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23 juin 2023

CG-PCS Vr RIP. D'autres mouvements chrétiens sociaux structurés en Valais. Episode 3..


On a vu que le PaCS futur feu Centre Gauche-PCS s'est structuré d'abord au sein du PDC Suisse pour créer dans le Bas-Valais une structure pour défendre l'aile sociale progressiste sur le modèle du CSPO dans le Haut-Valais. La séparation d'avec le PDC surgira plus tard et lui permettra de fêter ses premiers succès électoraux. Mais le PaCS n'était pas la première tentative d'organiser les chrétiens sociaux au sein d'une formation:

Groupe chrétien-social de Sion

Alliance de personnes intéressées dès la fin des années 60 par les questions sociales au sein du PDC,  le groupe a cependant ses statuts, son comité et son programme. On y trouve des syndicalistes chrétiens, des conseillers généraux et communaux. En 1971 le groupe est très critique envers la liste du PDC au conseil national où ne se trouve aucun représentant du monde du travail. Traumatisé par la dissidence du Mouvement démocrate sédunois en 1968, le PDC de Sion fait tout pour garder le GCCS en son sein. En 1972 le GCCS place 11 élus au conseil général sur 31 PDC et 3 conseillers communaux sur 8 PDC, les candidats au conseil communal sont Lucie Crettenand-Farquet, Roger Pralong, Jean-Marc Gaist et Michel-André Theler, représentant des milieux syndicaux qui ne sera pas élu. Au moment où Georgie Lamon prend la présidence du groupe, il souhaite étendre son influence au canton. C’est ainsi que va être créé le mouvement chrétien-social du Valais Romand en 1972.

Mouvement chrétien-social sierrois

Dans les sixties, les chrétiens-sociaux sierrois contrairement aux sédunois ont de la peine à se faire élire, René Vouardoux entre en cours de la législature de 1968 mais rate sa réélection en 1972. Paul Bourguinet, conseiller technique en agrochimie est élu en 1969 au grand-conseil, et quoique violemment contesté en 1973 par les conservateurs, y restera jusqu’en 1977. Les chrétiens-sociaux du district propose Marie Rywalski élue brillamment sur une liste du mouvement social-indépendant! Ils ont de plus en plus l’envie d’un parti indépendant mais verront leurs ardeurs temporisées par le mouvement cantonal jusqu’aux élections nationales. La non élection de Vital Darbellay les encouragera à franchir le pas, le parti chrétien-social indépendant est créé en 1976.

Mouvement chrétien-social du Valais Romand

Créé en le 23 octobre 1972 comme extension du groupe chrétien-social de Sion, il s’appuie sur les statuts du PDC suisse. Aux sédunois se réunissent Marie Rywalski de Crans, Benoît Cornu de Vouvry, Charly Darbellay, ainsi que Vital Darbellay et Ami Delaloye qui sont municipaux PDC à Martigny. Le groupe se réveille en 1975 pour les élections au conseil national et se refonde autour de Michel Zufferey, Georgie Lamon et René Gex-Fabry. Vital Darbellay qui est sollicité pour prendre la présidence des syndicats chrétiens est également poussé par le mouvement à la candidature au national. Il est directement attaqué par le Nouvelliste. Il sortira quatrième pour trois sièges avec 300 voix de retard. Les chrétiens-sociaux de Conthey lui font un apport de 400 à 500 voix. Cet échec de Vital Darbellay va conduire des dissidents du mouvement à créer un parti chrétien-social indépendant en 1976 sans qu’il n’y participe lui-même. Cette dissidence aura pour effet collatéral de renforcer les liens entre le mouvement chrétien-social dont le groupe chrétien-social de Sion et le PDC. En 1976, Michel-André Theler en prend la présidence alors que Georgie Lamon passe au parti chrétien-social indépendant. Le mouvement sera consulté pour la campagne de 1979 et Vital Darbellay est enfin élu au national. Cette élection va entraîner le déclin du mouvement. Mais l’un et l’autre, le reste du mouvement et Vital Darbellay participeront à la création du PaCS en 1997.


