17 août 2018

Entremont vraiment autrement (5)

Ce sont trois frères qui on repris la Société familiale, Entremont en 1948, à Annecy (Haute-Savoie) : François, Marius et Edouard Entremont. Aujourd'hui elle appartient au groupe SODIAAL 

Il ne s'agit donc pas d'une appellation d'origine comme on le croit communément.



14 août 2018

Le ligne THT, l'école de Grône, les leucémies infantiles et le principe de précaution


Vous connaissez le principe de précaution ? Ce « truc » qui a pour but de mettre en place des mesures pour prévenir des risques, lorsque la science et les connaissances techniques ne sont pas à même de fournir des certitudes, principalement dans le domaine de l'environnement et de la santé.

Aujourd’hui, donc, la science et les connaissances techniques ne sont pas en mesure de dire si oui ou non, le passage de la ligne THT au-dessus de l’école de Grône entraînera une augmentation des cancers infantiles.


«Depuis 1979, plusieurs études épidémiologiques ont régulièrement constaté qu’à partir d’une exposition à un champ magnétique moyen de 0,4 microtesla, le risque de cancer du sang chez les enfants pourrait être deux fois plus élevé. » Voilà ce que nous lisons dans Le Temps, dans un article qui explique que « Swissgrid ne plie pas. Et son discours reste le même, à la virgule près. La société construira la ligne THT telle qu’elle a été approuvée par l’Office fédéral de l’énergie, il y a plus de trois ans, puis par le Tribunal fédéral (TF), en septembre 2017. »

Déplacer le tracé de quelques pylônes d’une ligne qui n’est encore pas construite pour éviter ce risque, voilà ce que Swissgrid ne veut pas faire. Et tant pis si quelques cas de leucémie se déclareraient chez des enfants qui ne sont pas les leurs, loin de chez eux.



Olivier Bender

13 août 2018

Willkommen im Bananental!

Le Val de Bagnes, tel est le nom que pourrait prendre la future commune fusionnée de Vollèges et de Bagnes. En français du moins.

Car nous avons deux langues nationales en Valais.

On peut donc se demander comment appeler cette commune en allemand du haut ou allemand tout court, puisque les mots ne manquent dans la toponymie pour désigner de là-bas en haut les lieux dits d'ici en bas.

Les districts du Valais dans les deux langues


Goms pour Conches
Raron pour Rarogne
Brig pour Brigue
Loèche pour Leuk
Siders pour Sierre
Sitten pour Sion
Gundis pour Conthey
Ering pour Hérens qui est connu pour les Eringer Kühe


Une bière de la race d'Hérens

Martinach pour Martigny
Il ne semble pas que l'usage de traduire Entremont par Zwischbergen (qui désigne la commune qu'on appelle communément Gondo) se soit imposé.
Sankt Mauritz pour St-Maurice, là où on attendrait également Sankt Moritz


Tableau frappé aux armes des von Heysberg, c'est à dire des de Monthey

Deux tentatives ont été faites pour Monthey, Mundis sur le modèle de Gundis pour Conthey et Heysberg traduisant littéralement Mont-Hey, aucune ne s'est réellement imposée et c'est bien dommage.

Les communes de l'Entremont dans les autres langues 


Sankt Branschier ou Sankt Branscher pour Sembrancher 
Sankt Petersburg pour Bourg-St-Pierre
dont le lieu dit Sankt Bernhardsburg pour Bourg-St-Bernard et Sankt Bernhard, der Grosse St.Bernhard, dr Grooss Sankt Bärnhard Bass, Bärnhardsbärg pour le Grand St-Bernard

Panneau à l'entrée d'Orsières en 2015

Ursere pour Orsières sur le modèle d'Urseren où coule la Reuss alors que la Reuse coule ici!
Leider nichts pour Liddes qui s'appelait Leides au 12ème siècle.
Villuge pour Vollèges et il faut résister à traduire littéralement Étiez par Waren. Ou alors puisque Viège c'est Visp, transformer Vuège en Vusp.



Et enfin Bangis pour Bagnes



Ainsi la nouvelle commune du Val de Bagnes pourrait prendre le nom de Bangistaal ou plus simplement Bangital, Bangithal et Baniental, noms attestés historiquement, ou même de Bananental, ce qui ne ferait bien sûr allusion qu' à la forme longue et élégamment incurvée de cette magnifique petite république. 

