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26 mars 2021

Vers une formule magique... chronique des prises de position (mise à jour constante)

20.03.21

Ce vendredi Steve Morabito réussit l'exploit de rédiger une chronique dans la chronique sportive de la partie rédactionnelle de cinq journaux dont le Nouvelliste en p.18 et, nom de bleu, ce que ça tombe bien, dans une annonce publicitaire pour Frédéric Favre en p.6. et en plus avec strictement la même photo, ça ne rend pas la séparation entre partie rédactionnelle et publicité très claire. Mais c'est de bonne stratégie. Bravo Frédéric, bon plan de comm'


18.03.21 Un noir parmi les bleus. Très amusant.


 


17.03.21 C qui s'en dédit.

Le 5 septembre 2020 au moment où le PDC a envisagé de changer de nom, le président du PDC du Valais romand, Joachim Rausis commente: «Nous restons favorables au maintien du C dans le nom du parti.» Il assure que même si le parti national opte pour un changement de nom 

«pour mars 2021, en Valais, nous mènerons campagne sous le nom de Parti démocrate-chrétien».

et c'est ainsi que nous avons reçu aujourd'hui les bulletins de vote pour le second tour où le nom du Parti Démocrate Chrétien cher au président a été complètement occulté.



17.03.21

Campagne plutôt calme, le Nouvelliste du jour ne publie qu'une annonce où l'on voit Serge Gaudin assis entre les deux futurs conseillers d'état.

17.03.21

Rebondisssement dans l'affaire du prénom sur le logo de Serge Gaudin, un lecteur attentif qui avait gardé le Nouvelliste tout ménage du 23 février 2021 parce qu'il portait en une l'affaire des incompatibilités présumées dans l'Entremont soulevée par Entremont Autrement, y a trouvé une annonce pleine page avec déjà le prénom Serge écrit uniquement sur le G.


Version du 23 février


Version du 16 mars

On constate un léger glissement vers la droite entre les deux tours. Cette campagne devient vraiment palpitante.

16.03.21

En page 10 du Nouvelliste Serge Gaudin rappelle qu'il est candidat ensemble avec Christophe Darbellay et Roberto Schmidt. Le graphiste a fait un travail très créatif.

Second tour


Premier Tour 


16.03.21

L'appel commun des minoritaires est abondamment commenté dans le Nouvelliste du jour, la page est complétée par une publicité de Favre qui fait état du soutien de l'autre PLR valaisan, et de deux constituant-e-s d'Appel Citoyen. Frédéric s'engage en faveur de la Constituante, dit l'un et Frédéric s'est investi pour la Constituante, répète l'autre, ça, c'est des arguments!

15.03.21


Le 19.30 a fait revivre le début de la fin en 1997, de gauche à droite: Eric Felley qui écrira un magnifique bouquin sur l'élection de Bodenmann, Peter Bodenmann qui a juste enfoncé la porte pour ses camarades Burgener puis Kalbermatten avant de retourner vivre entre ses parents le reste de son âge, Dominique Delaloye qui comme d'autres femmes a été sacrifiée sur l'autel des petites ambitions partisanes, et le regretté Adolphe Ribordy qui aura manqué pour quelques semaines de voir la réalisation de la chute de la maison C.

15.03.21

Serge Gaudin fait une déclaration triomphaliste au 19.30:

Je crois que la population valaisanne ne veut pas ce type de de décision heu partisane contre un candidat au contraire heu j'ai jamais autant reçu de soutien de la part de la population valaisanne et je reste très très confiant pour le deuxième tour.

15.03.21

Le PDCVr a réagi sèchement en nommant délibérément tous les partis valaisans:

Le PLR, le PS et l’UDCVr n’offrent pour leur part aucune vision commune pour les Valaisannes et Valaisans. Leur seule motivation est de s’emparer d’un siège.

Et plus bas dans le même communiqué:

Nous saluons le fait que trois partis ont eu l’intelligence de ne pas participer à cette alliance, à savoir l’UDC du Haut, les Verts et le PCS qui, eux, ont fait preuve d’indépendance dans leur choix.

Avec cette dernière formule le PDC trouve qu'il est donc mieux d'appeler à voter Ruppen (comme l'UDC du haut) et Reynard (comme Centre gauche- PCS et les Vert.es), plutôt que Ruppen, Reynard et Favre (comme l'alliance des minoritaires). C'est un véritable coup de théâtre!

