17 janvier 2018

Débat autour de la Constitution


Avec la participation de

  • M. Jean-François Lovey, co-président du comité d’initiative Constituante Valais
  • Mme Muriel Favre-Torelloz, présidente de Vérossaz Députée au Grand-Conseil, PDC
  • M. Philippe Bender, historien et membre du PLR
  • M. Jean-Philippe Gay-Fraret, président de l’UDC du district de St-Maurice
  • M. Mathias Reynard, conseiller national, PS

13 janvier 2018

Le PDC, ce parti du XXe siècle...

Jeudi soir, le conseil de parti du PDC du Valais romand s'est prononcé à une faible majorité contre une révision complète de la Constitution cantonale. Cette décision, plutôt surprenante, va à l'encontre de sa députation au Grand Conseil et de ses élus au Conseil d'Etat.

Notre Constitution date de 1907, elle fête donc ses 111 ans cette année. Sous ses airs vénérables, on perçoit pourtant quelques signes d'obsolescence. En un siècle, notre canton s'est formidablement développé: les relations entre la plaine - autrefois majoritairement marécageuse - et les vallées s'en sont trouvé profondément transformées; la population, jadis essentiellement paysanne, s'est tourné vers de nouvelles activités.

Une constitution définit le socle sur lequel viennent se greffer les différentes lois. Elle n'a pas pour objectif d'être éternelle ou sanctifiée. Elle est toujours la résultante d'une époque, de l'état d'une pensée et en même temps une projection espérante dans l'avenir. Aujourd'hui, il est temps pour les Valaisannes et pour les Valaisans de se réunir, de redéfinir ce qui les rassemble et de regarder à nouveau vers l'avant.

Par sa prise de position, le conseil de parti du PDC montre qu'il est resté engoncé dans le XXe siècle. Pour tenter de conserver un passé qui file entre ses doigts, le PDC est prêt à hypothéquer l'idée même d'un avenir.

Le PDC renonce au formidable exercice intellectuel que peut représenter une constituante. Il y a longtemps qu'il a perdu l'habitude de la réflexion sur les fondements de notre vie commune; paralysé par sa frilosité, par ses atermoiements. Il expédie les affaires courantes, il administre l'Etat, mais il n'a plus le courage de la remise en question, l'audace de la réforme.

Il affirme qu'une constituante ne serait qu'un "parlement bis", c'est-à-dire une assemblée de politiciens. Mais il appartient justement aux partis d'aller chercher des personnalités atypiques, hors de leurs cénacles traditionnels, hors de leurs confréries. De nombreux citoyens habituellement peu intéressés par un engagement politique pourraient être motivés par l'expérience unique et historique d'une constituante.

Le conseil de parti du PDC préconise dès lors une révision de la constitution menée par le Grand Conseil. Au-delà de l'inévitable surcharge de travail que représenterait cette option pour les députés, il oublie pourtant un élément essentiel: le PDC a montré son incapacité à réformer nos institutions. Il y a quelques années, une commission cantonale ad hoc avait proposé une série de mesures pour réformer nos institutions vieillissantes; après des mois de débat, la montagne avait accouché d'une souris. Le PDC avait suffisamment détricoté toutes les propositions que finalement le projet exsangue "R21" avait été refusé par le peuple.

Mais heureusement, il n'est pas trop tard. Alors que certains tergiversent face à l'éventualité même d'un changement, d'autres forces, empruntant des voies plus impénétrables, des chemins de traverse, réfléchissent déjà aux nouvelles idées qu'ils espèrent voir germer. La base du PDC, active, vivante et innovante peut se réveiller et montrer que, contrairement à ses instances dirigeantes, elle est capable d'imaginer le Valais de demain.

J. Lovey

12 janvier 2018

Merci au PDC



Le 1er janvier 2018 est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’énergie (LEne) et de son ordonnance (OEne). Cette nouvelle loi qui remplace celle de 1998 fait suite à l’acceptation par le peuple suisse de la Stratégie Energétique 2050 en mai 2017.

