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12 août 2015
Soirée pour les fédérales
Entremont Autrement organise une soirée spéciale "Elections fédérales" le 28 août prochain à Orsières, au Café National.
Nous aurons le plaisir d'y accueillir de très nombreux invités de marque:
Mathias Reynard, Gaël Bourgeois, Raymond Borgeat, Michèle Steiner et Jonathan Darbellay, tous candidats au Conseil... national!
Nous aurons également trois candidats au Conseil des Etats:
Thomas Burgener, Christophe Clivaz et Robert Métrailler.
On se réjouit de vous y voir!
9 juillet 2015
Bicentenaire
La Valais fête ces jours-ci le 200e anniversaire de son adhésion à la Confédération. Ceci nous permet de réfléchir à la relation de notre canton avec le reste de la Suisse. Est-ce l’anniversaire d’un succès ? D’un mariage de raison ? D’une relation ambiguë ? Cette fête est avant tout la fête d’un diktat que notre canton a subi lors du Congrès de Vienne en 1815, confirmé avec la défaite lors du Sonderbund quelques décennies plus tard. Avec notre soif de souveraineté nous aurions préféré établir une république libre et indépendante.

Partons de l’idée que nos désirs de l’époque se soient concrétisés. Où en serait le Valais aujourd’hui ? Permettez-moi un persiflage un peu osé. On pourrait très bien imaginer qu’on serait un îlot de prospérité, un pays offshore, un paradis fiscal avec une monnaie refuge encore plus forte que le franc suisse, mais sans banque nationale. Notre créativité et notre force d’innover auraient fait de ce Valais une Silicon Valley d’excellence avec plein de start-ups qui se transforment en blockbusters économiques recherchés auprès de la bourse valaisanne. Nos vins se vendraient exclusivement et sans concurrence auprès des touristes qui cherchent la qualité de nos produits et la chaleur de notre accueil assuré par les indigènes dévoués à la cause et ouvert à d’autres cultures. Le Valais serait le modèle mondialement reconnu d’une société bilingue bien protégée, sans loups et autres dangers naturels.
Réaliste ? Irréaliste ? Si on prenait comme benchmark Monaco, le Liechtenstein ou le Vatican, on pourrait s’imaginer que ça marcherait. Néanmoins trois défis particuliers se seraient posés pour que ce beau (?) rêve ne soit pas brisé. Qui aurait payé les grands ouvrages, en particulier, les voies ferroviaires et les tunnels du Lötschberg (2 fois) et du Simplon ? Qui aurait payé l’autoroute… jusqu’à Sierre (pour le moment…)? Qui aurait assuré et financé l’éducation de la jeunesse y compris les belles Hautes écoles spécialisées qu’héberge le Valais ? Et finalement la sécurité – à qui demander de l’aide quand nous sommes sous pression ? Tournons la page. Le Valais fait aussi partie de la Confédération et nous ne pouvons pas seulement nous plaindre. Dans un pays déjà passablement isolé au centre de l’Europe nous ne pouvons pas nous isoler encore plus. L’indépendance fait rêver, l’interdépendance est la réalité, et ceci compte pour la Valais en Suisse, comme pour la Suisse en Europe. Deux recettes. Les fameux compromis helvétiques, certes créactifs, peuvent nous aider à sortir des différentes impasses que nous avons eu l’art de construire. Meilleures que les compromis seraient des visions et l’anticipation. Cherchons des solutions créatives. Exploitons efficacement nos ressources et nos talents. Donnons des perspectives pour notre jeunesse. Prenons en compte que le monde change et que nous pouvons y contribuer.
C’est dans cette direction que je vois mon engagement politique. Mieux vaut d’anticiper que de subir. Prenons ce credo comme devise pour la fête du bicentenaire.

Partons de l’idée que nos désirs de l’époque se soient concrétisés. Où en serait le Valais aujourd’hui ? Permettez-moi un persiflage un peu osé. On pourrait très bien imaginer qu’on serait un îlot de prospérité, un pays offshore, un paradis fiscal avec une monnaie refuge encore plus forte que le franc suisse, mais sans banque nationale. Notre créativité et notre force d’innover auraient fait de ce Valais une Silicon Valley d’excellence avec plein de start-ups qui se transforment en blockbusters économiques recherchés auprès de la bourse valaisanne. Nos vins se vendraient exclusivement et sans concurrence auprès des touristes qui cherchent la qualité de nos produits et la chaleur de notre accueil assuré par les indigènes dévoués à la cause et ouvert à d’autres cultures. Le Valais serait le modèle mondialement reconnu d’une société bilingue bien protégée, sans loups et autres dangers naturels.
Réaliste ? Irréaliste ? Si on prenait comme benchmark Monaco, le Liechtenstein ou le Vatican, on pourrait s’imaginer que ça marcherait. Néanmoins trois défis particuliers se seraient posés pour que ce beau (?) rêve ne soit pas brisé. Qui aurait payé les grands ouvrages, en particulier, les voies ferroviaires et les tunnels du Lötschberg (2 fois) et du Simplon ? Qui aurait payé l’autoroute… jusqu’à Sierre (pour le moment…)? Qui aurait assuré et financé l’éducation de la jeunesse y compris les belles Hautes écoles spécialisées qu’héberge le Valais ? Et finalement la sécurité – à qui demander de l’aide quand nous sommes sous pression ? Tournons la page. Le Valais fait aussi partie de la Confédération et nous ne pouvons pas seulement nous plaindre. Dans un pays déjà passablement isolé au centre de l’Europe nous ne pouvons pas nous isoler encore plus. L’indépendance fait rêver, l’interdépendance est la réalité, et ceci compte pour la Valais en Suisse, comme pour la Suisse en Europe. Deux recettes. Les fameux compromis helvétiques, certes créactifs, peuvent nous aider à sortir des différentes impasses que nous avons eu l’art de construire. Meilleures que les compromis seraient des visions et l’anticipation. Cherchons des solutions créatives. Exploitons efficacement nos ressources et nos talents. Donnons des perspectives pour notre jeunesse. Prenons en compte que le monde change et que nous pouvons y contribuer.