AINSI LE PDVr, le CVPO et le CSPO SEMBLENT RETIRER LEUR SOUTIEN A FAVRE

On attend volontiers ici-même une explication de Joachim Rausis qui nous lit régulièrement.

15.03.21

Les membres de l'UDC sont partagés à propos de l'appel lancé par Fauchère et Addor: Franz Ruppen montre qu'il ne s'agit pas d'une position officielle de l'UDC ni du SVPO. Des élus UDC prennent leur distance également. Ruppen s'offre aujourd'hui même une publicité argumentée dans le NF, mettant en avant non seulement sa légitimité eu égard à son courant politique mais également son bilinguisme ce qui est habile. 

15.03.21

Les Vert.e.s ont fait savoir via la voix de son président et à l'unanimité du comité par le même article du Nouvelliste qu'un soutien à l'UDC leur paraît inadéquat: «Nous appelons à voter pour Mathias Reynard et à composer un gouvernement le plus proche de nos valeurs en consultant les profils Smartvote des candidats». Centre gauche PCS s'en tient à son communiqué du 14.03.21, sans réserve derrière Reynard.

15.03.21

Le Nouvelliste annonce que trois partis minoritaires, mais en réalité trois présidents de partis minoritaires, Florian Piasenta pour le PLR, Cyrille Fauchère pour l'UDC et Barbara Lanthemann pour le PS ont signé un appel commun aux Valaisan-ne-s pour qu’ils élisent «un gouvernement équilibré qui inclut tant les principales sensibilités politiques du canton issues des urnes le 7 mars que la représentation du Haut-Valais avec deux sièges au Conseil d’Etat». Les candidats ne sont pas nommés, mais la lecture du communiqué permet de déduire l'exclusive contre Serge Gaudin.

14.03.21

Centre gauche PCS plaidant pour un Conseil d'Etat pluriel, constate que la pluralité parfaite ne pourra pas être obtenue, mais que la pire des distorsions après l'absence de femme serait celle de l'absence des forces de gauches. Un gouvernement véhiculant uniquement des idées de droite serait un affront fait à une très grande part de la population valaisanne. Il constituerait aussi un frein à la tenue d’un débat politique serein et constructif, essentiel pour relever les nombreux défis auxquels notre Canton doit et devra faire face.

Centre Gauche-PCS soutient sans réserve Mathias Reynard et appelle toute la population valaisanne à en faire de même.

14.03.21

Philippe Bender, constituant VLR,  fils d'Arthur qui a fait plusieurs fois campagne au Conseil d'Etat comme candidat du PRD et même parfois sur la même liste que les conservateurs chrétiens sociaux et frère de Léonard qui avait une fois tenté un courageux second tour pour le PLR, a pris ici position il votera Christophe Darbellay, Frédéric Favre, président, et vice-président du Conseil d’Etat ; Roberto Schmidt, Franz Ruppen, représentants du Haut-Valais, le premier sortant de charge ; Mathias Reynard, candidat socialiste.

 09.03.21

Une page Facebook Pour un Valais d'équilibre et de cohésion qui se taisait depuis 2017 a publié un appel:

"L'appel du 19 mars est de retour. Après son succès de 2017 pour un Valais équilibré et apaisé, il revient pour le deuxième tour du Conseil d'Etat 2021. L'objectif cette année est plus ambitieux: proposer un gouvernement qui représente toutes les grandes forces politiques du canton, en fonction de leur poids démocratique, en respectant au mieux la représentation des régions du canton. 

L'excellent score des candidats au premier tour permet de donner deux voix au plus grand parti, le PDC, et une à chacun des plus petits partis, le PLR, le PS et l'UDC, selon la désormais célèbre formule 2-1-1-1. 

Cette formule assure aussi la représentation de deux élus dans le Haut, deux dans le Centre et un dans le Bas. Le seul bémol, et non des moindres, est malheureusement la représentation féminine, mais aucun parti n'apporte de solution à cette question cette année. Dommage. 

Nous soutenons ainsi une liste à cinq noms pour cinq sièges, dans l'ordre du premier tour: 

Roberto SCHMIDT, Christophe DARBELLAY, Mathias REYNARD, Frédéric FAVRE, Franz RUPPEN."


4 mars 2020

Le meilleur gag de carnaval de 2020.

