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3 avril 2022

Un curieux livre sur la Fouly.

Trois skieurs font de la peau de phoque au-dessus de la Fouly, dans une météo risquée à cause du risque d'avalanche. Ils finiront par atteindre la cabane de l'A Neuve où ils pourront se restaurer.

A la manière des exercices de style de Raymond Queneau ou des Dicodeurs, Déclinaison(s) d'Hervé Bordeau paru en 2012 chez JMEditions à Chamonix raconte cette histoire une cinquantaine de fois. Habile, amusant, souvent loufoque, un petit livre qui devrait mettre les entremontants dans la bonne humeur. A mettre aux rayons de nos bibliothèques publiques.



/dr



16 juin 2021

EA à l'échelle continentale

Suite au revers des votations de ce week-end,  EA a décidé de frapper un bon coup en déployant son message non plus seulement à l'échelle du district, mais sur tout le continent.



Il n'aura échappé à aucun téléspectateur attentif du match France-Allemagne que EA s'est affiché de manières fort diverses pendant toute la durée du match.


La chose est devenue de plus en plus insistante au fur et à mesure de l'avancée du match


Avec des graphismes et des polices de caractère diversifiées





8 août 2020

Titre ambigu dans le Nouvelliste

Renseignements pris, il s'agit d'un club de foot, et pas d'un président de commune, on aurait pu le croire.

Le rigolo de service 

31 août 2019

Selon le Blick, le val d'Entremont serait la vallée de la mort.

31.05.19 
Fin mai le Blick consacrait un article sensationnaliste aux avalanches en Suisse et décrivait le haut val d'Entremont comme la vallée la plus dangereuse de Suisse.


17 août 2019

Une candidate médaillée olympique

Radio Chablais avait ce printemps tiré le portrait de la candidate la plus médiatique de cette élection au conseil national, la médaillée de bronze en triathlon Magali Di Marco (25.3), actuellement employée de Canal 9.

A voir ici https://www.radiochablais.ch/category-style1-ja-3/349-que-sont-ils-devenus/80893-episode-3-magali-di-marco



On peut trouver sur internet des dizaines de vidéos retraçant sa carrière.


11 mars 2019

Daniel Yule s'engage pour le climat

Daniel Yule est bien connu et apprécié du public pour ses talents sportifs. Il a ajouté dernièrement une nouvelle corde à son arc en prenant fait et cause pour le climat comme il l'explique dans une interview donnée la semaine dernière au Nouvelliste.

Lire ici l'article du NF

Il a versé la moitié de ses gains obtenus lors des deux dernières épreuves de Coupe du Monde à l'association Protect Our Winters Switzerland. Cliquez ici pour découvrir leur site internet.

Ce n'est pas la première intervention publique du skieur du Val Ferret sur le thème du climat. Il y a peu, il remettait déjà en place (voir l'article du Matin) Gian Franco Kasper, président de la FIS, en raison de ses propos climatosceptiques:
"S'il nous rendait visite ne serait-ce qu'une fois par été pendant l'entraînement, il verrait clairement à quel point nos glaciers fondent et à quel point l'avenir du ski est menacé."
On ne peut que se réjouir que des personnalités mettent leur notoriété au service de nobles causes. LE changement climatique a déjà et aura encore à l'avenir un très fort impact sur nos régions de montagne. La prise de position courageuse de Daniel Yule nous rassure sur le fait que les jeunes générations sont en train de prendre conscience du problème et de chercher des solutions.

Chapeau!

6 juin 2018

Jeux Olympiques: retombées touristiques et retombées économiques



Je me suis refusé jusqu'à maintenant à publier qqch sur Sion 2026, considérant que nos fils d'actualité croulent déjà sous la masse de posts pour ou anti.

Cependant j'ai remarqué, dans ce que j'ai eu l'occasion de voir passer, que les références à la littérature scientifique sur le sujet n'ont que trop peu été utilisées.

Voici donc des extraits d'un papier publié dans la revue du FMI en 2010 écrit par Andrew Zimbalist, professeur d'économie, titulaire de la chaire Robert A. Woods au Smith College.

J'ai sélectionnée trois passages, le premier concernant les retombées touristiques, le deuxième les retombées économiques et le troisième étant le mot final de l'article:

" En pratique, c’est souvent différent. Ainsi, l’un des objectifs des Jeux de Sydney était de renforcer les flux touristiques après les Jeux, mais, comme le dit Graham Matthews, ancien prévisionniste au Ministère des finances australien : «Grâce aux Jeux, nous nous sommes sentis bien, grisés et électrisés, mais, objectivement, il est difficile de savoir s’il y a eu des retombées positives directes au plan international de cette brève visibilité» (Burton, 2003). Ritchie et Smith (1991) ont mené une étude sur la connaissance des sites olympiques par les Européens et les Nord-Américains.
Ayant sondé par téléphone plusieurs milliers de personnes entre 1986 et 1989, ils conclurent que moins de 10 % des résidents nordaméricains interrogés et moins de 30 % des Européens se souvenaient qu’Innsbruck (Autriche) avait accueilli les Jeux d’hiver de 1976. Seuls 28 % des Nord-Américains et 24 % des Européens interrogés se souvenaient que les Jeux d’hiver de 1980 avaient eu lieu à Lake Placid, dans l’État de New York. D’autres études ont montré qu’en 1991 presque plus personne ne se souvenait que les Jeux d’hiver de 1988 s’étaient tenus à Calgary (Matheson, 2008). Lorsque les Jeux s’accompagnent de mauvais temps, de pollution, d’affaires politiques ou d’actes terroristes, ils peuvent même porter atteinte à la réputation du lieu. Les autres grands événements sportifs, comme le Super Bowl ou la Coupe du monde, connaissent des dynamiques économiques similaires bien que les dépenses d’équipement soient bien moindres."

(...)

