18 juin 2018

Demain le PMU va lâcher les chevaux.

Extraits:


Le président démocrate-chrétien Eloi Rossier répond aux questions du «Nouvelliste». Il a tenu à être assisté d’Antoine Cretton, conseiller communal chargé des autorisations de construire.:

(...)

Vous semblez fâchés contre certains architectes… 

Antoine Cretton: Tous ne posent pas de problème, mais pour la seule journée d’hier, nous avons encore dû prononcer trois ordres d’arrêt des travaux. Certains n’ont pas encore tout à fait compris que les lois doivent être appliquées.



N’est-ce pas compréhensible après des années de laxisme?

Antoine Cretton: Les mentalités évoluent certainement un peu trop lentement à notre goût.

Eloi Rossier: Il faut comprendre que Verbier s’est développée de façon heureuse, et au bénéfice de beaucoup de gens de la vallée et de beaucoup d’entreprises du Bas-Valais. Jusqu’à l’arrêt du Tribunal fédéral de 2012, la commune était persuadée d’être dans la légalité. Par la suite, elle a poursuivi cette pratique malgré tout. Quand le Conseil communal y a mis fin, il a fait son mea culpa. C’est vrai qu’aujourd’hui les mentalités doivent changer. 

Conséquence: vous devrez étudier la possibilité de révoquer toutes les autorisations de construire délivrées depuis 2012!

Eloi Rossier: Si le Conseil d’Etat exige que nous analysions ces dossiers, nous le ferons. Nous allons demander à le rencontrer à ce sujet. Le rapport lui-même dit que les conditions d’une révocation sont très rarement réunies et que ça ne changera pas grand-chose. Evitons de trop charger le bateau et concentrons-nous sur l’essentiel! 

Antoine Cretton: Effectivement, analyser tous ces dossiers représente un travail de titan. Si cette exigence est maintenue, elle n’amènera pas grand-chose de concret. Il faut se demander s’il vaut la peine d’engager de pareils moyens pour un résultat dont on sait déjà qu’il sera décevant.

Autrement dit, vous doutez de la pertinence de cette mesure!

Eloi Rossier: Oui! Pour des raisons évoquées par le rapport lui-même! Les propriétaires pourraient-ils se retourner contre la commune et lui réclamer de l’argent? 

Antoine Cretton: Cela pourrait justement être le cas si nous révoquons une autorisation de construire délivrée par la commune alors que la construction est achevée. C’est là où le bât peut blesser.

Confisquerez-vous des gains illicites? 

Eloi Rossier: Si la commune observe des gains illicites, ceux-ci seront bien entendu confisqués. Cela dit, elle a tenté de le faire il y a quelques années et elle a perdu devant le Tribunal cantonal. 

Antoine Cretton: La confiscation des gains illicites peut paraître efficace mais elle prend énormément de temps parce qu’elle peut être contestée. Les dossiers sur lesquels nous pourrions prononcer des gains illicites sont rares et répondent à des exigences légales strictes.

(...)

17 juin 2018

Chemin dans le regard d'Olivier Bender


Le NF du 15 juin 2018

Extraits:

«Les 270 habitants votent et paient leurs impôts dans trois communes distinctes.» La majorité - 200 personnes - est rattachée à Vollèges, alors que les communes de Bovernier et de Martigny comptent respectivement une trentaine et une quarantaine de citoyens sur le mont.
La commune est ainsi à cheval entre le district d’Entremont et de Martigny. Dans le cadre des soirées d’information sur la fusion Bagnes-Vollèges, les habitants ont questionné leur appartenance à la vallée ou à la plaine. Si aucun mouvement en faveur d’un rattachement à la ville n’est clairement lancé, le débat met en lumière la situation singulière du lieu.

Les enfants scolarisés à Martigny

Pour Léonard Ribordy, le constat est clair. «La majorité des Chemignards se sentent plus proches de Martigny que de Vollèges ou Bagnes». Et pour cause, si l’entretien des infrastructures est assuré par Vollèges, la plupart des habitants travaillent et consomment en plaine. Et surtout, tous les enfants du village sont scolarisés à Martigny. «Le matin, je véhicule des habitants de Chemin qui se rendent à Martigny pour travailler ou prendre leur train. C’est de ce côté du mont que ça circule», témoigne Raphy Rouiller, Chemignard et employé à la ville de Martigny.

Lors de la soirée citoyenne, beaucoup craignaient qu’en cas de fusion avec Bagnes, ces liens avec la ville ne soient rompus. «Ça n’arrivera pas», assure Olivier Bender, conseiller communal de Vollèges et ancien habitant de Chemin. «L’ancien conseil avait déjà étudié le cas de figure et rapatrier les enfants à Vollèges, voire à Bagnes, coûte beaucoup trop cher. Il n’y a pas de raison que ça change.» 

Des propos confirmés par Anne-Laure Couchepin, présidente de Martigny.

(...)

