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27 juillet 2021

Le Chef de service Claude Pottier en roue libre...

C'est ce qu'on appelle dans le jargon une belle sortie de route...

Le Chef du service cantonal de la formation professionnelle, M. Claude Pottier, a tenu hier soir sur Facebook des propos conspirationnistes concernant la vaccination. Répondant à une publication hostile au passe sanitaire, il a relayé les propos suivants: 

Capture d'écran du commentaire de M. Pottier réalisée par nos soins le 27 juillet 2021.

M. Pottier n'est pas un obscur fonctionnaire, il est responsable d'un service important du Département de M. Christophe Darbellay. Il était également, en mars 2017, candidat au Conseil d'Etat sous les couleurs du PLR. Cela ne lui avait guère réussi, car il était arrivé dernier des candidats au premier tour de l'élection.

Dernièrement, il a annoncé son départ de l'Etat du Valais puisqu'il a été nommé à la direction du Centre suisse de la formation.

Chacun est bien entendu libre de tenir les propos qu'il souhaite et de participer au débat public. Cependant, est-il admissible qu'un haut fonctionnaire de l'Etat attaque directement "les politiques" et diffuse de fausses informations sur les réseaux sociaux, alors que notre gouvernement mène une vaste campagne de vaccination? N'a-t-il pas un devoir de réserve?

Que pense M. Darbellay, son ministre de tutelle, de ces propos? Que pense M. Reynard en charge des affaires sanitaires et de la campagne de vaccination? Et que pensent les autorités du Centre suisse de la formation qui l'ont nommé à leur tête?

Un citoyen préoccupé


17h46 Et le Blick francophone vient de publier un article sur le sujet!
https://www.blick.ch/fr/news/suisse/valais-et-covid-les-theories-complotistes-du-chef-du-service-de-la-formation-id16707957.html

10 février 2021

Mon ami Bruce, il sait tout dans tous les domaines!

Aujourd’hui, il faut vraiment que je vous parle d’un ami. Il est extraordinaire. Je pense que tout le monde devrait apprendre à le connaître.

Il faut dire que l’on ne s’est pas vus depuis quelques années. Vous savez ce que c’est: on prend des chemins différents à la fin de l’école, on se perd un peu de vue. Et puis il y a cette fichue pandémie qui nous force à rester chez nous. Du coup, ces temps je le suis essentiellement sur Facebook.

Pour les besoins de cet article, on va appeler mon ami « Bruce ». C’est important la protection des données. Enfin, c’est Maître Fanti qui l’a dit dans le Nouvelliste donc ça doit être vrai.


Bruce, il est extraordinaire. Je vais vous dire pourquoi vous devriez tous le suivre sur les réseaux sociaux.  

Depuis le début de l’épidémie, Bruce ne se laisse pas impressionner. Il n’est pas du genre à avoir les chocottes face aux événements de la vie. Il m’a tout de suite dit que « les médias gonflaient l’affaire pour faire vendre de la publicité, mais qu’au fond ce n’était qu’une grippette semblable à la grippe saisonnière ». Il n’est pas facilement impressionnable Bruce, il en a vu d’autres. Puis, quand le Conseil fédéral a décidé de confiner toute la population, il m’a tout de suite frappé par son esprit de recul: « c’est juste pour prendre le contrôle de la population et instaurer une démocrature ». Il faut dire que Bruce suit de près toutes ces questions; il était déjà opposé aux antennes 5G. Lui, il est capable de faire des liens entre les choses. Il voit bien le nouvel ordre mondial qui est en train de se mettre en place. Moi, ça me dépasse tout ça, je suis aveugle (Bruce dit que je suis naïf). C’est quand même dommage qu’avec toutes ces études que mes parents m’ont payées je n’ai jamais rien vu venir. Quel gâchis!

C’est au moment de l’apparition de l’hydroxychloroquine qu’il m’a convaincu. Pour lui, c’était clair: «  le gouvernement n’avait pas intérêt à ce que cela se sache, sinon ils n’auraient jamais pu se faire des milliards avec des vaccins ». J’ai commencé par lui dire que le gouvernement ne se faisait pas d’argent, parce qu’au contraire la Confédération payait des milliards pour maintenir l’économie à flot. Puis, quelques mois plus tard, quand je lui ai dit que le vaccin d’AstraZeneca coûtait moins à l’unité que le traitement par hydroxychloroquine, il ne m’a pas répondu. Mais bon, avec la multiplication des plateformes de communication aujourd’hui, il n’a peut-être jamais reçu mon message. Va savoir.