Parti chrétien-social indépendant du Valais 

Les tendances séparatistes se sont surtout manifestées à Sierre notamment par le mouvement chrétien-social sierrois. Un manifeste du PCSI est adopté le 29 avril 1976, les références chrétiennes y sont assez fortes. Marie Rywalski prend la présidence du parti qui s’affilie immédiatement au mouvement chrétien-social indépendant suisse. Les leaders du christianisme social valaisan sont absents de l’assemblée. Les socialistes se réjouissent de la création de ce parti et d’une collaboration future. Le parti présente des candidats en 1976 à Sion, la liste fait 3,17% et n’atteint pas le quorum. Le parti va disparaître assez vite mais la conséquence va être de souder le PDC avec les chrétiens-sociaux qui lui sont restés fidèles.

Cette longue histoire chrétienne sociale a été racontée dans un ouvrage rédigé en 2012: Tableau des ambiguïtés sociales chrétiennes à l’usage des touristes du monde entier avec la liste complète des élus et des candidats valaisans des partis chrétiens sociaux des deux derniers millénaires, par un insider et quelques mains amies. Lausanne, 2012.

(à suivre)


21 avril 2023

Un cadeau inattendu



Mgr Voutaz qui a reçu des bières de l'évêché de Fribourg et de l'abbaye de St-Maurice
Ludovic Chappex.

Un sympathique colloque a réuni le jeudi 20 avril 2023 quelques spécialistes et un public attentif autour de 6 tableaux du prévôt Pierre-Joseph Rausis qui dirigea la congrégation des chanoines au début du XIXème siècle, se sont succédés au perchoir Mélanie Hugon-Duc, directrice du musée, Daniel Rausis, collectionneur, Gisèle Favre-Bulle, restauratrice d'art, Jean-Henry Papilloud, historien, Gaëtan Cassina, héraldiste, Ludovic Chappey, artiste peintre, Olivier Roduit, historien de l'abbaye de St-Maurice et enfin Jean-Pierre Voutaz qui intervenait en tant qu'archiviste et historien du Grand St Bernard. Les hasards du calendrier on fait que ce dernier avait été élu la veille 54ème prévôt de sa congrégation. Un des moments sympathiques de cette soirée a été le cadeau qui lui a transmis Ludovic Chappex: un projet d'armoiries pour accompagner sa nouvelle fonction. Reste à savoir si le souriant nouveau supérieur dont c'était la première apparition publique va l'adopter.





20 mars 2023

Il y a dix ans...

Il y a dix ans, on était en pleine campagne pour les élections au conseil d'état, Christian Varone faisait le buzz avec un bonnet du Credit Suisse, ça n'a porté chance ni au candidat, ni à la banque. 



14 septembre 2021

Une cinquième BD sur l'Entremont: Bonaparte (et Hannibal!)


Une nouvelle BD dans l'Entremont avec Bonaparte qui prétend avoir passé comme d'autres avant lui.

On sait que cette déclaration est fausse, notamment en ce qui concerne Hannibal.



Conseiller historique: Bernard Lecomte

Scénariste: Philippe Thirault

Dessinateur: Thomas Verguet

Nous avons posé sur cette BD une carte postale de Bertschy qui s'amuse justement du passage du col en éléphants, extraite de son album Le Feu au Lac. Achetée dans la même librairie.







7 septembre 2021

Une quatrième BD dans l'Entremont: Farinet

Après ASTERIX

Après ALIX 

Après LOUIS MARTIN


Voici qu'une bande dessinée sur Farinet parue au début 2020 mais qui nous avait échappé vu le raletntissement culturel de ses derniers mois reproduit elle aussi des vues du col du Gd-St-Bernard.

