19 novembre 2017

VIA Mulieris

Martigny, salle de l'hôtel de Ville, mercredi 22 novembre 2017 à 19 h

Assemblée générale VIA Muileris
Suivie de la projection d'un film "extraits"
de la conférence de Cilette Cretton
et d'une table-ronde:
Ecole et égalité: une utopie?

18 novembre 2017

Mot d'introduction de Sophie Juon

Le discours ci-dessous a été prononcé par notre présidente Sophie Juon en introduction de l'assemblée générale annuelle ordinaire d'Entremont Autrement le samedi 18 novembre à Sembrancher.

Mesdames, Messieurs, bonsoir,

J’ai compté, c’est la 5ème fois que je suis devant vous pour « le mot de la présidente ».

Et oui, le temps passe vite.

C’est maintenant que je dois être originale, mais avec les années cela devient difficile…

En 2013, jeune présidente, j’ai insisté sur le mot « osez »: osez le changement, osez autrement, bref osez Entremont Autrement

En 2014, j’ai parlé des « affaires » qui secouaient le Valais, et de la nécessité d’en finir avec le copinage

En 2016, j’ai souligné la belle énergie mise par notre mouvement pour la préparation des élections communales.

Nous voilà donc en 2017: je ne suis plus la toute jeune présidente d’Entremont Autrement, et au fur et à mesure des élections, les succès de notre mouvement n’étonnent plus personne…

Alors que faire? Que dire? Parler de nos valeurs? Vous les connaissez et elles ne changent pas au gré des modes, nous ne sommes pas des girouettes. Parler de nos ambitions dans le monde politique valaisan? Nous avons démontré que nous n’en manquions pas et nous continuerons à en avoir! Parler du futur et de la jeunesse? Oui, là, je pourrais développer un…

Depuis quelques mois, j’entends dire qu’organiser les Jeux Olympiques en Suisse et en Valais, c’est parier sur le futur, c’est donner une chance à la jeunesse, c’est créer un engouement national… Le comité de candidature s’est mis en marche pour convaincre la population que les Jeux étaient un bien; il a envahi les médias pour expliquer son projet, il a convaincu notre gouvernement de s’aligner derrière lui comme un seul homme. Il parcourt des kilomètres pour influencer, endoctriner, promouvoir…

Moi, je vois un autre projet en Valais qui peut incarner les valeurs de l’olympisme c’est-à-dire l’excellence, l’amitié et le respect. Vous voyez où je veux en venir, n’est-ce pas?

En 2018, le Valais votera sur le principe d’une Constituante, soit la rédaction de la nouvelle constitution par une assemblée spécialement élue pour cette tâche. Voilà un projet qui devrait toucher toutes les générations, jeunes et moins jeunes; qui devrait exalter les valeurs de vivre ensemble (suisses et étrangers, riches et démunis), qui devrait nous rassembler autour d’une stratégie pour une gestion durable de notre territoire. Voilà un projet où l’important ne sera pas de gagner mais de participer. Voilà le projet olympique que je soutiendrai et qu’Entremont Autrement soutiendra de toutes ses forces. Voilà où il faut investir du temps, des ressources et de l’argent. Voilà ce qui doit nous occuper ces prochains mois, parce que la nouvelle constitution en vaut la peine.

Merci pour votre attention et bonne soirée.

Jonathan Darbellay dans le peuple.vs

Le peuple.vs l'organe renouvelé du PS-Vr est un excellent magazine auquel on peut s'abonner et dont on peut retrouver on line les anciens numéros. Voilà pourquoi dans notre recension des articles parlant d'Entremont Autrement, ou rédigés par nos membres, nous ne vous les offrons pas in extenso mais nous vous recommandons de vous reporter à l'original, EN VOUS ABONNANT.

Dans le numéro 103 du vendredi 17 novembre 2017,  Jonathan Darbellay lance un appel aux électeurs: il faut soutenir les candidatures féminines et les candidats qui s'engagent pour que le lutte pour l'égalité soit une priorité. Il cite l'exemple de l'UDC qui ne compte aucune femme parmi ses 23 députés au Grand Conseil. 




Convocation




17 novembre 2017

JO: des budgets qui explosent!

S'il est une tradition olympique plus que respectée, c'est bien celle des dépassements de budgets.

Voici un petit rappel graphique réalisé par les journalistes du Monde sur les dépassements des JO d'été. Les JO d'hiver ne font pas exception.

A l'heure où le Valais se prépare à voter sur la candidature de Sion 2026, il est bon de rappeler que les budgets "raisonnables" ont une fâcheuse tendance à prendre l'ascenseur à l'approche des échéances olympiques.

Le Valais trouvera-t-il le moyen d'endiguer les inévitables hausses de budget, alors que de grandes villes habituées à accueillir de grands événements internationaux n'en ont pas été capables?

On en doute forcément un peu...

12 novembre 2017

Bande annonce





Pour ses 20 ans, Centre Gauche-PCS Valais romand a produit un petit documentaire sous forme d'archive et de témoignages. Le film a été réalisé par le cinéaste Antoine Cretton.
La première a eu lieu le samedi 11 novembre 2017 au Boutique Hôtel de Martigny à 15h30 à l'occasion du colloque anniversaire du Centre Gauche-PCS

Les étudiants devront-ils toujours payer plus?