C’est dans cette direction que je vois mon engagement politique. Mieux vaut d’anticiper que de subir. Prenons ce credo comme devise pour la fête du bicentenaire.
Thomas Burgener
Candidat PS au Conseil des Etats
26 mai 2015
OUI à la révision de la loi sur la radio et la télévision
Mon ancien collègue du Gouvernement Jean René Fournier affiche publiquement son opposition contre la révision de la loi sur la radio et la télévision (LRTV) et le nouveau modèle de financement du service public audiovisuel. Il suit ainsi les populistes de l'UDC et de l'USAM, dont il est vice-président et se positionne contre son propre parti et sa conseillère fédérale, Doris, Leuthard, qui a lancé cette réforme.
JRF nuit ainsi au Valais et démontre que le lobbying pour l'USAM est plus important que la protection de l'économie valaisanne et des minorités. L'argument de base du sénateur que les PME paieront plus d'impôts ne tient pas la route: les entreprises assujetties à la TVA et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 francs par an – soit 75 % des sociétés – ne paieront rien. Pour les entreprises dont le chiffre d'affaires varie entre 500 000 et un million de francs (9 % des entreprises), la facture sera allégée : elles s'acquitteront de 400 francs au lieu de 610 francs aujourd'hui. Par conséquent, 84 % des sociétés profiteront d'emblée de la nouvelle loi. En Valais, il n'y aura qu'une poignée d'entreprises qui paieront un peu plus et pour lesquels la différence ne pèse guère lourdement. En plus, restaurants et hôtels paieront moins, un point crucial pour le tourisme dans notre canton. Ainsi Gastrosuisse, une branche de l'USAM, est clairement favorable à cette révision.
Ce qui pèse encore plus lourdement sera le manque à gagner pour les radios et télévisions privées en Valais. La SSR ne touchera pas un centime de plus mais les stations et chaînes radio-TV privées locales et régionales bénéficieront davantage de la redevance : leur quote-part au produit de la redevance augmentera de 4 % aujourd'hui à 6 %. Elles recevront en outre un soutien financier important afin de faciliter la migration coûteuse mais indispensable de la bande FM (analogue) vers la distribution par DAB+ (digitale). L'Association suisse des radios privées est intervenue énergiquement auprès de l'USAM pour qu'elle renonce à lancer un référendum.
Radio Chablais, Radio Rhône, Radio Rottu ainsi que Canal 9 et Kanal 9 dont on connait les difficultés de financement pourront souffler un peu si la révision passe. L'USAM et son vice-président font fausse route, d'autant plus que les deux romands en tête de ce lobby, Jean François Rime et Jean René Fournier oublient tous les deux que la redevance favorise clairement les minorités linguistiques dans notre pays et contribue d'une façon importante à la cohérence de la Suisse. Le Valais a tout intérêt à voter oui.
JRF nuit ainsi au Valais et démontre que le lobbying pour l'USAM est plus important que la protection de l'économie valaisanne et des minorités. L'argument de base du sénateur que les PME paieront plus d'impôts ne tient pas la route: les entreprises assujetties à la TVA et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 francs par an – soit 75 % des sociétés – ne paieront rien. Pour les entreprises dont le chiffre d'affaires varie entre 500 000 et un million de francs (9 % des entreprises), la facture sera allégée : elles s'acquitteront de 400 francs au lieu de 610 francs aujourd'hui. Par conséquent, 84 % des sociétés profiteront d'emblée de la nouvelle loi. En Valais, il n'y aura qu'une poignée d'entreprises qui paieront un peu plus et pour lesquels la différence ne pèse guère lourdement. En plus, restaurants et hôtels paieront moins, un point crucial pour le tourisme dans notre canton. Ainsi Gastrosuisse, une branche de l'USAM, est clairement favorable à cette révision.Ce qui pèse encore plus lourdement sera le manque à gagner pour les radios et télévisions privées en Valais. La SSR ne touchera pas un centime de plus mais les stations et chaînes radio-TV privées locales et régionales bénéficieront davantage de la redevance : leur quote-part au produit de la redevance augmentera de 4 % aujourd'hui à 6 %. Elles recevront en outre un soutien financier important afin de faciliter la migration coûteuse mais indispensable de la bande FM (analogue) vers la distribution par DAB+ (digitale). L'Association suisse des radios privées est intervenue énergiquement auprès de l'USAM pour qu'elle renonce à lancer un référendum.
Radio Chablais, Radio Rhône, Radio Rottu ainsi que Canal 9 et Kanal 9 dont on connait les difficultés de financement pourront souffler un peu si la révision passe. L'USAM et son vice-président font fausse route, d'autant plus que les deux romands en tête de ce lobby, Jean François Rime et Jean René Fournier oublient tous les deux que la redevance favorise clairement les minorités linguistiques dans notre pays et contribue d'une façon importante à la cohérence de la Suisse. Le Valais a tout intérêt à voter oui.
Thomas Burgener
Candidat PS au Conseil des Etats
15 mai 2015
Prises de position d'Entremont Autrement: OUI à tout et un double NON à R21
Réuni le mercredi 14 mai 2015 à Sembrancher, le comité d'Entremont Autrement a débattu des divers objets soumis à votation. Nous rappelons qu'il ne s'agit pas de consigne de vote mais simplement des prises de positions du comité d'EA.
C'est une question sensible qui touche des problématiques éthiques, certains craignent même une forme de porte ouverte à l'eugénisme. Cependant, pouvoir sélectionner l'embryon qui n'est pas porteur d'une maladie grave diminue justement le nombre de décès prématurés, n'est pas une porte ouverte à toutes les dérives et est en tout cas préférable à la situation actuelle qui voit des femmes avorter quand elles apprennent que leur enfant est atteint d'une maladie alors que l'embryon est déjà plus développé.
