18 décembre 2018

Rapport de Pierre Troillet sur le service des constructions

Rapport minoritaire

Depuis plusieurs années, le service des constructions bénéficie d’une réputation douteuse faite de suspicions, de jugements de toutes sortes alimentant une crise de confiance propre à crisper les citoyens les plus avertis.

Chahuté par un contexte difficile lié aux constructions illicites de Verbier, le service est sujet à différentes pressions tant de la part des bureaux d’architecture que de certains conseillers communaux. Le lobby de la construction, pointé du doigt lors de l’éclatement de l’affaire des constructions illicites à Verbier, pèse aujourd’hui de tout son poids afin de limiter au maximum l’impact des régularisations de certains dossiers. Le Conseil d’Etat, craintif de nouvelles publications dans la presse, intervient tant bien que mal. Après le rapport Nuspliger, il effectue désormais des contrôles réguliers destinés à s’assurer que Bagnes devient un bon élève, soucieux des règlements et des lois en matière de construction. Pourtant, le Conseil d’Etat a manqué sa cible car le problème n’est pas propre aux constructions mais institutionnel.

Au milieu de ce contexte houleux, le service des constructions de Bagnes a du pain sur la planche. Il est tenu d’appliquer la nouvelle législation liée à l’entrée en vigueur au 1er janvier 2018 de la nouvelle loi sur les constructions. Mission lui est également confiée d’élaborer un nouveau règlement des constructions (RCCZ). Les contrôles du canton mobilisent également les ressources du service. Enfin, le changement de loi et les aléas propres à cette modification induisent des informations parfois tronquées. En plus de ces tâches, le service doit aussi, via son chef de service, gérer et coordonner les chantiers communaux, les concours et mandats publics et s’assurer de leur bonne marche.

Depuis le début de législature, la commission ATCB a eu régulièrement vent de problèmes liés au service des constructions, que ce soit par des tierces personnes ou du fait de certains de ses membres. Dans la plupart des cas, les personnes ont émis le souhait de rester anonymes craignant des rétorsions. Il en ressort que des problèmes relationnels existeraient aujourd’hui entre les bureaux d’architecture et le service des constructions. Il apparaît également que certains citoyens auraient été mal reçus par le service. D’autre part, certains membres du personnel communal seraient victimes de mobbing. Enfin, la minorité de la commission a constaté que la gestion de chantiers importants posait régulièrement problème.

En effet, dans de nombreux cas, des crédits complémentaires ou des investissements conséquents ont été consentis alors qu’une meilleure gestion eut été possible : café des Amis, bureaux provisoires de l’office du tourisme au Châble, parking des Marais Verts, cabinet médical des Arcades à Verbier, place de jeux d'Orny, 3ème étage du bâtiment ALTIS à Curala.

Cet état de fait inquiète la minorité de la commission quant aux investissements actuels et futurs : Curala, le centre sportif, l’école de Villette, la transformation de la maison de commune et bien d’autres.

Aujourd’hui, la minorité de la commission ATCB considère qu’une meilleure lecture doit être faite du fonctionnement du service afin de pouvoir conduire des discussions sur des éléments vérifiables et ne portant pas à interprétation de part et d’autre. À ce titre, elle relève la bonne volonté de la commission politique qui s’est toujours montrée ouverte à répondre à nos questions, malgré parfois une certaine réserve.

L’acceptation de l’exécutif d’entrer en matière sur la motion demandant l’établissement de normes ISO, l’introduction des OT au service des constructions et la tenue régulière de statistiques sur les dossiers semblent aujourd’hui démontrer une certaine prise de conscience de l’exécutif et la volonté d’agir au niveau du monitoring du service. La minorité de la commission salue ce changement de cap tout en relevant que des mesures complémentaires doivent y être apportées. En effet, les pressions exercées aujourd’hui par le lobby de la construction ainsi que les conditions de travail du personnel communal sont préoccupantes. À ce titre, la minorité de la commission suggère d’externaliser les régularisations, soit l’analyse, demandée par le Conseil d’Etat, des 600 décisions rendues depuis avril 2012. Ainsi, le service mettrait fin à la spirale de suspicions qui l’empoisonne et qui, de l’avis même du Conseil d’Etat, rend discutables certaines régularisations, comme l’évoque le Nouvellsite. Loin d’être parasité par les dossiers litigieux, le service des constructions pourrait se concentrer sur sa principale mission, à savoir les autorisations de construire. Loin d’être constamment soumis à des pressions il se conformerait ainsi aux délais légaux : critique qui lui est régulièrement attribué. De même, la minorité de la commission souhaite que l’exécutif se saisisse sans délai des questions propres au bien-être du personnel communal. Pour ce faire, elle l’encourage à mettre sur pied des actions de prévention et à définir des procédures claires afin de dénoncer tous abus susceptibles de mettre en danger l’intégrité physique ou psychique des collaborateurs.