"Il y a peu d’informations objectives confirmant l’impact économique des Jeux olympiques et des autres grands événements sportifs. Dans l’ensemble, les études existantes ont été rédigées par les villes et régions hôtes, qui ont un intérêt à justifier l’ampleur des dépenses liées à ces événements, et comportent de nombreux défauts. Pour obtenir des informations plus fiables, mieux vaut se référer aux estimations de l’impact économique faites dans les études scientifiques déjà publiées. Les auteurs n’ont aucun intérêt personnel à la réussite des événements et le processus d’examen par les pairs permet de vérifier les méthodes et les hypothèses utilisées. Ces études font apparaître l’impact économique suivant : bien qu’un petit nombre d’emplois soient créés à l’occasion des Jeux, il ne semble pas y avoir d’effet visible sur les revenus, ce qui semble indiquer que les travailleurs n’en profitent pas (Hagn and Maennig, 2009; Matheson, 2009). De plus, l’effet des Jeux, qui n’est pas toujours positif, dépend de la réaction du marché du travail à la création de ces nouveaux emplois (Humphreys and Zimbalist, 2008). Il semble que l’impact économique de l’organisation de la Coupe du monde, si tant est qu’il y en ait un, est encore moindre (Hagn and Maennig, 2008, 2009)"

(...)

"La valeur économique et non économique de l’organisation de grands événements sportifs comme les Jeux olympiques est complexe et varie d’un lieu à l’autre. Il est impossible de tirer des conclusions simples de cette analyse, mais les villes candidates aux prochains Jeux olympiques d’hiver — Annecy (France), Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud) — et les nombreuses villes candidates aux Jeux d’été de 2020 feraient bien d’éviter le battage olympique et d’analyser à froid les objectifs de développement à long terme de leurs régions." (Zimbalist; 2010)

ABE, on se retrouve le 10 juin.

Baptiste Fellay

5 juin 2018

« Je voulais vous dire »… « Halte aux Jeux !!!! »

« Je voulais vous dire »… « Halte aux jeux !!!! » Ce raccourci amusant de deux ouvrages, en préambule, pour vous inviter à une ultime réflexion.

Dans le débat médiatique actuel qui commence à agacer tous les citoyens en Valais, j’ai eu envie de prendre de la distance et essayer de poser un regard mi-amusé, mi-réflexif sur ce cirque organisé par des personnes intéressées à promouvoir un divertissement-business personnel dans notre canton.

D’abord, les affiches : « Des jeux qui nous rassemblent » ! Slogan incroyable ! Alors que c’est le contraire qui se passe en Valais : je n’ai jamais assisté à des échanges aussi clivants avec la perspective que les opposants à ces Jeux veulent la mort du Vieux Pays, la destruction du tourisme, l’enterrement des remontées mécaniques. Ce sont des « ringards », opposés à tout projet, et ils devraient se taire pour ne pas exprimer une voix discordante !

Mais je vais quand même essayer de vous faire partager une réflexion, parce que je ne supporte plus l’arrogance et le mépris des promoteurs de ces Jeux pensant avoir le monopole d’un « rêve » pour le Valais.

Et, pourtant, moi, je rêve d’un Valais où l’on ne réduirait pas les prestations sociales, les subventions aux caisses maladies, le salaire de base des jeunes enseignants, l’aide aux enfants en difficulté, les crédits pour l’enseignement, dans le but de faire des économies et retrouver les chiffres noirs dans le budget cantonal…

Je rêve d’un coin de ce pays où il n’y aurait plus 1/10 de la population vivant sous le seuil de pauvreté dans un pays riche…

Je rêve d’une nature qui ne serait pas bétonnée de la plaine au sommet des plus belles montagnes des Alpes…

Je rêve d’une eau potable qui ne serait plus utilisée pour fabriquer de la neige artificielle afin de permettre à des touristes de glisser, avec sous leurs spatules, la richesse de nos enfants et petits-enfants.

Je rêve que cette eau précieuse soit préservée, économisée, valorisée, car elle vaudra en 2040 plus chère que le pétrole !

Je rêve d’un tourisme quatre saisons imaginatif, rassembleur, durable et partagé par les Valaisans avec leurs hôtes. Que celui-ci soit développé avec réflexion, détermination, mais sans course aux profits immédiats et indécents, afin que nos enfants et petits-enfants puissent encore construire et habiter dans nos vallées.

Je voulais vous dire … que l’homo sapiens, même assis, permettra à l’Humanité d’aller plus loin que l’homo olibrius se revendiquant Valaisan, à la suite d’un acte de réaction violente et ridicule.

Enfin, je n’accepte plus cette suffisance, ce mépris des promoteurs des Jeux qui, faute de réflexion et d’arguments, escamotent le débat démocratique et se gargarisent de formules publicitaires vides de sens. La seule chose de « durable » dans leur projet, ce sont leurs slogans exprimés et ressassés à longueur de discussions.

Je n’ai pas apprécié que l’on m’importune jusque dans ma boîte aux lettres avec un livre d’un mégalomane capricieux.
Je ne le renverrai pas, comme tant d’autres, parce qu’il ne vaut même pas les frais d’un courrier.
Je ne le brûlerai pas non plus, car ce papier glacé encrasserait la cheminée.

Non, à l’occasion d’un déplacement occasionnel à Martigny, je le déposerai dans les containers (il y en a 3) du parking des Portes d’Octodure.

Je vous invite à faire de même, que vous l’ayez lu ou pas. Et ce, sans sac blanc de tri ! S’il devait y avoir des amendes, il serait très facile de trouver le nom de l’auteur, selon le principe du pollueur-payeur. Je n’ai rien à trier, car je n’ai rien demandé ! D’autant plus que Christophe D, le conseiller d’Etat dira à Florence D, la présidente, de ne lui infliger qu’une amende symbolique et que cela compensera l’empreinte carbone laissée par l’hélicoptère qui l’a, lui aussi, déposé sur une arête du Cervin.

Et puis, il n’est pas trop tard : pour tous ceux qui sont allergiques aux slogans martelés à longueur d’entretiens, aux chiffres indécents pour la majorité des Valaisans, je vous encourage à voter NON en vous livrant ceci :
« Derrière la belle vitrine des Jeux Olympiques, qu’y a-t-il en vérité ? On nous montre de superbes et fringants athlètes, mais on nous dissimule l’envers du décor : la souffrance de tous, l’échec de la plupart, l’inévitable dérive du dopage.
Il faut mettre fin à l’hypocrisie et dire ce qu’est le sport de haut niveau aujourd’hui : une entreprise d’exploitation de l’homme par l’homme, où la seule règle du jeu est le profit, quel qu’en soit le coût humain.
Courir plus vite, sauter plus haut, être le plus fort : il est temps de remiser cet idéal enfantin et de proposer un modèle d’olympisme enfin humaniste. »

Non, ce n’est pas une réflexion personnelle, ni celle d’un exalté valaisan réfractaire, mais celle d’Albert Jacquard, dans un ouvrage de 100 pages lues en 1 heure et d’où l’on émerge avec une conscience plus aiguisée de l’humanité.

