Affichage des articles dont le libellé est travail. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est travail. Afficher tous les articles

28 juin 2023

Non à la LOM !

En mai dernier, le Parlement valaisan a accepté les modifications à la LOM, permettant l'ouverture des magasins jusqu'à 19h en semaine et créant de nouvelles zones touristiques au sein desquelles les magasins pourront être ouverts 7j/7 jusqu'à 21h. 

Entremont Autrement s'oppose à cette modification et soutient le Référendum de la LOM avec une large coalition des partis de gauche et des syndicats. 

Déjà durant le COVID-19, les métiers de la vente de détail avaient été mis à rude épreuve et reconnus comme essentiels. Si des améliorations avaient été promises, il ne semble pas qu'une augmentation de l'amplitude horaire des magasins soit au bénéfice des employé.es. Souvent mal rémunérée, la profession souffrira désormais de difficultés supplémentaires: garde d'enfants plus tardive, difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle, etc... L'extension des zones touristiques au sein desquelles les horaires peuvent être étendus jusqu'à 21 heures, encouragera le consumérisme au détriment des travailleurs et des travailleuses. 

Alors que chacun.e apprécie sa soirée en famille ou son dimanche avec des ami.es, EA soutient que cela doit également être le cas du personnel de la vente et qu'il est donc nécessaire de le protéger contre des extensions d'horaire de travail injustes et injustifiées. 

Pour signer le référendum, c'est ici! 

https://valais.unia.ch/fileadmin/valais/formulaire_pour_signatures.pdf

                                                                                                                     Entremont Autrement

23 mars 2023

Signer et faire signer l'Initiative Cantonale pour un salaire minimum

On vous l'a dit déjà quelque fois, EA s'est engagé dans une large coalition à récolter des signatures pour l'initiative valaisanne pour un salaire minimum. Le représentant d'EA au sein du comité d'initiatives est Sylvain Morand.


Lire notre papier de position, signé de notre présidente Jasmine Lovey Et l'article dans Blick.

Lire ici la présentation du projet dans L'Evénement Syndical qui est le bulletin d'UNIA. 

On peut trouver des feuilles de signatures auprès du comité d'Entremont Autrement.

Et techniquement nous trouverons un moyen aisé de les donner en téléchargement. Patience et merci. 

La date d'expiration est au 15 janvier 2024. Donc au boulot.


9 mars 2023

Gauche et syndicats lancent l'initiative pour un salaire minimum en Valais, reparlons en.


"(Le vendredi 13 janvier 2023), la gauche et les syndicats ont lancé la récolte des signatures pour un salaire minimum cantonal en Valais à 22 francs de l'heure. L'acceptation récente d'une motion contradictoire au Conseil national n'entrave pas l'élan d'Emmanuel Amoos (PS/VS). Interview.

Les conventions collectes de travail (CCT) devraient primer sur les dispositions cantonales: c'est ce qu'a décidé le Conseil national, il y a trois semaines. Après un débat houleux, la motion d'Erich Ettlin (Centre/OW) a passé la rampe de justesse, au nez et à la barbe des cantons qui avaient légiféré en la matière. Dans son texte, l'Obwaldien mettait d'ailleurs en cause Neuchâtel, où le salaire minimum horaire est entré en vigueur en 2017 (fixé à 20,77 francs cette année), et les 23 francs de l'heure acceptés en 2020 à Genève. 

Fin de partie pour la gauche et les syndicats? Pas du tout! Ce vendredi matin, à Sion, c'est une large alliance (POP, PS, JS, Vert-e-s, Jeunes Vert-e-s, Centre-Gauche PCS, Entremont Autrement et syndicats pour le Valais romand, notamment) qui s'est réunie pour lancer officiellement la récolte des signatures."


On y reviendra, mais surtout signez et récoltez les signatures! Et lisez notre papier de position.

L'archiviste

29 décembre 2022

Le temps d'un Grand Débat sur les services publics en Valais

Ces derniers temps, plusieurs articles de journaux ont mis en évidence les problèmes de personnel dans plusieurs services publics cantonaux. Le Valais fait face à des pénuries dans plusieurs secteurs cruciaux. Petite revue de presse, non exhaustive.


La santé sous forte pression

14 décembre: les urgences de l'hôpital de Martigny pourraient être contraintes de fermer la nuit (Nouvelliste). En cause un plan de réduction des coûts? Non, plus prosaïquement, il manque de médecins urgentistes pour assurer ce service. Conséquence: les patients devraient être redirigés vers l'hôpital de Sion, ce qui n'est pas sans poser d'importants problèmes (voir juste ci-dessous).

23 décembre: la RTS réalise un reportage aux urgences de Sion qui appréhendent les fêtes de fin d'année en raison d'un afflux important de touristes à prévoir. Or, les services hospitaliers sont déjà débordés par la grippe, la bronchiolite et les pathologies "ordinaires".

14 juillet: la pénurie de personnel ne date pas de décembre puisque l'été dernier déjà, le journal 20 Minutes annonçait que des opérations devaient être repoussées en raison d'un manque de techniciens en salle d'opération. Le même journal publiait le 14 octobre un second article sur la même problématique.

Et cela ne concerne pas que les soins hospitaliers, car on a appris le 23 décembre toujours, dans le Nouvelliste, que le personnel manquait également dans les EMS du canton, forcés de recruter des employés sur la plateforme en ligne JobUp.