L'archiviste du blog Entremont Autrement a dépouillé toute la presse valaisanne de carnaval de cette année 2020. La palme du meilleur gag revient à cette photo parue sans commentaire dans la Pisse Vache, journal de carnaval de Vernayaz, une photo sans trucage, sans photoshop, juste due au talent de celui qui l'a cadrée. Entre le diable et le bon dieu, il n'y a qu'un pas. Bravo!


28 décembre 2017

Pour une entrée progressive à l’école

Le député Florian Alter s'engage depuis de nombreuses années pour une entrée progressive à l'école enfantine. Il réagit suite à une intervention de Christophe Darbellay, chef du Département de l'Economie et de la Formation, à visionner ici: lien vers la vidéo.

Il y a quatre ans, la loi sur l’école primaire était traitée au Grand Conseil. Plusieurs sujets furent discutés intensément par les élus notamment celui des horaires de classe.

Alors que certains fustigeaient l’introduction du mi-temps toute l’année pour le premier degré, s’affolant de voir disparaître des heures d’école et surcharger les crèches et les UAPE, d’autres se félicitaient de laisser les bambins de 4 ans entrer dans le système scolaire progressivement sans les sur-scolariser, ce qui à cet âge semblait peu utile pour leur bien.

Les débats étaient passionnés et le vote serré (67 pour le mi-temps, 61 contre).

Quelle ne fut ma surprise lorsque l’ordonnance du service partit dans le sens contraire en faisant disparaître des heures d’école dans le premier cycle diminuant ainsi l’horaire à 12 périodes pour le premier degré, 24 pour le deuxième et 28 pour les deux derniers. Les 1H ne se trouvent plus que neuf heures en classe, comme je l’avais déjà soulevé en 2015 dans une interpellation au sujet de cette même ordonnance.

La loi est claire: l'enfant entre dans la scolarité obligatoire de manière progressive. Durant toute la première année, il suit l'école à mi-temps. Durant les trois années suivantes de ce premier cycle, l'enfant suit la classe à plein temps. Or, si on accepte que le plein temps du premier cycle est de 28 périodes, ce qui me semble un bon équilibre entre l’épanouissement humain et scolaire des enfants, on peut facilement en déduire le mi-temps: 14 périodes.

Alors bien qu’au parlement des élus de tous bords s’inquiétaient de voir diminuer la durée du temps passé en classe par les élèves, c’est exactement ce que l’ordonnance à contribuer à faire.
Il y a quelques jours, Christophe Darbellay a donc jeté un pavé dans la mare en mettant le doigt sur cette sous-scolarisation. Et je découvre avec plaisir des réactions diverses suite à cette nouvelle, dont celle qui m’interpelle plus particulièrement: il ne faut pas se débarrasser de nos enfants en les scolarisant.

Je suis pleinement d’accord avec cette idée-là mais nous entrons alors dans un autre débat. Il faut que l’entrée à l’école se fasse en équilibre entre la famille et l’institution. Si nous enlevons des heures essentielles à l’école, il faudrait idéalement dégager en parallèle du temps pour les parents: commencer à réfléchir au temps partiel dans le secteur privé, parler du congé paternité, voire parental, développer le télétravail, revaloriser certains salaires qui poussent des parents à sacrifier leur vie de famille pour pouvoir tourner financièrement, … en résumé, réorganiser le monde professionnel afin de donner aux parents la possibilité de profiter davantage des premières années de vie de leurs enfants. Il n’est à mon avis nullement nécessaire de diminuer les heures d’école afin d’ouvrir crèches et UAPE à tour de bras.

Je profite donc de cette tribune pour souffler mon idée au département: 14 périodes la première année et 28 le reste du premier cycle. Cela aura un impact moindre sur l’organisation générale et renforcera l’école dans son rôle d’apprentissage.

