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4 décembre 2018
Ligne THT: L’Association RESPE vous dit merci.
A tous nos membres
A tous ceux qui nous ont suivi
A tous ceux qui nous ont soutenu
Aux familles politiques valaisanne
Bonjour à tous,
Notre association a juste une année maintenant. Notre but était de faire reconnaître l’insécurité du centre scolaire de Grône en cas de passage de la ligne THT Chamoson/Chippis selon le tracé actuel autorisé par le TF et de trouver une solution pour pallier à ce phénomène. Ce but est atteint, tout le monde le reconnaît.
Nous avons exploré la voie d’un enfouissement de la ligne mais là, personne n’est entré en matière, bien que des études et projets provisoires existent, démontrant la faisabilité technique d’une telle solution.
Nous avons donc planché sur une alternative de déplacement des pylônes qui bordent le centre scolaire de Grône, histoire d’au moins « sauver les meubles » pour plus de 700 élèves et 60 employés d’Etat qui fréquentent ce centre quotidiennement.
Cette alternative est née d’une séance avec le chef du département de l’instruction publique, Monsieur Christophe Darbellay, en novembre 2017.
Il a fallut dès lors travailler le dossier, démontrer l’aberrance d’une telle ligne à proximité directe d’une école, convaincre qu’il serait irresponsable de laisser un centre scolaire devenir une zone dangereuse dès 2021, année où Swissgrid pense hypothétiquement mettre en service la ligne. Nous avons aussi pris garde que le haut-plateau ne soit pas plus impacté par cette modification, que par le tracé actuel.
Dès lors, nous avons été entendu, écouté et soutenu. La commune de Grône a été, en toute logique, notre premier soutien après les 504 parents signataires de la pétition pour épargner le centre scolaire. S’en est suivi tous les partis politiques du village de Grône qui nous ont soutenu et qui se sont, d’une seule voix, alliés à la commune de Grône pour officiellement demander à l’Etat du Valais, le déplacement de cette ligne en date du 20.02.2018.
Dans la foulée, l’Etat du Valais a prit ses responsabilités et en a fait la demande à Swissgrid sachant qu’il n’y avait plus une minute à perdre et que le temps nous était compté. Dès lors, des tas de discussion ont eu lieu car, selon Swissgrid et les instances supérieures (OFEN entre autre), cela était absolument impossible du fait du jugement du tribunal fédéral.
Evidemment non satisfait de la réponse, nous avons continué notre travail et obtenu en début d’été le soutien de tous les présidents de toutes les familles politiques du Valais. Du haut comme du Bas, ils sont tous venu en date du 02.07.2018 sur la place de la Planta exprimer leur volonté de protéger ce centre scolaire et de tout faire pour que l’on puisse au moins déplacer ces pylônes.
L’Etat du Valais a également débloqué un montant de CHF 250'000.- pour mener à bien ce projet.
Swissgrid continua de marteler qu’il n’est pas possible de faire cela en première instance, mais éventuellement dans un deuxième temps si l’Etat du Valais ou des tiers seraient prêt à en mettre le prix (env. 8 à 10 millions de francs).
En septembre 2018, une année jour pour jour après la décision du TF, le Grand Conseil Valaisan plébiscite par son vote, l’autorisation d’étudier une modification de la loi cantonale sur l’approvisionnement en électricité afin que les travaux de la THT puissent être stoppés en Valais tant que la planification de détail de ceux-ci n’est pas fournie par le constructeur. Une lecture de cette modification aura lieu en mars 2019 suivie du vote pour ancrer cette modification dans notre loi cantonale.
Début novembre, 8 mois après la première demande, le chef du département de l’énergie nous annonce qu’enfin Swissgrid et l’Etat du Valais ont trouvés un accord de principe pour étudier le déplacement de ces pylônes.
Il nous annonce également qu’un rapport géologique a été réalisé sur les zones des nouveaux emplacements des pylônes et que ce rapport n’est pas moins favorable que celui réalisé pour le tracé actuel. Il en démontre clairement sa faisabilité technique.
Notre part de travail étant faite, un accord de principe trouvé, dès lors l’association RESPE ne peut plus que se tenir en soutien de toutes ces instances aux pouvoirs politiques et décisionnels. Nous leur offrons volontiers notre aide si besoin est, afin de mener à bien ce déplacement de pylône en première instance.