Une justice valaisanne dysfonctionnelle?

Les dysfonctionnements du Ministère public valaisan sont connus depuis longtemps, c'est le Conseil de la Magistrature qui l'affirme dans un rapport paru fin novembre 2022. La RTS se fait alors l'écho d'un manque de personnel dans les tribunaux valaisans ce qui ne permet pas de suivre correctement les dossiers.

En avril 2022, le Nouvelliste rapportait déjà l'augmentation des affaires à traiter, le manque de personnel, et la nécessité d'une réforme de la justice valaisanne. Autre problème soulevé: le manque de place "pour l'exécution des mesures thérapeutiques institutionnelles".

Et cette situation a des conséquences très concrètes: le Nouvelliste révélait le 28 décembre qu'un prévenu (le chef de la sécurité de la commune de Bagnes) ne serait finalement pas jugé en raison d'une justice trop lente. En effet, dans le cadre d'un accident ayant tué un cycliste, la justice valaisanne a laissé traîner l'affaire au point que le délai de prescription a été dépassé. L'accident mortel remonte à... 2013.


Pénurie d'enseignants en vue?

13 mai 2022: Rhône FM se fait l'écho d'une pénurie d'enseignants dans le Canton. Des retraités pourraient être appelés à la rescousse. Cette situation ne touche pas que le Canton du Valais et concerne même l'ensemble des Cantons suisses, comme le révélait dernièrement le Blick.

La FMEP (Fédération des Magistrats, des Enseignants et du Personnel de l'Etat du Valais) s'alarme également du manque d'enseignants et craint une pénurie pour les prochaines années.

En août 2019, la RTS expliquait déjà que des étudiants de la HEP étaient appelés en renfort dans des classes du Haut-Valais pour pallier la pénurie d'enseignants.


Une police en sous-effectif? Ou pas...

Juin 2019: le Nouvelliste affirme que le Valais manque de policiers. Pire, il ne respecte pas le ratio légal d'un policier pour 650 habitants. Pour autant, Stève Léger, porte-parole de la police cantonale, affirme le 5 novembre 2022 sur Rhône FM que le Valais ne connaît pas de problème de relève.


Un problème de main d'oeuvre large

Le taux de chômage particulièrement bas (2,3% dans le Valais romand à l'été 2022 et 0,5% dans le Haut-Valais) entraînent une véritable chasse au personnel qualifié dans de nombreux secteurs (construction, restauration et domaine pharmaceutique).


Un nécessaire réveil du Grand Conseil

Face à ces problèmes généralisés, il faut une action politique forte. La santé, l'éducation, la sécurité et la justice représentent le coeur de l'action de l'Etat dans nos sociétés démocratiques. Voir que l'ensemble de ces domaines sont sous pression en raison d'un manque de personnel doit alerter les politiques. En particulier le Grand Conseil, notamment ses ailes PLR et UDC qui, arcboutées sur le principe du respect des finances cantonales ont imposé un "personal stop" incompréhensible (même si celui-ci épargne l'enseignement).

Aujourd'hui, le Grand Conseil valaisan doit lancer des états généraux sur les services publics. La thématique est complexe et ne dépend pas uniquement du Canton. Pour autant, elle est le coeur du mandat qu'ont reçu les députés valaisans, représentants du peuple pour lequel ces services sont absolument vitaux.

J. Lovey



5 mai 2019

Multinationales responsables: création d’une équipe locale en Entremont

Nous vous en parlions dernièrement, plusieurs personnalités du district ont décidé de s’impliquer activement dans la campagne sur l’initiative pour des multinationales responsables. Cette équipe locale se veut apolitique et non-partisane. Ni de droite, ni de gauche, elle entend mettre en avant des arguments en faveur de cette initiative populaire.

La population suisse devrait être appelée à voter sur cet objet en 2020 au plus tôt, l’initiative ayant récolté plus de 100’000 signatures. Nous aurons l’occasion dans les prochaines semaines d’expliquer concrètement les raisons de soutenir ce texte.


Si vous êtes intéressés à recevoir des informations sur les activités de ce groupe entremontant, vous pouvez vous inscrire sur le site spécialement créé à cet effet: https://initiative-multinationales.ch/comite-local-entremont/

Des rencontres informelles sont organisées régulièrement. N’hésitez pas à y participer, c’est sans engagement!

10 mars 2016

Travail au noir - concurrence déloyale

Rhône FM Info – lundi 7 mars 2016 à midi

Lors du point d’info cité ci-dessus, il a été question de la construction valaisanne et de la concurrence déloyale. Les deux invités suivant s’y exprimèrent.

Jeanny Morard, secrétaire régional du Syndicat Unia Valais, demandant un meilleur contrôle des travailleurs détachés et des employés concurrençant les entreprises par du travail au noir.

Serge Métrailler, député PDC et directeur de l’Association Valaisanne des Entrepreneurs (AVE), souhaitant clairement vouloir nettoyer tous les comportements délictueux en traquant tous les fraudeurs. Et que les entreprises qui ne respectent pas les conventions collectives n’aient plus le droit d’obtenir du travail de l’Etat.