Florian Alter

Député d'Entremont

15 septembre 2017

Entretien exclusif avec Christophe Darbellay (2)


En ce début d'année scolaire, notre rédaction a voulu s'intéresser plus particulièrement à l'école, l'un des thèmes centraux de notre engagement. Nous avons donc adressé quelques questions à Christophe Darbellay, nouveau conseiller d'Etat en charge de l'économie et de la formation. Ne le remercions chaleureusement d'avoir pris le temps de nous répondre. Etant donné sa longueur, nous publions ce texte en deux volets, en voici la seconde partie:


EA: On annonce pour les prochaines années une possible pénurie au niveau des enseignants (due à de nombreux départs à la retraite). Quelles mesures votre département envisage-t-il pour régler ce problème?
Christophe Darbellay: Le Département a procédé à une analyse de cette problématique préoccupante qui a révélé des situations diverses selon les degrés d’enseignement, les régions linguistiques et les différentes branches enseignées notamment au CO. Le Service de l’enseignement a demandé que les mesures CPVAL ne soient pas aussi abruptes que celles pressenties, a demandé de tenir compte du principe de l’année scolaire pour les enseignants. Il a également fait en sorte qu’une nouvelle classe soit ouverte à la HEPVs pour les futurs enseignants des cycles 1 et 2. Enfin, un nouveau modèle de stages en semestre 5 et 6 (HEPVs) est actuellement étudié selon le modèle BEJUNE. De plus, une nouvelle volée de formation de niveau Master pour l’enseignement spécialisé est planifiée pour 2018. Ainsi, l’école valaisanne ne devrait pas se retrouver en situation de pénurie d’enseignants lors de l’entrée en vigueur des mesures de la CPVAL.
Concernant l’image de l’enseignant, il faut montrer de bons exemples (best practice) avec l’objectif de trouver les bonnes personnes pour ce métier. Il faudra également définir des mesures incitatives favorisant l’augmentation du taux d’activité des enseignants.

Le Valais a une moyenne de 16.7 élèves par enseignant (équivalent plein-temps). Pensez-vous qu’il faille rester dans un ratio proche ou équivalent ces prochaines années ou envisagez-vous une augmentation du nombre d’élèves par enseignant?
Il n’est pas envisagé de modifier les normes d’organisation des classes. Dans tous les cas les comparaisons sont difficiles. Plus que le nombre, ce sont les profils des élèves et les conditions de travail qui définissent une partie de la pénibilité !

Vous avez souhaité, lors de la répartition des départements, rapprocher la formation et l’économie. Quelles synergies comptez-vous mettre en place entre ces deux « mondes »? Ou plus simplement en quoi ce rapprochement apportera-t-il une plus-value à la formation et/ou à l’économie?
Entre l’école et l’économie un dialogue doit se nouer. Le rapprochement de ces deux « mondes » dans un département, qui pourrait paraître ailleurs comme une hérésie dangereuse, produit déjà des synergies intéressantes. Le service de l’agriculture dialogue avec le service de l’enseignement pour la mise en place d’actions et de projets. L’économie peut apporter son expérience à l’école sur le développement de l’esprit d’entreprise des étudiants. Le développement de grandes entreprises sur nos terres nécessitent ces interactions. Si le lien est déjà naturel entre les écoles professionnelles et l’économie, il peut ainsi être renforcé dans l’ensemble des degrés. Dans le Haut-Valais, nous soutenons par exemple, via le Service de l’enseignement, avec des partenaires du cercle de l’économie, de l’agriculture et du tourisme une couleur valaisanne dans le nouveau plan d’études (Lehrplan 21) en élaborant un ouvrage purement valaisan qui accentuera le lien important entre formation, économie, agriculture et tourisme.
En conclusion, les élèves doivent donner du sens à leurs apprentissages et l’économie ne peut s’appuyer que sur une formation solide et ouverte aux défis à venir.

Merci à Christophe Darbellay d'avoir pris le temps de nous répondre.

La rédaction

14 septembre 2017

Entretien exclusif avec Christophe Darbellay (1)

En ce début d'année scolaire, notre rédaction a voulu s'intéresser plus particulièrement à l'école, l'un des thèmes centraux de notre engagement. Nous avons donc adressé quelques questions à Christophe Darbellay, nouveau conseiller d'Etat en charge de l'économie et de la formation. Ne le remercions chaleureusement d'avoir pris le temps de nous répondre. Etant donné sa longueur, nous publions ce texte en deux volets.