Nous profitons de remercier encore une fois tout le monde politique Valaisan pour son courage et son engagement, pour avoir aussi démontrer qu’il sait s’unir d’un bloc en laissant de coté les divergences partisanes lorsqu’il s’agit de préserver et sauver nos adultes de demain.
Un grand MERCI également à tout le Grand Conseil Valaisan qui s’est mobilisé et qui, quasiment à l’unanimité, veut également trouver une solution responsable quant à cette ligne THT pour tout le Valais.
Evidemment, un grand MERCI également à la toute la population Grônarde qui nous a soutenue ainsi qu’à la population valaisanne qui a été très sensible à notre problématique. Nous vous invitons, dès maintenant, à soutenir activement le conseil communal de Grône dans ce dossier.
Un MERCI tout particulier à Monsieur Roberto Schmidt qui s’est battu avec tout son département pour ce dossier et qui va sans aucun doute, avec l’appui de ses collègues Conseillers d’Etat, mener à bien et à terme ce déplacement en première instance.
11 septembre 2018
Manifestation contre la ligne THT
Entremont Autrement s'associe au mouvement de lutte contre la ligne à très haute tension (THT) entre Chamoson et Chippis. Nous avons récemment détaillé nos arguments dans un communiqué de presse et renvoyons vers le comité RESPE pour de plus amples informations.
Aujourd'hui, nous vous signalons cette manifestation qui aura lieu vendredi 14 septembre devant le Grand Conseil valaisan à Sion.
Il est important que la mobilisation populaire soit maximale contre ce projet.
Aujourd'hui, nous vous signalons cette manifestation qui aura lieu vendredi 14 septembre devant le Grand Conseil valaisan à Sion.
Il est important que la mobilisation populaire soit maximale contre ce projet.
5 septembre 2018
3 septembre 2018
Communiqué de presse - Pour l’arrêt des travaux de la ligne THT Chamoson-Chippis
Communiqué de presse
Pour l’arrêt des travaux de la ligne THT Chamoson-Chippis
Entremont Autrement demande l’arrêt de travaux de la ligne THT Chamoson-Chippis.
Les travaux de la ligne THT sont en cours. Swissgrid se réfugie derrière le fait que le Tribunal Fédéral a validé, le 1er septembre 2017, le tracé pour réaliser les travaux de pose de cette ligne à ciel ouvert. Or, le 2 juillet 2018, les représentants de tous les partis politiques valaisans s’étaient retrouvé sur la Place de la Planta, à Sion, devant le Palais du Gouvernement pour dénoncer cette décision, arrêtée alors que des éléments fondamentaux de sécurité n’avaient pas été présentés aux parties prenantes au moment de décider de ne pas entrer en matière sur les oppositions des anti-lignes aériennes et de donner leur feu vert aux travaux de construction. D’ailleurs, avec la décision du TF, un embargo avait été décrété jusqu’au 14 septembre 2017 à 12h00. Probablement dans le but que le Grand Conseil Valaisan ne puisse plus statuer dessus puisque le dépôt des interventions ne pouvait avoir lieu que jusqu’au 12 septembre 2017 à 10h00.
En effet, deux rapports (en annexe), l’un du géologue cantonal faisant état de risques sur le tracé final dessiné par Swissgrid, et l’autre indiquant des risques sur la santé, surtout infantile sont disponibles désormais et alarmants. En sachant que la ligne passera, notamment, en-dessus de l’école de Grône, nous ne pouvons décemment pas rester les bras croisé face à cette ineptie !
Entremont Autrement demande donc formellement l’arrêt des travaux afin de trouver les solutions sécuritaires qui s’imposent.