Depuis 2011, le PDC, par sa Conseillère fédérale Doris Leuthard en tête, a soutenu et porté à bout de bras la nouvelle mouture de la loi sur l’énergie. Ceci est méritoire au vu du positionnement des deux autres grands partis bourgeois. Pendant que le PDC poussait pour faire aboutir le projet Stratégie énergétique 2050, il devait faire face à la réticence du PLR et à l’opposition de l’UDC.

L’alinéa 2 de l’article 1 de la nouvelle loi fraichement entrée en force résume le contenu des 76 articles suivants qui la compose:
Elle a pour but:
a. de garantir une fourniture et une distribution de l'énergie économiques et respectueuses de l'environnement;
b. de garantir une utilisation économe et efficace de l'énergie;
c. de permettre le passage à un approvisionnement en énergie basé sur un recours accru aux énergies renouvelables, en particulier aux énergies renouvelables indigènes.

Depuis le temps que la gauche s’engage en faveur de ces objectifs en matière énergétique, et malgré les décennies perdues, elle peut remercier le PDC de lui avoir enfin emboîté le pas. Et ce, même si tout n’est pas réglé dans cette nouvelle loi.

Urbain Gaillard

P.S.1
Durant la campagne en vue de la votation de cette nouvelle loi sur l’énergie il avait été très souvent question d’une sortie ordonnée du nucléaire. Pour ceux qui trouvent un seul petit article dans lequel il est question de la sortie du nucléaire dans les nouvelles LEne et OEne je les invite au restaurant de leur choix.

P.S. 2
Lorsque je fais référence à des décennies perdues, je pense à l’initiative énergétique que l’ensemble de la droite bourgeoise avait combattu avec succès en 1984. Pour ceux qui pensent être avant-gardistes aujourd’hui en ayant fait aboutir cette nouvelle loi sur l’énergie, je les encourage à lire le texte de l’initiative énergétique soumise au peuple il y a 33 ans déjà. Et, qu’ils me disent ce qu’il y a de nouveau dans la LEne actuelle et les buts visés par cette très ancienne initiative.


Annexes:
Loi sur l’énergie – LEne
Ordonnance sur l’énergie - OEne
Texte de l’initiative énergétique soumis au vote en 1984

10 janvier 2018

No Billag et nouveau régime financier

Soirée-débat publique
Jeudi 18 janvier
Hôtel de Ville, Sierre

Centre Gauche-PCS Valais romand, en partenariat avec Entremont Autrement et le MISE de Fully, a le plaisir de vous inviter à une soirée de débats autour des objets soumis à votation le 4 mars 2018

1. L'arrêté fédéral du 16 juin 2017 concernant le nouveau régime financier 2021 de la Confédération
Cet arrêté sera présenté en première partie par M. le Conseiller d'État Roberto Schmidt, Chef du Département des finances et de l'énergie.


Vincent Bornet
Mathieu Couturier
2. L'initiative populaire du 11 décembre 2015 «Oui à la suppression des redevances radio et télévision (suppression des redevances Billag)»
Mathieu Couturier, Coordinateur de la campagne en Valais pour les initiants, et Vincent Bornet, directeur de Canal 9 et président de la Communauté télévisuelle romande.

Le débat sera modéré par Norbert Zufferey.

Une discussion et une prise de position sur l'objet cantonal, à savoir la Constituante (Initiative populaire "Pour une révision totale de la Constitution du canton du Valais du 8 mars 1907"), sont également à l'ordre du jour.

La rencontre, ouverte à toutes les personnes intéressées, aura lieu le jeudi 18 janvier 2018, à 19 heures, à la Grande Salle de l'Hôtel de Ville de Sierre, Place de l'Hôtel de Ville.