Vu du Conseil général, la minorité de la commission observe toutefois que les dysfonctionnements évoqués ne sont pas liés spécifiquement aux constructions mais relèvent plus largement du non- respect du cadre institutionnel. Ainsi, il est possible de constater que de la bouche même du président les marchés publics ont été bafoués dans le cadre du parking des Marais Verts, que le dossier Curala géré par le dicastère de l’aménagement du territoire n’a fait l’objet d’aucune présentation détaillée alors que le législatif doit se prononcer ce soir sur un investissement de 500'000 francs, que le poste d’ingénieur communal porté au budget a déjà été mis au concours le 26 septembre dernier si on en croit le site communal. Enfin, les révélations propres au paiement des factures liées à l’installation d’un IRM au sein du Cabinet des arcades lors du dernier plenum interpellent à l’heure de voter les budgets. Alors que des décisions sont aujourd’hui prises par quelques-uns sans passer par le Conseil Communal, le législatif peut-t-il légitimement ce soir se prononcer sur les budgets ? La minorité de la commission en doute...

Partant de ce fait, la minorité de la commission en conclut que le problème dépasse de loin l’unique service des constructions mais qu’il concerne l’ensemble de l’institution bagnarde. La minorité n’entre plus en matière sur une éventuelle coupe budgétaire qui ne ciblerait que le domaine de la construction et qui laisse à penser que le législatif bagnard souhaite appliquer deux poids deux mesures dans le traitement des dysfonctionnements de l’administration bagnarde. Elle demande également qu’une présentation du contrôle interne soit réalisée lors du prochain plenum.

Pierre Troillet

17 décembre 2018

Revue de presse d'Entremont cette semaine.

Nouvelliste du 12 décembre 2018:

"Le Nouvelliste" débute ici une série sur la sociologie des élus qui nous conduira à l'assemblée conduira à l'assemblée constitutive du 17 décembre.

Avec une horrible faute de français puisque le verbe débuter est un verbe intransitif.
On y apprend néanmoins que:

«Les jeunes tournent le dos aux partis traditionnels valaisans», assène même le constituant Damien Vogel, carrossier de 24 ans et membre du comité de l’UDC d’Entremont.

Bilan du 12 décembre 2018:

Les deux stations Crans-Montana et Verbier connaissent des trajectoires opposées en raison de leur fréquentation, de leur positionnement et de la structure de leur clientèle. 

Le jugement est sévère et la situation finement analysée.

«Dans un marché du ski en baisse dans toutes les Alpes, Verbier parvient à résister alors que Crans-Montana suit la pente descendante», observe le consultant Laurent Vanat.

Bilan du 12 décembre 2018:

Dans les coulisses du Verbier Festival.

Le livre retrace également tous les concerts et épisodes clés de ces vingt-cinq dernières années avec une liste de stars qui fait tourner la tête: Vadim Repin, Sir Simon Rattle, Isaac Stern, Mstislav Rostropovich, Yuja Wang, Lang Lang, András Schiff, Mikhaïl Pletnev, Martha Argerich ou encore Barbara Hendricks.

Heu.... on ne va quand même pas oublier James Levine et Charles Dutoit ou quoi? Et la magnifique prestation de Michel Tabachnik en 1994. Dommage que la mémoire soit sélective et qu'on ne nous dise pas non plus quel a été l'intérêt de l'UBS d'y être présent pendant tant d'années.

