10 mars 2016

Travail au noir - concurrence déloyale

Rhône FM Info – lundi 7 mars 2016 à midi

Lors du point d’info cité ci-dessus, il a été question de la construction valaisanne et de la concurrence déloyale. Les deux invités suivant s’y exprimèrent.

Jeanny Morard, secrétaire régional du Syndicat Unia Valais, demandant un meilleur contrôle des travailleurs détachés et des employés concurrençant les entreprises par du travail au noir.

Serge Métrailler, député PDC et directeur de l’Association Valaisanne des Entrepreneurs (AVE), souhaitant clairement vouloir nettoyer tous les comportements délictueux en traquant tous les fraudeurs. Et que les entreprises qui ne respectent pas les conventions collectives n’aient plus le droit d’obtenir du travail de l’Etat.



Je soutiens en tout point ce qui a été dénoncé. Il est parfaitement juste de vouloir se donner les moyens de contrôler plus efficacement les conditions dans lesquelles sont engagés les travailleurs détachés étrangers. Il est parfaitement juste de vouloir se donner les moyens de contrôler plus efficacement les employés qui travaillent au noir, c’est-à-dire qui ne déclarent pas au fisc les encaissements des travaux effectués en dehors de leur temps de travail de salarié. Il est parfaitement juste de vouloir se donner les moyens afin de lutter contre les entreprises qui trichent en ne respectant pas les conventions collectives de travail. Il est juste et clair que ces trois points engendrent une concurrence déloyale injuste envers les entreprises honnêtes. De plus, et cela n’a pas été mentionné, cette concurrence déloyale prétérite également les caisses sociales ainsi que les caisses publiques.

Si je soutiens en tout point ce qui a été dénoncé par les deux invités de l’info dito, je ne peux m’empêcher de relever une fraude qui est toujours occultée par le patronat lorsqu’il est question de travail au noir ou de concurrence déloyale. Il s’agit de l’encaissement au noir de travaux effectués par des entreprises. Je n’ai jamais entendu une association patronale, le Bureau des Métiers ou Construction Valais s’insurger contre cette forme de concurrence déloyale. Ceux-ci restent muets envers la problématique de l’encaissement de travaux ou de services sans déclaration à la TVA et aux impôts. Et pourtant, tout encaissement par un patron ou un entrepreneur qui ne rentre pas dans la comptabilité de son entreprise engendre des manques de recettes fiscales sur la TVA, sur le bénéfice et l’imposition de son entreprise ainsi que sur le revenu de celui qui met cet argent dans sa poche.


Selon moi, cette fraude est un véritable fléau. Fléau qui mérite une attention particulière et une traque justifiée. J’aimerais bien entendre Construction Valais et son secrétaire se positionner sur ce point et le(s) voir s’engager également énergiquement contre cette forme de fraude.

A bon entendeur, salut !


Urbain Gaillard
Conseiller communal EA
Orsières

2 commentaires:

  1. Merci pour ce texte courageux Urbain ! A ton avis, quel est le pourcentage des entreprises qui trichent ?

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  2. Pour illustrer, je ferai une comparaison avec le dopage sur le Tour de France. A écouter les gens du milieu personne ne se dope, ou au pire, il n'y a qu'un petit pourcentage de brebis égarées. Alors que dans la réalité, entre 1968 et 2013, 38 des 45 lauréats de l'épreuve ont été contrôlés positif ou ont avoué avoir triché.

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