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22 avril 2024

Votations fédérales de juin – Entremont Autrement unanime

La consultation interne EA a eu lieu et si le mouvement était un.e citoyen.ne suisse lambda, il serait unanime.

 

OUI à l’initiative populaire « Maximum 10% du revenu pour les primes d’assurance maladie »

 

Unanimité des membres sondé.es ! Entremont Autrement soutient cette initiative du parti socialiste. Sensible à l’augmentation des coûts des primes maladies, le mouvement estime qu’il est temps d’aider les ménages à alléger leurs factures de santé. Dans un système où les plus aisés paient les mêmes primes que les couches sociales plus basses, ce manque d’équité se fait de plus en plus difficile en cette période d’inflation. La santé est un droit pour toustes et il n’est pas question que certain.es ne puissent pas y avoir accès. Le système des primes doit être compensé par des aides étatiques lorsqu’il s’emballe.

Le contre-projet du Conseil fédéral qui entrerait en vigueur en cas de non n’a pas suffi à convaincre nos membres. Ce sera donc un grand OUI le 9 juin.



 

NON à l’initiative populaire « Pour des primes plus basses. Frein aux coûts dans le système de santé »

 

C’est un autre score unanime ici. Les membres d’Entremont Autrement refuse l’initiative du Centre. Jugée trop floue, elle ne propose pas de mesure concrète de réduction des coûts mais seulement des pistes. Le risque est trop grand qu’un système de santé à deux vitesses ne se développe en Suisse, avec un texte si peu contraignant. Les questions de santé doivent être cadrées, cela est indéniable, mais par des solutions concrètes.

 

NON à l’initiative populaire « Pour la liberté et l’intégrité physique » Stop à la vaccination obligatoire

 

A nouveau, les membres d’Entremont Autrement se sont prononcés à l’unanimité contre cette initiative. Elle dépasse largement le cadre de la vaccination. Jugée dangereuse dans son texte, l’initiative ne se limite pas uniquement à la santé, elle peut aussi recouvrir des dimensions particulières dans le domaine de la police, de l’asile ou encore de la justice. Ainsi, bien que la question de la vaccination se retrouve dans son intitulé, elle n’est pas présente dans le texte soumis. Ainsi une personne pourrait empêcher, par exemple, son arrestation par la police dans le cadre d’une enquête si elle n’y consent pas. Finalement la question de l’intégrité physique existe déjà dans la Constitution suisse et assure que les citoyens et citoyennes puissent choisir ou non des pratiques médicales. Le texte n'est donc pas nécessaire et surtout créerait des contraintes juridiques nouvelles non compatibles avec notre Etat de droit.


OUI à la loi sur l’énergie

 

A l’unanimité, moins une abstention, Entremont Autrement soutient la nouvelle loi sur l’énergie. La loi souligne l’importance de s’approvisionner en électricité et l’ambition de le faire via des énergies renouvelables. Pour ce faire, des compromis avec la nature sont nécessaires, mais surtout bien équilibrés et évalués. Des garde-fous sont en effet insérés dans la loi qui empêche l’atteinte à la nature. Le développement du solaire sur les toits avant les montagnes est d’ailleurs défendu par le texte. Fruit d’un compromis entre la gauche et la droite, c'est une loi équilibrée qui défend les biotopes et les paysages tout en assurant un approvisionnement en énergie verte à la Suisse.



                                                                                                    Entremont Autrement

28 septembre 2023

Le projet de parc solaire alpin abandonné à Orsières !

Après le bilan mitigé de la séance d'information sur le projet de parc solaire alpin au col de Chargerat (sur la Commune d'Orsières), ce fut la douche froide dans les urnes avec le rejet du décret sur le solaire alpin le 10 septembre dernier (66.1 % de NON à Orsières). Face à ce constat, le Conseil Communal a décidé de mettre un terme au projet.

Entremont Autrement prend acte avec satisfaction de cette décision. Bien que le mouvement encourage le développement de projets dans les énergies renouvelables, ceux-ci ne doivent pas se faire au détriment du paysage. Nous saluons par ailleurs l'ambition du Conseil Communal de déployer des panneaux solaires sur les bâtiments communaux.

Interview Canal 9 de Joachim Rausis à visionner ici.



27 août 2023

Sur quoi votons-nous ?

Le 10 septembre prochain, les électeurs du canton du Valais sont appelés aux urnes. Le sujet porte sur la création de grandes installations photovoltaïques. Mais contrairement à ce que l’on peut entendre par-ci par-là, la question posée ne concerne pas la possibilité ou non de pouvoir construire des parcs solaires alpins. Ceci est déjà réglé dans le droit fédéral à l’article 71a de la loi sur l’énergie. Mais, pour les citoyens d’Orsières et d’ailleurs, la question posée ne consiste pas non plus à être pour ou contre un projet de parc solaire alpin sur le territoire de sa commune.

Mais alors, quelle est la question posée ?

La question porte uniquement sur un décret réglant la procédure d’autorisation de grandes installations photovoltaïques. Ledit décret prévoit que le Conseil d’Etat, et non pas la Commission cantonale des constructions, soit l’instance compétente pour autoriser les grandes installations photovoltaïques. 

Ainsi, en cas d’acceptation de ce décret par le peuple, une procédure simplifiée et accélérée sera appliquée pour l’autorisation de construction de parcs solaires alpins tels ceux en cours d’études sur le territoire valaisan et portant à chaque fois sur des milliers de mètres carrés.


Tout comme le Conseil d’Etat et le Grand Conseil, je pense qu’il y a urgence. Mais pour moi, l’urgence ne doit pas être de produire plus au détriment de la nature, mais bien de consommer moins pour le bien de cette même nature. 