Bruce, il est droit dans ses bottes et il ose interpeler nos autorités. L’autre jour, sur Facebook, il s’adressait directement à son « cher Alain » pour lui dire qu’il fallait rouvrir les restaurants et « arrêter ce cirque ». Franchement, vous en connaissez beaucoup vous des potes qui peuvent tutoyer un conseiller fédéral comme ça sur internet? Il doit le connaître personnellement. J’espère qu’un jour il me présentera à M. Berset. Peut-être qu’on pourra faire un selfie. En tout cas, j’espère que M. Berset l’écoute, parce que Bruce il sait des tas de choses. Par exemple durant la guerre en Syrie, il a posté plusieurs messages sur Facebook pour expliquer que c’était tout planifié par la CIA pour s’approprier le pétrole et qu’il fallait pas qu’on soit naïfs. Je crois qu’il n’est jamais allé en Syrie, par contre il connaît très bien les Etats-Unis parce qu’il y a une photo de lui à Las Vegas sur Facebook. Sur le conflit syrien, il a posté des tas de vidéos puisées sur Youtube. Une fois que j’étais chez lui et que je m’étonnais qu’il n’y ait aucun livre, il m’a dit qu’il s’informait « sur d’autres sources que les médias traditionnels, des trucs secrets trouvés sur le web ». Je suis resté scotché.

Mais le plus impressionnant avec Bruce, c’est que c’est un type engagé. Il défend de nobles causes sans hésiter. L’autre jour, par exemple, il a partagé un post sur Facebook pour dire #Stopàladémocrature. Ca c'est du courage! Je suis admiratif de tout ce qu’il ose faire depuis son canapé. On a tendance à l’oublier, mais c’est avec des actions comme celle-là qu’on change durablement le monde.

Globalement, Bruce il a un avis sur tout et il sait des trucs dans tous les domaines. Il sait ce qu’il faut faire contre le variant anglais, il a des solutions pour relancer l’économie, il sait que le réchauffement climatique est une vaste arnaque et il a un avis sur les vaccins. Concernant les vaccins, il était d'abord totalement contre en disant que c'était pas possible d'en faire un aussi rapidement, donc c'était louche (une histoire de 5G et de Bill Gates, mais j'ai pas tout compris). Maintenant, il est pour et il en veut au gouvernement d'être pas assez rapide: il dit que le Conseil fédéral vaccine les riches d'abord, je sais pas si c'est vrai. Mais ça montre bien qu'il n'est pas dogmatique, il sait changer d'avis parfois.

Vous pouvez lui poser des questions sur la burqa, sur la baisse du niveau scolaire, sur le mercato entre clubs de foot, sur les chemtrails et sur la finale de l’Eurovision, il a étudié toutes ces questions sur Youtube.

Je trouve juste dommage que dans notre pays on ne soit pas capable de reconnaître des gens comme Bruce pour les placer aux responsabilités. Pour moi, il devrait être conseiller fédéral.

Actuellement, j’espère surtout que l’on pourra se revoir en vrai. Sans écrans interposés, dans un bistrot peut-être, afin qu'il puisse m'expliquer ses théories au bar.

Josué Lovey

6 août 2020

Interdiction du Valais pour les Belges. Le couac continue (article modifié)

EXCLUSIVITÉ EA

Il semble que l'ostracisation du Valais par le gouvernement belge a(it) cessé le mercredi 5 août 2020, c'est du moins ce qu'annonce la presse unanime ce matin pour la plus grande satisfaction du canton offusqué.
Selon le Nouvelliste, la mise à jour du site internet du gouvernement a eu lieu ce mercredi à 16h.


Il n'en est rien!

Le Service public fédéral Affaires étrangères n'a corrigé que sa page de sommaire. 

Si l'on se rend sur la page concernant la Suisse, l'interdiction du Valais est toujours explicitement en vigueur ce jeudi matin à 8h30.



Jean-Yves, toi qui nous lis, avertis voir Christophe, nom d'un chien.


DERNIER DEVELOPPEMENT JEUDI 6 AOÛT 2020 à 11.00

Consultée en fin de matinée la page belge a enfin retiré Vaud et Valais de sa liste rouge pour rajouter d'autres régions de Suisse dans sa liste orange.


Nous ne reviendrons pas sur cette question qui risque de faire couler beaucoup d'encre dans ses régions touristiques suisses fort appréciées. (Chutes du Rhin, plage de Chollermülli, ou parc national suisse).

Pour le volet valaisan de cette affaire belge, l'incident est clos.

2 août 2020

Déplacements touristique entre Belgique et Valais interdits par la Belgique

REMARQUE:
MERCREDI 5 AOUT 2020 LA DECISION DE BELGE A ETE MODIFIEE ET LA ZONE ROUGE NE CONCERNE DESORMAIS PLUS NI VAUD, NI LE VALAIS.
LE MESSAGE CI-DESSOUS EST DONC OBSOLETE



Le site du Service public fédéral Affaires étrangères de Belgique communique 

(Dernière mise à jour: 01/08 – 16.30)

que les voyages non-essentiels, comme les voyages touristiques ne sont pas possibles ou pas autorisés et que quarantaine et dépistage sont obligatoires au retour de tous les pays en dehors de l'UE et la zone Schengen ainsi que de la
Bulgarie: Severoiztochen, Yugozapaden
Espagne: Navarre, Aragon, Barcelone et Lleida en Catalogne
France: Mayenne
Roumanie: Centre, sud-est, Sud-Munténie et Sud-ouest Olténie
Royaume-Uni: Leicester
Suisse: Région lémanique (Vaud, Valais, Genève) 

Le reste de la Suisse est en zone verte.