L’enfouissement de cette ligne, dans cette zone en particulier, serait l’idéal. D’ailleurs, ce ne serait pas une première. En 2011, les juges avaient ordonné à Swissgrid d’enfouir 1300 mètres de lignes similaires en Argovie, dans la zone « Gäbihübel » pour protéger une forêt d’importance moyenne et dont le premier coup de pioche a été donné le 23.08.2018. Pour la Haute Cour, les câblages souterrains sont devenus «plus performants, plus fiables et financièrement plus avantageux». Et préservent le paysage. Une autre section est également enterrée, celle sortant de Nant de Dranse, ainsi qu’entre la Bâtiaz et Le Verney en Valais. Dans un canton touristique comme le Valais, cet argument non plus ne devrait pas rester lettre morte. Nous n’attendons pas forcément de miracles, mais ce serait déjà énorme si nous pouvions faire changer l’emplacement de certains pylônes. A ce sujet, 34 pylônes sur 52 sont en zone problématique. L’un, situés sur la commune de Grône, le 150, est, notamment, en zone de danger très élevé (ce qui va à l’encore des règles fédérales et cantonales en vigueur). Certains ne peuvent tout simplement pas être sécurisés. Par exemple, le No 170. Le géologue cantonal, dans son rapport du 1er juin 2018 (p. 3 du rapport annexé), indique qu’ «il n’y a pas, à notre connaissance, de moyen efficace de protéger ce pylône, la construction d’une digue étant impossible du fait de la déclivité de la pente. Un autre positionnement devrait être étudié». Nous demandons cette étude à Swissgrid. En effet, ce déplacement n’entre pas dans le budget de Fr. 250'000.- demandé par le Conseil d’Etat pour financer une étude de faisabilité sur le déplacement de 4 pylônes à Grône. Ces études doivent être réalisées avant la pose de ces pylônes. De plus, il est impératif de faire respecter le rapport du géologue cantonal qui doit se déterminer sur les mesures à prendre et ne peut le faire sans les études inclinométriques et géodésiques préalables sur au moins 3 ans, qui sont une exigence minimale pour permettre une évaluation objective comme stipulé dans son rapport (p. 3 du rapport annexé).
D’où, une fois encore, notre demande d’arrêt immédiat des travaux en cours, se trouvant, aujourd’hui, à la limite de ces pylônes problématiques.
Pour l’arrêt des travaux de la ligne THT Chamoson-Chippis
Entremont Autrement demande l’arrêt de travaux de la ligne THT Chamoson-Chippis.
Les travaux de la ligne THT sont en cours. Swissgrid se réfugie derrière le fait que le Tribunal Fédéral a validé, le 1er septembre 2017, le tracé pour réaliser les travaux de pose de cette ligne à ciel ouvert. Or, le 2 juillet 2018, les représentants de tous les partis politiques valaisans s’étaient retrouvé sur la Place de la Planta, à Sion, devant le Palais du Gouvernement pour dénoncer cette décision, arrêtée alors que des éléments fondamentaux de sécurité n’avaient pas été présentés aux parties prenantes au moment de décider de ne pas entrer en matière sur les oppositions des anti-lignes aériennes et de donner leur feu vert aux travaux de construction. D’ailleurs, avec la décision du TF, un embargo avait été décrété jusqu’au 14 septembre 2017 à 12h00. Probablement dans le but que le Grand Conseil Valaisan ne puisse plus statuer dessus puisque le dépôt des interventions ne pouvait avoir lieu que jusqu’au 12 septembre 2017 à 10h00.
En effet, deux rapports (en annexe), l’un du géologue cantonal faisant état de risques sur le tracé final dessiné par Swissgrid, et l’autre indiquant des risques sur la santé, surtout infantile sont disponibles désormais et alarmants. En sachant que la ligne passera, notamment, en-dessus de l’école de Grône, nous ne pouvons décemment pas rester les bras croisé face à cette ineptie !
Entremont Autrement demande donc formellement l’arrêt des travaux afin de trouver les solutions sécuritaires qui s’imposent.
L’enfouissement de cette ligne, dans cette zone en particulier, serait l’idéal. D’ailleurs, ce ne serait pas une première. En 2011, les juges avaient ordonné à Swissgrid d’enfouir 1300 mètres de lignes similaires en Argovie, dans la zone « Gäbihübel » pour protéger une forêt d’importance moyenne et dont le premier coup de pioche a été donné le 23.08.2018. Pour la Haute Cour, les câblages souterrains sont devenus «plus performants, plus fiables et financièrement plus avantageux». Et préservent le paysage. Une autre section est également enterrée, celle sortant de Nant de Dranse, ainsi qu’entre la Bâtiaz et Le Verney en Valais. Dans un canton touristique comme le Valais, cet argument non plus ne devrait pas rester lettre morte. Nous n’attendons pas forcément de miracles, mais ce serait déjà énorme si nous pouvions faire changer l’emplacement de certains pylônes. A ce sujet, 34 pylônes sur 52 sont en zone problématique. L’un, situés sur la commune de Grône, le 150, est, notamment, en zone de danger très élevé (ce qui va à l’encore des règles fédérales et cantonales en vigueur). Certains ne peuvent tout simplement pas être sécurisés. Par exemple, le No 170. Le géologue cantonal, dans son rapport du 1er juin 2018 (p. 3 du rapport annexé), indique qu’ «il n’y a pas, à notre connaissance, de moyen efficace de protéger ce pylône, la construction d’une digue étant impossible du fait de la déclivité de la pente. Un autre positionnement devrait être étudié». Nous demandons cette étude à Swissgrid. En effet, ce déplacement n’entre pas dans le budget de Fr. 250'000.- demandé par le Conseil d’Etat pour financer une étude de faisabilité sur le déplacement de 4 pylônes à Grône. Ces études doivent être réalisées avant la pose de ces pylônes. De plus, il est impératif de faire respecter le rapport du géologue cantonal qui doit se déterminer sur les mesures à prendre et ne peut le faire sans les études inclinométriques et géodésiques préalables sur au moins 3 ans, qui sont une exigence minimale pour permettre une évaluation objective comme stipulé dans son rapport (p. 3 du rapport annexé).
