19 juin 2023
RIP, épisode 2. Un documentaire sur Centre Gauche-PCS.
27 juin 2022
La « bonne » affaire des constructions illicites de Verbier
Dieu pardonne, moi pas.
Dix mois après le dépôt, par les autorités communales de Val de Bagnes, du rapport indiquant comment les cas litigieux ont été régularisés, le Conseiller d’État Frédéric Favre a livré à la presse les conclusions de la commission ad hoc chargée de le valider. Curieusement, l’historique qu’il présente aux médias ne débute qu’en 2016, soit au moment où l’État somme la commune d’appliquer la loi.
Malheureusement, à ce moment-là, l’essentiel du mal est déjà fait.
En 2012 déjà, le Tribunal Fédéral avait donné l’ordre à la commune de respecter les lois. Si l’autorité de surveillance, à savoir l’État, avait fait son travail, l’affaire des constructions illicites aurait rapidement avorté.
En 2012, la construction battait son plein à Verbier, et c’est bien à cette époque (2012-2016) que les projets illicites les plus extravagants ont pu prospérer en toute impunité.
En 2015, les médias étalent le scandale sur la place publique, d’où la sommation du canton qui intervient l’année suivante. On parle alors d’une quinzaine de dossiers litigieux (et non de 289 cas sérieux, comme le relève Le Matin Dimanche) ! Cette prise de conscience tardive de l’État a sans doute contribué à cet immense gâchis, qui aurait pu être évité, ou du moins fortement atténué.La commune a donc retrouvé le droit chemin, après une longue traversée du désert, et c’est tant mieux. La population de Bagnes ne méritait pas l’opprobre dont elle a été l’objet.
Mais au fait, à qui ce crime a-t-il donc profité ?
Pas aux autorités qui ont permis les constructions illicites, du moins je l’espère. Comme le relève le conseiller d’État PLR, la majorité PDC a été sanctionnée en perdant son leadership au profit des libéraux-radicaux. C’est oublier un peu vite que ceux-ci étaient bien présents au Conseil au moment des faits, puisqu’ils en avaient la vice-présidence. Ils en ressortent donc gagnants.
Mais à qui le crime a-t-il encore plus profité ?
A certains milieux de la construction qui tirent habilement leur épingle du jeu, par exemple ? Ce sont eux qui ont clairement profité de cette situation.
A lire le Nf, on comprend que les décisions litigieuses n’ont pas pu être révoquées en raison du principe de proportionnalité. La « bonne foi » est aussi invoquée. Certains architectes, promoteurs ou propriétaires prétendraient (sans rire) qu’ils ignoraient transgresser les lois et il semble qu’on les ait crus. Allons donc, de qui se moque-t-on ?
Reste ce constat inquiétant : au vu du résultat, l’opération qui consistait à construire des chalets de luxe illicites a été une excellente affaire financière, compte-tenu des modestes amendes infligées et même du trou d’une piscine rebouché.Pour quelles bonnes raisons se priveraient-ils désormais d’astuces aussi lucratives, de tours de passe-passe, voire de tricheries en tous genres qui risquent bien finalement de demeurer impunies ?
Antoine Cretton
7 février 2022
Le bout du tunnel?
Voilà bientôt 5 mois que le Président du Gouvernement, Frédéric Favre, a reçu le rapport final de la commune Val de Bagnes concernant l’affaire dite des constructions illicites de Verbier. L’analyse d’une cinquantaine de dossiers a commencé, dit-il au Nouvelliste, et il espère qu’elle se terminera encore en 2022, soit au cours des 10 prochains mois. Proportionnellement au nombre de dossiers à traiter, c’est bien plus de temps que le délai octroyé à la commune pour achever son travail de régularisation. La tâche est complexe.
Le but visé ? Clore cette affaire. On préférerait penser qu’il s’agit surtout de la régler définitivement avant de clore le dossier. Au journaliste qui demande si l’examen porte aussi sur l’application de la LFAIE (loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes à l’étranger), le Conseiller d’Etat répond que la méthodologie de travail pour le faire est en cours d’élaboration. Pour rappel, si des erreurs ou des fautes ont été commises à ce titre, elles relèvent de la responsabilité de l’Etat, en charge de l’application de cette loi.
On peut alors se poser une question légitime : est-ce que par hasard, ce sont les fonctionnaires qui pourraient éventuellement avoir commis des infractions à cette loi (sait-on jamais) qui se chargeront d’examiner cet aspect de la conformité des dossiers à la législation fédérale ? ou l’Etat aura-t-il la décence de confier cette tâches à des experts un peu plus neutres en la matière ? En tout état de cause, on attend avec impatience le résultat de leurs analyses.
