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15 février 2016

Ce n’était ni le lieu ni l’heure Monsieur le Conseiller d’Etat Maurice Tornay

En ce vendredi 12 février 2016, se tenait à Orsières, l’accueil de ses nouveaux résidents. Comme lors des dernières années, ce fut Mme Janine Mottier Obrist, conseillère en charge de la culture, qui orchestra la soirée. Au menu: discours de bienvenue, présentation de la commune, de ses divers services et des autorités orseraines, accueil personnalisé des nouveaux résidents avec un petit présent à la clé pour chacun d’eux, petits intermèdes musicaux (Samuel Thétaz - accordéon), présentation d’une brasserie artisanale locale (Ademus) et partage de petites gourmandises accompagnées de boissons diverses pour terminer en beauté. Je profite ici, de féliciter toutes celles et ceux qui ont contribué à la mise sur pied et à la réussite de cette soirée conviviale et de rencontres.
Si les organisateurs de cette soirée sont à mettre en exergue, je tiens à signaler deux fausses notes venues ternir cette réception. Elles sont à mettre au crédit de Monsieur le Conseiller d’Etat Maurice Tornay. Non content d’avoir quémandé et obtenu à la dernière minute un temps de parole, il l’a utilisé sans retenue et à fort mauvais propos.

La première fausse note a été le manque de respect et l’arrogance affichée par Monsieur le Conseiller d’Etat Maurice Tornay. Comment qualifier autrement sa requête de pouvoir s’exprimer avant Jean-François Thétaz, président de la commune qui accueille ses nouveaux citoyens.

La seconde fausse note, c’est l’intégralité de la suite et fin de son intervention. Après avoir évoqué, par de petites allusions, trois objets soumis actuellement au vote, il n’a pas manqué d’épiloguer sur la quatrième. Je ne peux envisager qu’en tant qu’invité depuis quelques années à cette soirée, il n’en connaisse le but. Cette soirée est celle d’une commune, par ses autorités, contente de se présenter et d’accueillir ses nouveaux résidents. En confondant cette soirée d’accueil et politique, Monsieur le Conseiller d’Etat Maurice Tornay a fait preuve d’un manque total de bons sens et de retenue. Son intervention en faveur d’un objet soumis en votation n’avait rien à faire là en cette circonstance. Ce n’était ni le lieu ni l’heure pour une envolée telle que la sienne.

Au final, très belle soirée d’accueil enneigée qu’est venu tenir ces deux dérapages dus à un pilote en manque totale de maîtrise.

Urbain Gaillard
Conseiller communal - Orsières

14 novembre 2014

Coup de pouce inespéré en faveur de l'abolition des forfaits fiscaux

Un lecteur de notre blog commente:


Qu'on se le dise : Maurice Tornay fait une campagne en faveur du OUI à l'abolition des forfaits fiscaux à Bagnes. A la page 711 du Teletext, le ministre des finances cantonales valaisannes fait la démonstration que la suppression de l'imposition à forfait au profit de l'imposition ordinaire serait favorable aux riches étrangers. Partant de cette donnée que l'on devrait considérer comme avérée, il n'y a donc aucun souci que les riches étrangers bagnards s'en aillent. Et, cerise sur le gâteau et en complète contradiction avec les théories de notre président de commune, la commune de Bagnes va voir affluer les riches étrangers de toute la Suisse. C'est t'y pas beau ! Merci Maurice pour ton coup de main en faveur du OUI et de nos finances.

Encore un petit effort de sa part, et peut-être que TéléVerbier promettra de relier Orsières à son domaine skiable. Ce qui permettrait d'inciter quelques orserains à voter également OUI

Un bagnard heureux

jeudi, 13 novembre, 2014

13 novembre 2014

Argumentez! SVP argumentez!

Je suis un démocrate, même si cela ne parait pas dans les initiales de la formation dans laquelle je suis élu. Je suis ouvert aux débats et défends la liberté donnée à chacun d’exprimer son point de vue et de le ‘concrétiser’ dans l’urne.

Dans la campagne sur l’initiative demandant l’abolition des forfaits, je ne critique pas les personnes, les politiques ou autres associations qui sont opposés à cette initiative. Par contre, je critique l’absence d’argumentation de certains et l’argumentation contradictoire et mélange-tout d’autres.
Pour argumenter ce que je prétends ci-dessus, voici quelques exemples :

- Vous avez certainement tous reçu hier dans votre boite aux lettres un ‘journal’ de 8 pages sur le sujet énoncé dito. La première phrase de celui-ci est l’affirmation suivante : L’abolition réclamée par la gauche conduirait à une perte d’impôts de plus de 1 milliards de francs. 8 pages, je défie tout un chacun de lire ces 8 pages et d’y trouver 1 seul argument nous expliquant par quelle succession de faits ces pertes seraient engendrées et pour quelle raison ces faits se produiraient. Sur ces 8 pages, la seule référence au système d’imposition en question est à mettre au crédit de M Broulis qui nous dit : Nous ne faisons pas de cadeaux fiscaux. Alors, pourquoi tous ces messages de peur ? Pourquoi si l’imposition à forfait n’apporte pas d’avantage par rapport à l’imposition ordinaire toutes les personnes concernées par sa suppression s’en iraient sous d’autres cieux ?

