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5 mai 2021

Chaises musicales dans la gauche valaisanne

Les campagnes électorales épuisent les troupes. Et les finances! Entre les fédérales en automne, les communales un an plus tard et les cantonales en embuscade à peine quelques mois après, le rythme est soutenu. La période de « pause électorale » qui s’ouvre à l’issue des cantonales offre une bouffée d’air frais et est souvent l’occasion de changements de têtes.

Ainsi Barbara Lanthemann, du PSVR, a-t-elle remis son tablier après quatre ans de service à Clément Borgeaud. Ce n’est d’ailleurs pas le seul changement qui a eu lieu aux principaux postes du PS, puisque Mathias Reynard a remplacé Esther Waeber-Kalbermatten au Conseil d’Etat, il a lui-même été remplacé par Emmanuel Amos au Conseil national, qui a, lui, laissé sa place à Sarah Constantin comme cheffe du groupe PS-Gauche citoyenne au Grand Conseil.

Au Centre gauche-PCS, Raymond Borgeat quitte également la présidence au profit d’Alexandre Ferchaud. Le parti qui réfléchissait à son avenir il y a quelques mois encore a donc décidé de lancer une nouvelle dynamique.

Chez les Verts valaisans aussi, le temps est au changement. Le président Jean-Pascal Fournier a annoncé son départ. Son successeur n’est pour l’heure pas connu. Le tandem Volpi-Fournier cédera donc la place à une nouvelle équipe prochainement.

Ce printemps, Entremont Autrement vit à son tour une période de transition avec le départ de sa présidente Sophie Juon. Nous avons déjà eu l’occasion de parler de ce changement majeur pour notre mouvement sur notre blog.

Le PSVR, le Centre gauche-PCS et les Verts sont des partenaires d’Entremont Autrement depuis de nombreuses années. Nous avons souvent - bien que pas toujours - des positions proches. Les collaborations entre nos différentes formations sont en tout cas fortes. Ces multiples changements de présidence marquent forcément une étape importante dans nos relations, car toutes les personnes qui avaient l’habitude de dialoguer ensemble sont ou seront remplacées par de nouvelles têtes. L’occasion d’infléchir certainement plusieurs fonctionnements.

La volonté est forte de notre part d’entretenir les alliances et les collaborations qui ont existé jusqu’ici. Un beau défi en perspective!

La rédaction

24 janvier 2021

La liste no1 de Martigny, partenaire d'EA

Le système électoral pour le Grand-Conseil donne la possibilité aux listes portant le même titre des districts appartenant au même cerce électoral de s'apparenter. C'est le cas pour le district d'Entremont et le district de Martigny.

C'est pour cette raison que la liste Entremont Autrement comme elle s'appelait en 2013 à l'élection de Florian Alter, démissionaire et Jonathan Darbellay à nouveau en lice,

qui s'est appelée également Alliance de Gauche Entremont Autrement en 2017 avec la réélection des deux susnommés puis l'arrivée en cour de mandat de Baptiste Fellay, démissionnaire. 

porte comme libellé pour cette année:

Liste no 1 Parti socialiste et gauche citoyenne - Entremont Autrement avec les candidats que vous savez.

à la fois dans le district de Martigny et d'Entremont. Il n'est donc pas exact d'affirmer comme le dit JYG dans le Nouvelliste que "Des candidat.e.s du (sic) Centre Gauche-PCS, du POP et d’Entremont Autrement viennent renforcer les positions socialistes." Certes des candidats de Centre Gauche-PCS et du POP ont été accueillis au sein de l'alliance Parti socialiste et gauche citoyenne de Martigny, mais Entremont Autrement à constitué librement sa liste dans l'Entremont. C'est l'apparentement inter-district au sein du cercle électoral Martigny-Entremont qui porte le nom Liste no 1 Parti socialiste et gauche citoyenne - Entremont Autrement. Il n'est pas possible d'affirmer qui renforce qui, sauf à dire que le renforcement est mutuel. 

Voici la liste no1 du district de Martigny:



On y trouve pêle-mêle des candidats du PS, de Centre Gauche-PCS et du POP. Deux d'entre eux sont également membres de l'alliance MISE de Fully, et Mathieu Bessero-Belti qui a été fondateur d'Entremont Autrement était candidat sur la toute première liste EA en 2009. Une vieille connaissance donc. 