7 janvier 2018

Communiqué au sujet des fusions de communes

De la transparence et une vraie concertation populaire pour convaincre les citoyens

Plusieurs discussions autour de projets de fusion ont lieu dans le districts: des séances d’information ont été organisées à Liddes et à Bourg-Saint-Pierre, une consultation citoyenne s’est tenu dans cette dernière commune et les exécutifs de Bagnes et de Vollèges ont annoncé par voie de presse le 2 novembre leur volonté de voir leur projet de fusion aboutir pour janvier 2021 déjà.

Entremont Autrement se bat depuis son origine pour un rapprochement des communes du district d’Entremont. Une fusion doit permettre une meilleure efficience de l’administration et une meilleure réponse aux défis globaux à venir.

Notre mouvement a été interpelé à plusieurs reprises par des citoyens soucieux de l’opacité des procédures mises en place. Afin de ne pas laisser s’installer un climat de méfiance qui serait préjudiciable aux fusions dans leur ensemble, Entremont Autrement demande aujourd’hui que trois conditions soient respectées dans l’élaboration de ces projets:

  • Une véritable concertation doit avoir lieu entre les communes du district afin de définir quel est le projet le plus adapté. Le projet de fusion Bagnes-Vollèges ne met-il pas entre parenthèses un projet plus vaste de rapprochement entre l’ensemble des six communes du district (souvent appelé projet du Grand Entremont)?
  • Les communes de Bagnes et de Vollèges doivent répondre clairement aux citoyens sur les plus-values que représente leur projet par rapport à d’autres scénarios de fusion. Les communes doivent s’engager à communiquer de manière beaucoup plus transparente. Aujourd’hui, les citoyens qui s’intéressent à ce sujet n’obtiennent que très peu d’informations de leurs autorités. Ce n’est pas acceptable. La population a le droit de savoir précisément quel est le calendrier prévu, quelles étapes sont envisagées. Dans le cadre de la fusion Bagnes-Vollèges, une vingtaine de citoyens ont été conviés à participer à des commissions préparatoires: sur quels critères ces personnes ont-elles été choisies?
  • Pour que les projets de fusion obtiennent un aval favorable de la population, il convient d’impliquer concrètement les citoyens dans leur élaboration. Aujourd’hui le projet est piloté essentiellement par des politiques, le peuple est tenu à distance des délibérations. Les préoccupations de la population doivent être prises en compte tout au long du processus et pas uniquement sous forme de soirées d’information quelques semaines avant un éventuel scrutin.

Notre mouvement s’engage à collaborer activement, dans cet esprit, avec les autorités compétentes. 

Sophie Juon
Présidente d’Entremont Autrement

5 janvier 2018

Vollèges a désormais sa page Entremont Autrement

L'administration communale de Vollèges a mis à jour son site internet peu avant Noël. Nous avons désormais une page dédiée à Entremont Autrement dans la section "Partis politiques". Nous n'insisterons pas sur le fait que nous sommes un mouvement, nous l'avons déjà suffisamment fait par le passé.

Notre contact sur place est pour le moment Olivier Bender, conseiller communal à Vollèges. N'hésitez pas à la contacter pour en savoir plus sur notre association.

Lien vers la page EA sur le site de la commune de Vollèges

31 décembre 2017

Bagnes est-elle malade?

Le 26 décembre dernier, les Bagnardes et les Bagnards découvraient pantois dans le Nouvelliste, le mauvais cadeau de Noël que leur avaient livré leurs autorités. Aucune permanence médicale ne serait mise en place à Verbier durant l’hiver, alors que la station connaît actuellement son pic d’affluence annuel.

Il y a quelques années, le Conseil communal s’était entêté à rester à l’écart de la Maison de la Santé, vaste projet de regroupement des unités médicales dans la région. Il prétextait alors qu’il avait son propre projet de centre médical au Châble et qu’il ne souhaitait pas rejoindre le reste de l’Entremont dans son effort de centralisation. Encore récemment, lors du début de cette législature, l’exécutif, par la voix de son président, persistait dans l’erreur au mépris de ce que le bon sens et l’ensemble du Conseil Général lui dictaient.