Personnellement, à l’heure où notre environnement nous montre des signes clairs d’alarme, il est tout aussi clair que je ne peux accepter un assouplissement de la procédure d’autorisation de grandes installations photovoltaïques dans la nature qui nous entoure. Ainsi pour moi, ce sera NON au décret soumis au vote.

                                                                                                                                             

                                                                                                      Urbain Gaillard
                                                                                                      Conseiller Communal EA Orsières

21 août 2023

NON au décret pour la procédure d'autorisation de construction des parcs solaires alpins!

Alors que le comité d'Entremont Autrement soutient activement le référendum contre le décret concernant une procédure facilitée d'autorisation de construction de parcs solaires alpins, le mouvement a opéré comme d'accoutumée une consultation élargie ayant abouti à une unanimité complète contre le décret. 


Le mouvement soutient donc fermement la campagne contre ce décret qui ne cherche qu'à faciliter des démarches et supprimer d'éventuels garde-fous. Le décret ne permet pas de sélectionner assurément les projets les plus judicieux et respectueux de la nature. Au contraire, il encourage les parcs solaires massifs à proximité des alpages. Le fait que le décret n'ait pas fait l’objet de consultation préalables auprès des communes ou encore des associations touristiques, agricoles, de protection de la nature, est dénoncé. Finalement, la solution proposée qui délègue la décision de construire au Conseil d’Etat plutôt qu'à la commission des construction semble problématique. La plupart des projets seront soutenus par les Forces motrices valaisannes, dont le canton est actionnaire majoritaire et au sein desquelles un membre du conseil exécutif cantonal siège au conseil d’administration. Ainsi, comment être certain qu’il n’y aura pas collusion ou conflit d’intérêt au moment de l’émission de l’autorisation de construire?

Ces parcs solaires, implantés sur des espaces relativement préservés aujourd'hui, ne bénéficieraient ainsi pas forcément à la population locale en premier lieu, sans prix préférentiels et les grands groupes qui les financeront toucheront des subsides fédéraux conséquents: jusqu'à 60% du prix d'investissement. Il y a ici une claire inégalité avec les privés qui cherchent à faire des efforts et à équiper leur toit de panneaux solaires et qui touchent des subsides bien moindres. 

Pour toutes ces raisons, Entremont Autrement soutient le NON le 10 septembre prochain!

                                                                                                                Entremont Autrement

17 juillet 2023

Parc alpin solaire à Orsières

L'énergie électrique est décidément le thème de l'année à Orsières. Après la création de Dransgrid+ à laquelle le mouvement Entremont Autrement s'était opposé, la potentielle mise en place d'un parc solaire alpin sur la commune est actuellement en discussion. Si le projet, porté par Alpiq, devait voir le jour, il se trouverait sous le Six Blanc sur une surface de 150'000 m2.


Les questions d'approvisionnement en électricité sont épineuses et il est certain qu'il nous faut des solutions promouvant les énergies renouvelables pour relever ce défi. Néanmoins, la taille ainsi que l'emplacement peuvent poser certaines questions. N'est-il en effet pas préférable de couvrir d'abord les toits de nos bâtiments, avant de coloniser un espace alpin aussi grand? Quels seront les impacts sur la faune et la flore de nos montagne? Le financement de la mise en place de ce parc solaire sera également largement subventionné par la Confédération, à qui profite-il donc véritablement? Toutes ces questions, Entremont Autrement et d'autres organismes politiques ou d'écologie se les posent en Valais. Pour rappel, nous avions soutenu le référendum cantonal (qui a abouti et qui sera soumis au vote dans les prochains mois) contre le décret qui facilite la mise en place et la construction des grands parcs photo-voltaïques alpins. La course à l'approvisionnement ne doit pas se faire au détriment de la nature et chaque projet doit être soigneusement étudié.

Le projet est actuellement en cours d'évaluation via des études de faisabilité qui calculeront clairement ses coûts et bénéfices sur le terrain choisi: ensoleillement, impact sur la nature, etc... Entremont Autrement attend donc les résultats de ces études de faisabilité avant de se prononcer définitivement sur cette question. Néanmoins les points soulevés ci-dessus sont capitaux. Des réponses claires et satisfaisantes devront être données à la population orseraine. 

Une séance d'information aura lieu le lundi 21 août à la salle polyvalente de la commune.

                                                                                                                            Jasmine Lovey
                                                                                                                            Présidente EA

26 juin 2023

Dransgrid+ est né

Lors de la dernière assemblée primaire d'Orsières, et après celles de Liddes et Bourg-Saint-Pierre, les citoyen.nes présent.es ont accepté à 145 voix contre 93 la vente du réseau électrique et la création de l'entreprise privée Dransgrid+. Entremont Autrement s'était fortement opposé à cette privatisation et prend acte du résultat du processus démocratique.

Entremont Autrement suivra aussi avec attention les questions soulevées sur le prix de l'énergie ainsi que les démarches opérées par des citoyens et par la commune auprès de l'Elcom pour clarifier la situation. 

20 juin 2023

Assemblée primaire à Orsières, pourquoi se déplacer?

 Mercredi 21 juin aura lieu l'Assemblée primaire de la commune d'Orsières.

Plusieurs sujets seront agencés ce soir-là, dont la présentation du projet Dransgrid+, ainsi que son vote à bulletin secret par les personnes qui seront présentes à cette Assemblée. Par ce petit billet, la section EA Orsières vous invite, malgré vos agendas fournis du début de l'été, à vous y rendre. Car l'enjeu de vendre notre réseau électrique nous concerne grandement. Ce réseau, nous l'avons reçu en héritage de nos prédécesseurs qui, par leur investissement pour la collectivité et leur prévoyance, nous permettent aujourd'hui d'en bénéficier. Dorénavant se pose clairement la question de la continuité et de la pérennité de ce bien qui nous est indispensable et que nous devons transmettre aux générations suivantes. 