Albert Jacquard est biologiste, spécialiste en génétique des populations. Dans une série d’ouvrages qui sont autant de best-sellers, il a dénoncé l’idéal de compétition qui anime nos sociétés. Il s’attaque ici à l’idole la plus spectaculaire de notre temps : les Jeux Olympiques.

« Un c… qui marche ira toujours plus loin qu’un intellectuel qui reste assis. » CC dixit.
Ainsi pour paraphraser l’auteur de la Porte d’Octodure, un intellectuel humaniste écrivant des réflexions aussi profondes, nous emmènera toujours plus loin qu’un c… assis dans une voiture au cheval cabré, aussi rapide soit-elle !

Le petit ouvrage d’Albert Jaccard s’intitule « Halte aux Jeux » et pour une dizaine de francs vous permettra de poser une réflexion éloignée des débats primaires, de prendre de la hauteur,… ce qui n’est déjà pas mal pour des Jeux d’hiver !

Extrait:
Albert Jacquard
« Officiellement, il s’agit de rencontres loyales où chacun manifeste au mieux ses talents. Le mot d’ordre est partout répété : « L’important, c’est de participer, non de gagner. »Mais il est difficile de ne pas déceler dans cette formule une bonne dose d’hypocrisie, tant l’accent est mis à toute occasion sur la nécessité de gagner. Cela est vrai, bien sûr, pour les athlètes sur la piste, mais ce l’est aussi pour les villes qui concourent en vue d’obtenir la mission d’organiser les prochains Jeux ou pour les nations qui consacrent des crédits à préparer une délégation. A chaque échelon, tous n’ont qu’un but, la victoire. »
 A. J. Halte aux Jeux page 82

Ce petit objet vous aidera peut-être à prendre la décision de bon sens en disant NON le 10 juin.

Pierre-André Pélissier

1 juin 2018

Le Valais mérite mieux qu'un si faible projet

Sion 2026 a phagocyté le débat démocratique. Nous avons perdu beaucoup trop de temps et d’argent à détourner l’attention des Valaisans pour un projet qui ne correspond pas aux besoins de notre canton, plutôt que de nous pencher sur les vrais problèmes de celui-ci et de chercher ensemble des projets porteurs et enthousiasmants.

Si d’abord des promoteurs, puis des politiciens ont repris l’idée des JO, c’est parce qu’ils n’ont pas envie de réfléchir à ces fameux enjeux que le Valais devra affronter, jeux ou pas jeux. C’est très facile d’organiser des jeux, c’est comme des Lego techniques, il suffit de suivre à la lettre le mode d’emploi du CIO. En revanche, c’est beaucoup plus difficile de faire une introspection de ce qui ne fonctionne pas dans ce canton et de faire le choix de penser différemment.

Selon les médias valaisans, le mauvais résultat des sondages est aussi dû à la perte de confiance de la population envers ses autorités. Comment pouvez-vous avoir confiance en des autorités qui sous-traitent l’avenir de leur canton à une commission chargée de trouver, à leur place, des idées pour le futur. La commission « Héritage » est la preuve du manque de clairvoyance, du manque d’imagination, du manque d’anticipation, de nos édiles. Comme citoyen, je suis choqué de voir la démocratie de ce canton traitée avec tant de légèreté.

Un responsable du patronat valaisan m’a dit : « Si on ne vote pas oui, je ne vois pas ce qu’on va pouvoir faire ».

Je tiens à le rassurer. Il y a plein de régions dans le monde qui n’ont pas de Jeux Olympiques et qui ont plein de projets. Le Valais aussi doit avoir des projets. Mais des projets à sa taille. Nous ne sommes pas assez nombreux en Valais (la taille d’un quartier de Milan) pour mener de front des projets aussi importants que les JO et de vrais projets d’avenir. Le comité de Sion 2026 le prouve puisque plus du 50% des épreuves se dérouleront hors du canton. Si plus de la moitié des compétitions se déroulent en dehors du Valais, pourquoi ne serait-ce pas Berne ou Zurich qui organiserait ces jeux et nous déléguerait certaines épreuves ? Et pourquoi est-ce le Valais seul qui prendrait les risques financiers ?

Les défenseurs de Sion 2026 sont très vite tombés amoureux de leur projet et ont perdu tout sens de la critique en agressant les personnes qui ont osé émettre des doutes sur la viabilité d’une telle manifestation. Il n’est pas étonnant, dans ce dénigrement systématique, que les fronts se soient durcis et que les dérapages aient eu lieu dans les deux camps, ce que je déplore. En voulant rallumer la flamme le comité pour les jeux a surtout foutu le feu au Valais et ne sait plus comment éteindre l’incendie qu’il a allumé. Ce n’est pas en allant chercher des personnalités politiques dans les autres cantons qu’il va y parvenir. Car en soutenant la candidature de Sion, Messieurs Maillard et Rosselat ne font que de protéger le siège du CIO, celui de l’UEFA et les palaces de la Riviera qui, ils se réjouissent déjà, seront pleins en février 2026. Ils ne voient là que leurs propres intérêts et ne prennent aucun risque.

La candidature de Sion 2026 est la caricature du Valais d’aujourd’hui. Ce sont quelques promoteurs qui dictent l’agenda, les femmes sont quasi absentes des sphères dirigeantes, le développement durable est un pis-aller, le débat est faussement démocratique, les esprits critiques sont déconsidérés et on nomme les petits copains aux différents postes clés.