Je soutiens en tout point ce qui a été dénoncé. Il est parfaitement juste de vouloir se donner les moyens de contrôler plus efficacement les conditions dans lesquelles sont engagés les travailleurs détachés étrangers. Il est parfaitement juste de vouloir se donner les moyens de contrôler plus efficacement les employés qui travaillent au noir, c’est-à-dire qui ne déclarent pas au fisc les encaissements des travaux effectués en dehors de leur temps de travail de salarié. Il est parfaitement juste de vouloir se donner les moyens afin de lutter contre les entreprises qui trichent en ne respectant pas les conventions collectives de travail. Il est juste et clair que ces trois points engendrent une concurrence déloyale injuste envers les entreprises honnêtes. De plus, et cela n’a pas été mentionné, cette concurrence déloyale prétérite également les caisses sociales ainsi que les caisses publiques.

Si je soutiens en tout point ce qui a été dénoncé par les deux invités de l’info dito, je ne peux m’empêcher de relever une fraude qui est toujours occultée par le patronat lorsqu’il est question de travail au noir ou de concurrence déloyale. Il s’agit de l’encaissement au noir de travaux effectués par des entreprises. Je n’ai jamais entendu une association patronale, le Bureau des Métiers ou Construction Valais s’insurger contre cette forme de concurrence déloyale. Ceux-ci restent muets envers la problématique de l’encaissement de travaux ou de services sans déclaration à la TVA et aux impôts. Et pourtant, tout encaissement par un patron ou un entrepreneur qui ne rentre pas dans la comptabilité de son entreprise engendre des manques de recettes fiscales sur la TVA, sur le bénéfice et l’imposition de son entreprise ainsi que sur le revenu de celui qui met cet argent dans sa poche.


Selon moi, cette fraude est un véritable fléau. Fléau qui mérite une attention particulière et une traque justifiée. J’aimerais bien entendre Construction Valais et son secrétaire se positionner sur ce point et le(s) voir s’engager également énergiquement contre cette forme de fraude.

A bon entendeur, salut !


Urbain Gaillard
Conseiller communal EA
Orsières

12 juin 2015

Michèle dans le Peuple

Le peuple.vs l'organe renouvelé du PS-Vr est un excellent magazine auquel on peut s'abonner et dont on peut retrouver on line les anciens numéros.
Voilà pourquoi dans notre recension des articles parlant d'Entremont Autrement, ou rédigés par nos membres, nous ne vous les offrons pas in extenso mais nous vous recommandons de vous reporter à l'original, EN VOUS ABONNANT.
Dans le nunéro 55 du vendredi 5 juin 2015, Michèle Steiner plaide pour un partage de compétence entre les classes d'âge "gage d'une réussite et d'une paix du travail pérénisée" pour une économie au service de la population.
 


10 avril 2015

Les Etats-Unis, ce beau pays… de façade !



Situation courante dans la vie quotidienne d'un monde globalisé:

Une entreprise américaine traitant avec une entreprise suisse propose de modifier une clause contractuelle exigeant qu'elle se conforme à certains principes de l’Organisation Mondiale du Travail, notamment celui de ne pas faire travailler des enfants en dessous de 15 ans.

L'entreprise américaine refuse cette clause et propose de se conformer aux droits des Etats-Unis.

Entre les principes de l'OMT et la pratique américaine la différence est de taille.

Je tombe sur un article du journal le Temps sur le travail des enfants notamment dans l’agriculture et l’industrie du tabac aux USA : des milliers d’enfants d’une moyenne d’âge de 13 ans (dont les plus jeunes ont 7 ans) travaillent les week end, pendant les vacances mais aussi tout le long de l’année, dans des conditions difficiles bien en dessous des normes internationales ; les USA n’ont pas ratifié la convention sur les droits de l’enfant ; certains pays comme le Brésil, l’Inde, le Malawi sont, à tout le moins du point de vue formel, plus stricts que les USA. L’exposition prolongée aux feuilles de tabac et aux pesticides peuvent avoir des conséquences graves sur la santé de ces jeunes. Aux USA, le travail des enfants est souvent rendu nécessaire pour assurer un revenu suffisant aux familles, qui vivent dans la précarité.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, le rapport de Human Right Watch sur ce sujet est aussi particulièrement saisissant.

Les Etats-Unis, pays chantre des libertés, du progrès et du libéralisme, manque à sa tâche la plus importante qui incombe aux états, soit la protection des plus faibles.

A nos entreprises de ne pas abdiquer et de résister au démantèlement des principes.

Sources :
L'exploitation des enfants dans l'industrie du tabac

Sophie Juon



6 janvier 2015

Les écarts se creusent

L'union syndicale suisse (USS) a publié cette semaine une étude sur l'évolution des salaires en Suisse depuis 1996. Il y a quelques enseignements intéressants à en tirer.

1) La croissance économique profite, en terme de salaires, à l'ensemble de la population. Le dogme de la droite libérale se trouve donc conforté par ces chiffres.

2) Les écarts se creusent entre les bas et les très hauts salaires, ce qui a tendance à créer une société à deux vitesses. Le dogme de la gauche sociale se vérifie donc également.

Capture d'écran RTS, Le 12h45, 5 janvier 2015

Maintenant qu'on a dit tout ça, est-il possible de dépasser l'éternel guéguerre gauche-droite pour proposer une réflexion plus approfondie?