L'Essentiel, votre magazine paroissial, Martigny, Bovernier, Charrat, Mensuel, décembre 2018:

Rencontre avec Marcel Gay, président de Bovernier et rédacteur en chef de la Gazette.

Savez-vous que Bovernier est à la frontière des districts de Martigny et d'Entremont et que sa position géographique lui permet de créer des liens privilégiés d'un côté comme de l'autre...

Nouvelliste du 14 décembre 2018:

Le Conseil général tape du poing sur la table.
Bagnes
Lors du plénum sur le budget 2019, plusieurs points ont fait l’objet de votes séparés. Des postes du budget concernant le Service des constructions ont été refusés.

La manoeuvre est assez simple à comprendre comme nous l'avons évoqué ici.
Voici le compte rendu qu'en fait le Nouvelliste.

Le Service des constructions montré du doigt 
L’ambiance s’est échauffée au moment où la Commission aménagement, territoire, construction et bâtiments (ACTB) a demandé un vote séparé sur les postes «autorisations de construire» du budget 2019. Dans un long discours, Dominique Tellen, président de la commission ACTB, a fait part des inquiétudes des élus et des citoyens concernant le fonctionnement du Service des constructions. «Difficulté d’obtenir une autorisation de construire, délais non respectés, absence de communication, documents égarés… Tout cela reflète un manque d’efficience organisationnelle», dit-il en soulignant que ces prises de position ne sont «nullement en lien direct avec les affaires des dossiers de Verbier».

Des critiques qui ont étonné Antoine Cretton, conseiller communal chargé des constructions. «Nous avons amélioré les délais de remise des autorisations de construire, mais ils ne peuvent être plus compressibles que tant, en raison des procédures de recours, révisions de projet, etc.» Il a également souligné que le service doit régulariser «une foule d’anciens dossiers de constructions illégales» et doit se plier aux 18 points édictés par l’Etat du Valais. Malgré cette réponse, pour le président de la commission, le vote et le refus de ces points représentaient la seule voie pour se faire entendre. «Cela fait dix-huit mois que nous attirons l’attention sur ce service et rien ne change! Le vote est un bras de levier pour entreprendre des réformes salutaires, pour communiquer de manière franche et commencer à travailler main dans la main.» 

On pourra lire sur notre blog la position d'Antoine Cretton sur ce sujet, ainsi que le point de vue de Pierre Troillet.

Gazette de Martigny du 14 décembre 2018:

Le Championnat valaisan de solistes juniors et de quatuors s’est déroulé à Sion et a vibré aux sons de plus de 330 instrumentistes. C’est l’Entremont qui a envoyé les plus fortes délégations. La qualité de la formation et l’engouement des jeunes se traduit aussi par l’importance des cohortes que les sociétés de musique délèguent au concours: l’Edelweiss d’Orsières et l’Union instrumentale de Liddes (14). Suivent deux trios : les délégations de l’Ancienne Cécilia de Chermignon, de l’Echo des Glaciers de Vex et de la Concordia de Bagnes (12) ainsi que celles de l’Echo de la Dent-Blanche des Haudères, de l’Echo d’Orny d’Orsières et de l’Helvétia d’Isérables (11).

Le Peuple.Vs du 14 décembre 2018:

Baptiste Fellay parle de la discrimination et particulièrement du sexisme: une source d'injustice et de souffrance.

Nouvelliste du 15 décembre 2018:

C’est parti pour le ski 
Les pistes de ski ouvrent ce week-end au Pays du Saint-Bernard.

Nouvelliste du 15 décembre 2018:

La population a augmenté de 20% en une année.
Bourg-Saint-Pierre 
Après les baisses fiscales et autres mesures incitatives instaurées, la commune a attiré 38 nouveaux habitants. L’opération est un succès.

L'article précise aussi:

Ces nouveaux Bordillons proviennent de l’Entremont (12 personnes), du Valais et d’autres cantons romands.