Si pour moi, le débat doit porter sur « pourquoi le Valais devrait-il organiser des jeux olympiques » reprenons quand même quelques arguments de Sion 2026 afin de démontrer, en quelques exemples les incohérences de ce dossier :

  • Les hôtels seront pleins. En février les hôtels sont pratiquement toujours pleins puisqu’on est en haute saison. En revanche ils resteront fermés en été. De plus, les habituels clients qui fuient les sites olympiques reviendront-ils après les jeux quand ils verront qu’ils auront eu droit, en Autriche par exemple, à un accueil irréprochable, à des infrastructures ultra-modernes pour des prix nettement inférieurs à ce que nous proposons ?
  • Il n’y aura pratiquement pas d’infrastructures à construire. C’est dommage, parce que c’est justement de ça que le Valais a besoin.
  • On va faire l’anneau de vitesse en Hollande. Tiens, non. Finalement, on le fera à Aigle dans une halle plus grande que le CERM. D’ailleurs on a déjà trouvé un entrepreneur qui va attendre 8 ans que tout soit terminé. 
  • Grâce à l’agenda 20/20 les jeux seront durables. Les JO 2026 ne seront pas durables, tout comme les JO de Paris ne seront pas durables. Si les le comité Sion 2026 cite si souvent Paris en exemple, c’est certainement parce que nous avons une vision du développement durable aussi suffisante que les Français. Les jeunes de Sierre ne font pas plus de ski que ceux de Neuchâtel. Le Développement durable ce n’est pas de remplacer la défection des autochtones par des touristes Américains ou Chinois mais de faire revenir les locaux dans nos stations. 
  • 2.5 milliards de personnes vont pouvoir placer Sion sur la carte du monde. Et alors ? Je préférerais que 10 millions de personnes sachent où se situe notre canton et qu’un million de nouveaux touristes y viennent chaque année en été. 
  • Le CIO a changé. Le CIO est comme un fabriquant de parachutes dont tous les modèles créés se sont révélés défectueux. Forcément ils se mettaient tous en torche (olympique). Aujourd’hui, ils veulent nous fourguer un nouveau modèle qui, ils le jurent, sera super fiable. Vous comprenez que je n’ai aucune envie de l’essayer. La fiancée JO est peut-être belle mais elle est surtout capricieuse et très dépensière, et c’est surtout les Valaisans qui amènent la dote…

Nous devons impérativement investir notre argent et notre énergie dans des projets à notre échelle et aux résultats certains.

On ne va pas au cinéma avec les enfants avant que leurs chambres ne soient rangées sinon, on est à peu près sûr qu’ils ne le feront pas après coup.

Notre canton a trop de désordre pour organiser une telle fête (il n’y a qu’à regarder l’aménagement de la plaine du Rhône). Nous devons d’abord faire de l’ordre dans la chambre Valais et après, quand nous serons au top, nous pourrons éventuellement organiser des Jeux Olympiques.

C’est bizarre que je sois devenu un Neinsager, moi qui suis toujours quelqu’un de positif et d’enthousiaste pour les projets visionnaires. Or, Sion 2026 n’est pas un projet du futur, mais un projet du passé. C’est pourquoi, en tant que citoyen, je m’oppose à la candidature de Sion, car je suis trop ambitieux pour un si faible projet.

Léonard Bender
Architecte

30 mai 2018

Sion 2026 - au nom de la majorité silencieuse

Je m’exprime ici à titre de citoyen engagé, dans cette campagne contre les JO, je tiens à préciser que je n’appartiens à aucun mouvement politique.

Beaucoup de personnes, restées silencieuses, discrètes, voteront contre les JO le 10 juin prochain. Parmi elles, des entrepreneurs, des mères de familles, des constructeurs, des ouvriers, des avocates, des policiers, des enseignantes, des vigneronnes, des étudiants, des personnes âgées, des agriculteurs, des jeunes. Ces personnes n’osent souvent pas prendre position dans la sphère publique, de peur d’être jugées, stigmatisées ou qualifiées de rétrogrades, passéistes ou encore conservatrices. C’est aussi en leur nom, qu’en tant que citoyen, que je m’engage contre l’organisation de ces jeux en Valais. Les initiants de ce projet tentent de faire passer un message implicite qu’il serait anormal d’être contre ce projet. Cette pression insidieuse a un mérite évident. Elle réveille les consciences. Las d’être pris pour ce qu’ils ne sont pas, ces Valaisans et Valaisannes commencent à se mobiliser dans une opposition qui devient de plus en plus marquée.

Oui, on peut être innovant, progressif, créatif, impliqué, on peut s’engager dans des projets, on peut être un entrepreneur dynamique, on peut aimer le sport et le pratiquer, on peut être amoureux du Valais, et être opposé à ce projet. Cette opposition silencieuse est bien plus importante qu’il n’y parait.

Ce projet olympique mal abouti nous distrait des véritables enjeux prioritaires de ce canton. Dans l’état de connaissance actuelle du dossier, le non relève nettement plus de la sagesse que d’une quelconque fermeture ou d’un manque de connaissance, ce que les initiants ne cessent de marteler.

Nous sommes un petit canton, l’un des plus pauvres de Suisse. Nous sommes largement subventionnés par la péréquation inter cantonale et les autres subventions confédérales, pour plus de 800 millions par année (péréquation et autres subsides). Le canton du valais est sous perfusion depuis longtemps. Organiser une manifestation festive dispendieuse et la faire finalement porter par sa population en affirmant que nous devons être dans l’émotion et non dans les chiffres a de quoi interroger. Les habitants du Vieux pays connaissent ce qu’est la rigueur économique, les restrictions. Ils sont, de près ou de loin, tous liés à un passé évoquant la pauvreté. Risquer au Casino des JO une partie de leur avenir économique est pour beaucoup d’entre eux, inacceptable. Envisager des dépenses inconsidérées, sur la base d’un budget clairement sous-dimensionné, avec des garanties pour le moins floues, pour ne pas dire plus (pseudo garantie liée à une assurance, spéculation sur une baisse des charges, création d’une SA chimérique) pour supporter les coûts (ou faciliter une faillite) n’est pas concevable.

Lorsqu’on prend la mesure du dernier sondage, on peut simplement remarquer l’ampleur de l’échec de cette campagne disproportionnée qui s’apparente de plus en plus à de la propagande. Les initiants affirment de façon éhontée que les personnes opposées le sont car elles sont mal renseignées. Quel manque de respect !!! Les Valaisannes et les Valaisans refusent justement de s’engager dans ce projet parce qu’ils sont bien renseignés, qu’ils ne se laissent pas conter, qu’ils se questionnent et qu’ils ont les pieds sur terre !! Ils n’ont aucunement envie de signer un chèque en blanc qui hypothèquerait leur avenir et celui de leurs enfants. Ce projet a démontré combien il était clivant et dangereux pour la cohésion du Valais, et certaines traces au sein de la communauté se font déjà sentir. D’autre part les citoyens de la ville de Sion et de ce canton n’ont pas envie de revivre l’expérience amère des autres cités olympiques, écrasées par le poids des dettes indubitablement reportées sur les collectivités, quels que soit les types de calculs et de comptabilités. (CF Albertville, Grenoble, Turin, Lillehammer, etc…).