Devons-nous le laisser dans les mains de notre commune ou le vendre à une société anonyme? Cette question nous paraît d'importance capitale et nous vous encourageons vivement à donner votre avis lors de l'Assemblée primaire de ce mercredi 21 juin à 19h30 à la salle polyvalente de la Proz.

                                                                                                                        Section EA Orsières

1 mars 2023

Référendum contre les parcs solaires alpins

Le Grand Conseil valaisan a récemment adopté un décret visant à accélérer les procédures d'autorisation de construction d'installations photovoltaïques. Suite à la loi acceptée par les Chambres fédérales pour lancer une offensive solaire, ces projets seront subventionnés jusqu'à hauteur de 60%, mais sans devoir prendre en compte les règles de l'aménagement du territoire et de la protection du paysage.

Entremont Autrement soutient Pro-Natura qui a lancé un référendum contre ce décret pour que le peuple puisse se prononcer dans les urnes. Si un recours massif à l'énergie solaire est souhaitable, il ne doit pas se faire au détriment des espaces naturels et sauvages, ni en s'affranchissant du cadre légal comme ce qui est malheureusement le cas pour le projet prévu dans le parc régional du Binntal.

Vous souhaitez soutenir le referendum ? Imprimez le formulaire, signez-le et faites-le signer à un maximum de personnes de votre entourage, puis renvoyez-le-nous le plus vite possible (délai : 11 mai 2023) !

Maxime Collombin

Député Entremont Autrement

Membre du comité de Référendum



30 juillet 2020

La Fouly encore plus reliée au reste du monde.

Par un tout ménage, swissgrid a informé la population que la centrale de Nant de Drance est désormais reliée au réseau électrique. Les travaux de construction du dernier tronçon entre La Bâtiaz et Le Verney viennent de débuter.
Rappelons que la centrale de Nant de Drance sera l'un des centrales de pompage turbinage les plus puissantes d'Europe. Elle produira environ 2,5 milliards de KWh par année.
Le pompage turbinage s'effectue entre le Vieux-Émosson et Émosson, et inversément.
Une partie des eaux de ce système par le collecteur est provient de La Fouly, transitant par le bassin de compensation des Esserts, elles sont refoulées au moyen de pompes installées dans la centrale de Vallorcine.

18 janvier 2020

Les manifestants contre le réchauffement climatique devraient changer leur fusil d’épaule

Les manifestants sur les changements climatiques portent des pancartes disant «Halte au réchauffement climatique», largement interprété cela signifie «limiter le réchauffement climatique à l’objectif de 1,5 ° C de l’Accord de Paris». Un tel objectif contribue à sensibiliser le public, mais ne parvient pas à identifier les étapes spécifiques pour atteindre l'objectif. Il est désormais urgent que les militants pour le climat plaident non seulement pour des objectifs mais pour des actions pragmatiques. De telles actions spécifiques devraient commencer par la tarification mondiale du carbone et l'aide gouvernementale aux projets d’infrastructures qui font progresser la propagation des énergies renouvelables. Une partie du but devrait être de ne pas excorier l’industrie pétrolière et gazière, mais plutôt pour l’encourager à investir davantage dans la transition.

Avant de lancer leur prochaine manifestation de rue, les militants devraient faire une pause et réfléchir sur ce qu'il faudra au monde pour éviter une catastrophe climatique: des investissements massifs. L'agence internationale de l’énergie (IEA) a récemment estimé que des investissements de 71 billions de dollars étaient requis pour réaliser la transition énergétique nécessaire pour se détourner des combustibles fossiles au cours de la période 2019-40. L'Agence internationale des énergies renouvelables prévoit un besoin des secteurs énergétiques cumulés un investissement de 110 billions de dollars d'ici 2050. L'investissement requis sera donc en moyenne environ 3,5 billions de dollars par an, par rapport aux investissements mondiaux dans le secteur de l'énergie qui se montent à 2 billions de dollars/an en 2014-18. Une part importante de l'investissement supplémentaire doit être consacrée à des énergies nouvelles et renouvelables.

La réalisation de cette accélération massive de l'investissement dans les circonstances actuelles sera difficile car, selon le Fonds monétaire international, l'investissement réel mondial ralentit depuis 2017. La croissance économique mondiale ralentit également et, dans de nombreux pays, la croissance a été tirée par les achats et l'endettement des consommateurs, avec peu de contribution émanant d’investissements commerciaux ou gouvernementaux. L'investissement des entreprises dans tous les secteurs est freiné par les différends commerciaux et la stagnation consécutive du commerce mondial.

Les investisseurs du secteur privé hésitent également à investir en l'absence de politiques gouvernementales claires et cohérentes vers un changement climatique. Certains gouvernements s’abstiennent d’investir dans des infrastructures pour des raisons idéologiques, faisant valoir que les initiatives du secteur privé sont préférables.

Pendant ce temps, l'accélération des investissements nécessaires pour propulser la transition énergétique n'attendra pas. L'économiste en chef de l'OCDE a récemment écrit: «Les gouvernements doivent agir rapidement. Sans un sens clair de l'orientation sur les prix, les normes et la réglementation du carbone, et sans les investissements publics nécessaires, les entreprises retarderont les décisions d'investissement, avec de terribles conséquences sur la croissance et l'emploi.»

Ainsi, les militants pour le climat doivent se mobiliser en concentrant leurs efforts en vue d'une énorme augmentation des dépenses annuelles du secteur de l'énergie à un moment où les investissements mondiaux sont réduits. Comme l'indique la déclaration de l'OCDE, la cible la plus urgente doit être les politiques gouvernementales qui freinent actuellement l'investissement privé.