Pour répondre à ce problème, l’initiative a trois objectifs : transférer la compétence des bourses vers la Confédération, harmoniser les critères d’attribution de bourse et garantir un niveau de vie minimal aux étudiants. Rappelons aussi que trois étudiants sur quatre exercent un travail d’appoint à côté de leurs études, dans certains cas au détriment de leur formation universitaire et que les bourses d’études sont également synonymes d’égalité des chances. Et finalement proposer aux étudiants de s’engager dans des études difficiles de plusieurs années sans garantie de réussite mais avec la certitude d’en ressortir endetté, est-ce vraiment le bon moyen de répondre à la pénurie de médecins ou d’ingénieurs qui touche notre pays ?
Entremont Autrement s'engage pour une politique éducative durable, place l'égalité des chances et la jeunesse au coeur de sa politique et soutient donc évidemment cette initiative en votant OUI.
On sait que la transmission d'une PME n'est pas chose facile et le but n'est en tout cas pas de mettre en danger les entreprises. C'est pourquoi cette initiative prévoit une exception qui protège l'héritier qui veut reprendre l'entreprise familiale de cet imposition de 20%.
Financer l'AVS et les cantons de cette manière permet également de protéger notre tissu économique de taxes et d'impôts supplémentaires et de rétablir une certaine justice fiscale avec cette initiative : les impôts sur le capital et la fortune ont tendance à diminuer depuis quelques années (baisse des impôts sur le capital, des droits de mutations, de la charge fiscale sur les revenus du capital) alors que les pressions sur les revenus du travail augmentent (taxes sur les salaires et la consommation ; part importante des loyers et primes assurances maladies ; augmentation de la TVA et autres redevances).
Soucieux de maintenir une justice fiscale et de faire face aux difficultés de financement de l'AVS et de notre canton, Entremont Autrement votera donc OUI à cette initiative.
Avec internet, l'accès aux programmes de la SSR est devenu beaucoup plus aisé et il n'y plus besoin de disposer d'une télé ou d'une radio pour y accéder. Lier le paiement de la redevance à la possession d'une télé ou d'une radio est donc devenu obsolète.
En prélevant cette redevance sur l'entier des ménages et une petite partie des entreprises, on permet d'être en phase avec les évolutions de consommation, d'augmenter les recettes globales, et donc aussi la quote-part allant aux médias régionaux, tout en réduisant la facture pour les ménages de 60 francs annuellement.
À noter que 75% des entreprises suisses ne paieront pas, 9% paieront moins que maintenant et seulement 16% des entreprises réalisant les plus gros CA paieront un montant supérieur à leur situation actuelle. On redonne donc du pouvoir d'achat à la classe moyenne, on épargne la plupart des PME tout en s'adaptant à l'évolution des technologies. Entremont Autrement soutient donc cette modification légale en votant OUI.
EA s'étonne évidemment du quota de 35 députés hauts-valaisans sorti de nulle part, d'autant plus venant de personnes qui se sont toujours levés farouchement contre les quotas, notamment de femme, on frise ici le ridicule.
Finalement, lors de la dernière soirée Ouverture lors de laquelle Thomas Burgener et David Théoduloz ont débattu à ce sujet, le député PDC défendant ce quota a prétendu que de toute façon, quand on atteindra ce quota, on revotera et on rechangera la constitution pour retirer ce quota. Autant prendre les devant et refuser de mettre dans la Constitution ces quotas.
Ce sera donc un double NON à cette révision de la constitution : notre Canton mérite mieux que des réformettes. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez consulter l'article de Thomas Burgener sur notre blog.
Si le décret est accepté, la part que payera le canton se montera à 12 % et les travaux sont devisés à plus de 2 milliards de francs, sachant que les dégâts potentiels en cas de crue du Rhône dépassent les 10 milliards de francs. Cela créera des emplois durant trente ans en Valais.
À noter que contrairement à ce que certains peuvent prétendre, il n’existe pas de solution alternative trois fois moins cher, la soi-disant solution de l’udc ne répondant déjà pas aux contraintes légales de sécurité, ce qui exclut tout financement de la part de la Confédération.
Nous rappelons une dernière fois qu'il s'agit uniquement d'un débat sur le financement du projet. Chaque tronçon sera mis au concours dans les communes concernées et sera sujet à recours.
Entremont Autrement va donc voter OUI au financement de la troisième correction du Rhône pour rétablir la sécurité.
1. Arrêté fédéral du 12 décembre 2014 concernant la modification de l’article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique dans le domaine humain
Entremont Autrement suit le Conseil Fédéral et le Parlement et vote OUI à l'arrêté. Il s'agit d'autoriser le diagnostic préimplantatoire pour les couples porteurs d'une maladie héréditaire et pour les couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant par voie naturelle.C'est une question sensible qui touche des problématiques éthiques, certains craignent même une forme de porte ouverte à l'eugénisme. Cependant, pouvoir sélectionner l'embryon qui n'est pas porteur d'une maladie grave diminue justement le nombre de décès prématurés, n'est pas une porte ouverte à toutes les dérives et est en tout cas préférable à la situation actuelle qui voit des femmes avorter quand elles apprennent que leur enfant est atteint d'une maladie alors que l'embryon est déjà plus développé.
2. Initiative populaire du 20 janvier 2012 "Initiative sur les bourses d'études"
Entremont Autrement accepte "l'initiative sur les bourses d'études". Aujourd’hui, le système des bourses d'études représente d'énormes disparités : le Jura dépense 87 francs par habitants quand Schaffhouse en dépense 17 et le montant moyen par semestre va de 1200 francs à Neuchâtel à 3800 francs à Zurich. Il faut aussi relever que la tendance est à la baisse: le montant total des bourses a baissé de 25 % depuis 1993 si on prend en compte l’inflation et de plus on tente de les remplacer par des prêts, une « solution » qui décourage de se lancer dans les études et laisse des jeunes entrer dans la vie active en étant déjà endetté et qui a déjà prouvé son inefficacité aux Etats-Unis.
Pour répondre à ce problème, l’initiative a trois objectifs : transférer la compétence des bourses vers la Confédération, harmoniser les critères d’attribution de bourse et garantir un niveau de vie minimal aux étudiants. Rappelons aussi que trois étudiants sur quatre exercent un travail d’appoint à côté de leurs études, dans certains cas au détriment de leur formation universitaire et que les bourses d’études sont également synonymes d’égalité des chances. Et finalement proposer aux étudiants de s’engager dans des études difficiles de plusieurs années sans garantie de réussite mais avec la certitude d’en ressortir endetté, est-ce vraiment le bon moyen de répondre à la pénurie de médecins ou d’ingénieurs qui touche notre pays ?