Il y a d’autres priorités comme l’accès à la formation (on a coupé encore dernièrement dans les budgets alloués aux bourses) , une véritable politique touristique sur 4 saisons, un engagement sur le front du développement durable et de la mobilité, une aide aux plus défavorisés (coupe drastiques dans le subventionnement aux caisses maladies, dans les budgets d’aide sociales communaux qui sont de plus en plus discutés) , mise à niveau des installations de remontées mécaniques (nous avons plus d’une décennie de retard sur l’Autriche), une vraie politique d’accueil touristique (nous en sommes loin et vivons sur des acquis) un développement multiaxial et pas uniquement sous l’angle du sport, une vraie politique de la personne âgée (des enjeux énormes en terme de moyens et de finances devront être engagés) , de l’accès aux soins (aujourd’hui la plupart des services officiels d’aide sont saturés et ne peuvent plus faire face), de l’aide aux familles de plus en plus écrasées par le poids financier.

Mais il y a plus déroutant. Un exemple illustre à lui seul l’ambigüité de cette candidature. D’un côté, le comité Pro JO s’appuie sur des figures attachantes du monde paralympique, en l’occurrence Théo Gmür, athlète méritant, magnifique triple médaillé olympique. Théo Gmür apparaît depuis plusieurs semaines dans toutes les publicités de Sion 2026, comme fer de lance de cette candidature. Dans le même temps, lors de la session de printemps du parlement à Berne, Monsieur Stahl, président du comité Sion 2026, ne s’est pas gêné avec ses collègues de voter pour une baisse de plus de 500 millions de francs dans le paquet des prestations complémentaires, essentiellement versée aux personnes âgées, à leurs enfants mineurs ou à des personnes en situation d’handicap au bénéfice de l’AI. Où est la cohérence ?

Une large majorité des citoyens de ce canton n’a aucune confiance dans l’organisation opaque du CIO. La pseudo réforme de l’agenda 2020 ne montre pas d’effet sur l’augmentation des coûts et les dépassements de budget (sources Paris 2024 et Pékin 2022, ceci sans compter les expropriations forcées de la part du gouvernement Chinois). Sur la base des promesses des initiants et en regard de la réalité, comment les Valaisannes et les Valaisans peuvent-ils décemment faire confiance au CIO ?

Personne n’est dupe.

L’argumentaire autour de la création d’emploi pour le tourisme durant les jeux ne tiens pas également. Les emplois touristiques sont aujourd’hui pour la plupart peu attractifs. Les Suisses s’y détournent généralement. Ces emplois sont occupés par une main d’oeuvre étrangères compétente, mais peu qualifiée. En conséquence l’argument de l’emploi pour jeunesse qui affirme que les jeunes auront un avenir professionnel grâce au JO ne tient pas. La réalité est que la plupart des jeunes n’ont aucun intérêt pour ces JO. Beaucoup d’entre eux ne voteront pas. Argumenter en affirmant que ces JO sont pour notre jeunesse est tout à fait bancal, et ne se vérifie pas. Les sondages, une fois de plus le démontrent.

C’est pour ces raisons et au nom de cette majorité silencieuse, que je m’engage contre l’organisation de la manifestation Sion 2026.

Benoit Carron

Sources :
https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/abstimmungen/qui-a-vot-comment-au-conseil-national
http://www.liberation.fr/sports/2018/03/30/paris-2024-risques-de-surcouts-evalues-a-500-millions-d-euros_1640075
https://ici.radio-canada.ca/sports/1086043/pekin-chine-depense-jeux-olympiques-hiver-2022-cio
https://www.lexpress.fr/actualites/1/sport/jo-d-hiver-2022-pekin-depense-deja-gros_1988197.html
http://www.rhonefm.ch/fr/news/perequation-financiere--la-part-versee-au-valais-augmente-en-2018-861729

27 mai 2018

Les Valaisans n'ont pas "peur d'oser".

J’ai lu et entendu souvent ces derniers temps, qu’un canton sans projet est un canton condamné à mourir à petit feu. Je suis totalement d’accord avec cette idée. Le jour où les Valaisannes et les Valaisans cesseront de se projeter et d’imaginer un futur meilleur, ils se seront alors résignés à vivre dans une réserve tribale aux bien faibles perspectives.

Heureusement, le canton du Valais ne manque pas de projets. Certains à une échelle très locale: réhabilitation d’une épicerie de village, spectacle de théâtre amateur, aménagement d’un espace vert, ouverture d’un agro-tourisme, aides à la rénovation, vente directe des paysans aux consommateurs, création d’espaces de rencontre entre cyclistes et piétons, etc.

D’autres embrassent un niveau plus régional: une entreprise qui investit dans de nouvelles machines, création d’un plan de développement agricole pour un district, mise en commun des ressources énergétiques, fusion de communes, renouvellement des remontées mécaniques, engagement d’un délégué à la culture ou à la jeunesse pour une région, espace de co-working pour des start-up, augmentation des cadences pour les transports publics, ouverture d’une Maison de la Santé, nouvelle offre touristique à prix cassé via un pass régional, mutualisation des efforts au niveau de l’accueil des enfants en bas âge...

D’autres projets enfin visent clairement un niveau encore plus large: Rhône 3, Constituante valaisanne, plan directeur cantonal d’aménagement du territoire, divers festivals de musique...

On pourrait dresser une liste impressionnante de projets en cours ou à venir dans notre Canton. Et nombreux sont ceux qui sont véritablement enthousiasmants. En fait, où que l'on regarde, ça fourmille d'idées, de projets, de comités, de personnes engagées, d'entrepreneurs, parfois même d'un peu de folie.

Le Valais est une terre de projets et je m’en réjouis vraiment. Plus réjouissant encore, ces projets bourgeonnent dans tous les domaines de la vie des Valaisannes et Valaisans: économie, tourisme, culture, éducation, agriculture, mobilité, énergie, institutions, commerce, social, intégration et d’autres encore.