EA: Dans votre programme de campagne, vous affirmiez vouloir « renforcer les acquis de l’école valaisanne en évitant les mesures d’économie affectant la qualité éducative ». Peut-on comprendre que, maintenant que vous êtes en fonction, c’est la fin des mesures d’austérité dans le domaine de la formation?
Christophe Darbellay: Le domaine de la formation a subi durant ces dernières années plusieurs coupes budgétaires assorties de mesures d’économie aussi nombreuse que diverses. La contribution de l’école valaisanne a en effet été très importante aussi bien en terme de millions d’économies que de postes perdus. Aller au-delà pourrait péjorer la qualité de l’enseignement dispensé à nos élèves, car cela toucherait la substance même de l’école. Ainsi, il y a une volonté de réfléchir aux mesures ETS2 déposées afin de préserver la qualité globale de notre enseignement et de maintenir, voire d’améliorer encore, notre excellente place dans les comparatifs inter-cantonaux. C’est la raison pour laquelle, à l’avenir, un budget fort sera défendu pour l’éducation qui a déjà consenti à suffisamment de sacrifices. Enfin il conviendra d’anticiper les variations d’effectifs afin d’adapter les éventuelles mesures d’économie. 

Vous souhaitiez également « revaloriser le métier d’enseignant de l’école obligatoire en lui accordant tout le respect qu’il mérite ». Cela inclut-il également une éventuelle revalorisation salariale pour les enseignants des cycles I et II? Si oui, dans quelle mesure?
Les enseignants de l’école primaire ont vu leur situation revalorisée à partir de l’année scolaire 2012/13 par une augmentation de 200 CHF par mois. Le temps dû pour le plein temps a également été diminué d’une période. Un montant forfaitaire a aussi été octroyé aux titulaires de classes, en plus du salaire de base. Ces différentes améliorations ont permis aux enseignants primaires de se situer au-dessus de la moyenne suisse.
Le renforcement du rôle du titulaire contribuera également à une revalorisation. La reconnaissance du métier d’enseignant par les autorités politiques est indispensable.
Il faut également analyser la situation des enseignantes de l’ancienne école enfantine afin de ne pas péjorer leur statut. Il convient aussi de relever que la baisse du nombre de périodes correspond à une augmentation de salaire de 1/33e. 

Soutenez-vous l’insertion des élèves allophones dans les classes ordinaires ou privilégiez-vous un placement dans des classes séparées? Et pour les élèves en situation de handicap?
La future ordonnance concernant la nouvelle loi sur l’enseignement spécialisé ne prévoit pas de modifications majeures, mais renforce les pratiques actuelles favorisant l’inclusion. Les élèves allophones doivent pouvoir bénéficier de cours de soutien spécifiques et du bain linguistique et culturel d’une classe ordinaire. Les élèves en situation de handicap doivent pouvoir avoir accès à l’intégration. Une analyse individuelle est réalisée par les conseillers pédagogiques de l’enseignement spécialisés, en collaboration avec les parents et les professionnels. Des solutions alternatives restent prévues pour certaines situations.

Plusieurs programmes efficaces d’échanges linguistiques existent déjà dans notre canton bilingue. Que pensez-vous de la proposition de Philippe Nantermod de rendre les échanges linguistiques obligatoires dans le cursus scolaire? Envisagez-vous d’autres moyens de promouvoir les échanges entre le Haut et le Bas du canton?
Le rapport de l’agence Movetia montre que le Valais est le leader suisse dans les échanges. La conférence de presse de la rentrée mettait l’accent donné sur une volonté de développement de l’enseignement des langues et sur le bilinguisme. Ainsi, nous avons une volonté de développer les possibilités d’échange linguistique et de permettre à chaque élève de concrétiser l’apprentissage de la L2. Actuellement, on tend notamment vers une généralisation des échanges au CO. Pratiquement tous les cycles d’orientation sont concernés. Une piste reste peut-être à explorer : trouver des enseignants qui seront prêts à enseigner dans l’autre partie linguistique et favoriser des échanges dans toutes les parties de la Suisse, en début de carrière par exemple.

(à suivre vendredi...)

17 mai 2016

Le candidat Darbellay soutient-il la Constituante ?

Centre Gauche-PCS Valais romand (CG-PCS) salue la désignation par le congrès du PDCVr de Christophe Darbellay, ancien candidat chrétien-social, comme candidat au Conseil d'Etat.

En pleine récolte de signatures, le comité élargi pour une révision complète de la Constitution valaisanne n'a toujours pas obtenu de position claire de la part du candidat désormais officiel des démocrates- chrétiens. À moins de deux mois de l'échéance pour le dépôt des paraphes, CG-PCS demande au candidat Darbellay de prendre position sur le projet d'une Constituante pour le Valais. On l'a lu dans le Nouvelliste, il pense que "la question mérite d'être débattue" et est "ouvert à une discussion"... mais absent des débats.

