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3 décembre 2018

Les métamorphoses de la gauche dans l'arrondissement Martigny-Entremont.



En italique les élus de l'Entremont

On a cherché à comparer ce qui est difficilement comparable dans cette élection à la constituante et ces comparaisons ont été rendues difficiles vu les changements d'alliance et de dénominations. Du coup on a glosé sur les pertes de la gauche. Mais si l'on range bien les choses là où elles sont, on remarque que ce sont bien les stratégies des partis qui s'étaient apparentés aux dernières élections nationales qui se sont avérées gagnantes au détriment du PDC et surtout des PLR/VLR.
L'UDC se maintient et pas comme l'affirme le Nouvelliste à cause de sa victoire dans l'Entremont, déjà acquise lors de l'élection à la suppléance.

Le Centre gauche PCS et Entremont Autrement ayant décidé de ne pas se présenter en tant que tels pour soutenir Appel Citoyen ont abandonné respectivement l'alliance de gauche du district et l'apparentement dans l'arrondissement mais le transfert s'est fait mécaniquement vers AC, sans que la gauche ne perde des plumes.

Le PS en dehors de l'Alliance de Gauche maintient son siège et en offre un à la gauche citoyenne du MSI canal historique de Saxon (Mouvement des citoyens de gauche) qui avait disparu et de la gestion communale et de la députation.

Les Verts qui ont quitté l'AdG depuis plus longtemps gagnent enfin deux sièges grâce à la force de frappe du MISE de Fully dont on trouve des candidats sur d'autres listes.

L'archiviste




27 novembre 2018

Les élus Appel Citoyen de l'Arrondissement Martigny-Entremont ont de jolies adresses


 Jean-François Lovey, rue de l'Eglise d'Orsières


Cilette Cretton, chemin de la Chapelle de La Bâtiaz


Léonard Bender, rue des Vergers de Châtaigner

25 novembre 2018

Quelques résultats remarquables ailleurs dans le Valais

Dans l'arrondissement de Brigue, pour le district de Conches
Répartition:
0 CSP
1 SVP
1 CVP
0 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

Dans l'arrondissement de Brigue, pour le district de Rarogne Oriental, Brigitte Wolf des Verts n'est pas élue.
Répartition:
0 CSP
0 SVP
1 CVP
0 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

Dans l'arrondissement de Brigue, pour le district de Brigue, Félix Ruppen est élu au CVP, et German Eyer du PS, l'union de la gauche fait un remarquable résultat.
Répartition:
3 CSP
2 SVP
3 CVP
3 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

Dans l'arrondissement de Viège pour le district de Viège,
Répartition
3 CSP
4 CVP
2 SVP
2 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

Dans l'arrondissement de Viège pour le district de Rarogne Occidental
Répartition
1 CSP
2 CVP
1 SVP
0 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

Dans l'arrondissement de Viège pour le district de Loèche
1 CSP
2 CVP
1 SVP
1 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

Dans le district et l'arrondissement de Sierre Edmond Perruchoud est élu sur la liste UDC, la chanteuse Celina Ramsauer sur la liste Appel Citoyen.
Répartition:
2 UDC et Union des citoyens
5 PDC
2 PS et gauche citoyenne
4 VLR
2 AC
2 Les Verts et citoyens

Dans l'arrondissement de Sion, pour le district d'Hérens, Jacques Blanc du PCS est élu d'Appel Citoyen, Alain Alter est relégué en dernière position du PDC, non élu; Jacky Desmeules et Laurence Logean dont on a beaucoup parlé à l'UDC restent en rade également. Le sympathique Christophe Clivaz d'Arolla est le premier des viennent-ensuite chez les Verts.
Répartition:
1 AC
0 PS et gauche citoyenne
1 PDC
1 VLR
1 UDC et Union des citoyens
1 Les Verts et citoyens

Dans l'arrondissement de Sion, pour le district de Sion, Jean Zermatten fait péter tous les compteurs avec 4839 suffrages, élu d'AC; Denyse Betchov dernière de liste; Cyrille Fauchère en tête de l'UDC, chez les Verts, Alina Darbellay et Karine Darbellay, non élues. Au PS ne sont pas élus Astrid Debons Rausis et Bernard Gabioud.
Répartition:
4 AC
2 PS et gauche citoyenne
4 PDC
3 VLR
3 UDC et Union des citoyens
2 Les Verts et citoyens

Dans l'arrondissement de Sion, pour le district de Conthey
Répartition:
2 AC
1 PS et gauche citoyenne
4 PDC
2 VLR
1 UDC et Union des citoyens
1 Les Verts et citoyens