- Page 6 du NF du jour. Encore une fois, comme pour dito, aucun argument pour expliquer des faits et des raisons liés aux pertes fiscales annoncées. Dans l’article, M Tornay nous donne un exemple afin de démontrer que l’imposition à forfait d’un étranger n’est pas avantageux par rapport à l’imposition ordinaire d’un Suisse. Je veux bien le croire dans le cas de figure cité. Mais alors, si comme le laisse entendre M Tornay, ce cas peut être reporté à la grande majorité des situations, pourquoi ont-t-ils peurs de voir les personnes concernées par la suppression de l’imposition selon la dépense s’en aller si ce système ne les avantage pas ?

- Facebook. Je n’y suis pas mais j’y ai accès. Sur le compte d’un expert fiscal diplômé régional, des ‘posts’ concernant toujours le sujet en question y sont régulièrement déposés. Encore une fois, des annonces de cataclysmes sans aucune explication des faits et des raisons qui engendreraient ceux-ci. Une fois encore, et avec souvent les mêmes arguments que M Broulis et M Tornay, il y est prétendu que l’imposition selon la dépense n’apporte pas davantage fiscal à celui qui l’obtient. Alors, je me répète, mais en quoi sa suppression est-elle problématique ?

De plus dans le même article du NF cité ci-dessus, M Tornay parle d’équité en mettant en parallèle les 75'000 contribuables valaisans ne payant pas d’impôts et les 0,4% (environ 1300 personnes) imposées à forfait payant 4,47% du total des impôts cantonaux. Pour le premier chiffre, si leur nombre reste élevé, voire très élevé, après avoir ôté les jeunes en formations diverses, il serait bon de se poser la question du fonctionnement de notre société. On ne peut pas parler d’éthique en refusant un salaire minimum décent pour tous et ensuite ‘pleurer’ parce que ceux qui sont exploités ne paient pas d’impôts. Ensuite, pour permettre une argumentation sur l’équité de la part des contributions (4,47% de l’ensemble des recettes fiscales cantonales) provenant des étrangers imposés à forfait (0,4% des contribuables valaisans) il est nécessaire de connaître la part (en % du total) des revenus et de la fortune de ce même groupe de personnes. Dans l’attente de ces chiffres (sans grand espoir) les 2 chiffres donnés ne sont que vent.

Comme vendre de la peur en prédisant une hausse d’impôt pour tous est facile, là, il y a du monde. Pour trouver quelqu’un argumentant par quelle succession de faits et raisons tous les étrangers imposés selon la dépense s’en iraient, alors là, il faut courir (et pis encore, parce que ça je le fait).

P.S. : Il y a certainement une raison valable à la peur d’un exode des étrangers imposés selon la dépense vers d’autres cieux. Une majorité de ceux-ci sont imposés largement (pour rester soft) en dessous de ceux imposés de façon ordinaire, et en cas de suppression du système qui leur est favorable (pour rester soft) ils quitteraient notre pays. Mais pour cela, les partis qui prétendre défendre des valeurs chrétiennes démontreraient que leurs valeurs s’arrête à leur porte-monnaie et aux frontières de notre pays à croix blanche.

Urbain Gaillard

8 novembre 2014

Soirée Ouverture


Mercredi 5 novembre a eu lieu la première soirée de la plateforme Ouverture à Orsières.

Au programme, une présentation des différents objets de votation aux niveaux fédéral et cantonal.
Le moment le plus attendu était, sans conteste, la confrontation entre le Conseiller d'Etat valaisan en charge des finances Maurice Tornay et le Conseiller aux Etats vaudois Luc Recordon sur l'abolition des forfaits fiscaux. La discussion a été très courtoise et empreinte de respect, preuve s'il en est que la démocratie sous nos latitudes peut aussi se développer dans un environnement favorable. C'était un véritable honneur pour le public de pouvoir écouter des personnalités de premier plan sur cette question difficile de l'imposition des riches étrangers.

Près de 80 personnes avaient fait le déplacement pour venir écouter les différents orateurs, une bonne affluence pour ce type de soirées politiques. Entremont Autrement déplore néanmoins l'absence remarquée des ténors du PDC et du PLR au niveau communal. La soirée s'appelait justement "Ouverture", car nous avions à coeur de confronter des opinions diverses afin d'enrichir le débat citoyen. De nombreuses questions ont été posées aux débattants que nous remercions pour leurs réponses et pour le temps qu'ils ont bien voulu passer à expliquer ces enjeux importants à la population. Dommage que certains aient préféré s'abstenir. L'étiquette Entremont Autrement sur un tout-ménage est-elle toujours autant nauséabonde?

Entremont Autrement projète évidemment de mettre sur pied d'autres débats contradictoires dans l'avenir. Ce n'est que lorsque les gens acceptent de confronter leurs idées, dans un respect mutuel, à l'exemple de Messieurs Tornay et Recordon, que la démocratie est réellement saine.

Merci à toutes les personnes qui se sont exprimées. Merci à l'UDC d'avoir participé au débat; merci aux représentants de la commune de Bagnes d'avoir fait le déplacement.