Aujourd’hui, les promesses du président sont largement non tenues, puisque ce centre médical n’a pas vu le jour, faute de médecins intéressés. Pour pallier ce problème, l’exécutif en charge du dossier des gardes médicales sur Verbier et le président de la commune de Bagnes se sont alors tournés vers une société privée dont les intentions sont davantage portées par l’intérêt et l’appât du gain que le serment d’Hippocrate et le souci d’aider son prochain. Le président de Bagnes a été roulé dans la farine tel un gamin. Au jeu du marchandage des maux humains, l’Etat a mis bon ordre et opposé son veto.

Jusqu’ici nous pourrions sans doute plaindre le président dont on pourrait regretter la naïveté mais nullement l’incompétence sur ce dossier. Malheureusement, il apparaît nécessaire de rappeler aux autorités en place que le feuilleton est ancien et que l’exécutif disposait du temps nécessaire pour faire son travail avec le sérieux qu’on attend de lui. Ainsi, est-il utile de rappeler que le président de Bagnes a été à plusieurs reprises mis en garde, notamment par le Conseil général, par rapport à la société SOS Médecins et à ses pratiques.

Obtus et dépassé, l’exécutif bagnard était donc prêt, sciemment, à faire entrer le loup dans la bergerie en engageant une société au passé sulfureux et ne répondant pas aux exigences étatiques.

Espérons que pour le bien des Bagnardes et des Bagnards et de nos amis touristes, l’exécutif revoit rapidement sa copie afin qu’à l’avenir Verbier et Bagnes puissent bénéficier d’une vraie couverture médicale qui engage de vrais professionnels soucieux de la santé de leurs patients et pas uniquement de leurs bénéfices.

En attendant, il apparaît plus que justifié de répondre par l’affirmative: Bagnes est bel et bien malade et le cancer qui le gangrène est sans doute lié à l’orgueil de son président, incapable de se remettre en question.

Groupe EA - CG Bagnes


Pour aller plus loin: (cliquez sur les liens ci-dessous)

Meilleurs voeux pour 2018


30 décembre 2017

Voeux de la présidente


Voilà encore une année qui s'achève et une nouvelle toute fraîche qui va commencer! Moi qui ai encore un agenda papier, j'aime ce sentiment de liberté quand j'ouvre pour la première fois les pages vierges de la nouvelle année… Elles sont immaculées, sans un seul pli, et rapidement, elles se remplissent de rendez-vous, d'annulations, de reports, de vacances, de sorties entre amis, de notes et l'année prend forme! Quand on arrive en décembre, l'agenda est tout écorné, plié, jauni, plein de ratures et chaque semaine a son lot de souvenirs, bons ou mauvais; c'est le reflet d'une année de vie derrière nous!

Une nouvelle année, c'est comme un nouvel agenda : une page vierge. Un recommencement! C'est comme un masque de beauté qui fait tout à la fois: il rajeunit (l'emballage), il éclaircit le teint (le temps?), il gomme les rides (les mauvais souvenirs) et efface les points noirs… On remet tout à plat, on prend une grande inspiration et on repart!

Je ne vais pas vous révéler ce qu'il y a déjà dans mon agenda personnel, mais l'agenda d'Entremont Autrement est lui bien rempli!

2018, c'est l'année de la Constituante en Valais, c'est la votation sur les Jeux Olympiques de Sion, c'est l'année où l'avenir des médias sera décidé par le peuple (initiative No Billag); l'Entremont aura aussi ses enjeux par exemple avec les fusions de communes dont on va beaucoup parler.