Dans l'arrondissement de Martigny, pour le district de Martigny, Philippe Bender le vieux sage du PLR cartonne, Narcisse Crettenand d'Avenir écologie reprend du service, Olivier Couchepin dernier reste du CLI-MSI n'est pas élu, Jean-Dominique Cipolla, éléphant du mardi fait son comme back grâce à l'UDC, Bernard Troillet et Florence Carron Darbellay brillent au PDC, Gaël Bourgeois du PS sort en tête de liste de PS et gauche citoyenne et Jean-Marc Dupont le suit de près, dernier restant du MSI canal historique de Saxon, Léonard Bender passe la tête chez Appel Citoyen au contraire de son frère Gabriel qui échoue au PS, et Cilette Cretton est brillante deuxième.
Répartition:
5 VLR
2 UDC et Union des citoyens
4 PDC
2 PS et gauche citoyenne
2 Les Verts et citoyens
2 Appel Citoyen

Dans l'arrondissement de Monthey, pour le district de St-Maurice, le fait remarquable est l'égalité parfaite entre Roland Eberle et Sabine Fournier des Verts qui devront être départagés par tirage au sort. Nicolas Mettan fait un retour remarqué avec le PDC. Le PS n'obtient pas de candidat.
Répartition:
1 VLR
1 Les Verts et citoyens
0 PS et gauche citoyenne
1 Appel citoyen
0 UDC et Union des citoyens
2 PDC

Dans l'arrondissement de Monthey, pour le district de Monthey, Georges Vionnet est élu chez les Verts, Olivier Derivaz revient en politique grâce au PS, Bernard Oberholzer retrouve une seconde carrière dans Appel Citoyen après avoir été élu au PS.
Répartition:
4 VLR
1 Les Verts et citoyens
2 PS et gauche citoyenne
3 Appel citoyen
4 UDC et Union des citoyens
3 PDC



Récapitulatif:
26 PDC
21 VLR
14 UDC et Union des citoyens
16 Appel Citoyen
13 CVP
10 Les Verts et citoyens
9 PS et gauche citoyenne
8 CSP
7 SVP und Freie Wähler
6 Zukunft Wallis Solidarisch - Umweltbewusst - Sozial

130





















Le quorum dans l'Entremont et Martigny

13h20: les résultats partiels de l'Entremont ne donne pas le quorum à la liste Parti Socialiste et Gauche citoyenne, ni à la la liste Les Verts et Citoyens. Les résultats de Liddes, Sembrancher et Bourg-St-Pierre sont tombés.

13h31: pour l'instant Appel Citoyen est la seule liste qui ne fait pas le quorum dans le district de Martigny. Mais seul le résultat de Trient est tombé.

13h50: pour le district de Martigny après les résultats de Charrat, Appel Citoyen obtient le quorum pas les Verts ni le PS.

13h56: Appel Citoyen a toujours le quorum dans l'Entremont au détriment des Verts et du PS. Vollèges à livré ses résultats. Appel Citoyen est la deuxième liste derrière le PDC et devant VL, la liste AC fait le double de la liste UDC.

14h15: Après les résultats de Saillon le PS fait le quorum dans le district de Martigny, ce qui n'est pas encore le cas des Verts. Appel Citoyen fait jeu égal avec l'UDC.

14h36: Bovernier livre ses résultats. Gaël Bourgeois est désormais largement en tête de sa liste. Les Verts n'ont toujours pas le quorum dans le district de Martigny. Appel Citoyen est devant le PS.

14h41: Riddes livre ses résultats. Les Verts toujours hors quorum. Philippe Bender explose ses résultats. Gaël Bourgeois en tête de la gauche. Marion Mabillard est la meilleure candidate sur la liste AC, elle est très largement en tête.

14h45: Après les résultats de Bagnes, toujours pas de quorum pour les Verts et le PS. Appel Citoyen est la troisième formation derrière PDC et VLR. L'UDC est vraiment à la traîne.

14h55: Orsières est tombé. Jean-François Lovey est en tête dans le district pour AC devant Léna Vaudan. 
  

Suffrages de l'Entremont.





Voix dans le district pour Appel Citoyen. Il est quasi certain qu'AC fera un siège.

1047 Jean-François Lovey

 857 Léna Vaudan

 796 Daniel Moulin

 762 V alentina D arbellay

 751 Baptiste Fellay 

 738 Marie-Luce Duroux Barman 



15h08: Les résultats d'Isérables et Martigny-Combe sont tombés, les Verts n'ont toujours pas le quorum dans le district de Martigny.

15h18: Leytron débarque. Les Verts toujours out dans le district.

15h40: Saxon est tombé. Les Verts toujours sans quorum à Martigny.
Pour Appel Citoyen, Marion Mabillard toujours en tête, devant Michelle Grandjean, Cilette Cretton et Léonard Bender.

16h51: Les résultats de Fully permettent au Verts d'atteindre le quorum à Martigny.
Les têtes de liste d'Appel Citoyen sont Léonard Bender, Mirca Sigrist, Marion Mabillard et enfin Cilette Cretton et Michelle Grandjean.

22h22: Les résultats de Martigny sont tombés: Léonard Bender en tête devant Cilette Cretton.


