radio et télévision 

Réforme des institutions (R21), 3e correction du Rhône (R3) 

Soirée-débat ouverte au public, le 14 avril, à Sierre

La plate-forme Ouverture, composée de Centre Gauche-PCS Valais romand, d’Entremont Autrement, du MISE de Fully en lien avec Ouverture Bex organise une soirée d’information sur les objets soumis à votation le 14 juin 2015:

1. Initiative populaire du 15 février 2013 «Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)» 

Débat entre Dominique de Buman, Conseiller national (PDC/FR), et Jean-Henry Dumont, Député (PS/AdG) au Grand Conseil et ancien Président du PSVR

2. Arrêté fédéral du 12 décembre 2014 concernant la modification de l'article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique dans le domaine humain

Présentation par Annick Clerc-Bérod, députée-suppléante (Centre Gauche-PCS/AdG) au Grand Conseil

3. Initiative populaire du 20 janvier 2012 «Initiative sur les bourses d'études» 

Présentation par Jonathan Darbellay, député-suppléant (Entremont Autrement/AdG) au Grand Conseil

4. Modification du 26 septembre 2014 de la loi fédérale sur la radio et la télévision 

Présentation par Michaël Siggen, politologue, Centre Gauche-PCS

5. Votation cantonale sur la réforme des institutions (R21) 

Débat entre Thomas Burgener, ancien Conseiller d’Etat, et David Théoduloz, Député (PDC/PDCC) au Grand Conseil

6. Votation cantonale sur le financement de la 3e correction du Rhône (R3) 

Présentation par Nicolas Mettan, Service valaisan du développement territorial.

Centre Gauche-PCS prendra position sur les objets à l’issue de ces présentations. Entremont Autrement fera connaître son avis dans la foulée.


La rencontre, ouverte à toutes les personnes intéressées, aura lieu le


mardi 14 avril 2015, à 19 heures

à la Grande Salle de l’Hôtel-de-Ville de Sierre

Place de l’Hôtel-de-Ville, 3960 Sierre

/CT-WM


Le débat a déjà commencé sur notre blog on peut lire:
Texte fallacieux d'un expert fiscal, par Urbain Gaillard
Info ou intox, par Urbain Gaillard
Ferme intervention sur R21, par Florian Alter
Le fil sur la Réforme du système électoral.

15 mars 2015

Ferme intervention de Florian Alter sur R21

Cette semaine, le Grand Conseil s’est arrêté trois heures sur ce qui aurait pu être une réforme visionnaire et audacieuse de nos institutions, fruit d’un long travail politique. L’histoire retiendra en fait que le Valais, autour du jugement du TF qui invalide la manière d’élire le parlement, s'est échiné à ne changer que le strict minimum.


Pendant toute la matinée, le soutien aux minorités a été évoqué plus souvent qu’à son tour par une majorité qui a balayé les quelques changements proposés… par une minorité de députés éclairés. @_@

Quand l’issue des débats montrait un R21 plus proche du correctif que de la réforme, j’ai écrit ce petit texte pour donner le point de vue de LA minorité politique de ce parlement :

Je m’exprime au nom de la plus petite minorité de ce parlement : Entremont Autrement ! 




Et oui, 2x moins nombreux que les Verts…  




4x moins nombreux que le SPO.

Personnellement, je suis même une minorité linguistique dans mon village…  Quand je parle, personne ne me comprend…


Je me permets cette intrusion dans le débat final car Entremont Autrement espérait vraiment une réforme de nos institutions…  A la place, on a fait ça…

Garder 130 députés au lieu de diminuer à 100. Dommage ! La quantité pourtant n’est pas gage de qualité.

Garantir 35 députés dans le Haut-Valais et refuser de compter les résidents non-suisse d’une commune… 

Il y a des minorités qui ont le poids d’une majorité, bon à savoir.

Maintenir les districts en les appelant dorénavant sous-arrondissements: changement esthétique…

La majoritaire reste pour l’élection du Conseil d’Etat…

Sans parler des deux variantes !

Entremont Autrement est déçu : S’il peut vivre avec les 2 variantes, son choix se portait pour la variante 1. 

C’est marrant, selon l’excellent rapport Schumacher, (que je déplore n’avoir pas trouvé en français vu mon mauvais niveau d’allemand) la variante 1 n’aurait pas permis à Entremont Autrement de décrocher un siège en 2013, mais c’est la variante qui ressemblait le plus à une réforme.

Elle permettait aux vieux districts de voir un peu plus loin, de créer des synergies intéressantes entre plaine et montagne, d’ouvrir la vision plus loin qu’un carrefour où l’on tourne à gauche ou a droite. Ce parlement à choisit l’immobilisme électoraliste, et Entremont Autrement le déplore. 

Entremont Autrement ne se bat pas pour des sièges, mais pour des idées.

Les idées ont perdues aujourd’hui fassent aux sièges…  tant pis, mais je ne peux soutenir un tel simili de réforme. C’est pourquoi je prends mes responsabilités et refuse cette réforme.

Je m’excuse auprès de mon groupe, mais après avoir entendu parler des minorités avec tellement d’amour ce matin, Entremont Autrement, en tant que la minorité de ce parlement, devait s’exprimer sur le sujet.

Florian Alter

A voir ici

Réponse de Maurice Tornay (et son hardie métaphore du pipeline)

13 mars 2015

4 mars 2015

La palme de l'innovation à Jean-Yves Gabbud

Le rédacteur-adjoint émérite du Nouvelliste baisse le masque et propose le meilleur système qui soit pour maintenir en place ses amis et anciens colistiers politiques. L'élection au système minoritaire!


NF p.5, 04.03.15

On ne peut que s'incliner devant une telle créativité.

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