Daniel Rausis








10 août 2018

Entremont vraiment autrement (4)

Le col d'Entremont (1 210 mètres) est un col du Massif central situé en Auvergne-Rhône-Alpes entre les communes de Dienne et Murat (Cantal). Il se situe sur la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Loire (du côté de l'Alagnon) et de la Dordogne (du côté de la Santoire).













6 août 2018

Le Valais, le tourisme, l’accueil et la rentabilité.

Je suis économiste, de formation. Je sais combien, pour « faire marcher un commerce », il faut faire rentrer de l’argent. Plus que ce que l’on sort. C’est pas bien sorcier à comprendre ; l’équation est aussi simple que celle qui dit que pour gagner un match de foot, il faut marquer un but de plus que son adversaire.

 Ainsi, lorsque, à Chetzeron, à Crans-Montana, un verre d’eau (généralement offert à la consommation d’un café) est servi en bouteille à Fr. 6.- avec justement, un café, au W, à Verbier, un sirop pour un enfant est facturé Fr. 5.- ou à Sion, une gamine de 8 ans se voit refuser l’accès aux toilettes sous prétexte que son père (un habitué des lieux) ne consomme pas à ce moment-là, la logique économique est totalement respectée et l’on ne peut que valider la démarche. D’un point de vue économique, de rentabilité, de profit.

Mais en plus d’être économiste, j’ai fait une spécialisation en marketing. Puis, je me suis particulièrement intéressé à la notion de fidélisation de la clientèle. Vous savez, ces petites choses qui font qu’on parle en bien de votre commerce, qu’on le recommande à notre cercle proche en terme élogieux,… ou en tout cas qu’on ne va pas hurler sur les toits des réseaux sociaux à quel point l’on ne remettra plus jamais les pieds chez vous (malgré un cadre exceptionnel, malgré des menus enchanteurs, malgré une décoration soignée, malgré tout ce que l’on veut), tellement l’expérience fût désagréable.

Ces trois exemples qui secouent, ces jours, la toile du microcosme touristique valaisan montrent bien que, dans une optique courtermiste, les préceptes économiques de rentabilité et de profits sont bien compris par les commerçants en question. Pourtant, ce n’est pas en bien que l’on parle de ces établissements. Car il a juste manqué, dans ces exemples précis, la petite goutte d’huile dans les rouages qui engendre un sourire, un mot gentil, une envie de revenir. Et de faire découvrir à des amis ce lieu particulier que l’on a déniché et où l’on se sent « comme chez soi », accueilli et non catalogué comme un porte-monnaie sur pattes (encore cette histoire de rentabilité en premier).

Tiens, ça me fait penser à cette histoire mexicaine où dans une ville du pays, un coiffeur indique sur sa devanture « Meilleur coiffeur du Mexique ». Son rival, en face, s’empresse alors de placer un écriteau encore plus grand chez lui disant « Meilleur coiffeur du monde ». Et le troisième coiffeur de la rue, voyant cette surenchère, écrit à la main, sur un petit carton qu’il épingle sur sa porte « Meilleur coiffeur de la rue, Corona offerte ».

Le Valais a tout à apprendre de ces exemples et capitaliser sur ces expériences. Non pas qu’il faille railler ces commerçants qui, la plupart du temps, j’en suis certain, font un travail exceptionnel, mais en comprenant les rouages du profit à long-terme, en distinguant les bons et les mauvais profits : certes un profit reste un profit, mais lorsqu’il se fait au détriment de la relation client c’est accepter d’être perdant sur le long terme, et donc mettre en cause la pérennité de l’entreprise. Ce que je ne souhaite à personne, évidemment.

Olivier Bender

3 août 2018

L’école et les devoirs à la maison

De manière générale, nous consacrons beaucoup plus de temps pour nos enfants que ce que nos parents nous ont consacré. Et nos parents ont consacré plus de temps pour nous que ce que nos grands-parents leur ont consacré.

L'enfant a pris beaucoup d'importance dans notre société par rapport au passé.

D'autre part, il y a beaucoup plus d'obligation actuellement que dans le passé. Très peu de ménages peuvent se contenter d'un 100% de travail entre les deux parents. Et pourtant y a 30 ans, c'était la norme en Valais.