Les résultats pour l'Entremont:



1 VLR
Mathieu Sarrasin

1 UDC et union des citoyens
Damien Vogel

3 PDC
Pierre Darbellay
Natacha Maret
Kamy May

O PS et gauche citoyenne

O Les Verts et citoyens

1 Appel Citoyen
Jean-François Lovey

Les résultats pour Martigny:


5 VLR
Philippe Bender
Narcisse Crettenand
Adeline Crettenand
Géraldine Gianadda
Natascha Möri

2 UDC et union des citoyens
Jean-Dominique Cipolla
Géraldine Granges-Guénot

4 PDC
Alain Léger
Bernard Troillet
Florence Carron Darbellay
Alexandre Abbet

2 PS et gauche citoyenne
Gaël Bourgeois
Jean-Marc Dupont

2 Les Verts et citoyens
Florine Carron
Vincent Günther

2 Appel Citoyen
Léonard Bender
Cilette Cretton

On remarquera que les deux élus Appel Citoyen sont bien connus des membres d'Entremont Autrement pour avoir été régulièrement cités dans notre blog. Nous avons également des contacts étroits avec Gaël Bourgeois de Bovernier et nous sentons assez proche du MISE de Fully qui élit un des ses représentants chez les Verts.











8 novembre 2018

Nos partenaires du district de Martigny

Avec le système des arrondissements électoraux, le destin de la liste d'Entremont est lié à celle du district de Martigny, même si les électeurs ne peuvent voter que pour les candidats de leurs districts.

La liste de Martigny dont le succès pourrait profiter à la liste d'Entremont d'Appel Citoyen soutenue par Entremont Autrement contient quelques noms de personnalités que nous avons eu l'occasion de rencontrer lors d'autres campagnes.


15 juin 2018

Un opposant sur six était un Bender soit 10% de la population valaisanne.



Dans le grand débat qui a agité le Valais, le clan des Ayentôts avec Romaine, Roland, Marco, Jacques, Patrick et consort a été balayé par les Bender.

Bravo à ... Léonard, Marie-Paul et Gabriel.

L'Illustré du 16 juin 2018.


8 juin 2018

Enorme décision du webmaster





A l'occasion de son expertise sur les affaires de Verbier, puis de son engagement dans la campagne Sion100.000.0026, l'architecte Léonard Bender a été régulièrement cité sur notre blog.

Or il existe un autre Léonard Bender, militant radical qui a fait parler de lui dans de nombreux combats parfois de circonstance. 

Pour distinguer entre les deux hommes, le premier sera désormais répertorié sous la vedette Léonard Bender alors que le second le sera sous l'entrée Léonard Arthur Bender. Nous partons du principe que le baptême est un facteur de différenciation tout autant que d'intégration comme le prouve le prénom d'Arthur qui démontre une filiation heureuse. Quoi de plus beau aussi que d'être LABellisé par un si adéquat acronyme! 

En cas de contestation, nos fullyerains du centre ville voudront bien nous fournir une recommandation du préposé cantonal à la protection des données.

Le webmaster-archiviste


1 juin 2018

Le Valais mérite mieux qu'un si faible projet

Sion 2026 a phagocyté le débat démocratique. Nous avons perdu beaucoup trop de temps et d’argent à détourner l’attention des Valaisans pour un projet qui ne correspond pas aux besoins de notre canton, plutôt que de nous pencher sur les vrais problèmes de celui-ci et de chercher ensemble des projets porteurs et enthousiasmants.

Si d’abord des promoteurs, puis des politiciens ont repris l’idée des JO, c’est parce qu’ils n’ont pas envie de réfléchir à ces fameux enjeux que le Valais devra affronter, jeux ou pas jeux. C’est très facile d’organiser des jeux, c’est comme des Lego techniques, il suffit de suivre à la lettre le mode d’emploi du CIO. En revanche, c’est beaucoup plus difficile de faire une introspection de ce qui ne fonctionne pas dans ce canton et de faire le choix de penser différemment.

Selon les médias valaisans, le mauvais résultat des sondages est aussi dû à la perte de confiance de la population envers ses autorités. Comment pouvez-vous avoir confiance en des autorités qui sous-traitent l’avenir de leur canton à une commission chargée de trouver, à leur place, des idées pour le futur. La commission « Héritage » est la preuve du manque de clairvoyance, du manque d’imagination, du manque d’anticipation, de nos édiles. Comme citoyen, je suis choqué de voir la démocratie de ce canton traitée avec tant de légèreté.

Un responsable du patronat valaisan m’a dit : « Si on ne vote pas oui, je ne vois pas ce qu’on va pouvoir faire ».

Je tiens à le rassurer. Il y a plein de régions dans le monde qui n’ont pas de Jeux Olympiques et qui ont plein de projets. Le Valais aussi doit avoir des projets. Mais des projets à sa taille. Nous ne sommes pas assez nombreux en Valais (la taille d’un quartier de Milan) pour mener de front des projets aussi importants que les JO et de vrais projets d’avenir. Le comité de Sion 2026 le prouve puisque plus du 50% des épreuves se dérouleront hors du canton. Si plus de la moitié des compétitions se déroulent en dehors du Valais, pourquoi ne serait-ce pas Berne ou Zurich qui organiserait ces jeux et nous déléguerait certaines épreuves ? Et pourquoi est-ce le Valais seul qui prendrait les risques financiers ?

