22 août 2025
EA publie ses comptes de campagne
24 novembre 2022
Privatiser, mais à quel prix ?
Alors que nous sommes à l’aube potentielle d’une période économique difficile, la question des privatisations diverses peut se poser de manière nouvelle et aussi plus importante que jamais. L’Etat, depuis les années 90 et notamment la privatisation des CFF, connait cette réalité et l’applique à divers secteurs de notre vie. Si récemment la privatisation de PostFinance ne s’est pas faite, elle reste dans les pipelines du Conseil fédéral qui attend encore un rapport d’experts.
Mais que représente une privatisation et est-elle vraiment bénéfique pour la population suisse ? Les raisons principales de la privatisation reposent sur une seule idée : la rentabilité. Un service public, dans sa définition stricte, devrait garantir à la population l’accès à de nombreuses infrastructures dites publiques sans restriction. La rentabilité de ce service est importante, mais elle n’est pas prioritaire. En effet, on ne peut pas la faire passer avant son accessibilité et sa rentabilité devient donc subsidiaire. Au moment d’une privatisation d’un secteur public, son accessibilité n’est plus la priorité mais au contraire son rendement. En entrant dans le domaine privé, le service public devient une entreprise complexe comprenant divers intérêts : ceux de ses usagers, ceux de ses actionnaires et ceux de ses dirigeants. Dès lors, dégager du bénéfice devient important. Il faut en effet rétribuer les dirigeants et actionnaires, qui n’existaient pas au moment où ce service était public. En effet, dans l’administration il n’y a pas de PDG ou d’actionnaire, mais des fonctionnaires d’Etat payés par l’impôt et donc budgétisés.
Vendre un service public c’est donc délégué une responsabilité à une entreprise privée. Souvent l’Etat, les cantons et les communes sont les actionnaires majoritaires de ces nouvelles entreprises. Néanmoins, elles ne bénéficient plus de la même influence que lorsque toute la responsabilité et l’organisation en dépendait. En effet, selon le droit suisse, un représentant actionnaire au sein d’un conseil d’administration doit soutenir toute mesure pour le bien de l’entreprise et non en fonction de lui-même ou dans le cas qui nous occupe en fonction de la collectivité qu’il représente ! Ainsi s’il doit trancher entre une décision du type : fermer des succursales qui tournent à perte pour éviter de péjorer les finances de l’entreprise ou maintenir une succursale ouverte pour garantir un accès à ce service aux citoyens de sa commune, il devrait choisir la première option selon le droit des entreprises. Question épineuse d’autant plus que le représentant de la commune actionnaire, est tenu responsable personnellement de ces décisions et non la commune elle-même.
Mais revenons à la situation actuelle : à l’aube d’une crise majeure qui impactera de nombreuses entreprises, l’Etat sera peut-être appelé à soutenir et sauver divers secteurs privés qui étaient auparavant publics… Ainsi la rentabilité à tout prix des services publics se fait au détriment des citoyens (souvent ces services coûtent plus chers ou sont réduits à des fins de rentabilité) et au détriment de l’Etat, lui-même financé par ses citoyens. Ainsi toute privatisation doit être pesée avec attention et peut-être que certaines nationalisations pourraient être envisagées à l’avenir. Un service public est un bien commun, le vendre ou en déléguer la responsabilité ne peut pas être pris à la légère.
Jasmine Lovey
4 juillet 2020
COMMUNIQUE: Entremont Autrement entre en campagne
Concrètement, la direction de campagne sera assurée par Sophie Juon, déjà présidente de notre mouvement. Les forces à l’intérieur du comité sont réorganisées afin de correspondre aux besoins à venir ; des membres extérieurs assistent désormais aux séances.
Entremont Autrement n’est pas un parti d’opposition, mais une force de proposition. Nos douze élus, aux échelons communaux et cantonaux, ont démontré leur capacité à dialoguer avec les autres formations politiques, à s’engager activement dans la recherche de solutions et également à défendre des valeurs. Dans cet esprit, nous dévoilerons prochainement notre plateforme électorale pour les quatre prochaines années. Elle est le fruit d’un travail de concertation interne étalé sur plusieurs mois.
Nous aurons l’occasion prochainement de rendre publics nos objectifs et notre stratégie de campagne, ainsi que le nom des personnalités qui incarneront ce projet politique.
Notre comité a également ratifié, pour la première fois, une convention électorale avec les Verts du Coude du Rhône pour les élections communales 2020. D’autres partenariats restent possibles.
Enfin, le comité a validé un budget de plus de 31'000.- CHF pour la période allant de juillet 2020 à mars 2021. Ce gros investissement est déjà quasi entièrement garanti par la fortune d’Entremont Autrement[1]. En outre, conformément à nos statuts et à la convention signée avec les Verts, tout futur élu devra rétrocéder 5% de ses revenus politiques à Entremont Autrement. Nous acceptons les dons, sans contrepartie. Entremont Autrement se réserve le droit de publier la liste de ses donateurs de plus de 500.- CHF.
Jusqu’aux annonces officielles de candidatures, les sollicitations médiatiques doivent être adressées exclusivement à Sophie Juon, cheffe de campagne et présidente d’Entremont Autrement, à Jasmine Lovey, vice-présidente ou à Josué Lovey, responsable de la communication.
Pour rappel
Entremont Autrement est un mouvement fondé en 2009 pour lutter contre l’omniprésence de listes fermées dans le district, pour promouvoir l’égalité hommes-femmes en politique et pour représenter plus équitablement des voix peu entendues jusqu’alors. Nous comptons actuellement douze élus, dans les exécutifs communaux, au Conseil général de Bagnes et au législatif cantonal ; et un élu avec notre partenaire Appel Citoyen à la Constituante valaisanne. Nous collaborons ou avons collaboré avec le Parti socialiste du Valais romand, le Centre-gauche PCS, les Verts, le MISE de Fully, Appel Citoyen ; nous participons régulièrement à des comités de campagne au niveau cantonal.
Nous avons pour but :
- d’encourager les valeurs démocratiques et la diversité des opinions, le respect des minorités, l’égalité des chances, et la protection des plus faibles ;
- de promouvoir la rigueur et la transparence dans la gestion des affaires publiques ;
- de favoriser le développement durable (utilisation des ressources pour les besoins présents qui ne mette pas en danger la possibilité des générations futures de pouvoir tirer parti de ces mêmes ressources).
[1] Nous renvoyons à notre blog pour prendre connaissance de la structure de financement de notre mouvement. Il est également possible de nous écrire pour obtenir des informations complémentaires.
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