Peut-on imaginer une croissance économique qui se fasse dans un meilleur respect des travailleurs? Peut-on imaginer maintenir un haut niveau de vie pour la population suisse tout en empoignant pour une fois sérieusement la question des trop hauts revenus? Je crains qu'une fois encore on vienne nous dire qu'il faut que les riches soient plus riches pour que les pauvres soient moins pauvres. Garantissons de bonnes conditions pour le développement économique, mais plus en ignorant la qualité de vie des couches moyennes et inférieures.

D'ailleurs, si les chiffres semblent encourageants pour tout le monde, y compris pour les travailleurs, la hausse constante des primes d'assurance-maladie (auxquelles on pourrait ajouter les hausses des loyers) annule les effets positifs de la hausse de salaire de ces catégories sociales.

Capture d'écran RTS, Le 12h45, 5 janvier 2015

Entremont Autrement appelle de ses voeux depuis plusieurs années une économie responsable. Nous ne sommes ni des "anti-patrons", ni des "anti-création d'emplois". Notre leitmotiv est simple: une économie au service de l'humain et pas l'inverse.

Bonne année 2015 à tous.

J. Lovey

24 octobre 2014

Oyez, oyez bonnes gens !

La commune d’Orsières a mis au concours le poste de collaborateur/-trice en bibliothèque à 20%.



Vous pensez peut-être que pour pouvoir postuler à ce poste, il faut avoir en premier lieu de l’expérience dans le domaine et de bonnes connaissances littéraires. Que nenni ! Ces qualités ne viennent qu’en troisième et dernière position dans l’offre d’emploi et ne sont que des atouts. Quant à la motivation, l’amour des livres, l’aisance dans les contacts, l’autonomie, le dynamisme, la formation, l’amabilité, de bonnes connaissances en informatique, il n’y est fait aucune allusion.

Non, si vous voulez postulez, vous devez jouir d’une bonne santé et d’une bonne réputation. Ces exigences pour un poste de collaboratrice en bibliothèque à 20% me laissent perplexe. J’ai essayé de me mettre dans la peau de toute personne qui désire adresser sa postulation et me suis posée les questions qui lui passeront par la tête :

Ai-je bonne réputation si je suis protestant ou pire, musulman, si j’ai en enfant homosexuel ou pire, si je le suis, si je suis membre d’Entremont Autrement, si je suis portugais, si j’ai déjà subi 45 contraventions de parcage à la place du Clocher, si j’ai déjà écopé d’un retrait de permis pour excès de vitesse ou pire, pour alcool au volant, si je suis divorcé, ou séparé ou pire, si j’ai des aventures extraconjugales, si j’ai déjà été condamné pour un délit, même mineur, s’il m’arrive de boire plus que de coutumes, si mes enfants ne font que des bêtises ? Si je ne fais partie d’aucune société ? Au fait, c’est quoi avoir bonne réputation ?

Bref, les questions pourraient s’allonger à l’infini, tant l’expression « avoir bonne réputation » peut se comprendre de manière subjective.

De même, en ce qui concerne la « bonne santé ». Suis-je en bonne santé si je suis enceinte, si je suis un rescapé du cancer, si je suis un traitement quelconque, si j’ai des bouffées de chaleur, si j’ai parfois des migraines, si je boîte, si je louche, si j’ai les pieds plats, si parfois je déprime. Si je touche une rente AI à 20%, ai-je le droit de postuler ? Et puis, finalement, comment savoir si je suis en bonne santé ?

Il y a quelque temps, un poste de concierge mis au concours par la commune d’Orsières exigeait une tranche d’âge de 25 à 45 ans. Une candidate de 48 ans a ainsi été écartée pour le motif invoqué de son âge. Ainsi donc, pour la commune d’Orsières, à 48 ans, vous êtes hors circuit, et avant 25 ans, vous êtes un incapable.

Oyez, oyez bonnes gens, si vous offrez vos services pour le poste de collaborateur/trice en bibliothèque à 20%, munissez-vous d’un certificat médical, d’un certificat de bonnes mœurs et d’un extrait de votre casier judiciaire. Et n’oubliez pas d’être jeune, mais pas trop 

B***

23 septembre 2014

Luis c’est le meilleur


Depuis de nombreuses années, j’entends régulièrement des remarques généralistes désobligeantes du genre:
«les y*** y foutent la merde dans cette équipe», «c’est tous des profiteurs», «les p*** sont trop nombreux chez nous, tiennent et remplissent nos bistrots et en plus nous volent».
Oui c’est vrai, et je ne veux pas le nier, il existe des étrangers qui profitent allègrement de notre système, qui commettent de nombreux vols et qui ne sont pas à la hauteur de ce que le pays hôte est en mesure d’attendre d’eux. Mais sur les près de 2 millions d’étrangers qui vivent en Suisse, les irrespectueux n’y représentent qu’un petit pourcentage.

Et, parmi les tricheurs, profiteurs ou voleurs se trouvent également de bons vrais petits suisses. Ceci étant, cela ne vient à l’idée de personne de mettre tous les suisses dans ce panier de crabes.

Je déteste entendre ces généralités blessantes envers des communautés suisses ou étrangères. Pour être, comme presque tout un chacun, quotidiennement au contact de jeunes et moins jeunes venus de tout horizon, je conteste systématiquement ces attaques en vrac. Je refuse de laisser ternir l’image des personnes fantastiques de nationalité étrangère, qui jour après jour consacrent de leur énergie pour le bien de nos fonds de vallées, de notre canton et de notre pays. Ils sont souvent des valaisans exemplaires!