Pour l’heure, la plupart des habitants de Chemin semblent toutefois favorables à un rapprochement avec Bagnes. «Comme la question de rejoindre Martigny ne se pose pas, je vais accepter la fusion avec Bagnes», avance Raphy Rouiller. Tout comme Christophe Pochon, habitant de Chemin, pour qui l’essentiel est de regrouper les forces. «Avec qui, c’est une question presque secondaire…
 A Chemin, je me sens vraiment entre la plaine et la montagne. Le village a son identité propre.»

Une attitude qui inspire à Olivier Bender une étonnante analogie. «Les liens entre Chemin et Martigny me font penser à Monaco et la France. Le village profite des infrastructures de la ville tout en y étant détaché…»


16 juin 2018

Il y a deux cents ans la débâcle du Giétro(z)


Lorsque William Turner qui a aussi visité l'Entremont a peint ce tableau en 1815, Didon construisant Carthage, le coucher de soleil représenté ici montre les conséquences de l'énorme éruption du Tambora dont les cendres ont fait plusieurs fois le tour du monde.

L'éruption tua 11.000 personnes. Les tsunamis et épidémies entraînèrent la mort de 60.000 personnes supplémentaires.

Les mêmes cendres firent de 1816 une année sans été, et créa une crise alimentaire mondiale sans précédent, 200 000 morts de faim au niveau mondial.

En été 1816, il neigea presque toutes les semaines sur les alpes! L'émigration des Suisses au Brésil y trouve une explication.

Plus étonnant: la débâcle de Giétro de 1818 est une conséquence directe de cette éruption, elle fit 36 morts selon Le Temps d'aujourd'hui et 44 selon Le Nouvelliste du 18 avril.

Le Temps du 16 juin 1818 raconte comment "La débâcle de Giétro a fait naître la glaciologie". page 8
Le Nouvelliste du mêne jour termine en page 9 son feuilleton sur le même sujet.


Samedi 16 juin 2018
9 h 30 AG de la Société d’histoire du Valais romand;
10 h Cycle de conférences à l’Espace Saint-Marc au Châble;
11 h Déplacement à Mauvoisin;
15 h Vernissage de l’exposition Julian Charrière sur le couronnement du barrage de Mauvoisin et allocutions officielles;
17 h 15 Vernissage à la Maison des Glaciers de Lourtier;
18 h «Mémoire d’un village dévasté» à Champsec;
20 h 30 Avant-première du film «1818» à l’Espace Saint-Marc, au Châble.
Dimanche 17 juin 2018 De 9 h 30 à 17 h
Ateliers sur le terrain organisés par la Murithienne.

Infos sur www.gietro1818.ch

/DR

15 juin 2018

Un opposant sur six était un Bender soit 10% de la population valaisanne.



Dans le grand débat qui a agité le Valais, le clan des Ayentôts avec Romaine, Roland, Marco, Jacques, Patrick et consort a été balayé par les Bender.

Bravo à Olivier, Léonard, Marie-Paule et Gabriel.


14 juin 2018

Il faut enterrer la ligne THT en Valais!

Le conseiller national socialiste Mathias Reynard dénonce «l’amateurisme de Swissgrid».

Il parle de dossier pourri, construit sans connaissance du Valais et prend pour preuve le rapport du géologue cantonal rendu public il y a une semaine, dossier qu’il qualifie de bombe. Dans sont rapport, le géologue se prononce sur la question des dangers naturels menaçant certains pylônes sur le tracé aérien approuvé par le Tribunal fédéral.


Assemblée primaire à Liddes 21 juin 2018


13 juin 2018

Pascal Mahon à Martigny

Entremont Autrement est partenaire de cette événement et vous le recommande:

Appel Citoyen vous invite jeudi soir, 14 juin, à 19.00, au Boutique Hôtel à Martigny, à la conférence-débat donnée par M. Pascal Mahon, professeur ordinaire de droit constitutionnel suisse et comparé. Le sujet portera sur les notions fondamentales de droit constitutionnel ; en d’autres mots quel est le rôle d’une constitution cantonale ? Ouvert à toutes et tous, c'est aussi une occasion de faire connaissance avec Appel Citoyen. 


/SJ

12 juin 2018

ORDRE DU JOUR MODIFIE EN CE QUI CONCERNE DRANSGRID+

DRANSGRID+ est à l'ordre du jour des assemblées primaires des trois communes de Bourg-St-Pierre, Liddes et Orsières mais dans une forme désormais modifiée apprend-t-on ce matin.