Va-t-il rejoindre le comité d'initiative ? Va-t-il défendre ce projet publiquement ?

Sachant que le soutien du Conseil d'Etat est une condition sine qua non du succès de la Constituante, Christophe Darbellay, s'engage-t-il, s'il est élu, à défendre ce projet au sein du Gouvernement ?

Les questions sont lancées, la balle est dans son camp.

Pour le CG-PCS
Raymond Borgeat
Président

13 novembre 2013

Le PDC-Vr se recentre, un peu

Par deux fois le conseil national a été appelé à s'exprimer sur l'arrêté fédéral relatif à l'initiative populaire "Financer l'avortement est une affaire privée - Alléger l'assurance-maladie en radiant les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base".


La délégation conservatrice valaisanne a vécu un recentrage d'un vote à l'autre.
Viola Amherdt, fidèle à la position des femmes de son parti,  Jean-René Germanier, Mathias Reynard et Stéphane Rossini n'ont pas changé d'avis, acceptant l'arrêté fédéral, ils s'exprimaient donc CONTRE cette intitiative. Oskar Freysinger, membre du comité d'initiative a campé sur ses positions.  Le recentrage concerne Yannick Buttet qui a quitté le camp de Freysinger pour celui des abstentionnistes et Christophe Darbellay qui a quitté le camp des abstentionnistes pour rejoindre les progressistes de la délégation valaisanne.


Rappelons pour la petite histoire que la JDC d'Entremont faisait signer cette initiative alors qu'elle avait déjà été déposée!
Plus anecdotique, rappelons aussi que dans sa campagne malheureuse au conseil national en 1995, Maurice Tornay avait été le seul candidat à déclarer qu'il avait refusé la LAMAL en 1994 sous prétexte justement qu'elle "favorisait l'avortement"*, il en profitait pour dénoncer l'Office fédéral de la santé publique constatant "une dégradation accentuée du sens moral dans les autorités."
Rappelons enfin que la tentative d'alléger l'assurance maladie par la suppression du remboursement de l'IVG aboutirait à une diminution des primes de 10 centimes par mois.
Selon l'OFSP, les coûts de la santé à la charge des assurances se sont montés à 22,6 milliards en 2011. Selon le Conseil fédéral, les interruptions de grossesse en représentent environ 0,03% (=0,3 pour mille). Par rapport au coût global de la santé de 64 milliards ce n'est même pas le 0,02%. Autrement dit : autour de 10 centimes par mois par personne adulte assurée.

* Tract non paginé annexé à Le Bulletin de Citadelle, septembre 1995, no 4,  Dominique Giroud réd.


11 novembre 2010

Un appel de Gabriel Bender

Lu dans le Temps d'aujourd'hui, une tentative de Gabriel Bender de résoudre politiquement l'affaire Rappaz.
"Christophe Darbellay, tu es démocrate-chrétien, tu as appris au cours de catéchisme que le chrétien ne se tient pas sur les clochers des églises pour indiquer le sens du vent, non, il prend des risques, il baise les pieds de la femme adultère, il assied le mauvais larron à la droite du père. Le chrétien ne se réjouit pas de la mort du salaud, il le libère de ses chaînes, l’embrasse chaleureusement et lui dit, viens manger chez moi, tandis que les pharisiens hurlent au viol des institutions. Le chrétien est fraternel, le démocrate aussi. Fais donc pression sur les trois conseillers d’Etat de ton parti pour qu’ils trouvent une solution élégante, sans gagnant ni perdant. Appelle Maurice Tornay, conseiller d’Etat qui est un sage rempli de bon sens. Oublie les rancœurs et les calculs."

9 octobre 2010

Christophe Darbellay et Sophie Juon à la Foire du Valais.


A côté des animations officielles du comptoir le spectacle est aussi dans les stands, ici à l'espace gourmand Christophe Darbellay, président du PDC Suisse, mis à la hauteur de Sophie Juon du comité d'Entremont Autrement grâce à un photographe bancal.

10 décembre 2009

Une conception maculée des rapports de l'école et du religieux.

Il n'est pas admissible de dispenser une élève d'un cours de natation pour des raisons religieuses a déclaré Christophe Darbellay au lendemain d'une fête religieuse qui a dispensé tous les élèves valaisans de tous leurs cours.

Qu'en pensez-vous?

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