Les défenseurs de Sion 2026 sont très vite tombés amoureux de leur projet et ont perdu tout sens de la critique en agressant les personnes qui ont osé émettre des doutes sur la viabilité d’une telle manifestation. Il n’est pas étonnant, dans ce dénigrement systématique, que les fronts se soient durcis et que les dérapages aient eu lieu dans les deux camps, ce que je déplore. En voulant rallumer la flamme le comité pour les jeux a surtout foutu le feu au Valais et ne sait plus comment éteindre l’incendie qu’il a allumé. Ce n’est pas en allant chercher des personnalités politiques dans les autres cantons qu’il va y parvenir. Car en soutenant la candidature de Sion, Messieurs Maillard et Rosselat ne font que de protéger le siège du CIO, celui de l’UEFA et les palaces de la Riviera qui, ils se réjouissent déjà, seront pleins en février 2026. Ils ne voient là que leurs propres intérêts et ne prennent aucun risque.

La candidature de Sion 2026 est la caricature du Valais d’aujourd’hui. Ce sont quelques promoteurs qui dictent l’agenda, les femmes sont quasi absentes des sphères dirigeantes, le développement durable est un pis-aller, le débat est faussement démocratique, les esprits critiques sont déconsidérés et on nomme les petits copains aux différents postes clés.

Si pour moi, le débat doit porter sur « pourquoi le Valais devrait-il organiser des jeux olympiques » reprenons quand même quelques arguments de Sion 2026 afin de démontrer, en quelques exemples les incohérences de ce dossier :

  • Les hôtels seront pleins. En février les hôtels sont pratiquement toujours pleins puisqu’on est en haute saison. En revanche ils resteront fermés en été. De plus, les habituels clients qui fuient les sites olympiques reviendront-ils après les jeux quand ils verront qu’ils auront eu droit, en Autriche par exemple, à un accueil irréprochable, à des infrastructures ultra-modernes pour des prix nettement inférieurs à ce que nous proposons ?
  • Il n’y aura pratiquement pas d’infrastructures à construire. C’est dommage, parce que c’est justement de ça que le Valais a besoin.
  • On va faire l’anneau de vitesse en Hollande. Tiens, non. Finalement, on le fera à Aigle dans une halle plus grande que le CERM. D’ailleurs on a déjà trouvé un entrepreneur qui va attendre 8 ans que tout soit terminé. 
  • Grâce à l’agenda 20/20 les jeux seront durables. Les JO 2026 ne seront pas durables, tout comme les JO de Paris ne seront pas durables. Si les le comité Sion 2026 cite si souvent Paris en exemple, c’est certainement parce que nous avons une vision du développement durable aussi suffisante que les Français. Les jeunes de Sierre ne font pas plus de ski que ceux de Neuchâtel. Le Développement durable ce n’est pas de remplacer la défection des autochtones par des touristes Américains ou Chinois mais de faire revenir les locaux dans nos stations. 
  • 2.5 milliards de personnes vont pouvoir placer Sion sur la carte du monde. Et alors ? Je préférerais que 10 millions de personnes sachent où se situe notre canton et qu’un million de nouveaux touristes y viennent chaque année en été. 
  • Le CIO a changé. Le CIO est comme un fabriquant de parachutes dont tous les modèles créés se sont révélés défectueux. Forcément ils se mettaient tous en torche (olympique). Aujourd’hui, ils veulent nous fourguer un nouveau modèle qui, ils le jurent, sera super fiable. Vous comprenez que je n’ai aucune envie de l’essayer. La fiancée JO est peut-être belle mais elle est surtout capricieuse et très dépensière, et c’est surtout les Valaisans qui amènent la dote…

Nous devons impérativement investir notre argent et notre énergie dans des projets à notre échelle et aux résultats certains.

On ne va pas au cinéma avec les enfants avant que leurs chambres ne soient rangées sinon, on est à peu près sûr qu’ils ne le feront pas après coup.

Notre canton a trop de désordre pour organiser une telle fête (il n’y a qu’à regarder l’aménagement de la plaine du Rhône). Nous devons d’abord faire de l’ordre dans la chambre Valais et après, quand nous serons au top, nous pourrons éventuellement organiser des Jeux Olympiques.

C’est bizarre que je sois devenu un Neinsager, moi qui suis toujours quelqu’un de positif et d’enthousiaste pour les projets visionnaires. Or, Sion 2026 n’est pas un projet du futur, mais un projet du passé. C’est pourquoi, en tant que citoyen, je m’oppose à la candidature de Sion, car je suis trop ambitieux pour un si faible projet.

Léonard Bender
Architecte

23 mars 2018

Jeux olympiques Sion 2026 et votation fédérale

Soirée votations mardi 24 avril, à 19 heures, 
à la Salle du Grand Conseil 
Rue du Grand-Pont 4, Sion. 