Entremont Autrement s'engage pour une politique éducative durable, place l'égalité des chances et la jeunesse au coeur de sa politique et soutient donc évidemment cette initiative en votant OUI.
3. Initiative populaire du 15 février 2013 "Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS »
À la suite d'une concurrence fiscale intercantonale débridée, les cantons ont été contraints de diminuer fortement voire même de supprimer ces impôts. Cette initiative vise donc à réformer ce système en instituant un impôt fédéral de 20 % sur les successions et les donations (avec une franchise de 2 millions), identique dans tous les cantons, avec pour but principal de financer l'AVS et les cantons et de diminuer la croissance des inégalités.On sait que la transmission d'une PME n'est pas chose facile et le but n'est en tout cas pas de mettre en danger les entreprises. C'est pourquoi cette initiative prévoit une exception qui protège l'héritier qui veut reprendre l'entreprise familiale de cet imposition de 20%.
Financer l'AVS et les cantons de cette manière permet également de protéger notre tissu économique de taxes et d'impôts supplémentaires et de rétablir une certaine justice fiscale avec cette initiative : les impôts sur le capital et la fortune ont tendance à diminuer depuis quelques années (baisse des impôts sur le capital, des droits de mutations, de la charge fiscale sur les revenus du capital) alors que les pressions sur les revenus du travail augmentent (taxes sur les salaires et la consommation ; part importante des loyers et primes assurances maladies ; augmentation de la TVA et autres redevances).
Soucieux de maintenir une justice fiscale et de faire face aux difficultés de financement de l'AVS et de notre canton, Entremont Autrement votera donc OUI à cette initiative.
4. Modification du 26 septembre 2014 de la loi fédérale sur la radio et la télévision (LRTV)
En prélevant cette redevance sur l'entier des ménages et une petite partie des entreprises, on permet d'être en phase avec les évolutions de consommation, d'augmenter les recettes globales, et donc aussi la quote-part allant aux médias régionaux, tout en réduisant la facture pour les ménages de 60 francs annuellement.
À noter que 75% des entreprises suisses ne paieront pas, 9% paieront moins que maintenant et seulement 16% des entreprises réalisant les plus gros CA paieront un montant supérieur à leur situation actuelle. On redonne donc du pouvoir d'achat à la classe moyenne, on épargne la plupart des PME tout en s'adaptant à l'évolution des technologies. Entremont Autrement soutient donc cette modification légale en votant OUI.
5. Révision de la Constitution cantonale du 12 mars 2015 – R21
Entremont Autrement est fortement déçu par ce projet minimaliste. Il regrette que la droite conservatrice ne fasse pas plus confiance aux citoyens et ne lui donne pas la possibilité de choisir entre plusieurs systèmes d'élection au Grand Conseil et au Conseil d'Etat.EA s'étonne évidemment du quota de 35 députés hauts-valaisans sorti de nulle part, d'autant plus venant de personnes qui se sont toujours levés farouchement contre les quotas, notamment de femme, on frise ici le ridicule.
Finalement, lors de la dernière soirée Ouverture lors de laquelle Thomas Burgener et David Théoduloz ont débattu à ce sujet, le député PDC défendant ce quota a prétendu que de toute façon, quand on atteindra ce quota, on revotera et on rechangera la constitution pour retirer ce quota. Autant prendre les devant et refuser de mettre dans la Constitution ces quotas.
Ce sera donc un double NON à cette révision de la constitution : notre Canton mérite mieux que des réformettes. Pour en savoir plus sur le sujet, vous pouvez consulter l'article de Thomas Burgener sur notre blog.
6. Décret créant un fonds pour le financement du projet de la 3ème correction du Rhône
La majeure partie de la plaine gagnée sur le fleuve lors des deux premières corrections est menacée par les crues du Rhône, aujourd’hui incapable d’évacuer les crues majeures (1935, 1948, 1987, 1993, 2000) sans dégâts. Les niveaux de risques d’inondation dépassent même les deux mètres par endroit.Si le décret est accepté, la part que payera le canton se montera à 12 % et les travaux sont devisés à plus de 2 milliards de francs, sachant que les dégâts potentiels en cas de crue du Rhône dépassent les 10 milliards de francs. Cela créera des emplois durant trente ans en Valais.
À noter que contrairement à ce que certains peuvent prétendre, il n’existe pas de solution alternative trois fois moins cher, la soi-disant solution de l’udc ne répondant déjà pas aux contraintes légales de sécurité, ce qui exclut tout financement de la part de la Confédération.
Nous rappelons une dernière fois qu'il s'agit uniquement d'un débat sur le financement du projet. Chaque tronçon sera mis au concours dans les communes concernées et sera sujet à recours.
Entremont Autrement va donc voter OUI au financement de la troisième correction du Rhône pour rétablir la sécurité.
7 mai 2015
NON aux députés quota.
Durant la campagne des fédérales nous ouvrons nos colonnes à des invités extérieurs (de tout parti, de toute tendance politique). Aujourd'hui, c'est Thomas Burgener qui nous fait l'honneur de nous écrire quelques lignes. M. Burgener est ancien conseiller d'Etat (de 1999 à 2007) et est candidat au Conseil des Etats en octobre 2015. C'est également un lecteur régulier de notre blog.
Le 14 juin les Valaisannes et Valaisans sont invités à s’exprimer sur une réforme partielle de leur constitution. Le deuxième paquet prévoit notamment l’abolition des instances de district (préfet, sous-préfet, conseil de district), l’organisation des élections cantonale en automne au lieu de printemps et la possibilité d’élire plus qu‘un Conseiller d’Etat par district. Ce paquet mérite notre soutien.