24h du 15 décembre 2018:

Sébastien Épiney Directeur de la Destination Gstaad vente les vertus de sa station:

L’Office du tourisme refuse d’ailleurs de jouer la carte VIP pour vendre la destination. Un exemple? «J’ai appris que Tiger Woods avait séjourné dans un hôtel de la station cet été. À Verbier ou à Crans-Montana, tout le monde l’aurait su immédiatement. Ici, il existe un culte de la discrétion et c’est passé inaperçu. Et c’est précisément ce qui fait l’attrait de Gstaad.»

La députation d'Entremont fait sa rentrée des classes



Et voici les six élus d'Entremont un peu avant leur assermentation comme membres de la Constituante. A noter que les élus sont placés dans la salle du Grand Conseil par districts, puis par ordre alphabétique au sein de ces districts.

On reconnaît à l'arrière (et de gauche à droite, enfin...) Damian Vogel, Kamy May, Jean-François Lovey et à l'avant (Mathieu Sarrasin, Natacha Maret, Pierre Darbellay).

A noter que Jean Zermatten, meilleur élu de l'arrondissement de Sion, a été élu à la présidence de l'assemblée constituante.

Nous souhaitons plein succès aux élus d'Entremont et plus largement aux 124 autres constituants dans la noble mission qui est la leur.

16 décembre 2018

Intervention d’Antoine Cretton au Conseil général de Bagnes, le 12 décembre 2018

Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil général, Monsieur le Président, Chers collègues,

La commission des constructions, à savoir Jean-Baptiste Vaudan, Anne-Michèle Lack et moi, a été un peu surprise d’apprendre que la commission ATCB d’abord, puis l’ensemble des commissions du Conseil général avaient décidé de demander un vote séparé dans le but de contester la rubrique budgétaire qui concerne le service des constructions.

Nous avons été d’autant plus surpris que cette question n’avait pas été abordée du tout lors de la séance commune que nous avions eue avec elle le 27 novembre dernier. Nous ne l’avons appris qu’à la réception d’un PV interne de l’ ATCB et nous en avons reçu confirmation avec l’envoi de l’ordre du jour hier, vers 17h30 et du rapport de la commission ATCB hier aussi, à 19h19 très exactement. 

Dès que nous avons eu connaissance de cette démarche, nous avons donc sollicité un entretien avec la présidente, le bureau et les présidents de commissions du Conseil général pour tenter de comprendre les raisons de cette fronde soudaine. Sans succès. Puisque ces autorités ont refusé de nous rencontrer, 

Il nous a été répondu que réclamer un vote séparé pour cette rubrique du budget permettait au Conseil général de faire passer un « message », (je cite le texte du mail) à savoir nous « aider à faire en sorte que les choses évoluent dans une meilleure direction ». Laquelle ? On aurait bien aimé le savoir.

On peut dire qu’en matière de «communication », le Conseil communal n’a hélas pas grand chose à envier au Conseil général. Mais bref.

J’imagine bien que le choix de cette rubrique n’est pas dû au seul hasard. Vous comprendrez quand même que je sois étonné que cette partie du budget soit contestée aujourd’hui. alors qu’elle ne l’a jamais été au moment où ce secteur faisait la une de la presse en raison de certaines pratiques communales pour le moins discutables.

Au plan purement formel, je constate d’abord que le rapport déposé par l’ATCB ne s’oppose pas aux mêmes rubriques budgétaires que l’ordre du jour envoyé par Mme la Présidente du Conseil général. Le premier couvre davantage de rubriques que ce qui est prévu à l’ordre du jour. qui lui se limite à la rubrique concernant les salaires des collaborateurs du service des constructions. J’ignore donc sur quoi vous serez appelés à voter.

Au plan légal, je constate que les rubriques contestées constituent des dépenses liées, à savoir des dépenses sur lesquelles le Conseil général n’a aucune prise puisqu’elles sont uniquement de la compétence du Conseil communal. Cela paraît d’ailleurs logique : le Conseil communal engage des gens et s’engage à les rétribuer pour leur travail. Quelle que soit la décision du Conseil général, il doit pouvoir continuer à remplir ses obligations.

Le refus de la rubrique budgétaire concernant le service des constructions n’aura donc aucune conséquence concrète sur le service : son effet sera nul.

En revanche, il ne sera pas sans conséquences sur l’opinion publique. Comment cette proposition risque-t-elle d’être interprétée ?