Maurice Tornay, Norbert Zufferey, Sophie Juon, Luc Recordon

J. Lovey

8 octobre 2014

Retenir sa langue, une recommandation de la cogest

Le rapport de la commission de gestion sur le fonctionnement de l'Etat dans le cadre du dossier Cleusix présenté à la session de novembre 2014 du Grand Conseil, ainsi que le rapport de la commission de justice sur la commission cantonale de recours en matière fiscale ont été abondamment commentés dans la presse et sur internet.

En marge de cette affaire très complexe une recommandation de la commission de gestion à trois champions de la communication est assez savoureuse à lire, elle s'adresse à Slobodan Despot qui s'exprime de manière inopportune sur son blog, à Maurice Tornay qui se défend de manière plus que maladroite par des sous-entendus contredits par les faits et à Oskar Freysinger qui hurle au complot. Ils se font tous les trois remettre à l'ordre.


22 août 2014

Maurice Tornay jusqu'en 2020.

Le Nouvelliste d'aujourd'hui est formel:
1953+67=2020
Maurice Tornay semble vouloir désormais raccourcir son mandat en se retirant à 67 ans. On se souvient qu'une récente hypothèse le voyait siéger jusqu'à 109 ans. Y a du progrès!

18 août 2014

Le Nouvelliste d'Orsières est un hebdomadaire


NF du 11.08.14

Le Nouvelliste est-il désormais un hebdomadaire? Le numéro du lundi 11 août 2014 s'est-il mal vendu? Ou au contraire s'est-il vendu tellement vite qu'il a fallu procéder à une réédition, toujours est-il qu'en fin d'après-midi du lundi 18 août 2014, soit une semaine plus tard, l'affiche du journal était toujours visible sur la place centrale d'Orsières. Là où tout se joue:


Orsières le 18.08.14

3 mai 2014

Actualité souriante sur Canal9

Canal9

28 avril 2014


Florian et Urbain écoute avec concentration le préfet


Urbain répond avec élégance


Jonathan et Urbain joyeux et sereins donnent au canton un exemple de bonne humeur

1 avril 2014

Louis a perdu l'ouïe?

On nous écrit:

1) Maurice Tornay dit en conférence de presse du Conseil d’Etat qu’il est actionnaire d’Alpes Audit SA à hauteur de 25%.
L’info est à 1:17’47'' le 17 janvier 2014.


Jean-Michel Cina: Alpes Audit SA, et là tu es actionnaire?

Maurice Tornay: De Alpes Audit?

Jean-Michel Cina: Oui!

Maurice Tornay: 25 %

Jean-Michel Cina: 25% c'est ça.

L'information est répétée à 1:53'30" dans un autre contexte:

Maurice Tornay: C'est une très bonne question, il faut la poser à ma société, je pourrai l'encourager à répondre, pour la part de 25%

2) L'information est reprise dans le fil du Nouvelliste 


 3) Or le 31 mars 2014 Maurice Tornay se met à Twitter le contraire. Une pagaille énorme suit sur les réseaux sociaux. Personne ne comprend pourquoi ce contrefeu est allumé.


4) Louis accuse dès lors la presse d'affirmer quelque chose de faux qui n'aurait pas été dit en conférence de presse.



Il est possible que Maurice Tornay ne soit pas actionnaire d'Alpes Audit SA, mais il est faux de prétendre qu'il n'a pas dit en conférence de presse qu'il en était actionnaire à 25%. Louis serait-il sourd?

libre de droit /qp/

16 février 2014

Pas vu, pas pris ?

Lors de l’émission Mise au Point du dimanche 19 janvier 2014, Jean-René Fournier affirme en tant que Conseiller d’Etat responsable du département des finances, et donc indirectement du Service Cantonal des Contributions, il ne recevait aucune information du Service Cantonal des Contribution.

Lors de la conférence de presse du 17 janvier 2014, Maurice Tornay déclare qu’en 2011, lorsqu’il a été mis au courant des perquisitions dans son ancienne fiduciaire, il a demandé au chef du Service des Contributions de ne plus être informé de cette affaire d’une quelconque façon.

On se demande alors : mais que fait un Conseiller d’Etat ?

Son travail ne consiste-t-il pas à s’assurer que les services au sein de son département fonctionnent bien ?

Sa responsabilité vis-à-vis des citoyens n’est-elle pas de contrôler la bonne marche des services sous ses ordres ?

N’exige-t-il pas et n’obtient-il pas des rapports circonstanciés sur le travail effectué, les résultats obtenus, les échecs, l’affectation des ressources, etc ?

Comment peut-il rapporter au parlement l’état de fonctionnement de son département s’il n’est pas au courant de ces activités ?

Il devrait y avoir une suite à la phrase: « je ne veux plus être informé d’une quelconque manière » ; par exemple, « mais rapportez régulièrement au sujet de cette procédure à mon collègue X ou ma collègue Y » ?

En ces années où toute activité doit faire l’objet de rapports circonstanciés, où tous les responsables d’un service exigent d’être au courant de ce qui se passe afin d’éviter toute surprise, où le maître mot est transparence et communication, comment se fait-il que ces mots « je ne suis pas au courant » et même pire « je ne veux pas être au courant » puissent sortir de la bouche d’un Conseiller d’Etat ?