Intervenants


David Crettenand, député (PLR/Riddes)


Thierry Largey, député (Les Verts/Sion)



Léonard Bender, architecte EPF


Jean-Michel Bonvin, entrepreneur

La campagne sur la participation du Canton à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver de 2026 a pris une tournure de pugilat... Les coups pleuvent, les attaques se multiplient dans un camp comme dans l'autre et les citoyennes et citoyens valaisan-ne-s ont de bonnes raisons de se sentir un peu perdus.

Au lieu de jouer le jeu d'un camp contre l'autre, Centre Gauche-PCS Valais romand, en partenariat avec Entremont Autrement et le MISE de Fully, souhaite vous inviter à une soirée qui rassemble différentes personnalités qui croiseront leurs points de vue, sur cet objet soumis à votation le 10 juin 2018.


Les discussions seront animées par Norbert Zufferey.

Objets fédéraux


Loi sur les jeux d'argent : présentation par Annick Clerc-Bérod


Initiative "Monnaie pleine" : présentation par Jonathan Darbellay 

Les membres de Centre Gauche-PCS Valais romand prendront position sur ces 3 objets à l’issue des discussions.

Au plaisir de vous y retrouver.



Pour les organisateurs, Célestin Taramarcaz

20 mars 2016

Un rapport un peu mince

Le rapport des experts concernant l’affaire de Verbier a été diffusé. Le président de la commune a reconnu ouvertement que la loi avait sciemment été détournée, Le Gouvernement valaisan a désigné une commission chargée d’examiner cette affaire… et le tour est joué. Finis les jeux de bac à sable. Tout va rentrer dans l’ordre et tout le monde est content.

Vraiment ?

D’abord, le texte publié laisse forcément un goût d’inachevé. Il y manque des paragraphes sans doute importants mais surtout, il ne s’agit que d’un résumé puisque seules 9 pages sont à la disposition du public alors que le rapport complet en comporte 59. La version fournie est signée par l’un des deux experts, Pierre-André Veuthey, qui ne s’est guère exprimé sur le sujet semble-t-il. Elle a été reconnue conforme à l’original par Me Sébastien Fanti, sans mention particulière concernant les paragraphes manquants. Enfin, elle n’a pas été signée par l’expert Léonard Bender, ce qui laisse quand même entendre une certaine réserve de sa part quant au procédé.

D’emblée, on constate que sur les 3 questions posées par la commune, seules 2 figurent dans le résumé de l’expertise. La dernière a été gommée. Pourquoi ? Le président Rossier estime que les experts sont allés «au-delà du mandat de base». Leur zèle aurait dû se limiter aux 12 dossiers déjà connus du Nouvelliste. Mieux encore, le président avoue que «ce mandat a fait l’objet d’un contrat oral». Pour un mandat à Fr 45'000.- (comme le président s’est plu à le préciser), on aurait pu s’attendre à un mandat clair, précis et écrit. On aurait pu aussi s’attendre à ce que les experts puissent présenter eux-mêmes leurs conclusions (Bagnes n’est pas la FIFA). Que peut-on attendre, dès lors, de la nouvelle expertise confiée à l’ancien juge fédéral Claude Rouiller qui devra simplement «établir un rapport complémentaire sur les points qui n’ont pu être étudiés par les experts précédents» (lesquels ?) «et sur les faits qui pourraient être imputés au président de la commission communale des constructions». Et les autres ? Evidemment, on ne va pas chercher des poux aux autorités communales puisqu’elles ont déjà avoué leur faute en toute candeur et qu’elles ont agi pour une si noble cause.

Comment pourra-t-on s’assurer que les pratiques illégales observées ne concernaient que les quelques dossiers examinés ou qu’elles sont limitées strictement au territoire de la commune de Bagnes, alors que le président lui-même a laissé entendre une certaine complicité des autorités cantonales ou qu’à Zermatt, on faisait encore pire? Là, évidemment, c’est trop en demander.

Là où cela frise le ridicule, c’est quand le conseil communal déclare en réaction à l’affirmation des experts selon laquelle aucun mandat clair n’avait été donné à la commission des architectes mise en place au plan communal que c’est faux. Il y avait bien une «directive de fonctionnement». Mais elle n’a jamais été communiquée aux membres de la commission (sic), allez savoir pourquoi.

Bon. On comprend bien que la commune aurait préféré que ce dossier reste confidentiel et que tout puisse continuer comme avant. Mais face à un tel gâchis, difficile de déceler une volonté ferme de tourner la page et de mettre un terme à des pratiques aussi douteuses qu’inconvenantes.

Antoine Cretton, Entremont Autrement

18 mars 2016

Publications

Une semaine après notre alerte, le site de la commune de Bagnes a mis en ligne les Procès Verbaux des plénums des 25 novembre et 16 décembre 2015. 
On prend également acte de la publication du Rapport d'expertise contressigné par Me Fanti et signé par Me Pierre-André Veuthey (sans signature de Léonard Bender)
et du power point des commentaires du CC sur le rapport d'expertise. 

2 mars 2016

Un système est-il à l'oeuvre à Bagnes?