Ce n’est pas quand les affaires litigieuses sont dévoilées que le législatif se rebiffe, non. C’est au moment où l’on tente de réparer les dégâts. Comment pensez-vous que la population, que le Gouvernement valaisan, qui scrute nos moindres faits et gestes, que les médias qui épient nos moindres décisions comprendront ce message

 On pourra sans doute invoquer les problèmes d’organisation du service des constructions, mais tout le monde comprendra que si le législatif se satisfaisait de la situation au moment des pratiques illégales, il refuse en revanche que cette situation change. Que l’on se comprenne bien : je mets bien ici le doigt sur le danger réel que nous courons tous, et non sur la volonté du Conseil général que je ne soupçonne pas d’avoir de telles intentions.

En fait, la commune de Bagnes se placera une fois de plus sous les feux de la rampe pour avoir réussi l’exploit de vouloir couper les vivres au service qui a la mission d’analyser les dossiers de construction et de veiller à ce qu’ils respectent le droit. Belle image pour la commune ! Au-delà du fait que la mesure choisie est inopérante et qu’elle n’a rien à voir avec les maux que la commission ATCB veut combattre, le moyen le plus simple de faire passer un message est de nous le communiquer. Nous sommes d’ailleurs ici pour l’entendre.

Le Conseil général, mais tout particulièrement la commission ATCB, ont utilisé ce moyen pour faire passer un message, révélé dans le rapport déposé hier soir. Et là en revanche, il n’y a pas de grande surprise puisque nous entendons ces plaintes depuis des mois.

Je me bornerai à prendre un exemple pour ne pas abuser de votre temps. Les professionnels de la construction se plaignent de manière récurrente des délais jugés trop longs pour obtenir les autorisations de construire. La commission et le service ont pris cette critique au sérieux et ont fait de gros efforts pour y remédier. Chaque dossier est documenté et la commission sait exactement quel parcours a été suivi dans la procédure et à quel moment chaque étape a été franchie.

Nous avons abouti ainsi à une amélioration sensible, à tel point que la durée totale du parcours a atteint une limite qui est difficilement compressible en raison de contingences qui nous échappent, comme les examens par des services parallèles, par les services de l’Etat, par les mises à l’enquête ou par les recours ou les procédures judiciaires. Et malgré cela, la critique concernant la longueur des délais nous revient à chaque séance avec la commission ATCB ou avec les architectes.

Les résultats eux-mêmes sont donc très différemment appréciés selon qu’on se trouve du côté des professionnels ou du côté de l’administration. Je pourrais citer d’autres exemples qui vont dans le même sens.

Nous n’avons jamais refusé de répondre aux nombreuses questions de la commission ATCB, par oral et par écrit, comme elle le souhaitait. Nous avons rencontré à plusieurs occasions des professionnels de la construction, nous avons entendu leurs remarques, leurs plaintes, leurs souhaits, concernant le service ou leurs dossiers particuliers et nous en avons tenu compte dans toute la mesure compatible avec la loi. Nous sommes évidemment prêts à poursuivre dans ce sens.

En fait, les professionnels de la construction, largement représentés dans la commission ATCB, ont une vision de leur domaine très souvent différente de celle que partage la commission des constructions du Conseil communal. Leurs objectifs sont rarement semblables et cela peut tout-à-fait se comprendre. La commission ATCB voit l’administration comme un service aux usagers de la construction, ce qui n’est pas faux en soi mais qui ne peut être assuré que dans le cadre légal. La commission des constructions en revanche s’est donné la mission de réparer les erreurs passées et d’agir désormais en toute légalité, pour redorer le crédit et l’image de la commune.

Si le malaise tend à croître aussi bien d’un côté que de l’autre, c’est davantage dû à cette incompréhension mutuelle qu’à des problèmes d’organisation du service des constructions. Et là, de toute évidence, le Conseil général, ou tout acteur neutre pouvant aider à la médiation, permettrait de favoriser une communication plus sereine, dans l’intérêt de la collectivité.

Qu’on veuille ou non l’admettre, la commission communale obtient des résultats, même si ce ne sont pas les résultats attendus par les promoteurs immobiliers et les architectes.