Un Conseiller d’Etat est non seulement un homme politique, mais aussi un homme de gestion et de décisions ; les communications récentes des différents Conseillers d’Etat et ex-Conseillers d’Etat font peur en ce qu’elles laissent craindre qu’ils n’exercent aucun contrôle sur leur département.

Ne pas voir, de pas entendre et ne pas parler peut sembler une stratégie confortable mais ne correspond certainement pas au niveau de professionnalisme que tout citoyen serait en droit d’attendre de la part d’un Conseiller d’Etat.

Sophie Juon

27 décembre 2013

Mise au point du conseiller d'Etat Maurice Tornay, communiqué du PDC et communiqué du PCS

(IVS).- Les démêlés fiscaux d’un contribuable valaisan se sont transformés en une affaire politique. Je suis confronté à des éléments qui relèvent du fonctionnement de l’administration et peut-être de la Justice, d’un côté, et à des aspects qui relèvent d’activités professionnelles antérieures à mon élection, de l’autre. Je sais qu’aujourd’hui certains se posent des questions soit sur ma manière d’informer, soit sur mon éventuelle implication. Les affirmations fausses, les faits tronqués, voire les rumeurs, m’amènent donc à prendre position, sachant que les différents secrets - secret fiscal ou secret professionnel - rendent impossible une communication complète des éléments de ce dossier.

Problématique de l’information

Pris en tenaille entre secret de fonction et secret professionnel, j’ai beaucoup hésité sur la bonne manière d’informer. La marge de manœuvre est extrêmement réduite. En effet, le gouvernement et l’administration ont l’obligation absolue de respecter le secret fiscal. De plus, au nom des règles qui régissent la profession, une société de révision n’a pas le droit de s’exprimer sur quelque dossier que ce soit d’un client.

Je choisis donc ce jour la voie du communiqué, ne pouvant m’exprimer autrement sur un cas particulier. Je peux néanmoins affirmer ce qui suit :

En tant que membre d’une société de révision

En regard de mon activité professionnelle, je n’ai jamais été complice ou instigateur d’une quelconque fraude fiscale. A cet effet, je vous renvoie à la lettre que m’a adressée l’Administration fédérale des contributions, de laquelle il ressort « qu’aucune procédure pénale fiscale n’est ouverte à votre encontre, à quel titre que ce soit. De ce fait, à ce jour, nous confirmons que vous n’êtes inculpé dans aucune enquête pénale fiscale diligentée par l’Administration fédérale des contributions. »

En tant que conseiller d’Etat

Dans l’affaire qui occupe l’opinion publique, j’atteste que les informations issues de mon activité professionnelle antérieure, tout comme celles que j’ai reçues du Service cantonal des contributions (SCC), n’ont en aucune façon influencé l’avancement des procédures, la fixation des montants soustraits, les amendes, la prise de mesures conservatoires, etc.

J’ai obtenu la confirmation du SCC que ce dossier est traité dans le strict respect des procédures en collaboration avec l’administration fédérale. Pour ce qui me concerne, je peux affirmer n’être intervenu à aucun stade ni en aucune manière dans son traitement. Je peux donc confirmer que le système fonctionne et que la loi est appliquée pour tous de la même manière.

En conclusion, les institutions ont fonctionné et joué leur rôle. En Valais, tous les contribuables sont traités sur un pied d’égalité. Les enquêteurs de la Division des Affaires pénales de l’AFC n’ont retenu aucune charge à mon encontre. Je continuerai, en qualité de conseiller d’Etat, à m’engager avec sérénité pour le bien de notre canton.

Maurice Tornay
Conseiller d’Etat




Forum de la RTS en l'absence de Maurice Tornay et avec Serge Métrailler (1) , Raymond Borgeat (2) qui on chacun signé un communiqué aujourd'hui et Jérôme Desmeules.

***

(1) Le PDC a également communiqué par son vice-président:

Dans le dossier en cours lié aux caves « Giroud Vins SA » des attaques violentes fusent contre le Conseiller d’Etat Maurice Tornay.

Sa réserve actuelle résulte de ses activités successives impliquant le secret professionnel, le secret de fonction et le secret fiscal. Ces règles permettent de protéger la sphère privée de tout un chacun.

Ce silence est malheureusement propice aux rumeurs suspicieuses voire fallacieuses jetant le discrédit sur le Conseiller d’Etat mais aussi sur l’administration cantonale et son Service des contributions en particulier. Cela suffit.

Pour rétablir la vérité le PDC du Valais romand, par ses deux groupes parlementaires, déposera une intervention parlementaire urgente demandant la mise sur pied d’une commission d’enquête parlementaire. Celle-ci sera chargée de faire toute la lumière sur le traitement de ce dossier par l’administration cantonale et par ses responsables.

Laisser entendre que les institutions du Canton dysfonctionnent est dommageable à l’image du Valais. Le PDC défend des valeurs de transparence, d’égalité de traitement des citoyennes et des citoyens et de respect du droit et des institutions.