Quoiqu’il en soit, les devoirs à la maison n’ont jamais été une partie de plaisir pour grand nombre de familles. Même si le travail supplémentaire – hors horaire des classes – est certainement utile pour assimiler la matière, surtout pour les élèves les moins «performants», il faut admettre qu’ils sont souvent une source de conflits inutiles, sans parler des cas où ils prétéritent les élèves n’ayant pas d’aide à domicile (parents absents pour cause d’horaire de travail inadaptés à ceux de leurs enfants, parents ne parlant pas la langue ou simplement, parents ne comprenant pas la matière) et par là-même déséquilibrent les classes et créent des dilemmes pour les enseignants : essayer de rattraper le retard avec les plus faibles en laissant les meilleurs «sur leur faim», booster les meilleurs en agrandissant l’écart avec les meilleurs ou être moitié-moitié et frustrant tout le monde ?

De plus, les devoirs sont symptomatiques des inégalités de famille à famille, notamment lorsqu’aucun des parents ne peut aider l’enfant à faire ses devoirs (soit lui-même, soit en « mandatant » quelqu’un d’autre). Si celui-ci a en plus des difficultés, l'écart se creuse par rapport à celui dont les parents peuvent lui payer un répétiteur ou l'aider à faire ses devoirs.

En somme, les devoirs à la maison creusent les inégalités. Il est temps de chercher des solutions efficaces pour atténuer ces inégalités.

Quoiqu’il en soit, l’école à un devoir d’enseignement et les parents un devoir d’éducation.

Ce paradigme, souvent entendu, n’est malheureusement pas appliqué. Certains parents comptent sur l’école pour éduquer leurs enfants. Alors que l’école, par les devoirs à la maison, demande aux parents de réaliser une part de l’enseignement.

Sachant que l’école doit entreprendre un virage important pour éviter que, comme indiqué dans l’article traitant de l'école qui forme des enfants qui seront laminés par l'intelligence artificielle, il pourrait être intéressant d’inclure, dans la réflexion, ces notions d’égalité des chances par une revue en profondeur du concept de devoirs à la maison.

Est-ce que l’horaire continu serait une solution ?

Olivier Bender

2 août 2018

Simplifier les armoiries du Val de Bagnes pour accueillir Orsières et le reste de l'Entremont.

Après tant d'élucubrations sur le blason d'une future commune du Val de Bagnes, je suis de plus en plus persuadé que la solution est d'aller vers plus de simplification. Et là, je suis un peu plus sérieux que d'habitude.

Deux idées me viennent à l'esprit:

La première est de renouer avec le plus vieux blason de Bagnes, en rajoutant un troisième baigneur dans la cuve. Le troisième baigneur montrerait qu'il s'est passé quelque chose, que la commune a grandi.




D'autres part les trois bonhommes dans la baignoire permettrait un jour d'accepter avec subtilité les gens d'Orsières dans une commune encore plus grande, puisqu'on pourrait y reconnaître une partie de la légende de St-Nicolas, saint patron de la paroisse:


St-Nicolas d'Orsières bénissant les deux baigneurs de Bagnes accueillant un petit camarade vollégeard dans leur pédiluve.


ET VOICI MA PROPOSITION SÉRIEUSE


Plus sérieusement on peut aussi imaginer que ce soit les armoiries de Vollèges qui inspirent le drapeau de la future commune du moyen Entremont, en simplifiant on obtient un motif graphique assez parlant, facile à reproduire et simple.



Le nouveau drapeau de la commune réunie pourrait évoquer à la fois les deux monts qui sur les couleurs de Vollèges représentent le col du Lein, les deux seins triomphants de la baigneuse des armoiries de Bagnes, et l'Entremont au sens littéral.



Lorsque  les autres communes de l'Entremont fusionneront, il suffira d'ajouter d'autres monts, si la première version est homologuée, les autres le seront aussi assez facilement. 




Evolution de la bannière d'Entremont jusqu'à la fusion complète de gauche à droite:
2. Vollèges-Bagnes
3. Vollèges-Bagnes-Sembrancher
4. Vollèges-Bagnes-Sembrancher-Bourg-St-Pierre
6. Vollèges-Bagnes-Sembrancher-Bourg-St-Pierre et la commune fusionnée de Liddes-Orsières.

On avouera que c'est quand même plus beau qu'un cavalier tenant une branche de sapin qui se baigne avec un cheval un ours et un dragon dans un baquet avec deux dames?

Quand on fusionne, mieux vaut travailler par soustraction que par addition!