Jo (Auteur) Ted (Auteur)

Paru le 16 janvier 2020 Bande dessinée (cartonné) en français






4 novembre 2020

Encore une BD en Entremont

Après Astérix et plus récemment Alix qui franchissait le col à l'époque antique, c'est au tour d'un nouvel héros de bande dessinée d'être représenté au St-Bernard: Louis Martin. L'histoire se déroule en 1845.
Il y a un anachronisme dans la première case, puisque l'hôtel à gauche de l'hospice sur le dessin n'a été construit que 50 ans plus tard. D'autres détails architecturaux questionnent: l'absence de l'église notamment et la monumentalité du réfectoire. 
M.& O. Malcurat, M. Greselin, Louis et Zélie Martin, Editions Artège, Paris 2020





 

21 août 2020

Sembrancher, London


Depuis les dernières décisions britanniques de mettre en quarantaine les voyageurs français à l'arrivée notamment de l'Eurostar, la gare de Londres St-Pancras a fait la une des informations.
Histoire de nous rappeler que précisément le mot Sembrancher, curisosité étymologique est précisément une altération franco-provençale de Saint-Pancrace.
Ecclesia sancta Pancratii de Branchi.
Sancto Brancacio
Sant Branchier


16 août 2020

La messe est dite...

La messe de Charavex ;-)



NDLR: Chaque année au 15 août les bourgeois de Martigny invitent la population à une rencontre à l'alpage de Charavex sur la rive droite du Trient. Apéro, messe chantée, discours et repas partagé.
On reconnaît sur cette photo Antoine C. et Antoine C. 

2 novembre 2019

Non, l'hégémonie du PDC n'a pas 162 ans!

Lors de l’émission spéciale de Forum sur la RTS le 30 octobre dernier, il a été affirmé:

Une élection dont le résultat sera historique. Ce sera la fin de l'hégémonie du PDC, qui occupe les deux sièges depuis 162 ans, ou la première fois que le Valais enverra une femme au Conseil des Etats.

La journaliste reprenait une information déjà formulée par Florent Quiquerez dans le Matin Dimanche du 27 octobre 2019:

Arrivé troisième, à un souffle de Marianne Maret, le socialiste de 32 ans, sous son éternel air juvénile, est l’homme qui peut briser les 162 ans d’hégémonie du PDC. 

L’information était déjà parue dans le 24 heures en ligne du 22 octobre 2019 et dans la Tribune de Genève et dans d’autres journaux comme 20 minutes:

Il cristallisera sur son nom les envies des Valaisans désireux de mettre un terme à l'hégémonie longue de 162 ans du PDC sur le Conseil des Etats.

L’information a été formulée le même jour par l’ATS. Mais ce chiffre ne résiste pas au contrôle. Passons sur le fait que le PDC n’existait pas sous cette forme, il y a 162 ans, mais rappelons-nous que pendant de nombreuses années la délégation valaisanne était politiquement diversifiée avec des radicaux comme Alphonse Morand ou Maurice Claivaz, de La Gauche et du PLR, des libéraux comme Maurice Filliez ou Joseph Chappex libéral d'abord puis rallié plus tard à une politique conservatrice et des centristes comme Maurice Chappelet.
Les recherches historiques de Jean-Marc Biner sur le sujet sont imparables. Mais sans entrer dans la littérature spécialisée, le site de la confédération nous montre bien que la prétendue période hégémonique de 162 ans est un mythe.
Car, si Hyppolyte Pignat  siégeait comme radical, il y a 162 ans, il ne fut pas le dernier.

Ainsi Joseph Rion qui a siégé jusqu’en mai 1873 était un libéral compté aujourd’hui au rang de ce qui deviendra le PLR. et selon le dictionnaire historique de la Suisse, DHS, il est le fondateur du parti radical de Sion.



162 ans c’est l’âge qu’aurait cette année Emile Coué inventeur de la méthode du même nom.

Herold Bieler, rédacteur en chef du Walliserbote est plus prudent, il parle des effets de 150 de domination du PDC.. quant à Grégoire Baur dans le Temps du 23 octobre, il s'aligne presque sur l'opinion dominante: Pascal Couchepin peine à accepter que le PDC conserve sa mainmise, qui dure depuis plus de 160 ans, sur les deux sièges de la Chambre des cantons. «Je ne suis pas socialiste et je combats les socialistes, mais, avec 35% de l’électorat, un parti doit avoir la décence de ne pas revendiquer de manière disproportionnée le pouvoir.»