Laisser entendre que Maurice Tornay aurait aidé d’une quelconque façon à frauder le fisc valaisan n’est également pas conforme à la vérité. Une enquête approfondie de l’Administration fédérale des contributions a conclu qu’aucune faute ne pouvait lui être reprochée.

Le PDC du Valais romand appelle dès lors tous les autres partis à soutenir la création de cette commission d’enquête parlementaire afin de pouvoir établir les faits en toute transparence et en toute vérité. Personnes de contact:

Serge Métrailler, vice-président du PDCVr 

***

(2) Quelques heures plus tôt le Parti Chrétien Social, par son président Raymond Borgeat et son secrétaire Célestin Taramarcaz avait publié un communiqué de presse:

Depuis les récentes révélations sur l'affaire Dominique Giroud et ses liens avec le Conseiller d'Etat Maurice Tornay, il ne se passe pas un jour sans que la presse romande n'évoque de nouveaux rebondissements.

Actuellement, ce sont malheureusement les médias, essentiellement extra-cantonaux, qui dictent le rythme. Si la situation n'est pas rattrapée, c'est avant tout l'image du Valais, devenu canton des « affaires », qui en souffrira.

Avec des propos contradictoires et des fluctuations répétées, la communication du Conseiller d'Etat Tornay frappe par son amateurisme.

Cette situation doit à tout prix être corrigée : Maurice Tornay ne peut être passif et se satisfaire de subir les médias. Au contraire il doit être aussi bien proactif que complètement transparent. Il doit donc informer la population valaisanne aussi clairement et exhaustivement que possible sur cette affaire.

Le Ministre des Finances ne peut pas attendre la prochaine session du Grand Conseil de mars 2014 pour faire la lumière sur cette affaire, il doit s'exprimer immédiatement en mettant sur pied une conférence de presse et/ou en informant la commission de gestion ou des finances du Grand Conseil. Tout report n'engendrera qu'une plus grande tourmente. Le Parti Chrétien-Social du Valais Romand (PCS-VR) pose notamment les questions suivantes :

le Conseiller d'Etat Maurice Tornay a-t-il informé ses collègues du Conseil d'Etat de la situation et, le cas échéant, à quelle date ?

le Conseiller d'Etat Jean-René Fournier, en place lors des taxations d'office successives de Dominique Giroud et de Giroud Vins SA, était-il au courant de cet état de fait ?

depuis quand le Service valaisan des contributions est-il au courant de l'enquête menée contre Giroud Vins SA par l'Administration Fédérale des Finances ?

En fonction des réponses fournies à ces questions, il conviendra de tirer les conséquences qui s'imposent sur la crédibilité du Ministre des Finances.

23 décembre 2013

A l'amiable?

En allant boire mon café ce matin, je tombe sur un enième compte-rendu de l’affaire Giroud. Inutile de vous dire que je ne lisais pas La Pravda.
Le canard m’apprend que Monsieur Giroud a subtilisé plusieurs millions de francs au fisc. Le principal intéressé avoue tacitement les faits en disant qu’une résolution de l’affaire est en cours avec les autorités. Très bien, faute avouée à moitié pardonnée… Mais stupeur, je lis également que tout cela est en passe de se régler avec l’Etat du Valais « à l’amiable »…
Cela fait plusieurs jours que je suis, comme tous les Valaisans, au moyen de l’1 dex et des médias extérieurs au canton, cette affaire retentissante qui secoue le microcosme de la plaine du Rhône, dans un silence politique assourdissant dont seule la voix feutrée et isolée de Christophe Clivaz accompagne le vent. Je ne peux que comprendre: j’ai hésité moi-même, pour une foule de raisons personnelles, à écrire sur ce sujet.
Il se trouve que j’ai été élu par les citoyens du district d’Entremont en mars dernier, sur une liste qui avait - et qui a - comme unique prétention de remettre l’être humain au centre des préoccupations politiques. Ma seule raison d’engagement à cette élection était de montrer qu’il fallait avoir le courage de dire ce que l’on pense… et l’être humain que je suis a été secoué de lire les mots… « à l’amiable ».