Les citoyennes et les citoyens d'Orsières sont convoqués en Assemblée primaire ordinaire le

Mercredi 13 juin 2018 à 19h30à la Salle polyvalente de La Proz (voir point 8.2)

Les citoyennes et les citoyens de Liddes sont convoqués en Assemblée primaire ordinaire le

Jeudi 21 juin 2018 à 20h00 à la Salle polyvalente (voir point 3.2)

Les citoyennes et les citoyens de Liddes sont convoqués en Assemblée primaire ordinaire le

Jeudi 28 juin à Bourg-St-Pierre à 19h00 à la Maison Commune (voir point 2)


Les Conseils municipaux de Bourg-Saint-Pierre, Liddes et Orsières ont modifié l’ordre du jour de leurs assemblées primaires en supprimant toute décision liée au regroupement des services électriques dans la société DransGrid. Ce mercredi 13 juin à Orsières, le jeudi 21 juin à Liddes et le jeudi 28 juin à Bourg-Saint-Pierre, seule une présentation détaillée du projet sera faite. Les citoyens auront le temps de s’informer et de se forger une opinion sur ce projet stratégique. 
/source NF-or


Le

11 juin 2018

Le sapin au vol léger? Ou les étoiles? Qu'est-ce qui est important?





Un jour, la commune de Vollèges fusionnera avec une autre commune.

Alors se posera la question de l’identité à travers le nom de la nouvelle entité. Et plus particulièrement à travers les armoiries de la nouvelle commune.

Fusionner deux armoiries n’est pas facile. En principe on ne mélange pas un dessin avec l'autre, on les juxtapose. Comme à Genève qui a deux drapeaux en un, ou celui des Grisons qui est un triple drapeau, le drapeau des trois ligues.



Si on veut réinventer en mélangeant les éléments, alors c'est encore plus compliqué, il y a une grammaire du dessin, comme il y a une grammaire de l'écriture.

C'est comme si vous vouliez mélanger deux hymnes nationaux, pas facile. S'il faut respecter les règles musicales et celles de la poésie.

L'héraldique a plutôt tendance à simplifier qu'à compliquer:



On n'imagine pas l'ours d'Orsières tenir à bout de bras comme à Sembrancher le sapin de Vollèges dans un baquet bagnard fermé à double avec les clés de Bourg-St-Pierre, il se mettrait où le St-Georges de Liddes? Et son cheval? Et son dragon? Dans le sapin?

Est-ce que le drapeau valaisan est une bande dessinée avec les détails de chaque district?

Non!

Et pourtant, il est tout à fait légitime qu’une commune qui se fond dans une autre laisse une trace jusque sur son blason.

Que devrait prendre dans ses bagages une commune comme Vollèges en cas de fusion avec une autre commune?

Assurément le moins possible, à condition que ce minimum soit le plus significatif possible.

Que voit-on sur les armoiries de Vollèges?

Deux montagnes, deux étoiles, un ciel bleu, un sapin déraciné qui vole léger au-dessus d’un pré vert, mais qui n’est parfois qu’une bande de couleur bleue comme le ciel, ce qui lui donne l’air de voler encore mieux.

Et qu’est-ce que nous raconte ce tableau très compliqué?

Les montagnes qui sont un lieu commun de tant de blasons dessinerait le col du Lein dans le ciel. Et le col du Tronc, il est où? Pas très important semble-t-il. L'héraldique préfère les symboles à la réalité.

Un sapin déraciné dont le nom est un jeu de mot sur Vollèges, un sapin VAOLU est un sapin coupé dont on se sert pour fermer un pâturage, explique l'armorial valaisan. C’est un calembour sur Vollèges que j’ai toujours décrypté comme le sapin qui vole léger. Au milieu de l'entre mont. A Bagnes, on a représenté les bagnards comme des baigneurs.

Dans le ciel bleu deux éléments incongrus me frappent qui sont décalés par rapport au pittoresque de la scène, les deux étoiles.

Deux étoiles en plein jour? Des vrais étoiles?



Non, des étoiles symboliques qui, à la manière des 13 étoiles du drapeau valaisan, ou des 50 du drapeau américain racontent que la commune est l’union de deux villages principaux: Vollèges et Levron. Ces deux étoiles sont donc les représentations de la vertu de paix et d’harmonie qui règne sur la commune: car Vollèges est déjà une fusion bien avant de fusionner et ces deux étoiles le disent bien. Tout le reste est une carte postale anecdotique.

Elles disent, ces deux étoiles, que notre caractéristique à nous, c’est de savoir tenir ensemble ce qui est multiple.




Assurément, s’il ne fallait garder de Vollèges qu’un détail pour le transplanter dans un autre décor, ces deux étoiles seraient parfaites. Nax et Vernamiège avant de fusionner avec Mase portait chacune les deux mêmes étoiles dans leurs armoiries pour dire leur destin commun.



Ces étoiles diraient: « comme nous avons été capables chez nous d’être double et en paix, cette expérience nous vous l’amenons et nous saurons faire que règnent la paix et l'harmonie dans cette nouvelle grande commune.»

Nous, de Vollèges, nous serons les garants de l’harmonie et de la paix.



Deux étoiles qui pourraient s’importer facilement dans le ciel de n’importe quel blason de n’importe laquelle des 6 communes voisines. Ici par exemple Sembrancher.


Daniel Rausis

N.B. J'ai un peu simplifié le propos, que les héraldistes scientifiques me pardonnent. Je sais aussi que dans le cadre d'un rapprochement avec Bagnes, des essais graphiques ont déjà été présentés.