Le service des constructions traite, parallèlement à ses activités courantes, une foule d’anciens dossiers qu’il convient de régulariser, que cela plaise ou non. Personne ne prétend qu’il n’y a pas encore des améliorations à apporter dans tous ces domaines.

Toutes les décisions sont prises en pleine connaissance de cause par la commission et quasiment toujours à l’unanimité de ses membres. Elles ne sont pas toujours avalisées par le Conseil qui débat, analyse puis décide, lui aussi en toute connaissance de cause. La volonté de respecter les consignes émises par le Conseil d’Etat est ici unanime et je me plais à le souligner.

Je rappelle aussi que l’Etat a édicté 18 exigences en matière de gestion des dossiers de construction que nous entendons respecter, que nous devons respecter. Certaines d’entre elles vont à l’encontre des souhaits des milieux professionnels concernés. Par exemple, l’Etat nous reproche de n’avoir pas imposé la mise à l’enquête pour tel ou tel dossier alors que les architectes contestent fortement nos décisions dans ce sens.

Le rapport des experts qui ont rédigé ce catalogue d’exigences s’est fondé sur l’examen d’une cinquantaine de dossiers. Ils concernaient quand même 19 bureaux d’architecture de la commune, ce qui veut dire que les situations illicites n’étaient ni marginales, ni fictives et en tout cas pas des cas isolés, même si elles n’avaient pas toutes le même degré de gravité. Tout cela explique, au moins partiellement, les critiques que doit encaisser quotidiennement le service des constructions, en plus des pressions dont il est l’objet. Car ces collaborateurs doivent souvent dire non, ce qui n’est jamais agréable à entendre.

Si certains milieux de la construction sont mécontents et nous le font savoir de toutes sortes de manière, y compris à travers le législatif communal, c’est très souvent en raison de la rigueur des lois et des contraintes auxquelles il leur est pénible de se soumettre. On peut le comprendre. Eux-mêmes se trouvent souvent entre le marteau d’une clientèle exigeante et l’enclume de l’administration. On peut les entendre. On peut partager leurs soucis quant à la rudesse des temps et aux difficultés qu’ils rencontrent. Personne ne songe d’ailleurs à leur en faire grief. On ne peut pas en revanche leur donner satisfaction au mépris du droit.

La question que vous devez vous poser ce soir est donc la suivante : refuser le budget des constructions, est-ce bien ce que vous souhaitez compte-tenu des conséquences possibles de cette décision, en terme d’image ? Il vous appartient d’en décider, en votre âme et conscience,

Je souhaite pour ma part, pouvoir continuer à travailler dans l’esprit positif qui a prévalu au sein de la commission jusqu’ici, au cours des mois à venir.

Antoine Cretton
12 décembre 2018

A Bagnes, le lobby des constructions continue à faire la loi

Le 12 décembre dernier, le Conseil général de Bagnes s’est réuni pour adopter le budget 2019 de la Commune. Le Législatif bagnard n’en finit pas de régler ses comptes avec le passé. Le lobby de la construction, par Dominique Tellen, président de la commission ATCB du CG, a lancé une offensive sans précédent contre le budget du service des constructions, coupable à ses yeux de tous les maux. Les bureaux de construction de la vallée, qui ont fait la loi durant des décennies dans la région, supportent très mal qu’on leur oppose désormais un cadre légal à respecter.

EA livre ici deux interventions : celle d’Antoine Cretton, responsable du dicastère des constructions qui défend son budget et celle de Pierre Troillet, Conseiller général EA qui demande le refus de l’ensemble du budget 2019.

Au terme des débats, les membres d’EA ont refusé de s’attaquer au seul budget des constructions. Ils ont en revanche opté pour un rejet de l’ensemble du budget communal. Les majorités PDC et PLR l’ont évidemment emporté.

Le comité d'Entremont Autrement

Tout neuf

A visiter, le site entièrement repensé de la commune d'Orsières.

Avec encore quelques défauts de jeunesse, mais une seule faute!


On y trouvera quelques renseignements utiles comme les tarifs pour les Repas à la salle de Reppaz.