L'hégémonie de ce qui s'appelle PDC aujourd'hui est à vrai dire difficile à dater. La réalité du XIXème est très complexe. Les partis politiques "sont davantage des tendances idéologiques, des familles d'esprit que de véritables organisations. Elles sont encore faiblement structurées (inexistence d'organes faîtiers, de sections et de statuts) et surtout, n'ont pas le caractère permanent que nous leur connaissons aujourd'hui. Elles n'oeuvrent qu'en période électorale et s'effacent entre les consultations populaires. Elles ne sont même pas équipées pour constituer de bonnes machines électorales." explique Georges Andrey dans l'Histoire de la démocratie en Valais (1979) qui précise aussi: "Détail intéressant, conservateurs et radicaux revendiquent pour leur formation le qualificatif libéral."

Il n'en demeure pas moins que ce week-end est historique dans la mesure où la prééminence du PDC est aujourd'hui remise en cause par la possibilité de l'élection d'un socialiste.
Pour la deuxième fois de l'histoire au moment où dans une élection au système majoritaire la citadelle du PDC vacille, une femme est envoyée au front. En 1997 Ruth Kalbermatten emportée par la déferlante Bodenmann à l'élection du conseil d'Etat n'avait été lancée que pour le second tour.
"Le socialiste avait le mauvais rôle, celui du goujat." jugeait Eric Felley qui documente également le rôle que Pascal Couchepin a joué dans ce basculement du parti majoritaire encore à l'époque.
Marianne Maret s'élance de plus loin, mais l'effort semble presque aussi vain pour le vieux parti qui depuis a perdu toute sa superbe.

L'archiviste.

Bibliographie:
Biner, Jean-Marc, Autorités valaisannes, 1848-1977/79 Canton et Confédération = Walliser Behörden, 1848-1977/79 : Kanton und Bun,, Vallesia : bulletin annuel de la Bibliothèque et des Archives cantonales du Valais, des Musées de Valère et de la Majorie = Jahrbuch der Walliser Kantonsbibliothek, des Staatsarchivs und der Museen von Valeria und Majoria, 1982, p. 25-239

Papilloud, Jean-Henry et  Arlettaz, Gérald, Histoire de la démocratie en Valais (1798-1914) Groupe valaisan de sciences humaines, 1979

Felley, Eric, Le Rouge et les Noirs, Monographic, Sierre, 1997

2 juillet 2019

Voyez l'topo: Mayo. Un lieu dit raconté par Alain Monney. Le monde entier est hors Sierre!





La Suisse romande regorge de lieux aux noms étonnants, saugrenus, voire loufoques. Dʹoù proviennent ces noms? Quels rapports avec notre histoire? Avec notre quotidien? Habités ou non, tous ces lieux figurent sur les cartes topographiques au 25ʹ000ème Aujourdʹhui

Alain Monney grimpe sur les flancs du Val dʹEntremont, jusquʹau lieu-dit Mayo


.


Une chronique de l'émission A l'abordage, vendredi à 15h04 sur RTS La Première.


30 mars 2019

L'incroyable histoire des événements du 11 septembre d'Orsières.

Chargé d'animer la partie récréative de la soirée des dix ans d'Entremont Autrement, l'humoriste Daniel Rausis a amusé la galerie en revenant sur une affaire qui avait défrayé la chronique dès 1923 et dont le premier acte s'était déroulé sur la place à Orsières.
Un feuilleton dont les héros sont le colonel Louis-Henri Bornand, l'un des hauts gradés de l'armée suisse et personnalité de premier ordre du canton de Vaud, le sergent et pasteur Auguste Estoppey, fondateur de la Valdesia, Arthur Fonjallaz dont la carrière l'a fait dériver lentement du Parti radical, à l'UDC de l'époque pour devenir le Duce du parti fasciste suisse puis espion au profit de l'Allemagne Nazie et enfin Léon Nicole, le tribune socialiste qui fonda le parti du travail avant de s'en faire exclure.
Toute cette histoire racontée sur un ton léger a été publiée sur notre blog. On pourra la lire en suivant le tag  L'affaire d'Orsières

10 décembre 2018

Revue de presse d'Entremont cette semaine: Fusion sur fond de scandale, Saint-Nicolas, louve, IRM et trompettes.