Dans la vie, il y a bien sûr les évènements que nous avons prévus et qui figuraient en bonne place dans l'agenda; mais il y a aussi les surprises qui viennent chambouler votre agenda! Nul doute que 2018 aura aussi son lot de surprises qui chambouleront le nôtre!

Entre les évènements prévus et les imprévus, je souhaite à Entremont Autrement, ses élus, son comité, ses membres, ses sympathisants et à tous les habitants de l'Entremont une belle année 2018!

Sophie Juon
Présidente d'Entremont Autrement

28 décembre 2017

Pour une entrée progressive à l’école

Le député Florian Alter s'engage depuis de nombreuses années pour une entrée progressive à l'école enfantine. Il réagit suite à une intervention de Christophe Darbellay, chef du Département de l'Economie et de la Formation, à visionner ici: lien vers la vidéo.

Il y a quatre ans, la loi sur l’école primaire était traitée au Grand Conseil. Plusieurs sujets furent discutés intensément par les élus notamment celui des horaires de classe.

Alors que certains fustigeaient l’introduction du mi-temps toute l’année pour le premier degré, s’affolant de voir disparaître des heures d’école et surcharger les crèches et les UAPE, d’autres se félicitaient de laisser les bambins de 4 ans entrer dans le système scolaire progressivement sans les sur-scolariser, ce qui à cet âge semblait peu utile pour leur bien.

Les débats étaient passionnés et le vote serré (67 pour le mi-temps, 61 contre).

Quelle ne fut ma surprise lorsque l’ordonnance du service partit dans le sens contraire en faisant disparaître des heures d’école dans le premier cycle diminuant ainsi l’horaire à 12 périodes pour le premier degré, 24 pour le deuxième et 28 pour les deux derniers. Les 1H ne se trouvent plus que neuf heures en classe, comme je l’avais déjà soulevé en 2015 dans une interpellation au sujet de cette même ordonnance.

La loi est claire: l'enfant entre dans la scolarité obligatoire de manière progressive. Durant toute la première année, il suit l'école à mi-temps. Durant les trois années suivantes de ce premier cycle, l'enfant suit la classe à plein temps. Or, si on accepte que le plein temps du premier cycle est de 28 périodes, ce qui me semble un bon équilibre entre l’épanouissement humain et scolaire des enfants, on peut facilement en déduire le mi-temps: 14 périodes.

Alors bien qu’au parlement des élus de tous bords s’inquiétaient de voir diminuer la durée du temps passé en classe par les élèves, c’est exactement ce que l’ordonnance à contribuer à faire.
Il y a quelques jours, Christophe Darbellay a donc jeté un pavé dans la mare en mettant le doigt sur cette sous-scolarisation. Et je découvre avec plaisir des réactions diverses suite à cette nouvelle, dont celle qui m’interpelle plus particulièrement: il ne faut pas se débarrasser de nos enfants en les scolarisant.

Je suis pleinement d’accord avec cette idée-là mais nous entrons alors dans un autre débat. Il faut que l’entrée à l’école se fasse en équilibre entre la famille et l’institution. Si nous enlevons des heures essentielles à l’école, il faudrait idéalement dégager en parallèle du temps pour les parents: commencer à réfléchir au temps partiel dans le secteur privé, parler du congé paternité, voire parental, développer le télétravail, revaloriser certains salaires qui poussent des parents à sacrifier leur vie de famille pour pouvoir tourner financièrement, … en résumé, réorganiser le monde professionnel afin de donner aux parents la possibilité de profiter davantage des premières années de vie de leurs enfants. Il n’est à mon avis nullement nécessaire de diminuer les heures d’école afin d’ouvrir crèches et UAPE à tour de bras.

Je profite donc de cette tribune pour souffler mon idée au département: 14 périodes la première année et 28 le reste du premier cycle. Cela aura un impact moindre sur l’organisation générale et renforcera l’école dans son rôle d’apprentissage.

Florian Alter

Député d'Entremont