On verra aussi avec intérêt que l'école de Praz-de-Fort et la Crypte du cimetière partagent le même numéro de téléphone.

D'autres pages devront bientôt apparaître comme par exemple à côté de la députation d'Entremont, la liste des élus à la Constituante.

Enfin toute personne intéressée par la vie de la commune apprendra qu'Orsières répond à une certaine logique et à un bon sens éprouvé. L'école est à la rue des Ecoles, la Maison communale est à la rue de la Commune, la Paroisse d'Orsières est à la place de l'Eglise. Et on se réjouit de voir bientôt publiée la carte on line pour vérifier que la gare est à la route de la Gare, que la poste est au chemin de la Poste, que le stade est à la route du Stade, que l'usine est à la route de l'Usine, que le clocher est à la place du Clocher et que la laiterie n'est pas vraiment à la ruelle de la Laiterie, mais presque.

/dr








Gabioud vs Gabioud

Casimir Gabioud 
Habitué des performances ludiques et passé maître en la matière, Casimir Gabioud expose à la salle St-Joseph de Martigny Croix une crèche de 7 mètres sur 3 en Playmobile.




Pierre-Yves Gabioud
Observant inlassablement la nature à la recherche de finesse, d’harmonie et de silence, Pierre-Yves Gabioud vous invite à entrer dans son monde fait de subtiles suggestions.
Galerie Grande Fontaine à Sion jusqu’au 22 décembre.


15 décembre 2018

Baptiste Fellay écrit dans le Peuple.vs

Le peuple.vs l'organe renouvelé du PS-Vr est un excellent magazine auquel on peut s'abonner et dont on peut retrouver on line les anciens numéros. Voilà pourquoi dans notre recension des articles parlant d'Entremont Autrement, ou rédigés par nos membres, nous ne vous les offrons pas in extenso mais nous vous recommandons de vous reporter à l'original, EN VOUS ABONNANT.

Dans le numéro 125 du vendredi 14 décembre 2018, Baptiste Fellay, notre nouveau député suppléant, s'interroge sur le prolongement de la loi antiraciste englobant désormais l'homophobie et postule un élargissement vers la condamnation du sexisme. 


14 décembre 2018

Les vertus de l'Entremont célébrées à Lausanne



Il y a plusieurs sortes de sac à caca que les communes mettent à disposition des promeneurs de chiens pour les inciter à maintenir propre l'espace public.

La ville de Lausanne a décidé d'offrir des sacs ornés d'une magnifique représentation d'un chien du St-Bernard. Un chien qui est symbole d'engagement social pour la sécurité et la santé de tous.

Les responsables de la destination Pays du St-Bernard ne manqueront pas de féliciter la municipalité vaudoise d'être ainsi associés à une vie plus saine et à un engagement citoyen solidaire, des vertus qui ont cours dans notre région.


Prenez part à la récolte de signatures

Il y a un peu plus de 24 heures, nous avons lancé officiellement l’initiative correctrice et déjà 20'000 personnes l’ont signée online. C’est incroyable !

Le 15 décembre aura lieu un grand jour de récolte nationale. Nous récolterons des signatures en 100 lieux dans toute la Suisse. 100'000 signatures, cela peut paraître beaucoup. Mais vous êtes près de 50'000 personnes à vous être annoncées pour récolter chacun-e quatre signatures. Si la moitié seulement d’entre vous nous renvoie les signatures promises, le compte sera déjà bon ! Imprimez, vous aussi, votre feuille de signatures et faites-la circuler parmi vos proches, ami-e-s et collègues ! 

Télécharger la feuille de signature

Merci beaucoup pour votre engagement, l’Initiative correctrice ne serait pas possible sans vous !

La Coalition contre les exportations d’armes dans les pays en guerre civile.


P.S: N’oubliez pas de nous renvoyer votre feuille de signatures à l’adresse suivante :
Allianz gegen Waffenexporte in Bürgerkriegsländer, Postfach, 8031 Zürich.
Coalition contre les exportations d'armes dans les pays en guerre civile 3012 Bern
IBAN: CH03 0900 0000 1509 5585 7