Il a été tentant pour les manifestants climatiques de se concentrer plutôt sur la condamnation de l’industrie des carburants fossiles. La forte visibilité de l'industrie et sa présence dans la communauté en font une cible. Mais avant d'occuper la station d'essence la plus proche ou de condamner des institutions culturelles pour accepter les contributions de l'industrie pétrolière, les militants devraient s'arrêter et réfléchir stratégiquement. Les défenseurs du climat devraient se demander : Serait-il possible de commencer d’aligner les intérêts de l'industrie des combustibles fossiles sur leurs propres objectifs?

Les plus grandes entreprises nord-américaines et européennes de l'industrie pétrolière et gazière investissent, dans l'ensemble, environ 300 milliards de dollars par an. De gros investissements supplémentaires sont réalisés par entreprises publiques et autres sociétés pétrolières et gazières basées au Moyen-Orient, en Asie, en Afrique et Amérique latine. Une partie de cet investissement, mais à ce jour seulement une infime partie, l’a été pour des énergies non fossiles. Comment orienter une part plus importante de ces dépenses en faveur de la transition énergétique?

Persuader l'industrie pétrolière et gazière de diversifier ses dépenses d'investissement en énergies renouvelables n’aiderait pas seulement à répondre aux énormes besoins de financement de la transition énergétique, mais également à, apporter les compétences et l'expérience précieuses de l'industrie dans la gestion de mégaprojets, le développement et l’introduction de nouvelles technologies et la maîtrise des risques.

Aligner les intérêts des activistes et de l'industrie pétrolière
Que peuvent faire les militants pour le climat pour encourager un tel alignement des intérêts? Comme dans la déclaration de l'économiste en chef de l'OCDE, les militants doivent exiger du gouvernement des politiques qui favoriseront spécifiquement l'investissement pour faire avancer la transition énergétique. Les manifestants doivent prioriser ces politiques. Des objectifs génériques imprécis («Arrêter le réchauffement climatique») permettent aux gouvernements de faire de vagues promesses sur ce qui sera réalisé d'ici 2050, lorsque peu de dirigeants actuels seront là pour faire face à la responsabilité de l'échec.

L'industrie pétrolière et gazière a déjà révélé comment aligner leurs intérêts sur celles des militants pour le climat, et comment les politiques gouvernementales pourraient influencer leurs investissements dans le domaine. En 2015, les grandes sociétés pétrolières et gazières européennes ont exhorté collectivement les gouvernements pour mettre un prix sur les émissions de carbone. Cette demande de l'industrie est bien plus précise que les slogans figurant sur les pancartes des manifestants sur le climat. Depuis 2015, des entreprises de l'industrie ont rejoint le groupe d'origine, et la semaine dernière, les principaux producteurs américains de gaz naturel ont fait le même plaidoyer.

Un accord multilatéral pour mettre un prix significatif sur le carbone, ou pour augmenter substantiellement un tel prix où le carbone est déjà évalué, devrait être l'objectif stratégique le plus élevé des militants du climat dans le monde. Un prix sur le carbone pourrait être mis en œuvre soit sous forme d’une taxe ou soit par un système de plafonnement et d'échange de plus en plus contraignant. Une telle politique devrait être accompagnée par des subventions directes en espèce aux consommateurs à faible revenu ainsi qu'à ceux qui vivent dans les zones mal desservies par les transports en commun, ou qui sont autrement injustement affectés par un hausse du prix du carbone. 

Un objectif stratégique tout aussi important des militants pour le climat doit être d'obtenir des gouvernements leur participation financière à de grands projets d'infrastructure favorisant la transition énergétique, telles que la construction d’installations de stockage par pompage, l’agrandissement et la modernisation de réseaux de transport et de distribution d'électricité, l’extension de l’offre en transports publics, et investissements similaires. Historiquement, les gouvernements ont joué un rôle de premier plan dans les grandes infrastructures souvent en partenariat avec des investisseurs privés. Il est peu probable que l'augmentation massive des investissements dans le secteur de l'énergie nécessaire pour faire avancer la transition se réalise sans une reprise de ce leadership gouvernemental.

Accuser l'industrie des hydrocarbures d'investir dans des réserves d'hydrocarbures susceptibles de devenir des actifs bloqués peut marquer des points de débat, mais ces actifs ne seront bloqués que si la transition énergétique est réussie. Stratégiquement, les militants pour le climat devraient plutôt se concentrer sur la mobilisation des ressources financières pour payer la transition et sur la garantie d'un coût partagé équitablement.

John Gault

John Gault est un économiste indépendant de l'énergie. Il réside à Chez-les-Reuses.

14 septembre 2019

Vers la transition énergétique avec John Gault

Résumé en français de l’article « Managing the Energy Transition: We Can All Do Better » de Nordine Ait-Laoussine et John Gault paru dans [Journal of World Energy Law and Business, July 2019]

La transition énergétique avance trop lentement pour limiter le réchauffement climatique à 1.5°C, la cible convenue par 195 gouvernements à Paris en 2015. Le rapport du GIEC publié en octobre 2018 a réitéré l’insuffisance des mesures prises à ce jour, même dans l’hypothèse d’un durcissement des efforts après 2030.

Tous les acteurs de la scène énergétique mondiale sont responsables de ce retard dans la transition :

  • Les gouvernements des pays producteurs et exportateurs de pétrole continuent à se concentrer sur la stabilisation du prix à court terme, et avancent à petits-pas vers la diversification indispensable à long terme de leur économie.
  • Les grandes sociétés internationales de pétrole et de gaz naturel montrent une incohérence entre leurs positions annoncées et leurs actions effectives.
  • Les gouvernements ont généralement eu recours à des subventionnements, des taxes et des réglementations visant spécifiquement certaines sources d’énergie, prises individuellement. Cette approche doit être abandonnée au profit d’une taxe carbone en vue de mettre toutes les formes alternatives d’énergie sur le même pied d’égalité.
  • Les consommateurs d’énergie, malgré leur préoccupation pour l’environnement, protestent si les changements de comportement ou les coûts liés à l’atténuation du changement climatique ne sont pas équitablement répartis.