Le premier paquet prévoit un nouveau système d’élection au Grand Conseil. Les élections se feront au niveau des districts, mais la répartition des sièges se décidera au niveau de six arrondissements électoraux selon le système de la double proportionnelle. C’est la solution qui a été élaboré par la commission R21 que j’avais l’honneur de présider. Mais ce paquet propose aussi un quota de 35 députés pour le Haut-Valais, indépendamment du nombre d’électeurs potentiels. Cette proposition, introduite en dernière minute au Grand Conseil par les groupes C du Haut-Valais, est totalement inacceptable.
Cette clause de 35 est un signe de faiblesse, une véritable déclaration de faillite voire une capitulation. Ce qu’il nous faut c’est d’ouvrir et d’animer les régions et le canton au niveau économique et culturel et ainsi démontrer notre force. Le Haut Valais a cette capacité. Au lieu de déclarer la guerre au Bas Valais il faut chercher des liens plus forts, des projets communs et une promotion nettement plus cohérente de notre canton. Bref, il nous faut un Valais uni. Les noirs et les jaunes du Haut veulent s’assurer d’influence au Grand Conseil part un nombre minimal fixe, un quota de députés. Cela ne modifiera en rien les forces au parlement cantonal. Si Beat Rieder n’est pas capable de nouer des contacts avec les groupes politiques du Valais romand et dans certaines circonstances aussi avec des parlementaires d’autres partis, il restera toujours un Haut-Valaisan minoritaire. Et s’il n’est pas capable de le faire à Sion, comment serait-il apte de le faire à Berne ou le jeu des alliances est encore nettement plus important.
Le 14 juin les Valaisannes et Valaisans sont invités à s’exprimer sur une réforme partielle de leur constitution. Le deuxième paquet prévoit notamment l’abolition des instances de district (préfet, sous-préfet, conseil de district), l’organisation des élections cantonale en automne au lieu de printemps et la possibilité d’élire plus qu‘un Conseiller d’Etat par district. Ce paquet mérite notre soutien.Le premier paquet prévoit un nouveau système d’élection au Grand Conseil. Les élections se feront au niveau des districts, mais la répartition des sièges se décidera au niveau de six arrondissements électoraux selon le système de la double proportionnelle. C’est la solution qui a été élaboré par la commission R21 que j’avais l’honneur de présider. Mais ce paquet propose aussi un quota de 35 députés pour le Haut-Valais, indépendamment du nombre d’électeurs potentiels. Cette proposition, introduite en dernière minute au Grand Conseil par les groupes C du Haut-Valais, est totalement inacceptable.
Cette clause de 35 est un signe de faiblesse, une véritable déclaration de faillite voire une capitulation. Ce qu’il nous faut c’est d’ouvrir et d’animer les régions et le canton au niveau économique et culturel et ainsi démontrer notre force. Le Haut Valais a cette capacité. Au lieu de déclarer la guerre au Bas Valais il faut chercher des liens plus forts, des projets communs et une promotion nettement plus cohérente de notre canton. Bref, il nous faut un Valais uni. Les noirs et les jaunes du Haut veulent s’assurer d’influence au Grand Conseil part un nombre minimal fixe, un quota de députés. Cela ne modifiera en rien les forces au parlement cantonal. Si Beat Rieder n’est pas capable de nouer des contacts avec les groupes politiques du Valais romand et dans certaines circonstances aussi avec des parlementaires d’autres partis, il restera toujours un Haut-Valaisan minoritaire. Et s’il n’est pas capable de le faire à Sion, comment serait-il apte de le faire à Berne ou le jeu des alliances est encore nettement plus important.
Thomas Burgener
6 mai 2015
Fédérales 2015
L'archiviste vous propose l'intégralité de l'article paru le 5 mai 2015 dans le NF et annonçant la candidature de Jonathan Darbellay.
31 mars 2015
Votations fédérales du 14 juin 2015, Jonathan, Annick, Michaël, Jean-Henry, Thomas, Nicolas et les autres
Imposition des successions, génie génétique, bourses d'études, radio et télévision
Réforme des institutions (R21), 3e correction du Rhône (R3)
Soirée-débat ouverte au public, le 14 avril, à SierreLa plate-forme Ouverture, composée de Centre Gauche-PCS Valais romand, d’Entremont Autrement, du MISE de Fully en lien avec Ouverture Bex organise une soirée d’information sur les objets soumis à votation le 14 juin 2015:
1. Initiative populaire du 15 février 2013 «Imposer les successions de plusieurs millions pour financer notre AVS (Réforme de la fiscalité successorale)»
Débat entre Dominique de Buman, Conseiller national (PDC/FR), et Jean-Henry Dumont, Député (PS/AdG) au Grand Conseil et ancien Président du PSVR2. Arrêté fédéral du 12 décembre 2014 concernant la modification de l'article constitutionnel relatif à la procréation médicalement assistée et au génie génétique dans le domaine humain
Présentation par Annick Clerc-Bérod, députée-suppléante (Centre Gauche-PCS/AdG) au Grand Conseil3. Initiative populaire du 20 janvier 2012 «Initiative sur les bourses d'études»
Présentation par Jonathan Darbellay, député-suppléant (Entremont Autrement/AdG) au Grand Conseil4. Modification du 26 septembre 2014 de la loi fédérale sur la radio et la télévision
Présentation par Michaël Siggen, politologue, Centre Gauche-PCS5. Votation cantonale sur la réforme des institutions (R21)
Débat entre Thomas Burgener, ancien Conseiller d’Etat, et David Théoduloz, Député (PDC/PDCC) au Grand Conseil6. Votation cantonale sur le financement de la 3e correction du Rhône (R3)
Présentation par Nicolas Mettan, Service valaisan du développement territorial.Centre Gauche-PCS prendra position sur les objets à l’issue de ces présentations. Entremont Autrement fera connaître son avis dans la foulée.
La rencontre, ouverte à toutes les personnes intéressées, aura lieu le
mardi 14 avril 2015, à 19 heures
à la Grande Salle de l’Hôtel-de-Ville de Sierre
Place de l’Hôtel-de-Ville, 3960 Sierre
/CT-WM
Le débat a déjà commencé sur notre blog on peut lire:Texte fallacieux d'un expert fiscal, par Urbain Gaillard
Info ou intox, par Urbain Gaillard
Ferme intervention sur R21, par Florian Alter
Le fil sur la Réforme du système électoral.