Que s'est-il donc bien passé à Verbier? Entremont Autrement se serait-il fait abuser? Aurions-nous tout simplement été victimes d'un jeu de dupe de la part de médias avides de scandale? Les quinze cas évoqués par le rapport d'expert seraient-ils ni plus ni moins qu'une exception, une fâcheuse coïncidence d'éléments qui à eux seuls ne légitiment pas que l'on se questionne sur l'ensemble des quelques quatre cents dossiers (source : Article du Temps) traités annuellement par la police des constructions de la commune de Bagnes, ni que l'on émette des doutes sur l'existence d'autres cas non conformes et sur le fonctionnement du secteur de la construction dans notre belle commune?



La commune de Bagnes nous promet de rendre le rapport public, une fois ce dernier connu du Conseil Général courant mars (source : Article du Nouvelliste ). D'ici là, essayons de faire une petite synthèse des informations qui nous sont parvenues ces derniers jours afin de déterminer si un système est effectivement en place.

En préambule, définissons ce qu'est un système. À ce titre, le Larousse en ligne nous offre plusieurs pistes (Dictionnaire Larousse).
Ensemble organisé de principes coordonnés de façon à former un tout scientifique ou un corps de doctrine : Système philosophique. 
Ensemble d'éléments considérés dans leurs relations à l'intérieur d'un tout fonctionnant de manière unitaire : Le système nerveux. Les différents systèmes politiques. 
Ensemble de procédés, de pratiques organisées, destinés à assurer une fonction définie : Système d'éducation. 
Moyen, plan employé pour obtenir un résultat : Le système de défense de l'accusé. Un bon système pour faire fortune. 
Appareillage, dispositif formé de divers éléments et assurant une fonction déterminée : Un système de fermeture. Système optique. 
Société considérée comme un ensemble structuré et rigide : Entrer dans le système. 
Tendance à penser et à agir selon un ensemble de valeurs rigide et dogmatique: Il y a une part de système dans sa défense.
À la lecture de ces définitions, nous pouvons retenir qu'un système semble être associé à un ensemble d'éléments/principes/pratiques destiné à atteindre un but commun: ces éléments/principes/pratiques devant être organisés. J'émettrai ici l'hypothèse que le but commun consiste à s'enrichir. De cette hypothèse est-il dès lors possible d'identifier des acteurs, des principes, des pratiques qui permettent d'atteindre ce but?

1) Des conseillers communaux aux multiples casquettes liés entre eux par des intérêts privés:

Le journal Le Temps relève que:
« De multiples liens d’intérêts réunissent aussi les membres de l’exécutif actifs dans la construction et l’immobilier. Président de la commission des constructions, Jean Baillod possède une entreprise d’installation électrique. Sur plusieurs chantiers litigieux, elle a réalisé des travaux différents de ceux qui avaient été approuvés. Il est aussi administrateur d’une société active dans l’immobilier, et présidée par un architecte impliqué dans la moitié des dossiers analysés par les experts. Vice-président en charge des finances, François Corthay dirige une fiduciaire qui révise à la fois les comptes de l’entreprise d’installation électrique, et ceux du bureau d’architecture. (...) Pour l’expert Léonard Bender, «la situation a dérapé en 2009, au moment où la commission des architectes a commencé à fonctionner» (...) La commission a été mise en place par le conseiller communal Eric Fumeaux, qui dirige lui aussi une société immobilière, et qui était en charge de la commission des constructions avant d’hériter de l’aménagement du territoire. »
L'1Dex nomme plusieurs conseillers communaux, dont certains déjà cités par l'article du Temps, mentionnant qu'ils devraient se retirer des discussions liées aux constructions illégales sur Verbier.


1. Est-il concevable que Jean Baillod, conseiller communal, ait pu participer aux réunions du conseil communal portant sur les rapports des experts Veuthey et Bender sans que quiconque n’ait exigé sa récusation préalable? 
2. Est-il concevable que François Corthay, conseiller communal, ait pu participer à ces mêmes séances sans que quiconque n’ait exigé sa récusation préalable?
3. Est-il concevable que sieur Fumeaux, Eric de son prénom, conseiller communal, ait pu participer à ces mêmes séances sans que quiconque n’ait exigé sa récusation préalable?
4. Est-il concevable que Norbert Felley, conseiller communal, ait pu participer à ces mêmes séances sans que quiconque n’ait exigé sa récusation préalable?
5. Est-il concevable que Monsieur Jean-Daniel Gay-des-Combes ait pu participer à ces mêmes séances sans que quiconque n’ait exigé sa récusation préalable?
Pour étayer sa prise de position, il a ensuite relevé un certain nombre de liens entre plusieurs conseillers communaux:

Question à l'attention du Conseil Communal : Avant que Monsieur Baillod se soit retiré de la présidence de la commission des constructions Article du 21 août 2015 (Nouvelliste), s'était-il retiré de cette commission lors de cas concernant son entreprise pour éviter d'être confronté à des soucis de conflits d'intérêts? Le Conseil Communal a-t-il édicté des règles ou des recommandations en matière de récusation? S'il ne l'a pas fait, prévoit-il de le faire à l'avenir? Si oui dans quels délais?