A présent, les pays producteurs et exportateurs de pétrole, partenaires dans l’accord OPEP / NON-OPEP, restreignent leur production dans un effort de soutenir le prix. Mais cet effort ne peut pas être poursuivi perpétuellement. Le besoin global de leur approvisionnement est en train de diminuer, et ne remontera peut-être jamais. Ces pays, en général, n’ont pas assez investi pendant des décennies pour diversifier leur économie et pour diminuer leur dépendance à l’égard des revenus générés par l’exportation du pétrole. Aujourd’hui, le processus de diversification de leur économie est devenu plus qu’urgent. Leur dépendance retarde la transition énergétique mondiale. Beaucoup de ces pays bénéficient d’un énorme potentiel pour exploiter des énergies renouvelables, comme le solaire, mais continuent malgré tout d’investir massivement pour prolonger leur production d’hydrocarbures.

Les grandes sociétés internationales de pétrole et de gaz naturel, malgré leurs efforts de se présenter comme engagées à protéger l’environnement, ne dépensent qu’une petite partie de leurs investissements annuels dans les énergies renouvelables. Pour les cinq plus grands Majors, l’investissement dans les technologies « pauvres en carbone » est estimé pour cette année à environ 3% de leurs investissements totaux. Leur politique concernant la limitation du réchauffement global est inconsistant. Ces sociétés réclament collectivement et publiquement (depuis 2015) l’introduction d’un prix sur les émissions de carbone, mais en même temps, certaines exercent, individuellement, une pression pour le contraire. Leur double-jeu retarde la transition énergétique.

Les gouvernements ont généralement cherché à promouvoir la transition en offrant subventions, crédits, garanties de prix d’électricité et autres bénéfices en contrepartie de l’utilisation de certaines énergies renouvelables, tout en taxant les énergies fossiles. Ces gouvernements ont également, directement ou indirectement, établi des limites sur les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces efforts ont certainement soutenu la transition. Ce faisant, ils ont accordé des avantages spécifiques à certaines technologies et encouragé certaines filières, ce qui a permis aux entreprises intéressées d’augmenter leurs profits. Par leur spécificité, ces mesures risquent de retarder l’introduction de nouvelles technologies. Certains gouvernements hésitent à instituer, individuellement ou par accord multilatéral, un prix uniforme sur les émissions de GES applicable à tous les secteurs de leur économie. Un tel prix, établi par imposition ou par un système global de plafonnements et d’échanges (« cap-and-trade »), peut accélérer la transition énergétique d’une manière plus efficace et en même temps plus équitable.

A part ceux qui nient l’existence du changement climatique, le grand public ne cesse d’exprimer ses préoccupations relatives au retard dans la lutte contre le processus de réchauffement global. En général, citoyens et citoyennes voudraient accélérer la transition énergétique. Mais ils protestent s’il leur semble que les coûts ou les inconvénients indus sont disproportionnellement à la charge du consommateur ou de certains consommateurs. Il est compréhensible que des voisins n’apprécient pas l’installation, près de chez eux, de nouvelles lignes à haute tension ou autres infrastructures nécessaires à cette transition. Il est également compréhensible que les taxes incitatives soient perçues comme régressives, pénalisant plus lourdement les personnes à faibles revenus. Il est essentiel que notre société supporte équitablement les coûts du changement et les inconvénients de la transition énergétique, avec compensation adéquate pour ceux qui sont spécialement impactés. L’introduction ou l’augmentation d’un prix sur les émissions des GES doivent être compensées par des subventions au bénéfice de la population la plus vulnérable.

John Gault
Chez-les-Reuse

Lien vers l’article en ligne
https://academic.oup.com/jwelb/article/12/4/277/5521067?guestAccessKey=9da327dd-a059-4bfa-adfc-a4a2440e5fb4

11 septembre 2019

Centrale électrique marémotrice – Mer de Cortès

La plus grande centrale électrique marémotrice du monde est projetée en Mer de Cortès (Golfe de Californie) sur la côte ouest du Mexique.

Mareamex, filiale mexicaine de la société américaine Tidal Electric, Inc., envisage de construire une centrale avec une capacité de génération de 500MW, le double de la centrale de La Rance (France - 240MW) et presque le double de la centrale Shiwa Lake (Corée du Sud – 254 MW). Contrairement aux plus grandes centrales marémotrices existantes, le projet mexicain sera construit complètement au large de la côte, dans un endroit choisi pour avoir un impact minimum sur la navigation, les pêcheurs et la migration des poissons.

Le système de lagune en mer proposé par Mareamex génère de l’électricité en utilisant la montée et la descente du niveau de la mer générées par les marées. Ce système ne doit pas être confondu avec d’autres systèmes qui dépendent soit d’un courant horizontal de marée, soit des vagues de l’océan. La lagune sera construite avec des matériaux locaux (rochers, gravier, sable) et partiellement soutenus par des tubes géotextiles à l’intérieur et aura l’apparence d’une île naturelle depuis la côte. Une série de turbines réversibles, capables de générer l’électricité à la montée aussi bien qu’à la descente du niveau de la mer, seront intégrées dans les murs de la lagune.

Le projet Mareamex incorporera aussi la capacité de pompage-turbinage. Cette capacité sera très utile pour stocker et équilibrer l’électricité générée par les installations solaires déjà construites dans la région (nord-ouest Mexique, Californie et Arizona). En plus, l’électricité relativement bon-marché générée par la lagune facilitera l’approvisionnement en eau désalinisée de la région aride du Désert de Sonora. Le projet Mareamex bénéfice du soutien des autorités locales, régionales et nationales. L’impact du projet sur l’économie de Sonora promet d’être très positif.