Tout le monde sait qu’une affaire réglée « à l’amiable » est l’objet d’un règlement dans la discrétion, loin des projecteurs et souvent, malheureusement, loin des exigences minimales de la justice.
Et puis, je me suis interrogé un peu plus précisément encore: quelles sont les conditions à réunir pour bénéficier d’un arrangement « à l’amiable » ? Est-il possible que nous (la classe moyenne) qui supportons les charges les plus importantes dans ce canton, assistions impuissants à la réduction, voire la disparition de l’amende dûment attendue ? Le citoyen lambda a-t-il aussi le droit à un arrangement « à l’amiable »? Je rappelle d’ailleurs à cette occasion l’origine de l’expression « à l’amiable » qui signifie « entre amis ».
Je me rends compte que Giroud SA emploie de nombreux exploitants qui ont vu leurs prix de vente fondre comme neige au soleil, en profitant ainsi d’une marge de bénéfice sympathiquement plus grande. Je réalise que les décideurs valaisans feraient un cadeau de Noël à un contribuable dont les fonds sont principalement acquis grâce à ses concitoyens. Je pense donc que cet argent malhonnêtement soustrait à l’Etat du Valais, M. Giroud doit le rembourser accompagné d’une amende. Ceci d’autant plus qu’à l’heure actuelle on tente d’expliquer aux simples Valaisans que l’Etat n’a plus assez d’argent pour ses routes, ses écoles et sa police.
Bref, en tout état de cause, je me rends compte que je ne représente qu’un 130e du parlement, que de ce fait, je suis un peu l’Etat et qu’il est hors de question que je cautionne un accord « à l’amiable » dans cette affaire. Ce qui est dû est dû: comme un PV sur une voiture, comme des frais de retard à la bibliothèque…
Ne nous faites pas croire que plus on triche, moins on risque.  Ce serait indécent pour toute la classe moyenne qui s’échine à remplir les caisses de l’Etat chaque année par des impôts pleinement assumés, en pleine période où ces mêmes caisses imposent un retour en arrière des prestations étatiques.
Ne cherchez pas un arrangement à l’amiable Monsieur Giroud, assumez vos fautes, payez vos arriérés dans l’intérêt de ce Valais que vous chérissez tant.
Bonnes fêtes de fin d’année.

Florian Alter, député au Grand Conseil
au nom d’Entremont Autrement

Affaire Giroud : Maurice Tornay "se met à nu" sur Rhône FM - L'info à chaud - Rhône FM, la radio de l'info en Valais

On nous disait de Maurice Tornay qu'il n'était au courant de rien, puis qu'il avait eu la puce à l'oreille grâce à son fils et ses deux neveux, c'est du moins l'opinion reçue jusqu'à ce matin, que ce soit dans le Matin ou dans le Temps.



Et pourtant RhôneFM lâche une bombe, Maurice Tornay avoue aujourd'hui qu'il avait été auditionné lui-même pendant l'enquête:

Affaire Giroud : Maurice Tornay "se met à nu" sur Rhône FM - L'info à chaud - Rhône FM, la radio de l'info en Valais

Il y a utilisé une formule assez marrante, un bon mot qui ne fait pas grand sens mais dont il a été suffisamment fier pour le twitter lui-même à la face de l'univers.


Ce genre de fanfaronnade fait assez penser aux jeux de mots désespérés de Christian Varone au tout début de sa propre affaire: "On verra bien si cette pierre se transforme en Roch!" Et effectivement on a bien vu.

13 novembre 2013

Le PDC-Vr se recentre, un peu

Par deux fois le conseil national a été appelé à s'exprimer sur l'arrêté fédéral relatif à l'initiative populaire "Financer l'avortement est une affaire privée - Alléger l'assurance-maladie en radiant les coûts de l'interruption de grossesse de l'assurance de base".


La délégation conservatrice valaisanne a vécu un recentrage d'un vote à l'autre.
Viola Amherdt, fidèle à la position des femmes de son parti,  Jean-René Germanier, Mathias Reynard et Stéphane Rossini n'ont pas changé d'avis, acceptant l'arrêté fédéral, ils s'exprimaient donc CONTRE cette intitiative. Oskar Freysinger, membre du comité d'initiative a campé sur ses positions.  Le recentrage concerne Yannick Buttet qui a quitté le camp de Freysinger pour celui des abstentionnistes et Christophe Darbellay qui a quitté le camp des abstentionnistes pour rejoindre les progressistes de la délégation valaisanne.


Rappelons pour la petite histoire que la JDC d'Entremont faisait signer cette initiative alors qu'elle avait déjà été déposée!
Plus anecdotique, rappelons aussi que dans sa campagne malheureuse au conseil national en 1995, Maurice Tornay avait été le seul candidat à déclarer qu'il avait refusé la LAMAL en 1994 sous prétexte justement qu'elle "favorisait l'avortement"*, il en profitait pour dénoncer l'Office fédéral de la santé publique constatant "une dégradation accentuée du sens moral dans les autorités."
Rappelons enfin que la tentative d'alléger l'assurance maladie par la suppression du remboursement de l'IVG aboutirait à une diminution des primes de 10 centimes par mois.
Selon l'OFSP, les coûts de la santé à la charge des assurances se sont montés à 22,6 milliards en 2011. Selon le Conseil fédéral, les interruptions de grossesse en représentent environ 0,03% (=0,3 pour mille). Par rapport au coût global de la santé de 64 milliards ce n'est même pas le 0,02%. Autrement dit : autour de 10 centimes par mois par personne adulte assurée.

* Tract non paginé annexé à Le Bulletin de Citadelle, septembre 1995, no 4,  Dominique Giroud réd.


8 avril 2013

La perte d'un siège dans l'Entremont...

Pierrot Métrailler, rédacteur émérite du Confédéré, tient un blog que nous mentionnons dans notre blogroll. Il analyse les élections au conseil d'état avec un point de vue sur l'Entremont et la situation du PLR. Extrait:


2 juillet 2012

Quand un conseiller d'état raconte ce qui lui chante

A l'inalpe de Combyre, Maurice Tornay, conseiller d'état, a déclaré à Jean-Yves G*** "Combien y a-t-il de grues actives autour du Cervin? Pas une."
Pour en avoir le coeur net nous avons cliqué sur la webcam de Zermatt au moment même où nous étions prêts à croire Maurice Tornay soit à 8.55 ce matin.