Note de la rédaction : Il n'est pas aisé sans plus ample information de savoir si tout le Valais est inclus dans la région lémanique, au sens où l'entendent les Belges (Genferseeregion, Regio meer van Genève, Lake Geneva region) ou s'il ne faut considérer que la partie lémanique du canton du Valais. On voudrait le croire, mais malheureusement selon une définition couramment admise et selon la classification de l'Office fédéral de la statistique, elle correspond à l'intégralité des cantons de Genève, de Vaud et du Valais, et non seulement la région constitutionnelle du Bas-Valais, ou du Chablais jusqu'à Miéville, ou du district de Monthey jusqu'à Massongex voire des seules communes de St-Gingolph ou de Port-Valais. La chose est un peu surprenante dans la mesure où la zone française adjacente est épargnée par le plan belge et que selon Mauro Poggia dans la presse du jour, c'est justement la proximité de la France qui explique le rebond des cas chez nous.

瑞士日内瓦湖地区

28 avril 2020

Science et politique: deux logiques bien différentes

Jamais les conférences de presse du Conseil fédéral n’avaient à ce point intéressé la population. La télévision publique interrompt régulièrement ses programmes pour des interventions en direct de Berne (ça n’arrive que rarement en temps normal), les journaux en ligne diffusent des « suivis en continu » de la situation depuis près de deux mois. Ces conférences de presse sont devenues des rendez-vous cathodiques bien chorégraphiés: les conseillers fédéraux, Alain Berset en tête, annoncent leurs décisions et détaillent les mesures pour endiguer la progression du virus; puis, les scientifiques, parmi lesquels Daniel Koch dont le visage est devenu familier au pays entier, apportent une caution aux décisions politiques et répondent aux différentes questions techniques.

C’est ce duo complémentaire qui, dès le début, a permis à la Suisse de jouer une partition si bien rodée.
D’Alain Berset on attend la fermeté de celui qui décide, qui dirige; mais aussi la compassion de celui qui sait la rigueur des mesures qu’il impose à la population. Un mélange de nécessité implacable et de compréhension.
De Daniel Koch, on attend le raisonnement scientifique et l’émotion maîtrisée. Ce ton de l’homme de science qui a accumulé beaucoup d’expérience au fil de sa longue carrière et qui ne se laisse pas impressionner par les événements. Un certain flegme qui rassure. Il en a vécu d’autres.
A les voir se répartir les rôles si aisément, le politique et le scientifique semblent mener un pas de danse parfaitement synchronisé.

Or, les logiques qui les animent sont très différentes.

La politique ne craint rien tant que l’incertitude. Elle craint toujours de prendre une décision qui pourrait être rendue caduque par un événement mal calculé. Les hommes et les femmes politiques aiment pouvoir prendre des décisions qu’ils espèrent pérennes. Lorsque les événements leur donnent tort, la population crie au scandale, à l’incompétence, au manque de vision. Le politicien souhaite que chaque jour qui passe vienne montrer le bien-fondé des décisions qu’il a prise, vienne appuyer la vision qui est la sienne. Une partie de son travail consiste à paver l’avenir de certitude, à éliminer le doute.

Le scientifique, au contraire, vit dans l’impermanence, dans ce qui est mouvant. La crise du coronavirus l’a bien mis en lumière: la science progresse par tâtonnement, par petits pas. Chaque jour surgissent de nouvelles hypothèses qu’il s’agit d’interroger. Le cas d’un patient qui ne correspond pas à la description standard de la maladie implique que l’on explore de nouvelles pistes, que l’on remette en question les certitudes qui semblaient pourtant acquises la veille. Dans la démarche scientifique, l’erreur est un stimulus, un aiguillon qui va faire progresser la connaissance. De nombreuses découvertes sont le fruit d’une erreur, d’un écart minime à la norme qui ouvre un abîme. C’est d’ailleurs ainsi que Pasteur a découvert le vaccin contre la rage. La science se nourrit de l’erreur, car c’est ce qui la fait progresser. Le doute n’y est pas une faiblesse, mais une vertu.

Le doute, 5ème obstacle de la méditation pleine conscience - 12/21

Le doute est angoissant pour le politique, il est enthousiasmant pour le scientifique.