Plusieurs entreprises mexicaines et internationales ont contribué au planning et développement du projet, y compris Cotemar (services maritimes) et Jan de Nul (spécialiste en dragage et en construction civile).

Plus d’informations sur le projet Mareamex et une vidéo du projet en Espagnol et en Anglais, sont disponibles sur le site web de Tidal Electric, Inc. ( www.tidalelectric.com ). Tidal Electric, Inc. prépare un projet similaire en Ecosse, dans le Solway Firth.

John Gault
Chez-les-Reuse
(Économiste et directeur de Tidal Electric, Inc.)

Vidéo : http://www.tidalelectric.com/video

10 septembre 2019

Energie

Le domaine de l’énergie est actuellement étroitement lié à la problématique du changement climatique. Les scientifiques ayant élaboré le rapport du GIEC pointent clairement du doigt le recours aux énergies fossiles. Dans le but de se passer au plus vite de ces énergies, il est urgent d’accélérer le mouvement en cours. Les ingrédients pour parvenir à cette transition énergétique semblent connus.

En premier lieu, il convient de revoir notre mode ‘occidental’ de consommation souvent déraisonnable et irrationnel d’énergie. En deuxième lieu, il est impératif d’investir dans tout ce qui touche à l’efficience énergétique. Enfin, pour le solde du besoin en énergie, il s’agit d’intensifier la recherche et la production d’énergies renouvelables. Et tout ceci, sans délai et en y allouant les moyens nécessaires.

John Gault
Dans l’optique de cette transition énergétique, un sympathisant d’Entremont Autrement s’engage professionnellement depuis de nombreuses années. Il s’agit de M. John Gault, résident de Chez-les-Reuses dans la commune d’Orsières. M. Gault, directeur de Tidal Electric, Inc., est un des acteurs majeurs de divers projets de centrale électrique marémotrice.

Dernièrement, j’ai approché M. Gault afin de lui demander de nous faire part de son travail. Il a tout de suite accepté et c’est ainsi que nous allons publier deux de ses textes dans les jours qui vont suivre.

Je remercie M. John Gault pour l’accueil qu’il m’a offert et pour les textes transmis pour parution sur le blog d’Entremont Autrement.

Urbain Gaillard

26 avril 2019

Soirées d'information


Dransénergie invite la population pour parler d'alimentation électrique.

Deux soirées d'information pour faire le point sur les nombreux défis qui se profilent et les politiques énergétiques communales seront organisées.

Les soirées de Liddes et Bourg-St-Pierre sont réunies afin d'avoir un débat plus large.


  • Orsières,  3 mai 2019,  19h30,  salle polyvalente
  • Liddes - Bourg-St-Pierre,  9 mai 2019,  19h30,  salle polyvalente de Liddes

14 octobre 2018

Marquage de l’électricité (2) – Interrogation

Dernièrement, à la lecture de la feuille A4 m’informant du marquage de l’électricité 2017, je me suis réjoui des 100% d’énergies renouvelables fournies par notre service électrique communal.

En lisant plus attentivement cette feuille concernant la provenance de l’électricité qui m’est fournie ainsi qu’à tous les clients captifs des communes du Grand Entremont (excepté Bourg-St-Pierre) par le mix du produit Blueelec de la SEDRE, un autre chiffre m’a fait réagir.

Il s’agit du chiffre de 43,8. Soit le chiffre du pourcentage que l’on obtient en soustrayant les 51% de la part de l’énergie hydraulique produite en suisse au 94,8% de l’énergie hydraulique fournie par le mix du produit Blueelec.

Ceci revient à annoncer que 43,8% de l’énergie totale et renouvelable fournie par la SEDRE sur le territoire du Grand Entremont (excepté Bourg-St-Pierre) provient d’installations de production hydraulique hors frontières.

L’interrogation de 2016 qui consistait à savoir qu’est-ce qui se cachait derrière les chiffres des agents énergétiques non vérifiables a laissé aujourd’hui place à une nouvelle interrogation.

Que se cache derrière ces 43,8% d’énergie hydraulique ne provenant pas de Suisse ?

Je pars à la chasse aux infos et je reviendrai vers vous pour des réponses les plus précises possibles 

Urbain Gaillard

P.S:
Voici ce qu’on trouve aujourd’hui comme info sur le site d’ALTIS à propos du produit Blueelec. Qu'est-ce que Blueelec ? Blueelec est un produit issu de la production hydraulique essentiellement valaisanne. https://www.altis.swiss/copie-de-blueelec-pme-1

13 octobre 2018

Marquage de l’électricité (1) – MERCI

Depuis 2006, toutes les entreprises d’approvisionnement en électricité sont tenues par la loi d’informer leurs clients finaux sur le mix d’électricité qui leur est livré.

Il y a près de trois ans, particulièrement choqué à la lecture du marquage de l’électricité (pour l’année 2014) que le service électrique de ma commune avait joint à ma facture annuelle, j’avais interpelé le comité d’Entremont Autrement. Comment pouvait-on accepter de se voir signifier que l’électricité fournie sur le territoire d’Orsières provenait à 75,77% d’agents énergétiques non vérifiables. Et encore pire sur Liddes et Bourg-ST-Pierre où ce chiffre grimpait à 97%. Alors que dans le même temps, la SEDRE fournissait de l’électricité 100% vert/renouvelable aux clients de Bagnes, Vollèges et Sembrancher (et également à ceux de Bovernier).

Suite à mon interpellation, Entremont Autrement adressa un courrier aux communes d’Orsières, Liddes et Bourg-St-Pierre. Dans ce courrier signé de notre présidente Sophie Juon, la dernière question était la suivante :
- Les consommateurs ne méritent-ils pas une meilleure transparence sur le marquage de l’électricité et votre commune entend-elle remédier à cette situation dans le futur ?