L'archiviste

25 octobre 2019

La parole aux femmes – Pour un vote féministe

A l’époque de l’affaire Buttet, pas si lointaine du reste, la Conseillère fédérale PDC Doris Leuthard avait eu des mots forts : « "Si ces reproches sont corrects, Monsieur Buttet a un problème. C'est inacceptable pour la politique" ».
Cette prise de position avait le mérite de la clarté et surtout de la cohérence. Une femme politique ne peut pas se taire dans une telle situation, qu’il s’agisse d’un collègue de parti ou non.
On voudrait aujourd’hui inciter la population valaisanne, et surtout les femmes, à soutenir une candidate parce qu’elle est femme.
Pour une personne de conviction qui place les valeurs au-dessus de tout, c’est déjà un premier obstacle. Peut-on élire une femme de droite quand on est de gauche ? Voilà qui pose une première question. Pour moi, forcément, la réponse est non !
On voudrait de plus qu’en cette année 2019 encore toute colorée du mauve du 14 juin, on vote féministe. Mais est-ce que voter féministe implique de voter femme ? C’est là la seconde question. Pour moi, clairement, la réponse est non !

Pour conclure, revenons à l’affaire Buttet. La vice-présidente du PDC du Valais romand, Marianne Maret, bien moins courageuse que sa collègue de parti et alors Conseillère fédérale, a fait preuve d’un silence coupable. Pas une critique, pas un commentaire sur les agissements du conseiller national en délicatesse. Pas un mot, pas une once d’empathie pour les victimes pourtant nombreuses.
Alors non, Marianne Maret, candidate au Conseil des États, n’est pas la représentante des femmes. Non, elle ne peut pas être désignée aujourd’hui comme le porte-voix féministe si elle, vice-présidente du Parti au moment de la crise qui secouait la Berne fédérale et le Valais, n’a pas levé le petit doigt pour dénoncer un comportement sexiste d’une violence inouïe à l’égard des femmes.
Le silence, parfois, est assassin ! Et mérite aujourd’hui qu’on y réponde dans les urnes de manière adéquate.
Le PS et les Verts proposent un ticket qui permet en tous points de résoudre l'équation : Un homme et une femme, les deux étant connus pour leur engagement en faveur des femmes et de l'égalité. Pour soutenir les femmes, il faut élire des féministes !

Barbara Lanthemann
Présidente du PSVR

24 mai 2018

Faut-il accueillir en 2026 les Jeux Olympiques d’hiver ?

Le canton dans lequel je vis est face à un dilemme essentiel. Faut-il accueillir en 2026 les Jeux Olympiques d’hiver ?

Face aux nombreux défis que notre région doit relever, de nombreuses citoyennes et de nombreux citoyens sont sceptiques. Tous les Jeux, jusqu’à ceux organisés en Corée cette année, ont laissé des déficits derrière eux, que la population a dû ou devra encore éponger.

Depuis de nombreuses années, les responsables politiques coupent dans les budgets sous prétexte que nous n’avons pas assez d’argent. L’éducation, la santé, le social, l’aide au chômage, etc… Même une loi sur le sport (!) n’a pas été mise en vigueur durant six ans faute de moyens… Un déficit serait forcément une charge supplémentaire pour la population et entraînerait de nouvelles coupes dans les budgets…

Bien sûr, les promoteurs nous promettent que cette fois-ci, chez nous, ce sera différent… Nous, nous sommes bien meilleurs que tous les autres… Nous sommes plus intelligents, plus sérieux, plus travailleurs et plus démocratiques.

Comprenez bien qu’une des raisons qui me fait douter, c’est vous, chers membres du CIO… Pas besoin de vous rappeler les multiples scandales de corruption, ni l’immense déception de la population valaisanne lors d’une précédente candidature, l’affront de Turin, la place de la Planta vidée en quelques minutes par la foule dépitée, laissant derrière elle tonne de déchets et des centaines de sandwichs…

Je n’ai pas confiance en vous. J’ai quelque peine avec votre système de cooptation (déf : Dans une assemblée, nomination d'un membre nouveau par ceux qui en font déjà partie). Tiens, Juan Antonio Samaranch Junior est entré au CIO en 2001, et a été élu en 2016 à la vice-présidence du CIO. Comprenez que cela puisse me … chiffonner un peu !