Ces deux visions si différentes, presque antagonistes, ont pourtant trouvé dans le duo que forment Alain Berset et Daniel Koch un équilibre. Science et politique semblent avoir trouvé ensemble un compromis bien helvétique. Et cela fonctionne! N’en déplaise aux éternels rageux et pseudo-experts des réseaux sociaux qui ont su se rendre insupportables depuis le début de la crise. Il faudra bien, malheureusement, leur consacrer un article à l’occasion.

L’exemple suisse nous enseigne que pour nous, citoyens, cela exige d’accepter que le message politique puisse receler quelques incohérences, que ce qui était vrai hier ne le soit plus forcément sous la même forme demain. Le Conseil fédéral se met ainsi toutes les semaines en danger, en prenant le risque de modifier ses ordonnances, d’infléchir sa politique, d’assumer d’éventuelles incohérences. Comme dans un voyage au long court, il y a un cap, mais de multiples inflexions de trajectoires peuvent rendre la direction peu lisible.

Finalement, le grand public doit également accepter que la science ne peut pas fournir des données définitives. Les connaissances sur le virus du mois d’avril ne sont plus exactement celles du mois de mars; si cela peut sembler déroutant, c’est en fait plutôt encourageant, cela veut dire qu’on a progressé, que notre degré de connaissance à augmenter.

Entre la science et la politique, nul besoin de choisir. Il suffit d’espérer que l’équilibre tienne.

J. Lovey

24 avril 2020

Faut-il prolonger le confinement ? - L'angle philosophique


Dans mon dernier article nous nous étions brièvement penchés sur l’angle sanitaire de la question du titre sans tirer de réponse claire, et l’article ci-dessous a pour prétention de se concentrer sur le pan philosophique de ce confinement. 

Quand on constate qu’en France il faut avoir une raison notifiée sur un papier pour pouvoir sortir et qu’on ne peut pas être deux dans une voiture, ou quand on entend le souhait de certains gouvernements d’imposer un suivi des individus à travers des bracelets ou une application pour suivre nos déplacements et savoir avec qui on entre en contact, on peut se demander si ça ne va pas un peu trop loin.

On peut faire le parallèle avec la sécurité: Est-ce que vous seriez prêts à mettre des caméras dans toutes les rues et à implanter une puce et une caméra avec micro à tout le monde? Non? Cela permettrait pourtant de réduire la criminalité à néant! Imaginez: moins de violence, moins de harcèlement, difficile de faire mieux en matière de sécurité!

Non, cela parait impossible à accepter je pense (j’espère!) pour chaque d’entre nous. Nous ne sommes donc pas prêts à sacrifier totalement notre liberté au profit de notre sécurité, mais jusqu’où pouvons-nous aller pour notre santé?

Il est intéressant de comparer comme la réaction européenne a évolué en un demi-siècle. La grippe de 1968 a fait un million de morts dans l’indifférence alors qu’aujourd’hui, les états prennent des mesures drastiques pour contrer ce virus et de nombreuses voix continuent de trouver cela insuffisant, que c’est-il passé dans cet intervalle? La superstition a cédé sa place à la science, ce qui est une bonne chose. Sauf que la superstition rend humble, impuissant face à des évènements qu’on ne maitrise pas quand la science rend orgueilleux et donne une impression de contrôle et de maitrise sur ce qui nous arrive. Nous n’acceptons plus de pouvoir mourir d’une grippe, de ne pas pouvoir vaincre une épidémie.

Est-ce qu’on va trop loin? C’est en tout cas ce que pense un philosophe que je trouve souvent très pertinent: André Comte-Sponville. Ce dernier livrait un interview dans le Temps un brin provocateur dans lequel il s’insurgeait de la situation actuelle. Il reproche à l’Etat de supprimer nos libertés au profit de la santé et surtout de sacrifier la nouvelle génération au profit des personnes âgées. Il craint ce dont nous avons parlé précédemment et qu’il appelle le Pan-médicalisme, une idéologie qui attribuerait tout le pouvoir à la médecine.

On peut relativiser en lisant les déclarations de Trump qui proposait cette semaine un traitement à base de désinfectant et de lumières UV: pour le président étasunien, il est clair que donner plus de pouvoir à la médecine (y compris psychiatrique) ne pourrait pas être nocif mais il est également vrai que de nombreuses personnes « à risque » sont insatisfaites de la situation et estiment que c’est à elles de décider si elle veulent ou non courir le risque de s’exposer au virus.

Finalement, là encore, il n’y a pas de réponse éthique satisfaisante. Si une personne par choix, ne respecte pas l’avis médical, en l’occurence le confinement, mais que ce faisant elle répand le virus et cause la mort d’autres personnes, est-ce acceptable? Dans cette situation il semblerait que non, mais pourtant, la logique de la vaccination est la même et un grand nombre de personnes peuvent pourtant refuser de se vacciner…

22 avril 2020

Olivier Guex prédit un avenir, mais autrement.