Dernièrement, il semblerait que le monde estudiantin soit frappé par une nouvelle vague de contestation : la question de l’augmentation des taxes d’études. Après l’augmentation annoncée de 500 francs par années des taxes d’études de l’EPFL et de l’ETH, voilà que Fribourg s’y met également et annonce une hausse de 35%. Mais qu’est-ce qui peut bien faire croire que le budget de l’étudiant moyen est celui qui mérite d’être ainsi exploité?

Certains diront que de toute manière les étudiants coûtent cher. Cela est vrai et incontestable, mais ils sont également un investissement sur le long terme et plus encore une population ayant besoin de se nourrir, de s’habiller, de se loger. Dans une ville comme Fribourg, où la population estudiantine constitue le quart de celle de la ville peut-on vraiment les considérer comme une charge? N’occupent-ils pas d’appartements, n’achètent-ils pas dans les commerces, ne participent-ils pas à la vie culturelle de la ville? Il faut croire que non puisqu’une hausse de 180 francs par semestre, soit 360 francs par année, est prévue pour la rentrée universitaire 2018. Ce qui pour certains peut paraître complètement dérisoire ne l’est pas pour un petit budget de jeunes qui pour certains paient leurs études en travaillant en dehors de l’université et peinent déjà à joindre les deux bouts. Ce reportage est en même le porte-voix:



Finalement le coût de la vie générale en Suisse est l’un des plus chers au monde, augmenter d’un côté revient à serrer les finances d’un autre.

De plus le Conseil d’Etat fribourgeois ne considère pas réellement que l’étudiant coûte cher dans son raisonnement, il préfère mettre en avant ce que cette hausse financera, avec pour exemple unique dans son communiqué de presse, la création d’un master en médecine humaine. Ce que ce communiqué ne dit pas par contre est que l’Etat de Fribourg est le canton allouant l’un des plus petits budgets à une université suisse. Ce budget d’ailleurs n’a pas été augmenté selon les projets du rectorat qui a donc cherché un financement ailleurs. De plus l’université de Fribourg, bien qu’elle ait connu une augmentation d’étudiants considérable durant ces dernières années, n’a jamais connu de réelle augmentation de sa capacité en termes de personnels d’encadrement et de personnels scientifiques. Et si l’Etat n’ouvre pas le robinet de l’argent de temps en temps, il devient donc logique de chercher ce financement ailleurs et donc pourquoi pas dans les poches de l’étudiant qui finalement n’a aucun pouvoir sur cette décision. Faire rayonner le canton à travers l’université est largement recherché, le financer semble dérangeant.

Toute cette question des taxes d’inscription lève finalement une question de société que l’on ne semble pas vouloir discuter. L’éducation coûte cher certes. Mais elle est un droit fondamental, et pourtant on cherche aujourd’hui à la rentabiliser. L’éducation n’est pas un business dans lequel le profit est roi et qui doit se faire à moindre frais. Un enseignement de qualité passe par un investissement à la hauteur de cette qualité. Serait-on suffisamment schizophrène pour croire qu’on peut obtenir la qualité la meilleure au prix le plus bas? La société dans laquelle nous vivons ne sera-t-elle pas en partie constituée des étudiants actuels? Dans quel monde finalement souhaite-t-on vivre : dans celui du profit ou d’un monde humain? Si un étudiant sur cinq est concerné par des difficultés financières, pénaliser ainsi un cinquième de la population estudiantine est-il vraiment juste, est-ce vraiment le droit à l’éducation appliqué ici?

Jasmine Lovey

11 novembre 2017

Présentation initiative des 99%

Clément Borgeaud, membre des JS
Les jeunes socialistes suisses ont lancé dernièrement une initiative fédérale dite "Initiative 99%". Celle-ci demande une imposition plus équitable du capital.

Entremont Autrement a invité Clément Borgeaud, membre de la JS, à venir nous présenter cette initiative lors de notre assemblée générale annuelle du samedi 18 novembre (Trois-Dranses, Sembrancher, 18h).

Les membres d'EA présents décideront ensuite s'ils sont d'accord de soutenir ce projet ou pas.

Pour vous faire déjà une idée, voici le site internet ainsi que le texte de l'initiative:

Initiative populaire fédérale «Alléger les impôts sur les salaires, imposer équitablement le capital»

La Constitution est modifiée comme suit:
Art. 127a Imposition du revenu du capital et du revenu du travail

  1. Les parts du revenu du capital supérieures à un montant défini par la loi sont imposables à hauteur de 150%.
  2. Les recettes supplémentaires qui découlent de l’imposition à hauteur de 150% au lieu de 100% des parts du revenu du capital au sens de l’al. 1 sont affectées à une réduction de l’imposition des personnes disposant de petits ou moyens revenus du travail ou à des paiements de transfert en faveur de la prospérité sociale.
  3. La loi règle les modalités.