Et puisque nous parlons du fonctionnement du CIO, voici quelques chiffres :
  • Sur les cent membres cooptés, 29 membres sont en place depuis l’approbation unanime de l’Agenda olympique 2020, approuvé en 2014. Cela ne vous a pas empêché d’attribuer les jeux d’hiver 2022 à Pékin. Une région qui souffre d’un manque d’eau cruel, qui n’a jamais de neige et qui devra produire des tonnes de neige artificielle. Agenda 2020, durable ? 
  • Plus loin dans les chiffres, on constate encore que 71 membres sont encore issus de l’époque avant cet agenda. Certains sont en place depuis fort longtemps, à croire qu’ils sont irremplaçables… 1978, c’est le champion absolu, M. Richard W. Pound, 40 ans de siège… Diantre ! 
  • 9 membres sont là depuis 30 ans et plus… 24 membres sont là depuis 20 ans et plus. 11 membres depuis 10 ans et plus. 26 depuis 5 ans et plus.

Vous comprendrez dès lors mon scepticisme quant au changement tant promis au sein du CIO. Comment croire que le 70% des membres en place depuis tant d’années ait soudain changé son mode de fonctionnement ? Comment croire que le 70% des membres, responsables de décisions catastrophiques tant au niveau écologique qu’économique ou social soient « convertis » à une nouvelle vision des Jeux ?

Je vous propose, avec tout mon respect, de revoir votre fonctionnement. De faire le ménage. De mettre en place quelques règles démocratiques, par exemple la limite de durée des mandats ou des élections plus transparentes. Et puis, une fois le changement réellement appliqué, une fois la place propre et neuve, peut-être alors pourrais-je vous faire confiance.

En attendant, je vous remercie de bien vouloir trouver un autre site pour la grande fête du business. Fête qui, à n’en pas douter, vous rapportera beaucoup et nous coûtera tout autant.

Barbara Lanthemann
Présidente du PS Valais Romand

19 octobre 2017

Candidature aux JO Sion 2026

Le parti socialiste du Valais romand nous envoie ce communiqué de presse au sujet de l'octroi par le Conseil fédéral de près d'un milliard pour l'organisation des Jeux olympiques en Valais.

NB: la publication de ces articles n'engage en rien le mouvement Entremont Autrement

Le Conseil fédéral s’est prononcé ce jour en faveur d’un soutien financier à la candidature pour les jeux olympiques Sion 2026. La Confédération contribuera jusqu’à hauteur d’un milliard de francs environ.

Le PSVR est à ce jour plus que sceptique à l’égard de la candidature Sion 2026 et exige certaines réponses claires et précises.

Aucune discussion sur la candidature aux JO 2026 n’a été entamée entre le comité de candidature et les partis politiques. Le dossier de candidature est pour l’heure confidentiel, ce qui signifie que le projet n’est pas accessible au public. Ce manque d’information est problématique alors qu’il implique pourtant toute la population valaisanne, les finances cantonales et les instances politiques; à ce jour, le dossier consultable est incomplet, lacunaire sur bien des points. A quelle date la population valaisanne aura-t-elle accès à une information digne de ce nom?

Aucune date de votation n’a été fixée au niveau cantonal. Un vote populaire qui serait fixé à fin 2018 nous apparaît comme trop tardif au vu de l’agenda au niveau national, les chambres fédérales doivent pouvoir se prononcer en connaissance de cause. Le Conseil national se penchera sur le dossier en septembre 2018, le Conseil des Etats en décembre 2018. Un vote en Valais doit dès lors avoir lieu au plus tard en juin 2018. Cette date est-elle fixée aujourd’hui?

Une clarification au niveau de la gouvernance du projet est indispensable : qui pilote le projet? D’où proviennent les fonds privés annoncés à hauteur d’un demi-million  Christian Constantin a-t-il réellement quitté le comité, est-ce provisoire ou définitif?