Nouvelliste du 3 décembre 2018:
Débat sur la fusion Bagnes-Vollèges.
«Je ne suis pas là pour porter un jugement, mais je préfère être observateur depuis la commune voisine qu’au cœur du scandale, ou pseudo-scandale.» a déclaré le député Bruno Moulin.
 Le débat se poursuivra lors des quatre cafés citoyens organisés mi-janvier dans les villages des deux communes. 

Walliser Bote du 4 décembre 2018:
Fusion zwischen Bagnes und Vollèges? 
Am Freitag versammelten sich in Châble rund 200 Bürger, um sich über die Fusion Bagnes-Vollèges zu informieren. Der Gemeindepräsident von Bagnes, Éloi Rossier, und sein Amtskollege Christophe Maret versuchten, die Anwesenden von der Fusion zu überzeugen. Von der neuen Einheit würde wohl vor allem die Gemeinde Vollèges profitieren, sagten sie. Die Fusion würde eine Gemeinde mit einer Einwohnerzahl von über 10 000 Bürgern entstehen lassen. Und laut Rossier hätte die Gemeinde dadurch eine kritische Grösse erreicht, um mit der Kantonalen Verwaltung eine gute Verhandlungsbasis zu haben. Denn zwischen den Tal- und den Berggemeinden gebe es einen immer stärkeren Interessenkonflikt. An dem Informationsabend wurden auch kritische Stimmen laut. So machen sich Bürger aus Vollèges sorgen um ihren guten Ruf. Denn verschiedene Bauskandale sorgten dafür, dass die Gemeinde Bagnes gegen aussen hin ein schlechtes Image inne hat.

Nouvelliste du 4 décembre 2018: 
Quelques infos sur la patronale d'Orsières et les festivités de la Saint-Nicolas.

Nouvelliste Walliser Baute et Aargauer Zeitung du 5 décembre 2018
Le point sur le loup en Valais:
Les analyses ADN ont permis l’identification formelle de neuf loups en Valais. Deux nouvelles louves, F40 dans la région du Val d’Illiez ainsi que F41 dans le Val d’Entremont, s’ajoutent aux animaux déjà connus et répertoriés cette année. 

Matin Dimanche du 9 décembre 2018: 
Ubuesque:
À Verbier, personne ne sait qui a décidé d’installer une IRM qui ne fonctionne pas. (...)
Mais le dossier est en train de faire des étincelles dans la Commune. D’autant que le décompte final serait, surtout à cause de l’IRM, bien plus élevé que le budget d’origine. Pierre Troillet, élu de la formation minoritaire Entremont Autrement au Législatif communal, promet déjà «d’exiger la production des factures et de toutes les pièces, faute de réponses satisfaisantes».

Walliser Bote du 10 décembre 2018: 
24. Walliser Junioren-Solisten- und Quartettwettbewerb 
Die Mehrheit der Solisten kommt aus dem Mittelwallis (149 Musiker), aber das Unterwallis rückt mit 130 Musikern näher. 25 Oberwalliser vervollständigen das Bild. Auf Gemeindeebene entsandte der Bezirk Entremont die stärksten Delegationen mit Orsières (23 Musiker) vor Bagnes (20 Musiker).

4 décembre 2018

C'est Jules César qui a parlé la première fois d'EA.

A l'orée du dixième anniversaire de la fondation d'EA (=Entremont Autrement), les recherches historiques ont démontré que EA existait déjà à l'époque gauloise sous nos contrées, comme l'a observé Jules César au chapitre 2 du livre 3 de la Guerre des Gaules.