Dans le numéro 152 du vendredi 17 avril 2020 de le peuple.vs Olivier Guex prend la parole dans l'espace réservé épisodiquement à Entremont Autrement.  Il expose comment les sociétés touchées par des dangers et des catastrophes font preuve de résilience. Il tente de voir comment cet apprentissage de la protection qui historiquement devient de plus en plus efficace va s'appliquer à la pandémie actuelle.
Il interroge à ce propos ce qui va venir dans ce contexte où s'est affirmée l'importance de l'Etat. Il plaide pour une politique qui doit corriger les oublis de l'économie: responsabilité sociale et environnemental.
Il croit à des citoyens qui n'ont pas peur du changement.
Il en appelle afin audacieusement aux partis, dans un souhait fermement formulé:

OSONS CROIRE QUE LES PARTIS POLITIQUES QUI SE RECONNAISSENT DANS CES THEMATIQUES SAURONT RECREER DES ALLIANCES POUR DEVELOPPER DE NOUVELLES STRATEGIES ET PLANS D'ACTION.

On ne peut plus clair.




20 avril 2020

Faut-il prolonger le confinement ?


Si vous venez de sortir d’un profond coma qui a duré plusieurs mois et que votre premier réflexe au réveil a été de consulter cet article, il faut que je vous prévienne : nous connaissons aujourd’hui une profonde crise sanitaire en raison d’un virus, le Covid-19. Cependant, je pense que la majorité d’entre vous sont au courant et se posent plutôt la question suivante : « Faut-il prolonger le confinement ? ».
Bon, je casse le suspense, je n’ai pas la réponse. Il y a énormément de facteurs en jeu : il suffit d’observer les décisions des gouvernements de la Suède à la Corée en passant par la France ou le Vietnam pour se rendre compte de la multitude de réponse possible à cette question. Je me suis dit que c’était l’occasion de reprendre ma plume (c’est bien sûr une métaphore, j’écris ici à l’aide d’un clavier) et de réfléchir à la question sous plusieurs angles. 
Tout d’abord, pour commencer par le sujet que je maîtrise le moins et sur lequel je tâcherai d’être bref l’angle sanitaire. Dans un deuxième article nous changerons de casquette pour prendre celle du philosophe puis viendra la troisième partie qui se penchera sur la question écologique. Enfin, il serait difficile d’être complet sans aborder dans un ultime article la question économique.

Comme nous parlons d’un virus et que c’est pour des raisons sanitaires que le confinement a été déclaré, prenons cela comme point de départ. On connait tous la raison principale du confinement : il fallait absolument diminuer la transmission du virus pour donner à notre système de santé le temps de se préparer, la marge pour pouvoir assimiler cette vague sans mettre nos institutions à genoux, comme cela a été le cas en Italie.




Cependant, une fois cette vague résorbée, on peut se questionner sur l’utilité de poursuivre ce confinement sous sa forme actuelle car ce dernier a également un impact négatif sur d’autres pans de la santé : le plus facile à constater est l’effet sur la santé psychologique et on peut voir fleurir un peu partout des conseils dans le domaine. Il est plus difficile de gérer le stress et la pression en étant seule chez soi pour ceux qui font du télétravail. Pour ceux qui se retrouvent au chômage partiel, il est parfois difficile de se retrouver dans cette situation d’inactivité soudaine.

En plus de cet aspect, un argument que l’on entend parfois est celui de la surmortalité dûe au confinement qui augmente en raison des personnes qui repoussent leur visite à l’hôpital ou chez leur médecin. On lisait récemment par exemple que le nombre de victimes d'infarctus arrivant trop tard au CHUV grimpe d’après le chef de la cardiologie du CHUV.
Cependant, les données statistiques manquent pour l’instant pour analyser l’ampleur de ce phénomène, d’autant plus que le confinement et l’augmentation des mesures d’hygiène (port du masque, utilisation plus systématique du désinfectant) a également des effets positifs en limitant les virus autre que le Covid.

Ainsi, on comprend qu’une équation est posée dans laquelle certains paramètres nous manquent, il faudra être sûr que le confinement cessera au bon moment pour minimiser le nombre de victime : l’arrêter trop tôt ou trop brutalement pourrait réduire tous les efforts consentis à néant en faisant repartir de plus belle l’épidémie et en mettant à genoux notre système de santé, mais trop tarder pourrait avoir un impact négatif s’il y a plus surmortalité que de personnes sauvée grâce au confinement.

Jonathan Darbellay

7 avril 2020

Un moment à nul autre pareil

Chaque habitant de ce pays a pu se rendre compte ces dernières semaines de l'extraordinaire basculement historique que nous avons vécu. Nous sommes encore au coeur de l'événement et, pour cette raison, il nous est parfois difficile d'en prendre la pleine mesure.