Je lis ou entends trop souvent qu’il y aurait deux catégories de personnes en Valais, celles qui entreprennent, qui osent, et qui sont favorables aux JO et les autres qui sont timorées, des pisse-froids, qui n’osent pas voir les choses en grand. Je n’en crois pas un mot. Les habitants de ce canton montrent tous les jours qu’ils croient en l’avenir, qu’ils ont des projets audacieux pour eux et pour les générations futures, qu’ils osent prendre des risques, dans les entreprises, dans la fonction publique. Parmi ces projets, certains sont voués à un large succès alors que d'autres ne dépasseront pas l'étape de la discussion de coin de table; certains seront largement soutenus, alors que d'autres ne susciteront qu'une indifférence polie. Peu importe, ils auront eu le mérite d'exister.

A l’aune de ce que je peux voir au quotidien dans le dynamisme de ce canton, je ne peux croire que notre salut ne dépende que d’un projet olympique. Le 10 juin, les citoyens se prononceront sur le projet Sion 2026. Ce jour-là, ils ne se prononceront que sur un seul projet. S’ils devaient dire non, cela ne mettrait en aucun cas en péril les milliers d’autres projets en cours de développement ou de réalisation et cela ne signifierait pas que le Valais aurait oublié d’oser.

J. Lovey

25 mai 2018

JO 2026 : L’irresponsabilité de la Ville de Sion

Lors de sa récente conférence de presse, la Municipalité de Sion a affirmé qu’elle n’engagerait qu’un million de francs - et pas un centime de plus - pour l’organisation des JO 2026.

Cette promesse est toutefois contraire à la Charte du CIO et au contrat à signer avec la ville hôte qui prévoit la responsabilité financière de la Ville de Sion et du COJO.

La Ville de Sion va donc engager sa responsabilité financière illimitée, vu que ni la Confédération suisse, ni l’Etat du Valais n’entendent le faire.

Cela a d’ailleurs été confirmé par M. Christophe Dubi, membre de la direction du CIO, qui, lors de son audition devant la commission du Grand conseil, a précisé que l’avis de droit du Professeur Tercier établi pour les jeux de 2006 et concernant la responsabilité financière de la ville hôte, était toujours valable pour 2026.

En affirmant que cette candidature ne coûtera rien aux contribuables sédunois, les responsables politiques de cette Ville oublient que le CIO dicte les règles et non le contraire. Ce sera à prendre ou à laisser.

Il suffit de lire sur le site du CIO la liste des exigences prévues pour les dossiers de de candidature pour se rendre compte que la Ville de Sion devra garantir le financement du village olympique, soit plus de cent millions de francs.

Comme elle ne pourra satisfaire à cette exigence, autant dire que les chances de succès de cette candidature sont inexistantes.

Afin d’éviter une nouvelle humiliation en septembre 2019, il ne reste qu’à voter non le 10 juin prochain.

Alain Cottagnoud
Avocat

24 mai 2018

Faut-il accueillir en 2026 les Jeux Olympiques d’hiver ?

Le canton dans lequel je vis est face à un dilemme essentiel. Faut-il accueillir en 2026 les Jeux Olympiques d’hiver ?

Face aux nombreux défis que notre région doit relever, de nombreuses citoyennes et de nombreux citoyens sont sceptiques. Tous les Jeux, jusqu’à ceux organisés en Corée cette année, ont laissé des déficits derrière eux, que la population a dû ou devra encore éponger.

Depuis de nombreuses années, les responsables politiques coupent dans les budgets sous prétexte que nous n’avons pas assez d’argent. L’éducation, la santé, le social, l’aide au chômage, etc… Même une loi sur le sport (!) n’a pas été mise en vigueur durant six ans faute de moyens… Un déficit serait forcément une charge supplémentaire pour la population et entraînerait de nouvelles coupes dans les budgets…

Bien sûr, les promoteurs nous promettent que cette fois-ci, chez nous, ce sera différent… Nous, nous sommes bien meilleurs que tous les autres… Nous sommes plus intelligents, plus sérieux, plus travailleurs et plus démocratiques.

Comprenez bien qu’une des raisons qui me fait douter, c’est vous, chers membres du CIO… Pas besoin de vous rappeler les multiples scandales de corruption, ni l’immense déception de la population valaisanne lors d’une précédente candidature, l’affront de Turin, la place de la Planta vidée en quelques minutes par la foule dépitée, laissant derrière elle tonne de déchets et des centaines de sandwichs…

Je n’ai pas confiance en vous. J’ai quelque peine avec votre système de cooptation (déf : Dans une assemblée, nomination d'un membre nouveau par ceux qui en font déjà partie). Tiens, Juan Antonio Samaranch Junior est entré au CIO en 2001, et a été élu en 2016 à la vice-présidence du CIO. Comprenez que cela puisse me … chiffonner un peu !

Et puisque nous parlons du fonctionnement du CIO, voici quelques chiffres :
  • Sur les cent membres cooptés, 29 membres sont en place depuis l’approbation unanime de l’Agenda olympique 2020, approuvé en 2014. Cela ne vous a pas empêché d’attribuer les jeux d’hiver 2022 à Pékin. Une région qui souffre d’un manque d’eau cruel, qui n’a jamais de neige et qui devra produire des tonnes de neige artificielle. Agenda 2020, durable ? 
  • Plus loin dans les chiffres, on constate encore que 71 membres sont encore issus de l’époque avant cet agenda. Certains sont en place depuis fort longtemps, à croire qu’ils sont irremplaçables… 1978, c’est le champion absolu, M. Richard W. Pound, 40 ans de siège… Diantre ! 
  • 9 membres sont là depuis 30 ans et plus… 24 membres sont là depuis 20 ans et plus. 11 membres depuis 10 ans et plus. 26 depuis 5 ans et plus.

Vous comprendrez dès lors mon scepticisme quant au changement tant promis au sein du CIO. Comment croire que le 70% des membres en place depuis tant d’années ait soudain changé son mode de fonctionnement ? Comment croire que le 70% des membres, responsables de décisions catastrophiques tant au niveau écologique qu’économique ou social soient « convertis » à une nouvelle vision des Jeux ?