Ce qui est intéressant dans cette armoirie c'est que les couleurs tranchent avec le rouge de la Suisse et du Valais et font allusion ainsi à la France et à l'Italie qui sont nos voisins et rappelleront aux générations futures que c'est Vollèges qui a initié ce mouvement vers l'unité entremontante, il a d'autre part les couleurs du district dès qu'on lui enlève son bouquetin.

Daniel Rausis



1 août 2018

Le discours du premier août

Le discours prononcé hier soir à Liddes par Mathieu Bessero, invité au nom de la municipalité par Basile Darbellay.

Meine Damen und Herren, Ragazze e Ragazzi, Bonsoir, Buna saira

C’est un vrai plaisir d‘être à Liddes en cette veille de fête nationale pour partager ensemble notre suissitude, ou plutôt devrais-je dire, nos suissitudes. Car qui de plus habitués que nous, habitants d’Helvétie, pour comprendre le concept de la différence et de la pluralité. Cette pluralité qui nous colle à la peau comme les poils aux mollets des vieux Suisses. Cette pluralité qui fait de nous une confédération composée de 26 états. Cette pluralité qui nous permet d’organiser un voyage linguistique autour d’une seule brique de lait. Cette pluralité que nous dressons comme un étendard, que nous défendons dare-dare à chaque coin de comptoir.

Combien de fois dit-on fiers et goguenards :

Nous, on n’est pas comme eux / 
Regarde voir ceux-ci ! Ecoute-les voir / 
Nous pour ça on est meilleur / 
Entre eux et nous y a quand même une monstre différence / 
Celui d’à eux je bois pas, moi je préfère le nôtre /

On est rarement radin avec nos petites piques, relevant du folklore et d’une pointe de racisme, primaire certes, mais néanmoins réconfortant pour celui qui le dit. Cependant, il est vrai, concédons-le, chacun d’entre nous connait tout de même un Suisse-allemand marrant, une Vaudoise décomplexée, une Orseraine sympathique et un Fuillerain malin. Ou en tous cas, Grand-père en connaissait un dont il avait entendu parler.

Et malgré tout, ce soir et demain, habitants des quatre coins de la croix, nous nous rassemblons sous le même drapeau et comme par enchantement, nous appartenons tous au même groupe, à cette même nation, cette belle famille fédérale, fière d’elle-même malgré ses différences.

Malgré nos visions personnelles, nos partis politiques, nos langues respectives. Malgré nos différentes appréciations sur le port des Birkenstock avec ou sans chaussettes.

Malgré cela ce soir nous sommes unis, réunis. Ce soir, sur nos monts, le soleil nous annonce un brillant réveil. Et les doux rayons du soir rendent nos cœurs joyeux et laissent monté jusqu’aux cieux leurs accents émus.

Ce que j’aimerais retenir de la Suisse, c’est cette esprit de communion, cette association d’états, ce regroupement d’humains soudés. Cette idée d’un ensemble possible et si riche.

Et chaque fête nationale m’amène cette réflexion. Pourquoi et comment former un ensemble, un groupe ?

Il y a deux manières fondamentales d’entendre, d’étendre ou de restreindre un groupe. Et quelle que soit les circonvolutions que l’humanité tente d’imaginer pour inventer de nouveaux systèmes, elle retombe toujours sur celles-ci.

La première est l’exclusion : par l’affirmation de nos différences vis-à-vis des autres, par le choix d’un ennemi commun, par le refus des éléments ou des individus ne rentrant pas dans un protocole donné.

La seconde est l’assimilation ou l’inclusion : par un projet collectif, par une volonté solidaire, par la mise en commun des efforts et des compétences, par l’accueil, par l’ouverture, par fraternité humaine ou par charité.

L’histoire nous a appris, et nous l’apprend encore, les conflits, la stigmatisation, l’exclusion n’amènent de la violence. Et la violence, toujours, laisse derrière elle la mort, les écorchures et la tristesse. Marignan, dont nous sommes si fiers et que nous adorons entendre ou jouer, Marignan devrait nous le rappeler à chaque fois que nous l’écoutons. Marignan ce n’est pas qu’une marche militaire entrainante ou une date facile à retenir pour les écoliers, c’est avant tout une bataille effroyable, une bataille menée pour rien qui plus est, puisque ni la France, ni la Suisse ne sont plus en possession ni de Milan ni de ces alentours, Marignan c’est 16 heures de combat et 16'000 morts, soit plus de 16 êtres humains tués à la minute. Marignan c’est une véritable boucherie. Et si mes mots avaient été aussi meurtriers que des hallebardes suisses et des canons français épaulés par une cavalerie vénitienne, il n’y aurait plus aucun survivant sur la place de Liddes à cet instant même.