16 mai 2012

Maurice Tornay désormais confidentiel, mais pas toujours.

Au moment ou Facebook entre en bourse, nous avons voulu nous interroger sur son potentiel de croissance qui semble se ralentir. Ce qui se passe en Valais pourrait en être la démonstration, en effet Jacques Melly a décidé de revenir à la bonne vieille méthode de la newsletter, comme au temps du mail et ne de contente désormais plus de Facebook. Ce Melly-mélo vient d'être analysé. Y a-t-il désormais méfiance du web 2.0?

Nous avons depuis très longtemps mis en exergue sur notre site les mises à jour régulières de deux pages Facebook alimentées par flux. Celle de Barak Obama et celle de Maurice Tornay. Depuis deux mois pourtant le flux RSS de la page Facebook du second n'était plus alimentée. Après avoir écarté toutes les hypothèses technologiques, nous avons découvert que la page Facebook de Maurice Tornay était muette depuis le 8 janvier 2012. Il n'a pas profité de cette excellente opportunité pour relayer la campagne.

La page facebook muette

C'est triste pour les quelques 356 fans qui pouvaient ainsi suivre en temps réel les réflexions de l'homme d'état et surtout pour tous les autres usagers du net qui avaient accès sans restriction au mur de la page de Maurice Tornay.

Pour avoir dorénavant accès à la pensée du vice-président du gouvernement, à ses vives réflexions, aux extraits frappants de ses discours et à son press-book élogieux, il faudra être admis dans le cercle des privilégiés auquel est accordé la lecture du mur du profil personnel de Maurice Tornay réservé à ses amis et à ses 7 abonnés.

Le profil facebook aux paramètres de confidentialité élevée

Son nombre d'amis quant à lui n'est pas public et nous avons suffisamment reproché aux journalistes d'une certaine presse de se mêler de cette sphère intime pour ne pas tomber nous même dans le même travers.  Notre rubrique "Another brick in the Maurice Tornay's wall" n'est donc plus alimentée, pour des raisons décidées par Maurice Tornay lui-même qui a choisi de privilégier ses amis personnels (dont Joseph Zysiadis et Pascal Auberson) plutôt que les citoyens en général.

Maigre consolation, Barak Obama a conservé sa page active.

L'autre solution est de guetter les messages de Maurice Tornay sur Twitter en s'y inscrivant comme l'on fait avant vous 259 suiveurs qui ne veulent rien en perdre et qui ont pour noms (ici la liste est publique) ; Black Jesus, Young spoke, Masseursgaypourhomme, masseurpourhomme, antifeminismus.ch, Instinct Critik, sound Records, Hotel Ascona, отель Фиеста Парк, Hole in One Golfpass, ‏Humour UDC, Jean-Albert Ferrez, Philippe Nantermod et les quelques autres qui ont avec enthousiasme rejoint Gaetan, Simon, Alexis, Louis... et Maurice. Comme toujours excellemment bien suivi quand il s'agit de communiquer son image de geek aux générations d'avenir.

Sur la page twitter de Maurice Tornay, les fans se pressent. Ils sont aujourd'hui 259

Et pour faire moderne, Maurice Tornay a ouvert également une chaîne de tv online avec 2 abonné(e)s et 5 vues. Un bon signe de solidarité du conseil d'Etat et de son camarade de parti?



4 mai 2012

Parodiant Valais Excellence de Cina, Tornay et Melly lancent Valais Médiocrité


Le Cervin par sa célébrité est devenu un véritable idéogramme. Son nom, associé à l'image du Valais, est utilisé comme logo commercial notamment par le Groupe FLV.


L'entreprise définit ainsi son label: "Valait ce sont des produits qui bénéficient de tout notre savoir-faire, qui se composent exclusivement d’ingrédients de premier ordre, qui ont subit (sic) de nombreux et stricts contrôles durant tout leur processus d’élaboration et qui feront de chaque instant un moment essentiel."
Pourtant l'usage de cette marque n'est pas exempt d'ambiguïté puisqu'elle a même pu être appliquée à du Gruyère AOC ce qui avait fait scandale jusque dans le Nouvelliste qui avait dénoncé cette pratique commerciale douteuse:
"Cette manière de pratiquer n'est pas honnête. Elle ne l'est pas pour le Gruyère, qui n'a pas été fabriqué en Valais, sinon il ne serait pas AOC. Et ce n'est pas non plus correct par rapport aux autres spécialités valaisannes. Comment garantir l'authenticité des produits vraiment et typiquement valaisans si des fabrications qui ne le sont pas peuvent se pavaner dans les rayons des supermarchés en arborant nos couleurs?"

C'est sous une marque à peu près semblable qu'Aproz a commercialisé, il y a quatre ans, aux Etats-Unis (mais pas en Suisse, ni en Europe) une eau en attente de conquérir d'autres marchés notamment chinois et indiens:


Le Cervin n'est pourtant pas qu'un idéogramme valaisan, puisqu'il est utilisé à l'échelon mondial par des multinationales.