Un monument à Martigny se souvient de cet événement:


Monument dressé à la rue du Forum à Martigny



Détail d'une partie du texte du monument

Traduction:

Ce village situé dans un vallon peu ouvert, est de tous les côtés entre monts (altissimis montibus). Une rivière le traverse et il est divisée en deux partis (in duas partes) (...) Il apprend que pendant la nuit, ils avaient démissionné du parti villageois EA (ex EA parte vici) qui leur avait été concédé et que toutes les montagnes au dessus d'Octodure étaient occupés par une multitude de sédunois.

On remarquera que Jules César commet une erreur fréquente en prétendant que EA est un parti, on le lui pardonne volontiers qui n'a lui-même visité l'Entremont que quelques années plus tard.



24 novembre 2018

Pourquoi y aura-t-il 130 constituants?

Parce que le système est calqué sur celui du grand-conseil et que le nombre de députés a été réduit et stabilisé à 130 en 1952 pour éviter d'avoir un grand-conseil de 142 membres qui ne cesse de croître.
De 1847 à 1912 chaque district envoi un député pour 1000 habitants, de 1912 à 1952 un député pour 1100 habitants suisses.
Sans la modification constitutionnelle de 1952, le grand-conseil aurait aujourd'hui au moins 236 députés et autant de suppléants!
Ce nombre de 130 n'est donc pas un héritage historique du fait qu'il y a en Valais 13 districts. (Contrairement à ce qui est affirmé dans ce papier de travail d'AC)

L'avis du parti conservateur à la veille des votations.


Le résultat des votations dans le Nouvelliste le lendemain du scrutin.

18 novembre 2018

Le petit pas dans la révision de la constitution de 1907


La Constitution valaisanne de 1907 a été toilettée plusieurs fois, voici le bilan qu'en tirait Arthur Fibicher en 1999.


13 novembre 2018

Pie VII, l'abdication de Napoléon et Chez-les-Reuses.

En descendant de Champex, le touriste peut faire une halte dans le charmant hameau de Chez-les-Reuses accueilli par une petite chapelle dédiée à la Notre-Dame-du-Bon-Secours.




Un vitrail signé Marcel Michellod représente une Vierge Salut des Infirmes, mais la fête du 24 mai célèbre une vierge plus militaro-politique que médico-sociale: Marie-Auxiliatrice.
Cette fête a en effet été fixée par Pie VII en souvenir du 24 mai 1814 où il rentre à Rome après un long exil comme prisonnier de Napoléon. A un moment où l'Eglise était malmenée par l'Empire.

Pie VII est élu en exil à Venise sous la protection de l’Autriche.



Privé du décorum vaticanesque, il y est couronné par une tiare en papier mâché décorée de bijoux de vénitiennes. Puis le pontife tombe sous la domination française après la bataille de Marengo.

Napoléon l’autorise à rentrer une première fois à Rome en 1800.
Il est convoqué à Paris en 1804 pour couronner l'empereur.

Quand les états pontificaux sont annexés à l’empire, il excommunie Napoléon mais il est enlevé au Quirinal en 1809 pour être détenu à Savonne puis à Fontainebleau.

De la même manière, son prédécesseur Pie VI avait été enlevé au Quirinal début 1798 pour mourir à Valence sous le directoire. Il fallut attendre Jean-Paul II pour qu’un pape ose retourner en France.

Où d’ailleurs le nom de Pie VII était dur à porter à cause du calembour qu'il permet.

On peut donc dire que cette fête commémore la première abdication de Napoléon et son règne sur le royaume d’opérette qu’est l’île d’Elbe!

Cette fête, célébrée le 24 mai à Chez-les-Reuses ne sera inventée par Pie VII qu’après Waterlo son second retour à Rome et la seconde abdication de Napoléon.

On trouve en italien le prénom masculin Ausilio d’après l’autre nom de cette Vierge « del Buon Ausilio ».