D’où, une fois encore, notre demande d’arrêt immédiat des travaux en cours, se trouvant, aujourd’hui, à la limite de ces pylônes problématiques.
Le comité d'Entremont Autrement
2 juillet 2018
EA engage un intérimaire
14 juin 2018
Il faut enterrer la ligne THT en Valais!
Le conseiller national socialiste Mathias Reynard dénonce «l’amateurisme de Swissgrid».
Il parle de dossier pourri, construit sans connaissance du Valais et prend pour preuve le rapport du géologue cantonal rendu public il y a une semaine, dossier qu’il qualifie de bombe. Dans sont rapport, le géologue se prononce sur la question des dangers naturels menaçant certains pylônes sur le tracé aérien approuvé par le Tribunal fédéral.
Il parle de dossier pourri, construit sans connaissance du Valais et prend pour preuve le rapport du géologue cantonal rendu public il y a une semaine, dossier qu’il qualifie de bombe. Dans sont rapport, le géologue se prononce sur la question des dangers naturels menaçant certains pylônes sur le tracé aérien approuvé par le Tribunal fédéral.
18 mai 2018
Non à Sion2026, pour des questions de priorités
J’ai mis du temps avant de prendre position publiquement sur les Jeux olympiques de Sion 2026. D’une part, je souhaitais évidemment laisser les membres de mon parti s’exprimer par un vote interne avant de m’en mêler. Mais, surtout, je fais partie de ceux qui avaient de prime abord une certaine sympathie pour l’idée. Je suis un optimiste de nature et j’aime les beaux projets rassembleurs. Comme sportif et passionné de sports d’hiver, je m’engage depuis des années à Berne pour un soutien au sport, aux cours J+S et au développement du sport populaire et d’élite, mais aussi pour l’organisation de compétitions sportives en Suisse (Jeux olympiques de la jeunesse, Championnat du monde de hockey, Universiade d’hiver, …). J’étais encore récemment rapporteur au Conseil national en faveur de ces projets ainsi que d’un important crédit pour des installations sportives d’importance nationale.
Ce n’est qu’en épluchant le dossier et en suivant de près ce débat que je me suis forgé une opinion. Je suis aujourd’hui convaincu de la nécessité de voter NON le 10 juin prochain.
Cette position s’explique par de nombreuses raisons, dont notamment : l’incapacité du CIO à se réformer (tant dans le système d’attribution des Jeux que dans les méthodes mafieuses qui persistent), la fatalité des dépassements budgétaires (avec des dettes que nous serons seuls à rembourser) et le manque de transparence et le déficit démocratique (ni vote préliminaire, ni double majorité Sion/Valais).
Mais surtout, il s’agit pour moi d’une question de priorités. Après près de sept ans à Berne et plus de dix ans dans la politique valaisanne, je constate que les mesures d’austérité se suivent, année après année, tant au niveau cantonal que fédéral. Les coupes n’épargnent aucun domaine prioritaire : éducation, social, aide au développement, culture, … Il n’y a pas d’argent pour l’Ecole, pour les bourses d’études, pour la lutte contre l’illettrisme, pour l’AVS, pour les crèches, pour les subventions primes maladie, pour enfouir la ligne THT, pour nos agriculteurs de montagne, pour les prestations complémentaires, ...
La liste des domaines dans lesquels la rigueur budgétaire et les coupes ont prévalu ces dernières années est longue.