Depuis quelques jours, un jeune portugais de 30, arrivé il y a 14 ans en Entremont, fait la fierté de ses employeurs, de ses collègues, de sa famille et de tout l’Entremont.

Luis Carlos Alves Sucena Melo vient de remporter les SwissSkills 2014 de Berne dans la catégorie des installateurs en chauffage.

Luis, félicitations pour ce magnifique succès et pour l’exemple d’intégration démontrée.  

Urbain  

 N.B. : - un joli article lui est consacré sur le NF du 23 septembre 2014.


Liste des participants de son métier   http://meisterschaft.toplehrstellen.ch/sites/default/files/downloads/hz-installateur_fr_2014.pdf 

8 septembre 2014

JYG, le Calimero de service


Photomontage EA


Et ça continue ! JYG en remet une couche ! Encore du Weber surgelé !

Même sans nouvelle infos, il arrive à badigeonner une page entière du NF, de ce 4 septembre 2014, avec ses gros et petits pinceaux. Encore une page à jouer au Calimero.

En UNE, il nous annonce:

‘’La lex Weber a des effets secondaires assez inattendus’’. 


Quels sont-ils ?

‘’Les ventes en retrait’’ 

Comment argumente-t-il cela ? Il est difficile de quantifier avec précision le recul des ventes.
A part cela, je ne vois pas ce qu’il y a d’inattendu dans un éventuel recul des ventes de résidences secondaires suite au résultat favorable de mars 2012, pas plus que dans le constat d’un recul des demandes de financement qui y est lié.

‘’Le prix des terrains diminue’’

Les prix des terrains sont en baisse. Rien d’inattendu à cela pour moi. L’initiative voulait freiner la demande, et la baisse de l’offre y va souvent de pair avec.


‘’15% d’apprentis en moins’’

JYG fait preuve d’un sacré culot quand il affirme ceci en titre. Il n’est pas question pour moi de contester la baisse de 15% sur les 2 dernières années annoncées par le directeur de l’école professionnelle de Martigny. Mais comment affirmer que cette baisse est due à la lex Weber alors que ce même directeur lui signale que des places d’apprentissages ne trouvent pas preneur. Et ce, d’autant plus que le directeur du centre de Sion semble annoncer une hausse des effectifs dans la capitale.

Si JYG veut parler des apprentis (et de l’emploi) dans la construction en Valais, qu’il consacre une pleine page dans le journal qui l’emploie afin de communiquer les chiffres des associations concernées. Qu’il demande à celles-ci de lui transmettre leur tableau sur l’évolution du nombre d’apprentis (et d’employés) sur les 20 dernières années.


UG 

23 avril 2014

Objets des votations du 18 mai 2014

Le Comité d’Entremont Autrement après réunion, discussions et échanges, est arrivé aux conclusions suivantes sur les votations fédérales et cantonales du 18 mai 2014 :

A la question : « Acceptez-vous l'arrêté fédéral du 19 septembre 2013 concernant les soins médicaux de base? », le Comité répond favorablement ; cet arrêté prévoit des mesures pour accroître l’attractivité du métier de médecin de famille, par une modification du tarif tarmed et par des aides en faveur des jeunes médecins pendant leur stage. Entremont Autrement est persuadé que la baisse des coûts de médecine passe aussi par une médecine plus humaine, proche des gens et qui investit dans une relation de confiance à long terme.

Le Comité approuve également la loi cantonale sur les soins de longue durée qui vise le financement des soins de longue durée et de qualité en faveur des personnes âgées; le Comité regrette que la participation des assurés pour les soins reçus en EMS soit plafonnée à 21.60 pour toute personne ayant une fortune nette de plus de CHF 500'000; le Comité aurait trouvé plus équitable que les personnes ayant une fortune nette très important, par exemple au-delà de plusieurs millions participent de manière plus proportionnelle.

Le Comité s’est trouvé partagé sur la question « Acceptez-vous l'initiative populaire « Pour que les pédophiles ne travaillent plus avec des enfants? ». Le Comité prend acte de l’entrée en vigueur au 1er janvier 2015 de la loi fédérale modifiant le code pénal et durcissant le régime à l’encontre des personnes ayant porté atteinte à l’intégrité des enfants et personnes dépendantes. Le Comité reconnaît que les nouvelles dispositions du code pénal couvrent également les cas d’atteinte physiques et psychiques et non seulement sexuelles; sur ce point, les nouvelles normes de droit pénal couvrent adéquatement une lacune de l’initiative. Cependant le Comité regrette que les nouvelles dispositions du code pénal n’instaurent pas, en cas d’atteinte sexuelle, une interdiction de travailler avec les mineurs ou personnes dépendante d’une durée indéterminée ou à vie.

A la question « Acceptez-vous l'initiative populaire « Pour la protection de salaires équitables (Initiative sur les salaires minimums)? », le Comité répond oui à la majorité. Le Comité estime qu’il n’est pas acceptable que certaines personnes travaillant à 100 % ne reçoivent pas un salaire leur permettant de vivre dignement; le fait que ces personnes puissent se faire aider par l’aide sociale n’est une solution ni à long terme ni motivante. Le Comité voit le salaire minimum comme une incitation à travailler, surtout pour les jeunes, ce qui faciliterait leur intégration dans la vie active.