Je vous propose, avec tout mon respect, de revoir votre fonctionnement. De faire le ménage. De mettre en place quelques règles démocratiques, par exemple la limite de durée des mandats ou des élections plus transparentes. Et puis, une fois le changement réellement appliqué, une fois la place propre et neuve, peut-être alors pourrais-je vous faire confiance.

En attendant, je vous remercie de bien vouloir trouver un autre site pour la grande fête du business. Fête qui, à n’en pas douter, vous rapportera beaucoup et nous coûtera tout autant.

Barbara Lanthemann
Présidente du PS Valais Romand

23 mai 2018

Evitons un gaspillage d'argent public... surtout en période d'économie!

Aujourd'hui on nous annonce que les jeux sont faits... Méfiance ! Mobilisez-vous contre un projet dispendieux !

Comme je l'ai déjà dit, un OUI le 10 juin prochain ne fera que renforcer le GASPILLAGE d'ARGENT PUBLIC et ceci pour la simple et bonne raison que jamais le Valais n'aura des jeux durables dans la configuration actuelle.

Il y a deux solutions pour les JO 2026 :

  1. Le CIO veut organiser des jeux durables et le CIO choisit une candidature plus crédible (par exemple d'anciens sites les ayant déjà accueillis) que la candidature valaisanne dotées de toutes le infrastructures, y compris de transports, nécessaires à l'organisation de ce type d'événements.
  2. Le CIO n'a pas prévu de changer de politique et continue à dicter sa loi et ces jeux seront un gouffre financier.

À cela, j'ajouterais que compte-tenu des programmes d'économie mis en place par l'Etat (ETS1/ETS2), il est particulièrement écœurant de constater que nos politiques proposent d'engager de l'argent public dans un seul événement alors que les subventions sont toujours plus dures à obtenir et que la pression sur les services à la population a tendance à se réduire de plus en plus.

Pierre Troillet

21 mai 2018

Prise position EA

Loi fédérale sur les jeux d'argent

Le comité d'Entremont Autrement soutient à une large majorité la Loi fédérale sur les jeux d'argent pour permettre d'encadrer l'exploitation des jeux d'argent. Cette loi doit permettre d'obliger ces jeux d'argent à se soumettre au droit suisse et à contribuer à renforcer la prévention et aider financièrement à la lutte contre l'addiction aux jeux.

Cette loi est nécessaire pour répondre au développement actuel des jeux d’argent en ligne puisque ces derniers sont principalement basé à l’étranger et donc non-soumis au droit suisse, ce qui complique  la lutte contre le blanchiment d’argent, les escroqueries ou la dépendance. De plus, les sommes pariées depuis la Suisse, soit près de 250 millions par année, échappent actuellement au fisc, ne permettant pas une redistribution des recettes en faveur du bien commun.

Le comité est donc en faveur d'un OUI pour la loi fédérale sur les jeux d'argent le 10 juin prochain. pour renforcer la lutte contre le blanchiment d'argent, contre les escroqueries, les addictions et pour un renforcement de la prévention et la protection des joueurs ainsi qu'un financement d'un milliard pour l'AVS, la culture, le sport et d'autres objectifs sociaux.

Monnaie pleine

Le comité d'Entremont Autrement n'a pas dégagé de majorité au sujet de l'initiative "Monnaie Pleine". Cette initiative va rendre les banques beaucoup plus solvables puisqu'elle leur interdira de créer de l'argent à partir des comptes courant. En effet, la BNS uniquement pourrait créer de la monnaie en cas de oui à cette initiative. De plus, la BNS se verrait obligée de créer de la monnaie en donnant de l'argent directement aux collectivités, ce qui serait un bon moyen de financer nos institutions en ces temps d'austérité.

Cependant, cette décision fragiliserait fortement le secteur bancaire Suisse qui aurait plus de peine à trouver des financements pour fournir des prêts hypothécaires. Cela aurait donc pour conséquences probables d'affaiblir la place financière helvétique, de faire augmenter les taux des prêts (notamment hypothécaires) et de faire augmenter les frais de gestion de comptes courants.
De plus, cela modifierait totalement la stratégie de la BNS et ouvrirait de nombreuses d'incertitudes quant à la stabilité du franc Suisse en terme d'inflation et vis-à-vis des autres monnaies.

Sion 2026

Le comité d'Entremont Autrement a choisi de soutenir le Non aux JO 2026 en Valais. Evidement que des JO en Valais seraient une incroyable fête du sport. Cependant, en cette période d'austérité, il y a énormément d'urgence et de domaines nécessitant des moyens financiers et il ne semble pas souhaitable d'utiliser autant de ressource pour des JO alors que les caisses sont vides. Nous vous invitons donc à consulter les divers articles publiés ces dernières semaines sur le blog pour en savoir plus sur ce sujet.

18 mai 2018

Non à Sion2026, pour des questions de priorités

J’ai mis du temps avant de prendre position publiquement sur les Jeux olympiques de Sion 2026. D’une part, je souhaitais évidemment laisser les membres de mon parti s’exprimer par un vote interne avant de m’en mêler. Mais, surtout, je fais partie de ceux qui avaient de prime abord une certaine sympathie pour l’idée. Je suis un optimiste de nature et j’aime les beaux projets rassembleurs. Comme sportif et passionné de sports d’hiver, je m’engage depuis des années à Berne pour un soutien au sport, aux cours J+S et au développement du sport populaire et d’élite, mais aussi pour l’organisation de compétitions sportives en Suisse (Jeux olympiques de la jeunesse, Championnat du monde de hockey, Universiade d’hiver, …). J’étais encore récemment rapporteur au Conseil national en faveur de ces projets ainsi que d’un important crédit pour des installations sportives d’importance nationale.

Ce n’est qu’en épluchant le dossier et en suivant de près ce débat que je me suis forgé une opinion. Je suis aujourd’hui convaincu de la nécessité de voter NON le 10 juin prochain.

Cette position s’explique par de nombreuses raisons, dont notamment : l’incapacité du CIO à se réformer (tant dans le système d’attribution des Jeux que dans les méthodes mafieuses qui persistent), la fatalité des dépassements budgétaires (avec des dettes que nous serons seuls à rembourser) et le manque de transparence et le déficit démocratique (ni vote préliminaire, ni double majorité Sion/Valais).