7 novembre 2014
CONGRES EXTRAORDINAIRE du PS
On nous prie de signaler:
Chères et chers camarades et collègues,
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre : CONGRES EXTRAORDINAIRE
Le samedi 15 novembre 2014, à 15h00
À Mase dans la salle polyvalente
Ordre du jour :
1. Ouverture et salutations
2. Mot de bienvenue des autorités locales
3. Mot de bienvenue du président de la section
4. Nomination des scrutateurs
5. Discours de Thomas Burgener, invité d’honneur
6. Présentation du PS migrant-e-s
7. Discours de Mathias Reynard, conseiller national
8. Elections fédérales 2015, · Présentation de la stratégie électorale · Discussion et adoption de la stratégie pour le Conseil national
9. Discours de Gaël Bourgeois, président du Parti socialiste du Valais romand
10. Divers
11. Clôture et Internationale
En espérant que vous pourrez vous joindre à nous, recevez nos salutations solidaires.
Cécile Nouvet
Secrétaire du Parti Socialiste du Valais Romand
Chères et chers camarades et collègues,
Nous avons le plaisir de vous inviter à notre : CONGRES EXTRAORDINAIRE
Le samedi 15 novembre 2014, à 15h00
À Mase dans la salle polyvalente
Ordre du jour :
1. Ouverture et salutations
2. Mot de bienvenue des autorités locales
3. Mot de bienvenue du président de la section
4. Nomination des scrutateurs
5. Discours de Thomas Burgener, invité d’honneur
6. Présentation du PS migrant-e-s
7. Discours de Mathias Reynard, conseiller national
8. Elections fédérales 2015, · Présentation de la stratégie électorale · Discussion et adoption de la stratégie pour le Conseil national
9. Discours de Gaël Bourgeois, président du Parti socialiste du Valais romand
10. Divers
11. Clôture et Internationale
En espérant que vous pourrez vous joindre à nous, recevez nos salutations solidaires.
Cécile Nouvet
Secrétaire du Parti Socialiste du Valais Romand
27 avril 2014
Vers une nouvelle constitution? XXI / On est de la revue
A l'occasion du centième anniversaire de la constitution de 1907, tout le monde y est allé se son petit commentaire sur une possible nouvelle constituante. On en trouve des traces dans la revue de presse de la session de mars 2007 du grand conseil. Un dossier décidément inépuisable!
En téléchargeant se dossier on pourra lire les avis tranchés des conseillers d'état seul Claude Roch était pour une nouvelle constituante. Thomas Burgener lui-même déclarait:
"A titre personnel, j’estime que ce texte est comme un écran de fumée. En cas d’acceptation, il ne ferait qu’épaissir le brouillard qui pourrait entourer la problématique de cette révision. Au surplus, je constate que certaines personnes sont plus enclines à jeter de grandes idées dans l’air du temps plutôt que de défendre des causes plus concrètes, comme la réforme hospitalière."
On comparera aussi avec intérêt les arguments donné dans ce même dossier contre cette révision par Jean-René Fournier avec les conjectures de Stéphane Rian d dans son papier "Pourquoi les dominants du Valais refusent la Constituante." Rien ne vaut un retour aux sources.
L'article le plus remarquable a paru dans le Nouvelliste en mars 2007 avec notamment ce débat entre Léonard Bender du PRD et Fabienne Luyet du PDC, il était animé par Vincent Fragnière:
Aujourd’hui, la Constitution valaisanne est centenaire (...). Paradoxalement, elle suscite toutes les convoitises, à commencer par celle de la Chambre valaisanne d’industrie et de commerce qui a inscrit sa révision complète à son programme d’action 2007. Sur le plan politique, les radicaux ont décidé de lancer, hier matin, une initiative populaire dans le but de réviser totalement cette charte fondamentale. Ils ne seront en tout cas pas appuyés par le PDCvr qui préfère s’attaquer uniquement aux articles non révisés depuis 1907.
Pour en débattre, Léonard Bender, président du PRD, devait rencontrer, lundi dernier, Raphy Coutaz, son homologue du PDCvr. Malheureusement, ce dernier a eu un empêche- ment professionnel et, comme par hasard, s’est retrouvé avec un agenda extrêmement chargé jusqu’au 9 mars, soit 24 heures après la conférence de presse du gouvernement sur le même sujet... Heureusement, la secrétaire du parti Fabienne Luyet a accepté la proposition du «Nouvelliste»...
Léonard Bender, pourquoi lancer une initiative populaire pour réviser totalement la Constitution alors que 77 des 109 articles ont déjà été revus et corrigés à travers des votations cantonales?...
Léonard Bender: Parce qu’une révision à 80% ne veut strictement rien dire pour une Constitution qui n’est pas, par définition, un élément quantifiable. Réviser ce document centenaire ne consiste pas simplement à mettre à jour les feuilles volantes d’un classeur. C’est une occasion privilégiée pour le Valais de prendre le temps de la réflexion, de mettre en commun ce qu’il a aujourd’hui de meilleur en lui pour déboucher sur un message clair: celui d’un canton qui avance.
Fabienne Luyet: Mais il n’y a pas besoin d’une révision totale pour poursuivre cet objectif. D’ailleurs celle-ci a généralement lieu lorsque l’on constate un problème chronique, ce qui n’est pas le cas de notre canton. En Valais, il reste trois grands chantiers constitutionnels à régler: l’organisation territoriale avec les districts, les préfets, les cercles électoraux ou les régions socio-économiques, le système judiciaire et les libertés individuelles liées notamment au vote des étrangers. Pour y parvenir, la consultation du peuple sur chaque article concerné, après une démarche parlementaire, nous paraît plus judicieux qu’une révision totale d’un document dont 80% des articles ont déjà été soumis aux citoyens.
Mais ces trois grands chantiers constitutionnels encore à régler après cent ans ne démontrent-ils pas une incapacité du Parlement à le faire?