Une page curieuse de l'histoire dont on peut se souvenir en descendant de Champex dans ce village déjà marqué par l'histoire de l'Eglise, notamment pour être le lieu d'origine de l'évêque de Sion et le siège épiscopal d'un évêché fictif, lié à l'histoire de l'évêque Maurice Joris.

On remarquera aussi que le 24 mai est une date importante dans l'histoire du diocèse de Sion parce que c'est par un décret du 24 mai 1859 que le canton avait réintégré l'Eglise dans la possession de ses biens sécularisé par les décrets du 11 et 29 janvier 1848. Même si la convention mis plus de vingt ans encore à être négociée.






D.R.




12 novembre 2018

La constitution de 1852, une députation entremontante de haut vol

Le 3 juin 1852 le Grand-Conseil décrète une votation sur la révision de la Constitution, la votation devra porter sur l'opportunité de la révision et le choix de le faire faire par le Grand-Conseil ou par une Constituante.

Le 10 juin, le choix se porte sur un Grand Conseil constituant.

Les députés de l'Entremont sont répartis ainsi, selon l'orthographe de l'époque:

1 député pour le cercle de Sembrancher.

1 député pour le cercle de Vollège.

2 députés pour le cercle du Chables de Bagnes pour les villages de Chables, Vilette, Coters, Vernay, Montagnier, les deux Prarreyer, Bruson et Sapey.

2 députés pour le cercle de Versegère de Bagnes pour les villages de Versegère, de Verbier, Médières, Sarreyer, Lourtier, Frégnolay, Champs-Secs, Liapey et Fontenelle.

2 députés pour le cercle de Liddes, pour Liddes et Bourg de St-Pierre.

1 député pour le cercle d'Orsières pour Orsières-Ville, la Douay, sous Lallex, Verdonnaz, chez les Reuse, Biollay, Chamoille, la Brunnaz, Commaire et Montatuai

1 député pour le cercle d'Issert, Tiers d'Issert, Prassony, Reppas, Chanton de Reppas, chez les Giroux, chez les Addi, Rosières et Chanton de la Rosière.

Soit 10 députés en tout sur 85 ce qui démontrent encore une belle vitalité démographique dans l'Entremont dont le poids proportionnel dans le canton était le double d'aujourd'hui!

Le Grand Conseil constituant est élu le 3 octobre avec une majorité radicale-libérale et se réunit le 3 décembre et la constitution est promulguée le 23 décembre de la même année!!!

En fait, cette révision voulue par les conservateurs ne concerne que six articles, elle est acceptée par le peuple le 9 janvier 1853. Elle marque la fin du règne du radicalisme.

La prochaine constitution ne sera rédigée qu'en 1907.


pour en savoir plus 



Les députés d'Entremont au Grand Conseil constituant de 1852,  tous membres éminents de l'establishment politique, furent:

Eugène Besse qui sera préfet et président de Bagnes

Maurice-Joseph Besson qui sera président de Bagnes, conservateur

Maurice-Eugène Filliez qui sera président de Bagnes, conseiller national, conseiller aux états, libéral,  déjà dans l'assemblée constituante de 1847

Maurice Gailland qui sera président de Bagnes, professeur au collège de Sion, libéral, déjà dans l'assemblée constituante de 1847

Maurice Gaillard qui sera président d'Orsières, grand châtelain d'Entremont, membre de la Jeune Suisse, déjà dans l'assemblée constituante de 1847

Fidèle Joris qui sera président d'Ornières, professeur au collège de Sion, conseiller national, conseiller aux états, conservateur

Antoine Luder qui sera président de Sembrancher, président du conseil d'état, conseiller national, conservateur

François-Eugène Massard, qui sera châtelain, conseiller municipal de Liddes, membre de la Jeune Suisse, déjà dans l'assemblée constituante de 1847

Victor Moret qui sera président de Bourg-Saint-Pierre, déjà dans l'assemblée constituante de 1847

Louis Ribordy  qui sera président de Sembrancher, rédacteur du Confédéré, déjà dans l'assemblée constituante de 1847.