Mais surtout, il s’agit pour moi d’une question de priorités. Après près de sept ans à Berne et plus de dix ans dans la politique valaisanne, je constate que les mesures d’austérité se suivent, année après année, tant au niveau cantonal que fédéral. Les coupes n’épargnent aucun domaine prioritaire : éducation, social, aide au développement, culture, … Il n’y a pas d’argent pour l’Ecole, pour les bourses d’études, pour la lutte contre l’illettrisme, pour l’AVS, pour les crèches, pour les subventions primes maladie, pour enfouir la ligne THT, pour nos agriculteurs de montagne, pour les prestations complémentaires, ...

La liste des domaines dans lesquels la rigueur budgétaire et les coupes ont prévalu ces dernières années est longue.

En revanche, comme par enchantement, on constate que les mêmes élus sont prêts à débloquer des montants énormes pour l’organisation de Jeux olympiques. C’est indécent. Indécent également de voir certains élus vanter les Jeux paralympiques alors qu’ils viennent de voter des coupes dans l’AI, les prestations complémentaires et l’intégration des personnes handicapées. Indécent d’entendre d’autres s’autoproclamer défenseurs des sports d’hiver alors qu’ils soutiennent au Parlement la baisse des crédits J+S et s’opposent à la mise sur pied de centres nationaux de sport des neiges. Indécent encore d’entendre un chantage autour du milliard de la Confédération, qui s’en irait pour les villes alémaniques en cas de « non ». Cela est un pur mensonge et, même répété en boucle, il n’en devient pas une vérité. Le processus budgétaire n’a pas débuté et, en cas de non du peuple, cet argent n’est absolument pas bloqué pour l’organisation d’un événement précis et peut être utilisé dans n’importe quel domaine. Ce sera au Parlement de définir les priorités.

Il est regrettable de constater que ce projet, qui se voulait rassembleur, divise les Valaisan-ne-s comme jamais. Le résultat du sondage ne m’a d’ailleurs absolument pas surpris. Derrière la quasi-unanimité des « élites » politiques, économiques et médiatiques du canton, la réalité est bien différente et l’écart ne cesse de se creuser entre eux et la population. Ni la propagande organisée depuis des mois sans aucune limite, ni les pressions ni les photos de bidon d’essence ne semblent efficaces face au scepticisme et au bon sens du peuple valaisan.

Mathias Reynard
Conseiller National

16 mai 2018

Au 19:30 de la RTS

Notre conseiller communal Entremont Autrement à Vollèges et membre du comité du NON aux Jeux Olympiques de Sion 2026, était interrogé par le 19:30 de la RTS ce soir.


25 avril 2018

Constantin, écrivain.

« Constantin, écrivain » : hexasyllabe sec et sonnant, à la rime intéressante mais qui, franchement, me fait mal aux oreilles. Le mot est lâché : (se) confier. Et si ce verbe peut faire penser au substantif « les confessions », il mène surtout aux maîtres de la discipline pour n’en citer que deux : d’abord Saint-Augustin (397-401) puis référence plus canonique et récente, Rousseau. Figure forte du XVIIIème siècle, l’écrivain Genevois s’inscrit comme un incontournable des confidences. Dans une réflexion anachronique, la critique considère d’ailleurs volontiers Les Confessions (1782) comme le prototype de l’autobiographie. Au-delà du débat au sujet de la porosité des genres, retenons ses premiers mots issus du Préambule :
« Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi ».
Ainsi donc, CC s’engagerait dans un projet similaire ? Silence sceptique, d’autant plus que l’entreprise littéraire pourrait être doublée d’un certain débat politique.

En toute honnêteté, je n’ai pas encore eu l’occasion de feuilleter son livre. Et je ne sais pas si je le ferai. J’ai parcouru son article dans lequel il en fait la publicité et cela me semble suffisant, malgré une déclaration d’amour sincère au Valais, pour y déceler une attaque directe à la littérature en soi (je m’en tiens ici à ce domaine uniquement). Celle qui provient d’individualités réfléchies, profondes, légitimes, du point de vue tant existentiel qu’intellectuel. Pas celle qui naît d’un business puissant (et qui, par ailleurs, pourrait dissimuler à tort un homme plus vrai), au goût amer pour les littéraires de mon espèce. Quand bien même les bienfaits de l’écriture sont destinés à quiconque, il ne faut pas non plus croire au miracle d’une plume réparatrice de certaines initiatives plus ou moins mal perçues par les Valaisans…et les autres.

Justine Volluz

24 avril 2018

Equivalent plein temps

NDRL: Durant la campagne des Jeux olympiques de Sion 2026, le blog d'Entremont Autrement ouvre ses colonnes à quelques contradicteurs de la machinerie étatico-économico-olympique. Les partisans conservent bien entendu toujours leur plein droit de réponse sous forme de commentaire ou d'article.

Après les milliers les millions, après les millions les milliards, après les milliards Mabillard, disait-on autrefois du côté de Leytron. Les chiffres arrivent de partout à la vitesse de la mitraillette. Sauve qui peut la vie. Alors, les coûts des JO au final? C’est un, deux ou trois milliards? Le nombre d’emplois durables qui vont être créés, 10'000, 100 ou une petite dizaine?
Il faut garder la tête froide et comparer quelques chiffres officiels (source OFS et COJO)
En Suisse, le chiffre d’affaire du tourisme, c’est 45 milliards, soit un milliard par semaine, deux quand c’est Noël, presque rien quand il pleut ou qu’y a pas de neige.
Les touristes étrangers apportent 16 milliards
Il y 5’000 hôtels et 30'000 restaurants.
On réalise 35 millions de nuitées hôtelières.
Il y a 163’752 équivalents plein-temps (EPT) actifs dans la branche qu’il ne faut pas scier.

On vendra 1'300'000 billets pour les JO, un tiers pour les épreuves et manifestations prévues en Valais, soit 433’333 billets.

Le Paléo dure 5 jours,
La Foire du Valais à Martigny 10 jours,
Les JO durent 15 jours.

Le Paléo c’est 220'000 visiteurs,
La Foire du Valais pareil,
Les JO = Le Comptoir + Le Paléo.

Cela ne va rien révolutionner du tout. Juste l’occasion de se marrer et de prendre une bonne cuite.

Le Paléo et le Comptoir ne reçoivent pas un milliard de fonds publics.

Santé, bamboulé et gueule de bois.

Jibril Ben Der

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