Léonard Bender: Ça me paraît évident. L’organisation territoriale est en tout cas l’exemple d’un dysfonctionnement chronique du canton. Et à ce niveau, les blocages parlementaires sont incontestables, car les raisonnements y sont politiques.
Fabienne Luyet: Je ne suis pas d’accord. Le Parlement et les partis politiques ont aujourd’hui la maturité nécessaires pour s’attaquer au dossier de l’organisation territoriale qui est le principal défi du Valais dans les années à venir. Pourquoi le Parti radical veut-il à tout prix noyer cet objet dans une révision totale alors que toute l’énergie politique devrait se focaliser sur cet aspect?
Léonard Bender: Mais cette révision va déboucher sur des solutions concrètes, également pour ce dossier. Dans le canton de Vaud, elle a par exemple permis d’agrandir les cercles électoraux, ce qui aura une conséquence directe pour les grands partis sur le résultat des élections cantonales de di- manche.
Si votre initiative aboutit, le peuple décidera ou non d’une révision totale. En cas de oui, il pourra aussi choisir, pour y parvenir, de faire confiance au Parlement ou de nommer une Constituante composée d’élus le représentant. Quel scénario préféreraient les radicaux?
Léonard Bender: Nous sommes favorables à une Constituante. Une révision de la Constitution est un acte suffisamment important pour qu’il dépasse les simples clivages parlementaires. En changeant ce texte, nous n’allons pas changer l’homme ou la femme valaisanne. Par contre, nous donnerons une nouvelle âme, un véritable souffle à notre canton. Ce ne sera pas un simple exercice juridique, sinon ça ne sert à rien...
Fabienne Luyet: Ce sont là de belles théories, mon cher Léonard. Mais une Constituante représente, selon moi, une perte de temps pour résoudre nos trois grands chantiers constitutionnels. A Fribourg, il y a eu, au final, beaucoup de frustration parmi les élus de la Constituante qui ont participé à la révision totale de leur Constitution.
Léonard Bender: Mais, ayez donc un peu plus confiance à l’intelligence collective d’une Constituante. En lançant cette initiative, les radicaux ne tendent aucun guet-apens au parti majoritaire. Vous n’arrêterez pas la volonté populaire d’une révision totale. C’est très dommage de ne pas le sentir et de mener ce combat d’arrière- garde.
Fabienne Luyet: Il ne s’agit en aucun cas d’un combat d’arrière-garde, mais d’une attitude très pragmatique. En proposant cette révision totale, c’est comme si le PRD ne voulait pas véritablement régler rapidement les derniers problèmes constitutionnels du canton qui susciteront à eux seuls des débats passionnants. Dévoilée ce matin, la démarche du gouvernement devrait ressembler à celle du PDC. Ça vous fait un adversaire de plus, Me Bender...
Léonard Bender: Je parlerais surtout de méthode différente. Jean-René Fournier veut laisser une trace dans l’histoire de ce canton en réglant les soi-disant derniers problèmes constitutionnels à travers le Parlement actuel. Mais l’intérêt de ce magistrat, respectable, passe après celui des citoyens. Une Constituante permettra de sortir des controverses par le haut car il y a une obligation de respect mutuel et de consensus....
Fabienne Luyet: Mais un projet n’est pas bon s’il est trop consensuel. De plus, le fond de la Constitution actuelle me convient parfaitement. Ce texte stable, avec de vraies valeurs qui ne changent pas selon la couleur du temps est même rassurant, même si sa syntaxe mériterait un toilettage. Je ne comprends pas les radicaux qui veulent, à travers cette initiative, en donner une image passéiste.
Léonard Bender: C’est surprenant, mais vous utilisez exactement les mêmes arguments que les opposants à la révision du début du siècle qui a débouché sur la Constitution de 1907. C’est un clin d’œil de l’histoire qui va se répéter. Il se passera exactement la même chose qu’il y a cent ans avec un Haut-Valais qui soutiendra une révision totale et un peuple qui ne suivra pas la volonté du gouvernement...
"A titre personnel, j’estime que ce texte est comme un écran de fumée. En cas d’acceptation, il ne ferait qu’épaissir le brouillard qui pourrait entourer la problématique de cette révision. Au surplus, je constate que certaines personnes sont plus enclines à jeter de grandes idées dans l’air du temps plutôt que de défendre des causes plus concrètes, comme la réforme hospitalière."
On comparera aussi avec intérêt les arguments donné dans ce même dossier contre cette révision par Jean-René Fournier avec les conjectures de Stéphane Rian d dans son papier "Pourquoi les dominants du Valais refusent la Constituante." Rien ne vaut un retour aux sources.
L'article le plus remarquable a paru dans le Nouvelliste en mars 2007 avec notamment ce débat entre Léonard Bender du PRD et Fabienne Luyet du PDC, il était animé par Vincent Fragnière:
Aujourd’hui, la Constitution valaisanne est centenaire (...). Paradoxalement, elle suscite toutes les convoitises, à commencer par celle de la Chambre valaisanne d’industrie et de commerce qui a inscrit sa révision complète à son programme d’action 2007. Sur le plan politique, les radicaux ont décidé de lancer, hier matin, une initiative populaire dans le but de réviser totalement cette charte fondamentale. Ils ne seront en tout cas pas appuyés par le PDCvr qui préfère s’attaquer uniquement aux articles non révisés depuis 1907.
Pour en débattre, Léonard Bender, président du PRD, devait rencontrer, lundi dernier, Raphy Coutaz, son homologue du PDCvr. Malheureusement, ce dernier a eu un empêche- ment professionnel et, comme par hasard, s’est retrouvé avec un agenda extrêmement chargé jusqu’au 9 mars, soit 24 heures après la conférence de presse du gouvernement sur le même sujet... Heureusement, la secrétaire du parti Fabienne Luyet a accepté la proposition du «Nouvelliste»...
Léonard Bender, pourquoi lancer une initiative populaire pour réviser totalement la Constitution alors que 77 des 109 articles ont déjà été revus et corrigés à travers des votations cantonales?...