11 novembre 2018

La constituante de 1847 avec une énorme représentation de l'Entremont.

C'est par une résolution d'une Assemblée populaire de 2000 citoyens réunis sur la Planta le 2 décembre 1847 qu'il est arrêté que le Grand-Conseil et le Conseil d'Etat sont déclarés dissous et qu'il est décidé l'élection d'un Grand-Conseil constituant, de la nomination immédiate d'un gouvernement provisoire et de la suppression de l'ordre des jésuites.

Le 7 décembre 1847 le gouvernement provisoire nommé par l'assemblée populaire est reconnue par la Confédération comme seule autorité légitime du Valais.

Le 10 décembre 1847 l'élection d'un Grand-Conseil constituant est décidée, les élus sont répartis ainsi dans les cercles électoraux:




Les élections se sont déroulés dans les lieux de réunion désignés ci-dessus, à main levée à la majorité absolue dans des espèces de Landsgemeinde.

Le gouvernement provisoire décide une incompatibilité absolue entre les fonctions civiles et les fonctions ecclésiastiques.

Le Grand-Conseil constituant est nommé pour cinq ans, mais malgré les fêtes de Noël la constitution est rédigée à vitesse grand V.

Les députés constituants sont élus le 16 décembre 1847 et la constitution est terminée le 10 janvier 1848!

La demande de révision doit être proposée par le Grand-Conseil ou 6000 citoyens et soumise au peuple qui doit décider si la révision doit être faite par le Grand-Conseil ou une constituante.

La constitution est votée le 16 janvier, et déclarée exécutoire le 21 janvier.

C'est la quatrième constitution valaisanne, d'ordre pair, donc progressiste.

Un processus de révision de cette constitution sera mis en place en 1852.

(à suivre)





10 novembre 2018

Le peuple adopte la constitution conservatrice de 1844 de vive voix!



La constitution de 1815 n'étant pas adéquate et fortement régressive par rapport aux régimes qui avaient précédés l'adhésion à la Confédération, de forts troubles vont amener à l'adoption de deux constitutions en 1839, la diète devient le Grand Conseil, le titre de grand baillif est aboli, conseil d'Etat  et Grand Conseil ont deux présidents différents comme en 1802.

Mais changement de cap, et victoire des conservateurs sur les libéraux.

Une nouvelle constitution est adoptée en 1844 où les idées conservatrices triomphent.

Elle est adoptée le 14 septembre par le Grand-Conseil qui l'a rédigée.

Votée par le peuple le 20 octobre, non pas à bulletins secrets mais à vive voix! (voir l'article 6 ci-dessus).

Elle est exécutoire le 1 décembre 1844, son article 78 la rend non révisable pour 10 ans!

C'est la troisième constitution valaisanne, d'ordre impair, donc conservatrice.

Après la défaite du Sonderbund, cette constitution sera pourtant abolie.



9 novembre 2018

Les constitutions libérales préposées par les Bas-Valaisans de 1839 ne sont acceptées que dans la contrainte.

La constitution 1815 étant inadéquate, le 26 octobre 1838 l'Entremont, Martigny et Monthey adressent une proclamation aux communes du Haut-Valais et au Conseil d'Etat en faveur de la révision de la constitution.

Le 3 janvier 1839 les députés du Haut-Valais quittent la diète et le 15 janvier ceux qui restent se se proclament "assemblée constituante".

Le 17 février la constitution est acceptée par les dizains occidentaux.

Le 3 août, les mêmes adoptent une nouvelle constitution.

La stricte séparation des pouvoirs est fixée.

Le 25 août les dizains occidentaux acceptent la nouvelle constitution mais les dizains orientaux ont décidés le 18 août de rester fidèles à celle de 1815.

C'est la seconde constitution valaisanne, d'ordre pair, donc progressiste.

Un gouvernement libéral finit par soumettre le haut-valais et la constitution est reconnue par tous en avril 1840.

Janvier 1843, victoire des conservateurs aux élections et nouvelle constitution.

(A suivre)



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