Le Comité soutient également l’initiative populaire cantonale pour un salaire minimum légal. Le Comité a été particulièrement sensible au fait que cette initiative cantonale prend en compte les particularités de certaines branches économiques comme l’agriculture, pour adapter le salaire minimum en conséquence.

Finalement, le Comité refuse également à l’unanimité la loi fédérale du 27 septembre 2013 sur le fonds d'acquisition de l'avion de combat Gripen (loi sur le fonds Gripen)? Compte tenu des dangers et risques auxquels est exposée la Suisse, cet achat est disproportionné et inutile. La Suisse devrait centrer ses efforts sur les risques énergétiques, climatiques et technologiques; dans ces secteurs également, la Suisse pourrait créer des emplois à haute valeur ajoutée et devenir un leader européen en développant une expertise propre.

version corrigée 23.04.14 /sj

Quelques papiers n'engageant pas le Comité parus sur notre blog à l'occasion de cette campagne:

20 avril 2014

Tout travail mérite salaire

Tout travail mérite salaire est un principe qui fait certainement l’unanimité. Par contre, il en va tout autrement pour définir quel salaire mérite chaque travailleur. Certains, dans une position extrême et une proportion marginale, plaident en faveur d’un salaire égal pour tous, voire même pour un revenu garanti pour tous et ce, sans contrepartie. A l’opposé, d’autres, en plus grand nombre mais toujours minoritaire, se font les défenseurs de la loi ‘‘de la jungle’’ où la politique n’a pas à venir mettre de limites à l’indécente des hauts salaires et à l’exploitation éhontée des plus faibles. Entre ces deux extrêmes, existe un gouffre qui laisse largement assez d’espace pour d’innombrables positions sur le sujet.

Il se trouve à coup sûr une majorité de citoyens pour qui, un long parcours universitaire ou sur d’autres bancs de grandes écoles mérite d’être récompensé par un salaire à la hauteur des sacrifices consentis et des capacités nécessaires. Il en est certainement de même pour celui qui, ayant obtenu une maîtrise fédérale à la suite d’un apprentissage manuel mérite une rémunération à la hauteur des compétences requises. Pour une grande partie d’entre-nous, le travail en dehors des heures et des jours de bureau, ou dont la pénibilité est avérée, ou demandant une prise de risque pour la santé, ou encore le travail d’un ouvrier expérimenté à la productivité démontrée méritent également un surplus de rémunération. Il y a certainement une partie non négligeable de la population qui estime que l’âge, le sexe ou même la nationalité peuvent être des motifs de différenciation salariale. Il est bien évident que la grande partie des suisses et suissesses ne se retrouvent pas d’accord sur l’ensemble de cet éventail de critères.

Dans les cas cités précédemment, chacun peut encore y trouver matières à différenciation. Si je ne prends que le premier énoncé, je ne vois pas d’objection à ce que mon médecin mérite un salaire au-dessus de la moyenne par rapport aux études suivis et aux responsabilités lui incombant. Par contre, l’ingénieur en mathématiques utilisant son savoir afin de ‘jouer’ sur les marchés liés à la spéculation sur les denrées alimentaires ne mérite que mon aversion comme salaire. Et cet exemple n’en est qu’un parmi tant d’autres.

Une position commune sur une ‘juste’ rétribution de tout travail est évidemment utopique. En cette période de pré-votations, les discussions portent spécialement sur les bas salaires. Et ce qui m’étonne dans les débats actuels, c’est la position des traditionnels grands défenseurs de la Suisse chrétienne, de la Suisse avec pour devise ‘un pour tous, tous pour un’. A entendre leurs arguments, c’est plutôt un plaidoyer pour une économie dont les hommes sont les serviteurs et où dans les faits ‘chacun pour soi’ devient leur devise. Pour moi, tout travail à temps plein mérite un salaire permettant de vivre dignement. Pour moi, le balayeur de rue de nos villes, villages et stations, le vendangeur de notre vignoble, le gardien de moutons sur nos alpages ou la femme de chambres de nos hôtels sont aussi respectables et nécessaires à notre économie, à la préservation de notre patrimoine que le sont l’urbaniste, l’œnologue, le vétérinaire ou le directeur d’office du tourisme. Pour moi, chacun à sa place dans la société, chacun a droit à sa dignité. Si la société actuelle par sa politique salariale ne le permet pas, alors pour moi, elle mérite une adaptation.

C’est pourquoi, je glisserai un double OUI pour des salaires décents lors des votations du 18 mai prochain.

20 avril 2014, Urbain

texte publié également ici

26 novembre 2013

Démocrate chrétien ou centriste ?

M. Buttet était l’invité de la page 4 du quotidien valaisan du 22 novembre dernier. Le titre de son papier : Complexes de riches.*
 Soit je n’ai rien saisi des cours de religion de ma scolarité, soit son discours est à des années lumières de ce que je catégorise sous le terme de ‘chrétien’.