Question à l'attention de l'1Dex : Sur quels éléments concrets vous basez-vous pour demander que Messieurs Baillod, Corthay, Fumeaux, Felley et Gay-des-Combes se retirent des discussions liées aux constructions illégales sur Verbier? Disposez-vous d'informations plus complètes que celles apportées jusqu'ici par le journal Le Temps? Ne craignez-vous pas d'être attaqué pour diffamation dans la mesure où votre article ne mentionne pas en quoi ces récusations seraient nécessaires?

2) Des maîtres d’œuvre peu scrupuleux

Sur ce point le journal Le Temps  relève que:
Des travaux ont été réalisés sans mise à l’enquête publique ou alors avec d’importantes différences par rapport aux plans qui avaient été autorisés. Ces constructions ont été régularisées par la commune une fois le travail achevé: on construit d’abord, on valide ensuite.
Question aux maîtres d’œuvre : Comment ces travaux ont-ils pu être effectués s'ils ne correspondaient pas aux plans autorisés? Quel bénéfice engrangé pour ne pas avoir respecté les plans?

3) Une police des constructions dépassée, sous-dotée et incompétente:

Sur ce point, il convient de relever plusieurs éléments. Tout d'abord, le journal Le Temps nous apprend que:
Ces constructions ont été régularisées par la commune une fois le travail achevé: on construit d’abord, on valide ensuite. 
Le service des constructions manque de personnel depuis longtemps. Il n’a pas pu assumer le contrôle systématique des dossiers. Pour le président, c’est la seconde explication, et «ça n’a jamais été une volonté politique». Le poste d’architecte communal a été mis au concours trois fois, sans succès.
Dans un interview à Canal9 du 11 décembre 2015, Monsieur Eloi Rossier avait confirmé que le règlement communal était appliqué en priorité:
"Je confirme ce que votre reportage a mentionné tout à l’heure. Le règlement de la commune de Bagnes a été en son temps validé par le Conseil d’Etat. Et c’est vrai que la commune de Bagnes, il y a déjà fort longtemps, lorsqu’il s’était agi de relancer le domaine de la construction a voulu appliquer son règlement qui est un petit peu plus généreux que la loi cantonale sur la problématique des locaux qui ne sont pas compris dans la densité constructible."
Le Temps a relevé que le Tribunal cantonal et le Tribunal fédéral avaient tous deux jugé que le règlement cantonal primait par rapport au droit communal. Entremont Autrement a également analysé ces cas de jurisprudence dans un précédent article. Si les nouveaux conseillers communaux ne pouvaient le savoir, on peut quand même s'étonner que le service des constructions ait sorti de sa mémoire cet état de fait. Ne serait-ce pas le rôle de l'administration d'assurer une continuité entre les législatures, à moins bien sûr qu'ils ne répondent à des intérêts supérieurs que ceux destinés à garantir l'Etat de droit?
Le règlement communal de Bagnes exclut les sous-sols du calcul de la surface habitable. Il est plus permissif que la loi cantonale sur les constructions. Pour le président Eloi Rossier, c’est un premier élément d’explication. Mais même si le règlement a été homologué par le Conseil d’Etat, le Tribunal cantonal et le Tribunal fédéral ont tous deux jugé que le droit cantonal primait, déboutant la commune en 2011 et en 2012. Ces verdicts sont antérieurs aux dossiers analysés par les experts.
Même si nous avons identifié ci-dessus plusieurs acteurs aux fonctionnements peu adéquats, peut-on pour autant parler de système? Y a-t-il également des principes et des pratiques qui permettent d'étayer le fait qu'un système est à l’œuvre à Bagnes?

Au niveau des principes, il convient de relever en premier lieu la culture du secret apparemment très présente au sein des autorités bagnardes, comme le relève le journal Le Temps:
Pour le président de la commune de Bagnes, Eloi Rossier, «Verbier joue la transparence» en invitant la presse. Mais l’exécutif refuse de publier le rapport des deux experts. Il devrait être rendu public lorsque le conseil général en aura pris connaissance, et seulement «sous certaines conditions». Pourtant, selon le préposé valaisan à la protection des données Sébastien Fanti, «c’est un document officiel» et «il n’y a pas de marge d’interprétation». Il faut le publier. Le juriste de la commune est d’un avis différent: «C’est un document d’information à usage interne».
En second lieu, peut-être est-il utile de relever le non respect du droit cantonal, comme le relève l'interview en décembre du président de commune sur Canal9 (déjà cité ci-dessus) ou plus récemment un article du NF (du vendredi 26 février):
« Et le président de nuancer que ces réalisations en sous-sol « n'ont aucun impact sur le paysage et le voisinage. » Mais ces constructions ne demeurent pas moins non conformes au droit cantonal.
Enfin, en dernier lieu, il convient d'identifier la différence de traitement qui semble prévaloir entre habitants de la région et étrangers si l'on en croit Monsieur Léonard Bender dans le journal Le Temps.
Peu à l’aise, l’architecte finit par lâcher: «Il y a un traitement pour les riches étrangers qui veulent une résidence secondaire, et un autre, plus sévère, pour les habitants de la région.»   
Certes, me direz-vous... Mais des fonctionnements peu adéquats et des principes en incohérence avec le respect de l'Etat de droit peuvent-ils à eux seuls légitimer le fait que nous sommes confrontés à un système ? Intéressons-nous donc à l'existence hypothétique de pratiques permettant de constater l'existence d'un système.