Le questionnement posé par Entremont Autrement (courrier daté de février 2016) fit alors son chemin dans l'esprit des décideurs. Au début du deuxième semestre de la même année, Jean-François Thétaz (président de la commune d’Orsières) et Florian Lovey (président de la commission électricité de la commune d’Orsières) proposaient au Conseil communal (dont je faisais déjà partie) de changer de fournisseur d’électricité pour notre commune. Cette proposition, qui fut acceptée à l’unanimité, consistait à prendre comme nouveau fournisseur la SEDRE. Ainsi, depuis le début 2017, les clients orserains passaient totalement au vert/renouvelable avec le mix du produit Blueelec et ses 94,8% d’hydraulique complétés des 5,2% de courant soutenu par la RPC. Du côté de Liddes, le président Stève Lattion et son Conseil accompagnait Orsières dans sa démarche en agissant de même et de concert.

Si aujourd’hui, il ne reste que Bourg-St-Pierre à fournir encore pratiquement que de l’énergie électrique de source non vérifiable à ses concitoyens (94,8% pour 2017), le reste du Grand Entremont peut se targuer de ne recevoir que du courant vert/renouvelable pour ses besoins électriques locaux.

Je profite donc de l’occasion donnée par la réception officielle du document de marquage de notre électricité (pour l’année 2017) pour dire un immense

MERCI à Jean-François Thétaz, Florian Lovey, Stève Lattion pour avoir réagi promptement au questionnement d’Entremont Autrement et d’avoir répondu de la plus belle des manières aux attentes de tous les citoyens et citoyennes qui se sentent concernés par la provenance de l’énergie électrique qu’ils consomment. MERCI aux conseillères et conseillers de la commune de Liddes et d’Orsières d’avoir validé le changement. MERCI aux nouveaux Conseils qui ont également validés la reconduite de cette décision. MERCI pour ce gros plus au niveau de la transparence et pour avoir fait sortir Orsières et Liddes du nucléaire et du charbon.

Urbain Gaillard
Conseiller communal à Orsières et Membre d’Entremont Autrement

Ci-dessous, le lien vers le site national du marquage de l’électricité https://www.stromkennzeichnung.ch/fr/recherche.html

19 août 2018

Griffures d’ourson

A la lecture de la presse du jour, un contraste de vue m’a sauté aux yeux. A la page 2 de La Gazette, une piqûre de vouipe m’interpelle.



En 2018, sachant le très faible pourcentage produit par le solaire photovoltaïque en Suisse par rapport à la production totale d’énergie, je peine à accepter que l’on puisse une nouvelle fois prétendre que celui est le concurrent qui fait vaciller les producteurs hydroélectriques. Le photovoltaïque se trouve une nouvelle fois dans la peau du coupable idéale. Tout le monde ne semble pas encore avoir adopté le but de la Stratégie 2050.

A la page 2, du Nf, consacrée à la rentrée scolaire 2018-2019, je ne peux m’empêcher, en lisant le point 6, de faire le lien avec la piqûre de vouipe ci-dessus.


Je me réjouis de constater que l’enseignement à venir portera également sur la sensibilisation à l’environnement. Même si je n’en doute point, certains doivent frémir à cette vue. En voyant le contraste entre ces 2 lectures, je me demande si la vouipe se rendra en classe dans la commune qu’il préside afin de se sensibiliser à la diversification des énergies.

Urbain

24 juillet 2018

La démocratie va de pair avec l'information et la transparence!

Les événements récents dans le district d'Entremont, notamment à Orsières, Liddes et Bourg-Saint-Pierre lors de la dernière assemblée primaire, montrent que les communes peuvent améliorer de manière significative l'information du citoyen. Le but est en effet que le citoyen lorsqu'il est appelé à voter au sein d'une assemblée primaire ou en tant que conseiller général puisse se faire un jugement éclairé basé sur toutes les informations disponibles et transmises avec un préavis suffisant.

Je suis toujours étonnée de voir que les assemblées primaires sont annoncées avec le nombre de jours requis par la loi et le règlement, pas un de plus (il n'est pas interdit d'être plus généreux que la loi!). Les dates des assemblées primaires sont fixées bien à l'avance alors pourquoi ne pas les publier en début d'année sur le site internet de la commune? Le contenu de l'annonce s'en tient au strict minimum et l'information est communiquée au citoyen par des moyens que je qualifierais d'ancestraux (piliers publics et tout-ménage); souvent, aucune information détaillée sur les objets soumis au vote lors des assemblées primaires n'est publiée sur le site de la commune; les documents sont consultables à la commune, aux horaires des bureaux de la commune, cela revient à dire que pour les personnes qui travaillent en dehors de la commune, en plaine, il est impossible de se préparer à l'assemblée primaire. Les PV des séances sont rarement publiées sur le site internet ou avec retard. 

Pourquoi ne pas mettre à disposition des habitants, de manière large et à l'avance (sur internet par exemple, ou par un tout-ménage), les documents qui sont présentés lors de l'assemblée? Est-ce la crainte de voir une séance de présentation assez tranquille se transformer en séance de discussion et débat avant de passer au vote? Est-ce par crainte de voir les habitants trop informés et poser des questions qui dérangent?

La démocratie a tout à gagner d'une large information et d'une plus grande transparence : faisons le pari d'oser mettre sur la place publique les informations relatives aux dossiers sur lesquels le citoyen va voter. Les autorités communales font bien leur travail, en toute conscience et elles n'ont rien à cacher; elles devraient faire en sorte de travailler main dans la main avec les citoyens; peut-être qu'à moyen terme, une plus grande transparence et une meilleure information du citoyen pourrait susciter plus d'intérêt pour la chose publique et motiver plus de personnes à s'engager.