Je ne m’étendrai pas sur ses écrits concernant les votations de ces dernières années qui lui restent visiblement encore en travers de la gorge. Je me contenterai pour ce billet de relever son discours centriste, plein de préjugés racistes et manquant diablement d’humanité. Prétendre que contrairement à certains de nos voisins, les suisses ont encore envie de travailler ou encore que le modèle français génère une mentalité d’assisté sont pour moi, clairement des préjugés racistes et populistes. Comme valaisan, il faut porter de sacrées œillères pour oser prétendre que nous autres valaiso-suisses sommes davantage assidus au travail que nos voisins. Ce cher monsieur qui se targue de défendre notre tourisme et le secteur du ‘bâtir’ fait injure à toutes ces mains masculines et féminines voisines qui se démènent jour après jour à leurs tâches pour la prospérité de notre canton. Son champ de vision restreint l’empêche de voir que ses suisses à lui, qui ont eux, soi-disant encore envie de travailler, délaissent les métiers de l’accueil et de la construction, trouvant ceux-ci certainement trop contraignants, ingrats et pas assez rémunérés.

Dans le dernier paragraphe de son texte, il nous rappelle la misère suisse d’antan et sa peur de la voir revenir à cause de propositions, qu’il qualifie, de coupées de la réalité. Dans sa diatribe, il prétend rejeter les abus salariaux et l’indécence des très hauts et des très bas salaires. Ce qui donne dans sa réalité à lui, un NON clair à la limitation de hauts salaires et l’année prochaine un NON tout aussi déterminé à une valorisation décente du travail des moins bien lotis.

Sa réalité c’est aussi: laissez à jamais venir à nous ces petits riches voisins ou lointains que nous puissions continuer à leur éviter l’enfer fiscal et que tous les autres étrangers nous remercient de notre infime bonté à leur confier de basses besognes contre salaire, même indécent soit-il.

Au vu de tout ce qui précède, nous n’avons à coup sûr pas le même sens chrétien et de la réalité. Enfin, je laisse chacun répondre au questionnement de mon titre.

Urbain



* Complexes de riches
YANNICK BUTTET conseiller national PDC 
Depuis quelque temps, surgissent des propositions visant à entraver - les tenants de l'économie planifiée diront à cadrer - le développement de notre économie. Initiative Minder, Lex Weber, 1:12, salaires minimaux, LAT, etc., etc. Notre capacité de générer de la richesse et des emplois est ainsi restreinte et soumise à un contrôle toujours plus fort. Ces propositions suicidaires sont faites sans une vision globale du développement de notre société et sans en peser les conséquences à long terme.
Dans une Europe en proie à une crise durable, notre pays fait figure d'exception et est souvent cité comme modèle de succès. C'est ce bien-être supérieur à la moyenne qui fait penser à certains que cette situation est acquise pour toujours et qu'on peut désormais se permettre tout et n'importe quoi dans la régulation de la société et du marché. Penser cela, c'est omettre que la stabilité politique et la flexibilité du travail sont la force de notre pays.
La stabilité politique d'abord que nous mettons à rude épreuve en générant de l'incertitude: dans les investissements avec la Lex Weber et la révision de la LAT, sur la pratique salariale avec 1:12, les salaires minimaux et sur le cadre fiscal avec l'impôt sur les successions ou la suppression de l'impôt forfaitaire.
Les conséquences de ces propositions sont dramatiques pour notre pays. Mais, le pire, c'est que nous nous demandons tous quelle sera la prochaine étape qui plombera un peu plus la compétitivité de la Suisse et du Valais. Dans ce flou, les investisseurs, désécurisés, renoncent à engager des moyens pour bâtir ou entreprendre.
La flexibilité du marché du travail ensuite. Contrairement à certains de nos voisins, les Suisses ont encore envie de travailler. Il y a longtemps que nous avons compris que les réglementations trop strictes dans le domaine de l'emploi sont contreproductives tant pour les employeurs que pour les employés. Tout en rejetant les abus salariaux et l'indécence des très hauts et des très bas salaires, force est de constater qu'à vouloir «surréglementer» l'emploi, les entreprises renoncent à engager ou délocalisent leurs activités dans un pays souple avec la main d'œuvre. Si nous sommes parvenus à maintenir cette flexibilité, elle est aujourd'hui en danger! Et nous autres Romands qui aimons railler le modèle français et la mentalité d'assisté qu'il génère, ferions bien de balayer devant notre porte et de nous battre contre ces idées «révolutionnaires» avant de nous réveiller dans la même situation.
Nous ne devrons jamais oublier que le Valais, mais aussi la Suisse, a souffert pendant de nombreux siècles de la pauvreté. Cette pauvreté qui a notamment poussé de nombreuses personnes à l'émigration n'est pas si éloignée dans le temps. Ces propositions coupées de la réalité, même si elles partent d'un bon sentiment, pourraient bien nous renvoyer dans la misère.

31 août 2012

Fin d'un conflit

Nous avions signalé ici, les conflits internes aux syndicats chrétiens. On a appris hier que l'affaire se termine par la démission de Bertrand Zufferey. Les structures du syndicat s'en sortent indemnes.

20 avril 2012

Syndicats chrétiens, une page se tourne.