Qui aurait imaginé, le 31 décembre dernier, au moment de formuler tous ses "voeux de bonheur et de santé pour la nouvelle année", qu'à peine quelques semaines plus tard:
  • le Conseil fédéral - habituellement un peu mou - aurait pris les pleins pouvoirs sur le pays, réduisant les cantons au rang d'exécutants et aurait réduit le Parlement fédéral au silence;
  • que l'armée suisse et la protection civile serait mobilisées pour la première fois dans cette proportion depuis la Seconde Guerre mondiale, et déployées sur l'ensemble du territoire national;
  • que dans plusieurs cantons, les cliniques privées seraient réquisitionnées par l'Etat;
  • que l'ensemble des frontières extérieures du pays seraient bouclées;
  • que toutes les écoles et institutions de formations seraient fermées;
  • que les commerces, les restaurants, les bars, les clubs, les magasins seraient fermés;
  • que l'ensemble des manifestations et rassemblements du pays, sur tout le territoire, seraient interdits au-dessus de 5 personnes (on a bien dit 5 personnes);
  • que tous les secteurs touristiques (stations, piscines, musées, hôtels (partiellement), etc) seraient fermés;
  • que l'entier de la population serait appelée à rester chez elle et à attendre des jours meilleurs.


Ces décisions sont dignes d'un scénario de film catastrophe. Et encore, un tel film semblerait peu crédible aux yeux des spectateurs. Et pour autant, nous ne sommes pas les seuls à avoir pris ces décisions draconiennes:
  • Plus de 50 pays dans le monde ont décrété un confinement total de leur population, plus encore un confinement partiel. C'est plus de la moitié de l'humanité qui est cloîtrée. Et encore, chacun ne peut bénéficier d'un toit;
  • la plupart des vols internationaux ont été interrompus. Plusieurs compagnies aériennes d'envergure ont annoncé un "grounding" sans précédent. De force officielle, 14 personnes seulement ont pris un vol hier (dimanche 5 avril) à l'aéroport international de Genève;
  • plusieurs entreprises privées ont débuté la production de respirateurs ou d'autres appareils médicaux (General Motors, Dyson, Apple). De grands noms de l'industrie ont lancé des programmes de soutien aux unités médicales: Microsoft, Bulgari, etc.
  • ainsi le trafic motorisé s'est effondré au niveau mondial, dans une proportion que même Greta Thunberg n'aurait pu rêver.

Image prise à la frontière entre l'Allemagne et la Suisse, début avril 2020
Au centre de l'activité sanitaire enfin, de nombreuses personnes se battent pour venir en aide aux malades. Ne comptant plus leurs heures, ne comptant plus leur peine. Rappelant des retraités ou, au contraire, lançant au front de jeunes étudiants en médecine. Des milliers de bénévoles offrent leurs services aux plus démunis pour leurs courses ou pour leurs déplacements.

Face à de tels événements, il faut des décisions pratiques, rapides et souvent iconoclastes. Ce sera justement le thème d'un prochain article.

J. Lovey

6 avril 2020

Promotion santé Valais pour le Canton débute une campagne d'encouragement au confinement volontaire.

A grand renfort de réseaux sociaux notamment à travers Youtube et Facebook, le canton du Valais par la médiation de Promotion santé Valais donne la parole à des Valaisannes et des Valaisans. Ceux-ci relaient les messages de respect des règles de distanciation sociale. Le premier qui s'y colle est Daniel Rausis qui sera suivi par bien d'autres. Pour que la solidarité devienne virale, merci de vos partages.





20 mars 2020

Elan de solidarité




Sembrancher

La Jeunesse Trab’Zeune se mobilise bénévolement pour faire les courses, livraisons de médicaments, de repas, babysitting ou «adositting» sur Sembrancher, Chamoille et la Garde.
Contact: 079 963 85 13 ou 079 348 14 25.

Orsières

La Jeunesse commune d’Orsières (JCO) et la Jeunesse active de la Côte (JAC) se mobilisent bénévolement pour faire les courses, livraisons de médicaments, de repas, babysitting et «adositting» ou tout autre acte de solidarité…
Contact pour la JCO: 079 955 83 23, 079 872 16 06, 079 316 98 11.
Pour la JAC: 079 871 50 98, 077 420 66 51.


Liddes et Bourg St-Pierre

La Jeunesse de Liddes et Bourg-Saint-Pierre se met à disposition des personnes dites à risques pour leurs faire les courses, aller chercher des médicaments ou rendre divers services.
Contacter Florent Darbellay au 079/961 89 92
ou Mélissa Exquis au 079/948 61 94.