L’interpellation déposée par la conseillère nationale Silva Semadeni (GR) le 20 septembre dernier nous paraît totalement opportune. Elle pose notamment les questions suivantes:
- Comment le montant envisagé pour la tenue des JO 2026, qui pourrait aller jusqu'à un milliard de francs, est-il compatible avec les budgets d'austérité de ces dernières années et la ligne dure adoptée par le Conseil fédéral en matière de politique budgétaire?
- Où le Conseil fédéral prévoit-il d'économiser ce milliard?
- Que pense le Conseil fédéral de la pertinence et de la durabilité des investissements et des équipements nécessaires par expérience pour des infrastructures de sports d'hiver adaptées aux Jeux, au vu des hivers sans neige toujours plus nombreux et du réchauffement climatique?
- Comment le Conseil fédéral évalue-t-il la situation sur le plan de la sécurité?
- A combien sont estimés les coûts pour garantir la sécurité dans toutes les régions concernées et pendant toute la période des JO 2026, Jeux paralympiques compris?
- De quelles ressources (coûts totaux) l'Armée aura-t-elle probablement besoin?

Barbara Lanthemann
Présidente du PSVR

16 août 2017

Au croisement d'une croix

La rédaction d'Entremont Autrement invite de temps à autres des personnalités politiques à s'exprimer librement sur un sujet de leur choix. Aujourd'hui c'est au tour de Barbara Lanthemann, présidente du Parti socialiste du Valais romand.

Traversé par la canicule estivale, le Valais somnolait. On parlait certes de vendanges difficiles après le gel et la grêle, mais rien ne semblait pouvoir sortir le canton de sa torpeur.

C’est alors que surgissait le lion Narcisse, tout énervé de son face à face forcé avec le crucifix suspendu dans sa chambre d’hôpital. Une diatribe digne du bonhomme, on aime ou on déteste, c’est ainsi. La presse, toute aussi prise d’un ennui profond, saisissait la balle au bond, certaine d’avoir là un sujet bien flambeur qui en agacerait plus d’un.

Un député-suppléant socialiste en rajoutait une couche, encore tout baigné de sa jeunesse vigoureuse et combattive. Il n’en fallait pas moins pour réveiller d’autres jeunes, ceux-là d’extrême-droite, pas encore remis de la fessée administrée par le peuple valaisan à leur idole, le dénommé « honoraire » (ah bon ?) méchamment renvoyé après 4 ans d’incapacité à gouverner. Les jeunes UDC donc publièrent sur Facebook les coordonnées du jeune socialiste pour encourager je ne sais qui à lui rendre, pourquoi pas, une visite de non courtoisie à l’occasion.

Le réseau social n’a pas apprécié la méthode, bloquant la page des jeunes excités. S’en suivent depuis les commentaires des uns et des autres, offensés ou non, donneurs de leçons et autres penseurs du moment...

Un dimanche soir au pensionnat près de Dijon, quand rentraient du week-end les parisiennes et autres élèves pas trop éloignées du domicile familial, je fus prise d’un cafard terrible. Je n’étais, moi, pas rentrée depuis quelques semaines, la distance m’empêchait de faire mes valises tous les vendredis soir pour rejoindre ma Suisse natale. Une religieuse passant par-là me fit un sermon courroucé et me montrant Jésus suspendu à une croix, me fit remarquer que lui, contrairement à moi, ne pleurait pas sur son sort. Je répondais naïvement du haut de ma certitude d’enfant que lui ne pouvait plus pleurer puisqu’il était mort depuis bientôt 2000 ans. Ma franchise m’a valu une punition exemplaire, un passage à la chapelle et pas moins de chagrin.

Je verrais bien, moi, dans chaque chambre d’hôpital, un serment d’Hippocrate accroché au mur. Et pourquoi pas, la Convention des droits de l’Homme dans le tiroir de la table de nuit. Histoire de rappeler les fondements de l’Humanité qui, si on les analyse avec sincérité, ne s’éloignent pas tant que ça des principes chrétiens. Histoire aussi de rappeler à celles et ceux qui s’étouffent d’indignation en lisant Narcisse, s’indignent au moins tout autant quand un conseiller national UDC propose, la bouche en cœur, de ne plus prendre en charge certains soins médicaux pour des personnes de plus de 90 ans.