En revanche, comme par enchantement, on constate que les mêmes élus sont prêts à débloquer des montants énormes pour l’organisation de Jeux olympiques. C’est indécent. Indécent également de voir certains élus vanter les Jeux paralympiques alors qu’ils viennent de voter des coupes dans l’AI, les prestations complémentaires et l’intégration des personnes handicapées. Indécent d’entendre d’autres s’autoproclamer défenseurs des sports d’hiver alors qu’ils soutiennent au Parlement la baisse des crédits J+S et s’opposent à la mise sur pied de centres nationaux de sport des neiges. Indécent encore d’entendre un chantage autour du milliard de la Confédération, qui s’en irait pour les villes alémaniques en cas de « non ». Cela est un pur mensonge et, même répété en boucle, il n’en devient pas une vérité. Le processus budgétaire n’a pas débuté et, en cas de non du peuple, cet argent n’est absolument pas bloqué pour l’organisation d’un événement précis et peut être utilisé dans n’importe quel domaine. Ce sera au Parlement de définir les priorités.
Il est regrettable de constater que ce projet, qui se voulait rassembleur, divise les Valaisan-ne-s comme jamais. Le résultat du sondage ne m’a d’ailleurs absolument pas surpris. Derrière la quasi-unanimité des « élites » politiques, économiques et médiatiques du canton, la réalité est bien différente et l’écart ne cesse de se creuser entre eux et la population. Ni la propagande organisée depuis des mois sans aucune limite, ni les pressions ni les photos de bidon d’essence ne semblent efficaces face au scepticisme et au bon sens du peuple valaisan.
Ce n’est qu’en épluchant le dossier et en suivant de près ce débat que je me suis forgé une opinion. Je suis aujourd’hui convaincu de la nécessité de voter NON le 10 juin prochain.
Cette position s’explique par de nombreuses raisons, dont notamment : l’incapacité du CIO à se réformer (tant dans le système d’attribution des Jeux que dans les méthodes mafieuses qui persistent), la fatalité des dépassements budgétaires (avec des dettes que nous serons seuls à rembourser) et le manque de transparence et le déficit démocratique (ni vote préliminaire, ni double majorité Sion/Valais).
Mais surtout, il s’agit pour moi d’une question de priorités. Après près de sept ans à Berne et plus de dix ans dans la politique valaisanne, je constate que les mesures d’austérité se suivent, année après année, tant au niveau cantonal que fédéral. Les coupes n’épargnent aucun domaine prioritaire : éducation, social, aide au développement, culture, … Il n’y a pas d’argent pour l’Ecole, pour les bourses d’études, pour la lutte contre l’illettrisme, pour l’AVS, pour les crèches, pour les subventions primes maladie, pour enfouir la ligne THT, pour nos agriculteurs de montagne, pour les prestations complémentaires, ...
La liste des domaines dans lesquels la rigueur budgétaire et les coupes ont prévalu ces dernières années est longue.
En revanche, comme par enchantement, on constate que les mêmes élus sont prêts à débloquer des montants énormes pour l’organisation de Jeux olympiques. C’est indécent. Indécent également de voir certains élus vanter les Jeux paralympiques alors qu’ils viennent de voter des coupes dans l’AI, les prestations complémentaires et l’intégration des personnes handicapées. Indécent d’entendre d’autres s’autoproclamer défenseurs des sports d’hiver alors qu’ils soutiennent au Parlement la baisse des crédits J+S et s’opposent à la mise sur pied de centres nationaux de sport des neiges. Indécent encore d’entendre un chantage autour du milliard de la Confédération, qui s’en irait pour les villes alémaniques en cas de « non ». Cela est un pur mensonge et, même répété en boucle, il n’en devient pas une vérité. Le processus budgétaire n’a pas débuté et, en cas de non du peuple, cet argent n’est absolument pas bloqué pour l’organisation d’un événement précis et peut être utilisé dans n’importe quel domaine. Ce sera au Parlement de définir les priorités.
Il est regrettable de constater que ce projet, qui se voulait rassembleur, divise les Valaisan-ne-s comme jamais. Le résultat du sondage ne m’a d’ailleurs absolument pas surpris. Derrière la quasi-unanimité des « élites » politiques, économiques et médiatiques du canton, la réalité est bien différente et l’écart ne cesse de se creuser entre eux et la population. Ni la propagande organisée depuis des mois sans aucune limite, ni les pressions ni les photos de bidon d’essence ne semblent efficaces face au scepticisme et au bon sens du peuple valaisan.
Mathias Reynard
Conseiller National
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