Bagnes

Les Jeunesses de Bagnes se mobilisent bénévolement pour aider la population au quotidien: courses, livraison de médicaments, de repas, babysitting ou «adositting»…
Contact pour Le Châble - Villette -Cotterg: 079 892 89 59 ou 078 934 11 90.
Pour Bruson - Le Sappey: 079 533 68 90 ou 076 544 48 29.
Pour Montagnier: 079 649 83 97 ou 079 378 89 38.
Pour Verbier - Médières: 079 439 08 47 ou 077 450 67 26.
Pour Versegères - Prarreyer: 076 278 89 08, 079 383 81 36.
Pour Champsec: 078 719 16 50 ou 079 758 05 40.
Pour Lourtier - Plamproz - Fionnay: 079 452 27 89 ou 079 866 71 17.
Pour Sarreyer: 079 872 21 13, 078 951 75 91

Vollèges

Les Jeunesses de Vollèges et du Levron et d’autres sociétés de la commune s‘associent pour aider toutes les personnes à risque (de plus de 65 ans) face au coronavirus. Elles sont gratuitement à disposition pour faire des courses, chercher des médicaments, faire du baby-sitting ou assumer toutes les activités où ces personnes risquent d’être en contact avec le virus.
Pour Le Levron, Vens, Chemin, contactez le 079 377 74 57;
Pour Cries, Etiez, Vollèges, le 079 312 68 32.

VEUILLEZ NOUS SIGNALER LES ERREURS OU LES OMISSIONS.


14 mars 2020

Pendant ce temps à Sembrancher...


On ne sait pas si les clients craignent la pénurie ou un hypothétique confinement qui leur interdirait de se ravitailler mais dans toute la Suisse, la valeur refuge semble être la boîte de raviolis...


... ou les pâtes.

Réflexe archaïque de survie, de bunkerisation non rationnelle, de tentation du repli.
Essai de contrôle alors qu'on a le sentiment de ne pas avoir ce contrôle.
Signe d'un jeu personnel. De ceux qui se la jouent solitaires.

Le défi est plutôt d'être solidaire, de se centrer sur l'ici et le maintenant, sur le devoir par rapport à nos proches, sur notre travail et surtout éviter de devenir juste des spectateurs de la maladie et des personnes qui règleraient leur existence uniquement avec l'idée d'éviter leur propre contamination.

Le défi est de vivre encore avec un horizon citoyen et non pas dans le sauve qui peut.

Le webmaster.







Pendant ce temps à la Providence


Panneau photographié vendredi matin à l'entrée de la Providence d'Orsières 




La protection civile filtre les entrées 


Les visiteurs sont identifiés, enregistrés, questionnés et mesurés

La commune d'Orsières communique


Communiqué de la commune de Bagnes

La Commune de Bagnes s'engage dans les mesures pour limiter la propagation du coronavirus

Suite aux décisions du Conseil fédéral et du Conseil d'Etat valaisan, la Commune de Bagnes fera appliquer les mesures suivantes:

Les classes, crèches et UAPE sont fermées jusqu'au 30 avril. Une offre minimale d'accueil sera proposée, dans la mesure du possible, dès lundi matin. Il s'agit d'éviter absolument de confier les enfants à leurs grands-parents et de brasser les générations. Informations sur les crèches et UAPE Informations sur la scolarité obligatoire

Le domaine skiable est fermé immédiatement et pour le reste de la saison. Les sentiers raquettes et pédestres hivernaux restent sécurisés.

L'ensemble des manifestations publiques et privées réunissant plus de 50 personnes sont annulées, y compris l'Xtreme Verbier et la Patrouille des Glaciers.

Les messes dominicales et en semaine sont suspendues. Seules les messes d'enterrement pourront être célébrées, pour autant qu'elles réunissent moins de 50 personnes.

Toutes les salles communales sont fermées, y compris le Centre sportif et l'Espace Saint-Marc.

Les musées, bibliothèques, cinémas, discothèques, bars, salles de sport, centres de fitness et autres lieux de divertissement, de culture et de sport sont fermés.

Les restaurants et hôtels restent ouverts, pour autant qu'ils n'accueillent pas plus de 50 personnes simultanément dans le même espace.

Le respect des règles d'hygiène et de distance sociale est absolument essentiel pour limiter la propagation du virus. Le Conseil communal en appelle à la responsabilité de chacune et chacun pour adopter les comportements individuels et solidaires permettant de protéger les plus vulnérables d'entre nous.

Groupes à risque

Le Conseil fédéral et les autorités cantonales ont mis la protection des personnes particulièrement vulnérables et la prise en charge des cas sévères au cœur de son dispositif. Les tests de dépistage ne seront plus systématiquement effectués sur les personnes présentant des symptômes.

Quelles sont les personnes les plus à risque ?