Marignan joué ce soir, ce devrait être un instant de méditation pour chacun d’entre nous. Ce devrait être un appel à enterrer nos haches de guerres, grandes ou petites, ancestrales ou fraichement nées. Ça devrait l’être. Ça devrait au moins être le temps d’un temps pour soi à penser aux conséquences de nos conflits, de nos prétentions, de notre esprit de conquête ou de revanche, aux conséquences des nombreuses blessures que nous affligeons aux autres, aux fossés que l’on met entre nous, aux barricades que nous dressons, aux portes que l’on ferme et aux personnes que nous laissons dans la tourmente de nos certitudes. Rien n’est plus grave que la violence, rien n’est plus douloureux que l’exclusion. Rien et pourtant…

La Suisse, ma Suisse, c’est 3, puis 8, puis 13, puis 22 et enfin 26 cantons. C’est une Suisse qui ne doit pas oublier d’être solidaire, une suisse qui ne doit pas oublier ses frères humains, enfants du pays ou non, c’est une Suisse qui doit permettre à chacun de s’exprimer, de vivre, d’aimer et de prier comme bon lui semble, c’est une Suisse qui ne doit pas se refermer sur elle, c’est une Suisse qui peut être fière, mais sans l’être trop, c’est une Suisse qui s’engage de manière durable pour la gestion des ressources à l’image de nos meilleurs consortages, c’est une Suisse qui coopère, une Suisse pionnière, une Suisse qui contribue au dialogue, une Suisse en paix, une Suisse qui ce soir fête sa complexité, cette complexité dont elle sait faire une richesse.

La Suisse est une portion de Terre sur laquelle je suis heureux de vivre. Et je m’applique tous les jours à la respecter et à respecter les gens qui y habitent.

Alors qu’on lève haut notre drapeau, qu’on ouvre large nos cœurs et qu’on boive à notre santé et à celle de tous ceux qui nous entourent. De ceux qui nous ont précédés et de tous ceux qui nous suivront encore.

Que vive la Suisse, le Valais et que vive encore longtemps ce bel Entremont si cher à mon cœur.

Mathieu Bessero

Le message de Mathieu Bessero pour la fête nationale


Nouvelliste du 31 juillet 2018



31 juillet 2018

L'origine du prénom Urbain en Entremont.

De temps en temps notre blog taquine Urbain Gaillard dont le prénom permet de s'amuser de quelques homonymies comme le fameux champagne Urbain ou tout simplement l'habitant des villes.

Il est vrai que si 84% des Suisses vivent dans un espace urbain et que ce prénom est bien répandu dans notre pays, il n'y a que 40 Urbain en Suisse pour 169 Josué, 296 Granit, 584 Basile, 946 Valon, 3917 Antoine, 6689 Jonathan, 10459 Olivier, 12972 Florian, 14097 Pierre... et 62319 Daniel.

Ceci explique pourquoi le prénom d'Urbain attire notre attention.

Mais il y a eu un Urbain célèbre dans l'Entremont. Un autre qu'Urbain Gaillard.

Tout le monde connaît le lieu dit Les Trappistes à Sembrancher. Des moines s'y étaient installés le 21 février 1796, sous la houlette de leur prieur dom Urbain, prieur de cette communauté.

Ils n'y seront restés que deux ans à cause des conséquences de la révolution française jusqu'ici. Mais leur histoire a continué.

Mais l'heure avait sonné: "Parallèlement plusieurs trappistes, dont Dom (sic!) Urbain quittent l'Europe pour le Nouveau Monde..." peut-on lire sous la plume de Jean-Charles Fellay dans les Chroniques des Dranses éditées par le Crepa p. 339.



La vie de dom Urbain a été abondamment étudiée dans la littérature cistercienne spécialisée:



(Collectanea Cisterciensia 78 (2016) p.427 Serge GRANDAIS, rsv)


Et pour connaître la suite de sa vie passionnante, l'ouvrage du même auteur.


Il ne reste qu'à suggérer aux brasseurs de Vollèges qui brassent 7 bières artisanales d'oser fabriquer une trappiste ou du moins d'entrer en négociation avec le club prestigieux très fermé des quelques couvents trappistes qui ont le droit d'en commercialiser sous ce nom.

Daniel