Cet usage a été abondamment documenté dans un ouvrage clé de l'histoire de la publicité.



Mais il est communément admis ici que l'emblème du Cervin dit de manière excellente le Valais. C'est
avec un logo aujourd'hui abandonné que la promotion touristique s'est faite durant de nombreuses années:



Sous l'impulsion du Réseau Valais Excellence et l'Association Marque Valais est né un label remarqué et remarquable:



La marque Valais a été créée pour distinguer ce que le Valais offre de meilleur. C'est un signe de reconnaissance de provenance et de qualité pour des produits emblématiques du Valais. Elle se définit ainsi:
"La marque Valais est une marque collective multisectorielle qui a comme ambition de promouvoir le Valais auprès des consommateurs et des hôtes. Par la marque Valais, le consommateur doit avoir la certitude d'acheter et de consommer un produit de qualité mais qui, en plus, provient d'une entreprise soucieuse du respect de l'environnement et de l'éthique sociale."
Son cahier des charges est précis et fruit d'une véritable vision politique.
Ce Valais humaniste, qualifié, expert et ouvert, c'est le Valais de Jean-Michel Cina. 

Pourtant depuis quelques jours un nouveau logo est apparu.

Cette contrefaçon, laide, chauvine et polémique de la marque Valais aux couleurs du PDC, se fait voir aujourd'hui sur la page d'accueil du profil Fabekook de Maurice Tornay et nulle part ailleurs. Elle a été annoncée triomphalement par un Twitt du même et présentée au congrès du PDCVr à Fully.


Jacques Melly  a tonné contre ceux qui se permettent de "venir faire la loi en Valais" et le congrès de demander non seulement le retrait du concordat intercantonal sur les marchés publics, mais également la création de ce logo qui pourra être utilisé par toutes les entreprises "qui offrent des services et paient leurs impôts en Valais" confie Michel Rothen à Jean-Yves G*** qui précise: "Sans connotation politique (!!!), il a pour but d'identifier les produits valaisans."
Cette décision prise sous l'aveuglement de la colère montre que le Valais de Melly et Tornay est aux antipodes de celui visionnaire et serein de Cina. C'est la distance qui sépare la politique de la politicaillerie. L'expertise analytique et prospective est à mille lieux de la gesticulation des agités du local. Dans les milieux concernés on souhaite que la farce ne durera que le temps d'un effet de manche. Et on se réjouit de voir quel accueil les députés vont faire à cette proposition à la session de mai. Acceptée, elle pourrait même réduire à néant les patients efforts des forces saines de ce canton. On sait quant à nous que cette manière carnavalesque est du même acabit que les plans de communication foireux des Brigades Oranges.
Jérémie Robyr a utilisé plusieurs réseaux sociaux pour dire tout le mal qu'il pense de cette imbécillité:
"La proposition de se retirer du concordat sur les marchés publics est totalement aberrante alors que notre clientèle principale vient de la Suisse. L’idée de créer une nouvelle marque avec un nouveau logo est encore plus absurde dans la mesure où la marque Valais est une marque forte et reconnue loin à la ronde et qui tire l’économie vers le haut alors que la solution proposée est un nivellement vers le bas."
On ne saurait pas mieux dire.

***



Marianne Maret, celle qui parle de merdier sur les ondes, tire la gueule en présentant le label bricolé en quelques minutes, du PDCVr Made in Valais le 24 avril 2012 et sourit en inaugurant la signalétique experte de dix ans de travail de la Marque Valais en compagnie de Jean-Michel Cina le 14 avril 2011. Elle illustre parfaitement l'état de fébrilité dans lequel se trouve le PDC.

*** 

Post-scriptum: le 10 mai 2012, un journal a enfin décidé d'enquêter sur ce scandale, ce qui a créé un buzz sur les réseaux sociaux. Merci à tous ceux qui ont relayé notre analyse.


1 mai 2012

Un premier mai historique pour le canton du Valais.

Esther Waeber-Kalbermatten première femme à la tête du Gouvernement

(IVS).- Le Conseil d'Etat du canton du Valais a désigné sa présidence pour la période du 1er mai 2012 au 30 avril 2013. La vice-présidente actuelle, la conseillère d'Etat Esther Waeber-Kalbermatten de Saas-Almagell accède à la tête de l’Exécutif cantonal.

On ne félicite pas le service de presse du gouvernement qui n'a pas été fichu de nous livrer une photo potable de la présidente et qui se contente de nous balancer deux portraits de dame avec groupe pris à la sauvette le 25 avril 2012 à l'aide d'un téléphone. On remarquera également les petits pin's dorés que Cina et Tornay portent à la boutonnière. On verra demain que le Cervin n'a pas le même sens pour tout le monde.


Le même communiqué précise: Le conseiller d’Etat Maurice Tornay d’Orsière (sic) devient vice-président du Gouvernement.



Ce qui a été immédiatement traduit ainsi par l'ATS: Elle présidera l'exécutif cantonal jusqu'au 30 avril, succédant au PDC Jacques Melly et précédant un autre PDC, Maurice Tornay, désigné vice-président. Entre deux, il y aura des élections.
Et le service de presse du gouvernement saura écrire Orsières.

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