À ce titre, il convient de relever en premier lieu les révélations du Nouvelliste sur quinze dossiers liés à des chalets de luxe sur Verbier ayant conduit la commune à mandater un rapport d'experts indépendants (Article Nouvelliste).

Sur ce point, rappelons que le rapport d'experts (Article du Temps) est parvenu au constat suivant:
Accompagné d’un avocat, il a été mandaté pour analyser quinze dossiers autorisés par le service des constructions, surtout des chalets luxueux installés à Verbier. Il y a relevé cinquante infractions à différentes lois. Parfois, le même bâtiment transgresse six règlements simultanément: «Au mieux, c’est une chambre supplémentaire, au pire, ce sont plusieurs centaines de mètres carrés qui ont été construits illégalement.»
En second lieu, il nous faut admettre que l'1Dex est particulièrement loquace en identifiant deux situations différentes dans lesquelles, des pratiques inadéquates semblent devenues la norme:

  • La première concerne l'octroi du label Minergie : Source
  • La seconde concerne le calcul de la densité constructible (bien que là on puisse admettre qu'un assouplissement aura sans doute lieu dans le courant des prochaines années au vue de la politique fédérale en la matière) : Source 2

Pourtant peut-on parler d'un système? Car même si nous avons évoqué des acteurs au fonctionnement peu adéquat, des principes bafouant l'Etat de droit et des pratiques douteuses voire illégales, peut-être ne s'agit-il encore ici que de malencontreux hasards et que tous ces éléments ne sont pas organisés entre eux? Pour ce faire, il convient de définir si les acteurs propres au système sont susceptibles d'avoir connaissance des différents éléments qui le composent et d'influer sur les processus décisionnels?

À ce titre, il convient de relever tout d'abord l'avis de plusieurs personnes proches du dossier sceptiques ou tout bonnement opposées à cette conclusion.

Tout d'abord l'un des experts mandatés pour traiter des quinze cas litigieux soumis à son analyse et tous victimes d'infractions (Source):
En l’état, «aucun élément n’apporte la preuve d’une malversation organisée» selon l’expert Léonard Bender.
Ensuite, le président de commune qui semble convaincu que le Conseil Communal n'a rien à se reprocher et n'a donc pas joué un rôle prépondérant dans le dossier des constructions litigieuses (Source):
Le président Eloi Rossier reste «convaincu de la bonne foi et de l’intégrité du conseil communal». Pour lui, le système de milice touche ici à ses limites: «Il induit des oublis, des maladresses et des négligences».
Compte tenu, de ces prises de position, il convient de questionner les deux intéressés:

  • Comment des infractions de l'ampleur de celles évoquées en conférence de presse ont-t-elles pu être commises sans la participation de tiers (promoteurs immobiliers, maîtres d’œuvre, administration communale), sans l'existence d'un système?
  • À partir de combien de dossiers en infractions parle-t-on d'une malversation organisée? Les autorités communales entendent-t-elles poursuivre des investigations au-delà de la quinzaine de cas étudiés jusqu'ici? Si non, doit-on comprendre que les autorités en question renoncent à dresser un état des lieux de la construction à Bagnes et sont donc prêtes à s'exposer à d'autres « affaires » à l'avenir compte tenu que pour l'heure 100% des dossiers analysés ont été jugés non conformes?

Vu que de l'avis même du président de commune : « La commune de Bagnes délivre 400 autorisations de construire chaque année, et seuls les quinze cas dénoncés ont été étudiés. Maussade, son président admet que d’autres dossiers «pourraient potentiellement être entachés d’irrégularités» Source

  • Si comme le prétend Monsieur Léonard Bender, la police des constructions applique deux poids deux mesures entre chalets de riches étrangers et habitations d'autochtones, de quelle crédibilité dispose encore le personnel employé dans ce service? Le président de commune envisage-t-il d'entendre les conseillers, collaborateurs mis en cause et, si ces faits sont prouvés, de se séparer de conseillers, collaborateurs ayant trahi la confiance que les citoyennes et citoyens bagnards avaient placé en eux?
  • Peut-on exclure que les conseillers mis en cause par l'1Dex et le temps n'ont pas été influencés par leurs intérêts privés? Ces derniers ont-t-ils été appelés à un moment ou à un autre à se récuser? Les autorités communales prévoient-t-elles d'édicter des recommandations ou des règles en matière de récusation?
Pierre Troillet

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