Comme le dit le proverbe, si l’habit ne fait pas le moine, dans la même veine, le crucifix accroché à un mur ne fait pas le chrétien pour autant.

Barbara Lanthemann
Présidente du PSVR

8 septembre 2015

Tribune libre de Barbara Lanthemann

En 1971, les femmes suisses ont obtenu le droit de vote. J’avais alors 6 ans et bien d’autres préoccupations moins militantes. Mais forcément, je fais partie de ces privilégiées qui, une fois leurs 18 ans révolus, ont pu glisser dans l’urne leurs opinions, et leurs choix de candidat-es.

Est-ce un réflexe identitaire, un automatisme de défense ? J’ai quasiment toujours voté pour des femmes lors d’élections. Je n’ai a ce jour pas compris pourquoi si peu d’entre elles ont été élues, malgré leurs compétences, leur dynamisme et leur engagement.

L’éviction de Christiane Brunner et l’élection de Ruth Dreyfuss ont marqué mon parcours de citoyenne. La démission d’Elisabeth Kopp m’avait profondément troublée alors, un homme aurait-il consenti à avouer ce faux-pas ? Aurait-il quitté son poste ensuite ? Mystère… L’expulsion de Ruth Metzler au profit d’un politicien transparent est toute aussi déplorable. On remercie au passage les Lady Killer qui ont œuvré dans les coulisses au profit de leurs collègues…

Les femmes élues aux plus hautes fonctions ont prouvé leurs mérites et leurs aptitudes. Ruth Dreyfuss, Simonetta Sommaruga, Micheline Calmy Rey pour ne citer que les élues socialistes, ont largement contribué à donner à la Suisse des figures qui imposent le respect, bien au-delà de nos frontières.

C’est donc avec une certaine amertume que je regarde aujourd’hui les listes principales pour les élections fédérales. Le Valais, une fois encore, fait mauvaise figure. Le PDC romand présente une femme, et une autre pour la liste du Haut. Le PLR du canton, une femme. L’UDC, une femme. Le PS, deux femmes. Les listes apparentées sont un peu plus équilibrées, maigre soulagement me direz-vous. Pour ces élections fédérales, 50 femmes et 123 hommes se présentent pour le conseil national.

Mais alors, où sont les femmes ? N’y en a-t-il pas ? Il existe pourtant dans les travées du parlement cantonal ou dans les communes valaisannes quelques personnalités féminines qui au fil des années, se sont imposées par leurs compétences, leurs connaissances des dossiers, leur aptitude à dialoguer, négocier, présider des commissions…

La presse valaisanne, entre pronostics et mathématiques, se détermine déjà. A croire le rédacteur en chef du Nouvelliste, sur les 50 en lice seules 2 à 3 femmes, PDC et UDC (???), ont une chance d’être élues. On se demande alors forcément si cette étude incongrue est un parti pris ou simplement une analyse basée sur des suppositions boiteuses. On s’interroge sur le rôle de la presse qui, volontairement ou pas, met systématiquement en lumière les candidatures masculines, plus particulièrement les « vedettes », et fait l’impasse sur les photos des candidates de gauche lors d’un article sur la réforme de l’AVS. On s’étonne de voir figurer sur une page du quotidien représentant toutes les candidats-es la seule parlementaire valaisanne en fonction en 7ème position, alors que son nom commence par la première lettre de l’alphabet.

Certaines femmes le reconnaissent volontiers, figurer sur une liste pour réaliser un pseudo équilibre, et risquer ensuite un score décevant, ne les séduit pas. Ou plus. D’autres avant elles ont accepté ce défi et encaissé sans broncher… Aujourd’hui, les femmes candidates ne sont plus, ne veulent plus être des alibis. Elles en veulent tout autant que leurs collègues masculins.

Encore faudra-t-il que les électeurs, et permettez-moi de souligner, les électrices, inscrivent ces femmes sur les listes, voire les cumulent. Et c’est là que tout se décidera.

Le 18 octobre, nous saurons si les Valaisannes et Valaisans sont prêts-es à accorder leur confiance aux femmes pour représenter le canton à Berne. Aucune excuse ne sera valable si tel n’était pas le cas.