Léonard Bender: Parce qu’une révision à 80% ne veut strictement rien dire pour une Constitution qui n’est pas, par définition, un élément quantifiable. Réviser ce document centenaire ne consiste pas simplement à mettre à jour les feuilles volantes d’un classeur. C’est une occasion privilégiée pour le Valais de prendre le temps de la réflexion, de mettre en commun ce qu’il a aujourd’hui de meilleur en lui pour déboucher sur un message clair: celui d’un canton qui avance.
Fabienne Luyet: Mais il n’y a pas besoin d’une révision totale pour poursuivre cet objectif. D’ailleurs celle-ci a généralement lieu lorsque l’on constate un problème chronique, ce qui n’est pas le cas de notre canton. En Valais, il reste trois grands chantiers constitutionnels à régler: l’organisation territoriale avec les districts, les préfets, les cercles électoraux ou les régions socio-économiques, le système judiciaire et les libertés individuelles liées notamment au vote des étrangers. Pour y parvenir, la consultation du peuple sur chaque article concerné, après une démarche parlementaire, nous paraît plus judicieux qu’une révision totale d’un document dont 80% des articles ont déjà été soumis aux citoyens.
Mais ces trois grands chantiers constitutionnels encore à régler après cent ans ne démontrent-ils pas une incapacité du Parlement à le faire?
Léonard Bender: Ça me paraît évident. L’organisation territoriale est en tout cas l’exemple d’un dysfonctionnement chronique du canton. Et à ce niveau, les blocages parlementaires sont incontestables, car les raisonnements y sont politiques.
Fabienne Luyet: Je ne suis pas d’accord. Le Parlement et les partis politiques ont aujourd’hui la maturité nécessaires pour s’attaquer au dossier de l’organisation territoriale qui est le principal défi du Valais dans les années à venir. Pourquoi le Parti radical veut-il à tout prix noyer cet objet dans une révision totale alors que toute l’énergie politique devrait se focaliser sur cet aspect?
Léonard Bender: Mais cette révision va déboucher sur des solutions concrètes, également pour ce dossier. Dans le canton de Vaud, elle a par exemple permis d’agrandir les cercles électoraux, ce qui aura une conséquence directe pour les grands partis sur le résultat des élections cantonales de di- manche.
Si votre initiative aboutit, le peuple décidera ou non d’une révision totale. En cas de oui, il pourra aussi choisir, pour y parvenir, de faire confiance au Parlement ou de nommer une Constituante composée d’élus le représentant. Quel scénario préféreraient les radicaux?
Léonard Bender: Nous sommes favorables à une Constituante. Une révision de la Constitution est un acte suffisamment important pour qu’il dépasse les simples clivages parlementaires. En changeant ce texte, nous n’allons pas changer l’homme ou la femme valaisanne. Par contre, nous donnerons une nouvelle âme, un véritable souffle à notre canton. Ce ne sera pas un simple exercice juridique, sinon ça ne sert à rien...
Fabienne Luyet: Ce sont là de belles théories, mon cher Léonard. Mais une Constituante représente, selon moi, une perte de temps pour résoudre nos trois grands chantiers constitutionnels. A Fribourg, il y a eu, au final, beaucoup de frustration parmi les élus de la Constituante qui ont participé à la révision totale de leur Constitution.
Léonard Bender: Mais, ayez donc un peu plus confiance à l’intelligence collective d’une Constituante. En lançant cette initiative, les radicaux ne tendent aucun guet-apens au parti majoritaire. Vous n’arrêterez pas la volonté populaire d’une révision totale. C’est très dommage de ne pas le sentir et de mener ce combat d’arrière- garde.
Fabienne Luyet: Il ne s’agit en aucun cas d’un combat d’arrière-garde, mais d’une attitude très pragmatique. En proposant cette révision totale, c’est comme si le PRD ne voulait pas véritablement régler rapidement les derniers problèmes constitutionnels du canton qui susciteront à eux seuls des débats passionnants. Dévoilée ce matin, la démarche du gouvernement devrait ressembler à celle du PDC. Ça vous fait un adversaire de plus, Me Bender...
Léonard Bender: Je parlerais surtout de méthode différente. Jean-René Fournier veut laisser une trace dans l’histoire de ce canton en réglant les soi-disant derniers problèmes constitutionnels à travers le Parlement actuel. Mais l’intérêt de ce magistrat, respectable, passe après celui des citoyens. Une Constituante permettra de sortir des controverses par le haut car il y a une obligation de respect mutuel et de consensus....
Fabienne Luyet: Mais un projet n’est pas bon s’il est trop consensuel. De plus, le fond de la Constitution actuelle me convient parfaitement. Ce texte stable, avec de vraies valeurs qui ne changent pas selon la couleur du temps est même rassurant, même si sa syntaxe mériterait un toilettage. Je ne comprends pas les radicaux qui veulent, à travers cette initiative, en donner une image passéiste.
Léonard Bender: C’est surprenant, mais vous utilisez exactement les mêmes arguments que les opposants à la révision du début du siècle qui a débouché sur la Constitution de 1907. C’est un clin d’œil de l’histoire qui va se répéter. Il se passera exactement la même chose qu’il y a cent ans avec un Haut-Valais qui soutiendra une révision totale et un peuple qui ne suivra pas la volonté du gouvernement...
27 novembre 2012
Christophe Darbellay fait du révisionnisme.
Christophe Darbellay a déclaré aujourd'hui à la Tribune de Genève: «On a élu au Conseil d'Etat avec un résultat exceptionnel Thomas Burgener qui avait un taux d'alcoolémie très élevé, qui était parti de Viège pour aller à Genève au milieu de la nuit, et qui a perdu la maîtrise de son véhicule en s'enfilant dans une benne de chantier».
C'est du pur révisionnisme historique. La dernière élection de Thomas Burgener au conseil d'état date de mars 2005 alors que l'accident en question date de novembre 2006.
_______________________________________________________________________________
Thomas Burgener lui-même à twitter notre message!
C'est du pur révisionnisme historique. La dernière élection de Thomas Burgener au conseil d'état date de mars 2005 alors que l'accident en question date de novembre 2006.
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Thomas Burgener lui-même à twitter notre message!
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