Sophie Juon
Présidente d'Entremont Autrement

12 janvier 2018

Merci au PDC



Le 1er janvier 2018 est la date d’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’énergie (LEne) et de son ordonnance (OEne). Cette nouvelle loi qui remplace celle de 1998 fait suite à l’acceptation par le peuple suisse de la Stratégie Energétique 2050 en mai 2017.

Depuis 2011, le PDC, par sa Conseillère fédérale Doris Leuthard en tête, a soutenu et porté à bout de bras la nouvelle mouture de la loi sur l’énergie. Ceci est méritoire au vu du positionnement des deux autres grands partis bourgeois. Pendant que le PDC poussait pour faire aboutir le projet Stratégie énergétique 2050, il devait faire face à la réticence du PLR et à l’opposition de l’UDC.

L’alinéa 2 de l’article 1 de la nouvelle loi fraichement entrée en force résume le contenu des 76 articles suivants qui la compose:
Elle a pour but:
a. de garantir une fourniture et une distribution de l'énergie économiques et respectueuses de l'environnement;
b. de garantir une utilisation économe et efficace de l'énergie;
c. de permettre le passage à un approvisionnement en énergie basé sur un recours accru aux énergies renouvelables, en particulier aux énergies renouvelables indigènes.

Depuis le temps que la gauche s’engage en faveur de ces objectifs en matière énergétique, et malgré les décennies perdues, elle peut remercier le PDC de lui avoir enfin emboîté le pas. Et ce, même si tout n’est pas réglé dans cette nouvelle loi.

Urbain Gaillard

P.S.1
Durant la campagne en vue de la votation de cette nouvelle loi sur l’énergie il avait été très souvent question d’une sortie ordonnée du nucléaire. Pour ceux qui trouvent un seul petit article dans lequel il est question de la sortie du nucléaire dans les nouvelles LEne et OEne je les invite au restaurant de leur choix.

P.S. 2
Lorsque je fais référence à des décennies perdues, je pense à l’initiative énergétique que l’ensemble de la droite bourgeoise avait combattu avec succès en 1984. Pour ceux qui pensent être avant-gardistes aujourd’hui en ayant fait aboutir cette nouvelle loi sur l’énergie, je les encourage à lire le texte de l’initiative énergétique soumise au peuple il y a 33 ans déjà. Et, qu’ils me disent ce qu’il y a de nouveau dans la LEne actuelle et les buts visés par cette très ancienne initiative.


Annexes:
Loi sur l’énergie – LEne
Ordonnance sur l’énergie - OEne
Texte de l’initiative énergétique soumis au vote en 1984

6 mai 2017

Entremont Autrement prend position par rapport aux deux sujets soumis à votation le 21 mai 2017

Entremont Autrement a consulté son comité ainsi que ses élus.


A la quasi-unanimité, c’est deux fois oui le 21 mai!

Loi sur l’énergie (LEne)


La question à laquelle nous devons répondre : acceptez-vous la loi du 30 septembre 2016 sur l’énergie (LEne)?

Fin programmée des centrales nucléaires en Suisse, efficacité énergétique, énergies renouvelables : voici en résumé le paquet proposé par la Confédération pour mettre en place une nouvelle stratégie énergétique en Suisse. Entremont Autrement soutient cette loi qui va transformer le paysage énergétique suisse. Le comité référendaire craint une grande bureaucratie et des coûts élevés et tente de faire peur à la population avec des clichés surfaits (on devra prendre des douches froides parce qu’on n’aura pas assez d’énergie !!). Au contraire, Entremont Autrement croit à la capacité et à la volonté de la population de changer sa manière de consommer l’énergie, et salue les perspectives de développement économiques pour les entreprises développant les énergies renouvelables. Le seul regret d’Entremont Autrement, c’est qu’il ait fallu attendre trop d’années, trop de catastrophes nucléaires et trop de crises économiques pour que nos autorités osent le changement. Alors, le 21 mai, glissons un grand oui dans les urnes.

Modification de la d’application de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire (LcAT)


La question à laquelle nous devons répondre : Acceptez-vous la modification de la loi d’application de la loi fédérale sur l’aménagement du territoire ?

La loi fédérale sur l’aménagement du territoire acceptée par le peuple suisse en 2014 entraîne la révision de la loi cantonale d’application. Le Gouvernement et le Parlement ont adopté un projet de loi qui tient compte des particularités du canton du Valais, et en particulier de son activité touristique. La LAT vise à densifier les centres urbains et à éviter le mitage du paysage, en réduisant les zones à bâtir surdimensionnées. Entremont Autrement soutient ce projet qui permettra une gestion du territoire plus harmonieuse et plus durable, qui protègera le paysage et qui poussera les communes à redynamiser les centres de villages. Le comité contre ce projet de loi estime que le canton du Valais ne s’est pas bien battu à Berne pour obtenir plus d’assouplissements (alors qu’avec le concept de zones d’urbanisation et de zones touristiques, le Valais a partagé en deux le nombre d’hectares à dézoner) ; de plus, le comité voudrait que chaque propriétaire soit dédommagé, alors que le projet prévoit un dédommagement des propriétaires de terrain de la plus-value d’équipement. Entremont Autrement est conscient du fait que de multiples propriétaires vont être touchés par l’application de cette loi ; elle est cependant nécessaire et équilibrée, et il faut dire oui à la loi cantonale ; à défaut, c’est le vide et l’incertitude juridique qui va bloquer les projets de constructions pendant plusieurs années. Par contre, il paraît essentiel que les communes jouent le jeu dans l’application de la loi : égalité de tous les citoyens devant la loi (par de régime de faveur pour certains), et transparence et communication ; c’est ce qui permettra d’éviter les rancoeurs et sentiments d’injustice.

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