On a appris les bisbilles internes au SCIV hier après-midi. Les Syndicats chrétiens du Valais central vont quitter les Syndicats chrétiens et fonder un nouveau syndicat, le comité cantonal résilie immédiatement le mandat du secrétaire général. Pour les uns c'est un conflit institutionnel, pour d'autres un conflit de personne.
Bertrand Zufferey secrétaire central démissionné a notamment raconté dans LED sur Canal9, la longue tradition familiale, il a été dit que son grand-père avait fondé ce syndicat il y a 83 ans. Nous en avons voulu avoir le coeur net en nous replongeant dans l'histoire de cette organisation qui dit d'elle-même qu'elle est  "Le seul syndicat qui s'engage résolument pour une protection de la famille."
Morceaux choisis:

"Une plainte pénale sera déposée contre le président du comité cantonal, lequel je le rappelle, m'en veut depuis que j'ai dû résilier le contrat de sa fille depuis un peu plus d'une année et cherche simplement a régler des comptes par cette attitude-là"


"Je rappelle quand même que c'est un longue lignée syndicale qui existe depuis fort longtemps dans ma famille, d'à-peu-près depuis le début, depuis 83 ans...."


"Votre papa vous a précédé, votre grand-père a fondé ce syndicat..."

Voici le résultat de nos recherches sur la fondation de ce qui était en 1929 la fédération valaisanne des corporations et des syndicats chrétiens.
Les syndicalistes ne récusant pas le travail du dimanche pour eux-mêmes ont fondé cette fédération le dimanche 9 juin 1929, dans le bureau de Maurice de Torrenté, président du Cartel à Sion. Les douze apôtres sont Henri Berra, initiateur du projet; Marc Revaz et Jean Pfenninger du syndicat PTT; Marius Gay-Balmaz, Louis Gross et Fabien Exquis pour les syndicats CFF; Coppey et Voeffray, pour les cantonniers; Adalbert Bacher pour l’organisation chrétienne sociale du district de Sion; Henri Favre, représentant les ouvriers de Chippis; René Jacquod alors secrétaire ouvrier et gérant de la première caisse paritaire de chômage. Marius Gay-Balmaz de Vernayaz, fondateur en devient le premier président, lui même fondateur du premier syndicat des transports, dont le premier groupe aux usines CFF de Vernayaz et de Châtelard est composé en 1926 de 28 membres! L’esprit corporatiste y est défendu par Henri Berra, quant à René Jacquod, il a la fibre plus syndicaliste.

*** 

Autre nouvelle du front de la défense des travailleurs, tombée il y a quelques jours:


Une statue de Kim Jong Il a été inaugurée à côté de celle de Kim Il Sung par Kim Jong-eun.

15 janvier 2011

SOUTIEN AUX INTERMITTENTS DU SPECTACLE

Communiqué auquel nous ne sommes pas insensibles suite à la révision de la LACI qu'Entremont-Autrement avait combattue.

La révision de la Loi sur l'assurance-chômage (LACI), adoptée par le peuple en automne 2010, fera passer de 12 à 18 le nombre de mois à cotiser pour obtenir une indemnisation chômage complète. Cette exigence, inaccessible pour la quasi totalité des artistes et professionnels du spectacle, aura des conséquences dévastatrices pour la production artistique. En prévision de l'application de cette nouvelle Loi, un comité s'est constitué récemment, dans le but d'obtenir le doublement des 90 premiers jours de cotisation (et non plus 30) pour les contrats à durée déterminée des intermittents du spectacle et de l'audiovisuel.
Il s'agit d'une modification minime du texte de l'Ordonnance sur l'assurance-chômage, mais qui aura un effet déterminant pour le maintien d'une protection sociale digne de ce nom pour les intermittents.
C'est le Conseil fédéral qui devra adopter cette nouvelle Ordonnance sur l'assurance-chômage, au début du printemps 2011. De nombreux hommes et femmes politiques, tous partis confondus, comprennent l'urgence de la situation et l‚importance de ne pas mettre  des centaines d'artistes et de techniciens du spectacle « à la rue ». Nous avons d'ores et déjà obtenu le soutien officiel du Parti Socialiste Suisse, des Verts, de l'Union Syndicale Suisse, et de l‚exécutif de la Ville de Genève (nous espérons prochainement celui de la Ville de Lausanne).

Le Comité 12a est soutenu par Culture Suisse, le Syndicat Suisse Romand du Spectacle (SSRS), le SBKV (principal syndicat alémanique du spectacle et de l‚audiovisuel), le SMV, le Syndicat Suisse Film et Video (SSFV), l'Association des Créateurs du Théâtre indépendant (ACT), l'Union des Théâtres Romands (UTR), le Pool des théâtres romands, Danse Suisse, l'Association suisse des scénaristes et Réalisateurs de Films (ARF/FDS), le Forum romand du cinéma, Action Intermittents, le Rassemblement des Artistes et Acteurs culturels (RAAC), le Collectif ROSA (initiateurs de la pétition "appel à la reconnaissance des professions du spectacle en Suisse Romande", qui a déjà recueilli plus de 6700 signatures), la Société Suisse des Auteurs (SSA), etc.
Vous trouverez toutes les informations et documents relatifs à cette action sur le site http://comite12a.ifaway.net  (le site existe aussi en allemand).

7 octobre 2010

Vers la fin du Super?

Le Nouvelliste précise dans un article ce matin que la fermeture du Super-Saint-Bernard semble inéluctable. La réunion entre la société et l'OFT n'incite pas à l'optimisme. Le Conseil d'administration prendra une décision ces prochains jours.

Les derniers commentaires