Mon engagement en faveur de l’égalité fait immanquablement partie de mes thèmes de campagne. L’égalité hommes femmes, mais également l’égalité de droit pour les minorités, pour les personnes en situation de handicap, et pour les migrants. Parmi les nombreux sujets qui me préoccupent, celui-ci ne peut tout simplement pas être éludé.

Qu’une nation qui, comme la Suisse, se prétend garante des droits humains ne soit pas en mesure d’assurer à chaque citoyenne et citoyen une égalité de traitement est absurde. Il en va de même pour l’égalité des chances, l’égalité face aux soins, dans la formation et sur le lieu de travail. Il en va de même pour l’équité fiscale, pour une plus juste répartition des richesses.

Pour les électeurs de l’alliance de gauche, il suffira d’inscrire une seconde fois mon nom sur une liste. Simplement. Je vous en serai reconnaissante et poursuivrai mon engagement, sans relâche.

Barbara Lanthemann
Candidate PS au Conseil national sur la liste n°2

20 juillet 2015

Barbara Lanthemann entre en poésie

Née à Bâle le 29 mai 1965, j'ai passé mes 15 premières années à Lausanne. En 1981, ma famille s'est installée à Orsières. Depuis lors, je vis en Valais.

Ainsi commence la bio expresse de Barbara Lanthemann, députée suppléante au grand conseil et candidate au conseil national sur la liste du PS. Elle travaille actuellement comme secrétaire générale de l'Organisation suisse des lesbiennes (LOS).

Elle vient de faire paraître aux éditions Monographic un recueil de lettres, de chansons et de poèmes Traces de plume que son éditeur présente ainsi:

Poèmes inspirés par un regard, un sourire, des rencontres. Des lignes légères, précises, d'une clarté immédiate.


Prose, poésie et paroles de chansons d’Alix Wolf, sous la plume de Barbara Lanthemann. Textes où l’on découvre une géographie intérieure, dans un style moderne,  souvenirs et espoirs se mêlent dans une histoire sans fin.


Comme il se doit, l'ouvrage étant tendrement biographique, quelques pages sont dédiées à Orsières où elle a vécu comme adolescente:


Un livre rafraîchissant à lire cet été.


26 avril 2015

Deux Entremontants sur la liste Centre-gauche PCS

Le comité d'Entremont Autrement avait annoncé il y a quelques semaines la candidature au conseil national de Jonathan Darbellay, député-suppléant, sur la liste Centre gauche - PCS. Cette liste s'est aujourd'hui étoffée pour atteindre le maximum légal de huit candidat(e)s. Nous y reviendrons prochainement. Signalons déjà la candidature d'Anaïs Cretton, originaire de Bagnes et domiciliée à Collombey.


Anaïs Cretton est étudiante en psychologie et sciences sociales à l'Université de Lausanne. « Intéressée depuis peu à la politique valaisanne, j'ai découvert Centre Gauche-PCS et je me suis reconnue dans ses valeurs de tolérance, de respect de la vie humaine et de solidarité. Son slogan, "l'Homme au centre, le coeur à gauche", est en adéquation avec mon parcours professionnel dans les sciences humaines. Je m'engage à défendre l'égalité des sexes, l'égalité des chances ainsi que l'intégration des étrangers, convaincue qu'il faut trouver des solutions raisonnables aux difficultés vécues par un grand nombre des habitantes et habitants de notre pays. » 
 Le Centre gauche-PCS et le PS sont au bénéfice d'une convention d'apparentement.

Signalons donc également les candidatures sur la liste du PS de Barbara Lanthemann, députée-suppléante, dont la famille s'est installée à Orsières en 1981 et de Gaël Bourgeois, député et vice-président de Bovernier.

Aucun nom n'a encore filtré concernant d'autres formations de gauche ou apparentées. Les candidats Verts seront connus au plus tard à la fin mai. La Gauche qui va reprendre son nom de GVA n'avance encore aucun nom et hésite encore à lancer une liste selon un entretien avec Olivier Cottagnoud diffusé sur Canal9 le 26 février 2015, il s'est à nouveau clairement déclaré contre les apparentements sans engager son parti. Réponse en mai également.

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