  • Les personnes de 65 ans et plus
  • Les personnes de tout âge souffrant notamment d’une de ces maladies : cancer ; diabète ; faiblesse immunitaire due à une maladie ou à une thérapie ; hypertension artérielle ; maladies cardio-vasculaires ; maladies chroniques des voies respiratoires


La Confédération a dressé une liste de recommandations spécifique pour ces groupes à risque. Afin de protéger au mieux ces personnes, de permettre aux services de santé de pouvoir gérer les cas sévères et de ralentir au mieux la propagation du virus, la stratégie prévoit actuellement que les malades qui ne nécessitent pas de prise en charge médicale ne sont en principe pas testés et restent à domicile volontairement en auto-isolement. Les contacts étroits d’un cas confirmé sont invités à rester à domicile en auto-quarantaine.

Stratégie de lutte contre l’épidémie

Le canton du Valais suit de près les prescriptions de la Confédération et de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Au vu de la propagation du virus (situation actuelle en Valais et en Suisse), les autorités fédérales ont adapté la stratégie de lutte contre la pandémie.

Le Conseil d’Etat valaisan a pris des mesures supplémentaires strictes pour freiner la propagation de la pandémie de coronavirus dans le canton, afin de ralentir au mieux la propagation du virus, de protéger le plus possible les groupes à risque et de permettre aux services de santé de pouvoir gérer les cas sévères:

  • fermer toutes les écoles publiques et privées de l’enseignement obligatoire et post-obligatoire, les centres de formation professionnelle, les centres pour les cours interentreprises ainsi que les structures d’accueil pour la petite enfance (crèches et UAPE), en maintenant une offre d’accueil dans le cadre de l’école obligatoire pour les cas de rigueur, notamment en l’absence de solution de garde ou lorsque les parents assument des tâches indispensables, plus particulièrement au niveau sanitaire et sécuritaire) ;
  • interdire toutes les manifestations publiques ou privées réunissant plus de 50 personnes, organisateurs et personnel compris (sauf exceptions pouvant être prononcées par le Conseil d’Etat en cas d’intérêt public prépondérant) ;
  • autoriser les manifestations de moins de 50 personnes pour autant que des mesures de prévention soient respectées ;
  • recommander aux collectivités publiques, associations culturelles et sportives, entreprises et autres de renoncer à toute activité, événement ou réunion de moins de 50 personnes ;
  • décréter la fermeture des cinémas, théâtres, salles de concert, discothèques, bars, boîtes de nuit, salons de massage, domaines skiables, salles de sport, centres de fitness, centres de bien-être, piscines et bains thermaux, musées, médiathèques, centres de jeunesse, et autres lieux de divertissement, de culture et de sport ;
  • autoriser les établissements d'hôtellerie et de restauration (à l'exception de ceux mentionnés ci-dessus) de continuer à fonctionner à condition de ne pas accueillir plus de 50 personnes en même temps et dans le même espace, personnel inclus, ainsi que de garantir des normes d'hygiène accrues et une distance sociale appropriée entre chaque client, qu'il soit assis ou debout ;
  • interdire les activités et manifestations de groupes sportifs et culturels, tant professionnels qu'amateurs, de toute nature et de toute catégorie, quel que soit le nombre de personnes présentes ; l'activité individuelle reste autorisée, sous réserve d'une hygiène accrue (notamment la désinfection des mains) et d'une distance sociale appropriée ;
  • demander que toutes les activités commerciales ouvertes au public respectent la distance sociale appropriée et les mesures d'hygiène accrues mises en place ; obliger les entreprises de transport public à assurer le service ordinaire avec des mesures d'hygiène accrues et une distance sociale appropriée ;
  • d’interdire en principe, sauf exception justifiée, les visites dans les établissements et institutions sanitaires et socio-sanitaires ;
  • de tenir compte lors de la convocation du personnel de la protection civile des besoins spécifiques des institutions sanitaires, socio-sanitaires et sécuritaires ainsi que de l’économie ;
  • de réitérer la demande au Conseil fédéral de limiter le passage à la frontière avec l’Italie ;
  • de limiter les contacts avec les personnes à risque (personnes de 65 ans et plus et personnes de tout âge souffrant notamment d’une de ces maladies : cancer, diabète, faiblesse immunitaire due à une maladie ou à une thérapie, hypertension artérielle, maladies cardio-vasculaires, maladies chroniques des voies respiratoires) ;
  • de déconseiller fortement aux personnes à risque la prise en charge d’enfants, la participation à des événements publics ou privés, l’utilisation des transports publics sauf pour les besoins médicaux ou professionnels ou l'achat de produits de première nécessité; 
  • de recommander fortement à la population de respecter les règles d'hygiène et de distance sociale dans les relations interpersonnelles ;


Ces mesures entrent en vigueur avec effet immédiat et seront maintenues jusqu’au 30 avril 2020 à minuit. Elles sont appelées à évoluer en fonction de la situation.

Au vu de ces nouvelles prescriptions, le formulaire et l’adresse e-mail destinés à orienter les organisateurs de manifestations sont désormais supprimés.

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