Antoine Cretton
11 mai 2021
Changements
Petit rappel:
Deux personnes ont été appelées à rejoindre les rangs du groupe des huit conseillers généraux en début de cette législature. Après la renonciation des deux anciens conseillers communaux qui avaient été élus comme conseiller généraux: Fanny Vaudan et Tora Löf sont entrées au conseil.
Nos deux anciens prennent donc leur retraite politique.
31 décembre 2020
Bilan d’une législature quelque peu chahutée
En janvier 2017, soit au début de cette période, la commune de Bagnes venait de vivre un vrai traumatisme avec l’éclatement de l’affaire des constructions illicites de Verbier. L’effet de ce scandale a donc marqué les années qui ont suivi.
Étant peu familier des milieux de la construction et représentant un mouvement politique relativement marginal, j’ai sans doute eu moins à souffrir que d’autres élus des pressions économiques et politiques qui ne manquaient pas de s’exercer. En revanche, je n’ai pas été réélu. L’État, incriminé lui-même pour avoir trop tardé à exercer son rôle de surveillance au cours des années précédentes, mettait les bouchées doubles pour tenter de se disculper. Au début 2020, comme gage de sa bonne foi, il a adressé à la commune de Bagnes (en la rendant publique) une "sommation" exigeant qu’au 31 décembre de cette année (soit aujourd’hui), les 1265 anciens dossiers de construction litigieux aient été « normalisés », afin de pouvoir boucler l’affaire. Au cas où la commune n’y parviendrait pas, une procédure de mise sous tutelle serait appliquée.
Bien que soucieuse de répondre à cette exigence, la commune a fait recours contre cette décision. Si elle voulait se donner les moyens d’atteindre cet objectif (ce qu’elle a fait notamment en s’adjoignant un expert qualifié) elle estimait excessive une obligation de résultats, tout particulièrement en période de pandémie. Le Tribunal cantonal l’a rapidement déboutée. La commune a donc recouru auprès du Tribunal fédéral. Fait plutôt rare, celui-ci lui a accordé l’effet suspensif quant au délai qui lui était imposé. C’était en octobre dernier. L’État n’a pas jugé utile de communiquer cet arrêt à la presse. En clair, cela signifie que si le résultat exigé n’est pas atteint, l’État ne peut pas appliquer la sanction d’ores et déjà décidée, du moins pas tant que le Tribunal fédéral n’aura pas tranché sur le fonds du recours.
Aujourd’hui, la commune de Bagnes est à bout touchant. Elle a réglé un peu moins de 1200 dossiers sur les 1265 qu’elle devait réexaminer. Il ne reste donc que quelques dizaines de dossiers qui seront réglés par les autorités de la nouvelle commune. Tous ces dossiers ont été ouverts. Pour certains, le retard de traitement est dû aux réticences des architectes et des promoteurs à transmettre au service les documents demandés. Pour les autres, c’est le temps (quelques mois) qui a manqué au service, qui a pourtant fait tout ce qui était en son pouvoir pour y parvenir.
Au terme de cette législature, on peut donc affirmer que l’affaire des constructions illicites est en passe d’être réglée conformément aux vœux de l’État, à quelques dizaines de dossiers et quelques mois près. La menace d’une mise sous tutelle par l’État ne plane donc plus sur les autorités récemment élues qui auront à cœur, nous n’en doutons pas, d’achever ce travail, avec l’appui d’un service des constructions rompu à l’exercice.Je leur souhaite plein succès dans leurs fonctions, aux élus comme aux collaboratrices et collaborateurs du service qui n’ont pas ménagé leur peine. Pour ma part, je rentre dans le rang et reprends ma liberté, avec le sentiment du devoir accompli.
Belle année 2021 à toutes et à tous.
Antoine Cretton
5 novembre 2020
3 novembre 2020
Les remerciements d'Anne Bührer Moulin
31 octobre 2020
En avant !!
19 octobre 2020
Val de Bagnes : une page se tourne
Les urnes ont parlé, la messe est dite.
Je ne suis pas réélu au Conseil communal de Val de Bagnes. J’en prends acte mais je n’en éprouve pas de regrets, mise à part une petite égratignure d’amour propre bien compréhensible. Je suis même content de voir Anne Bührer Moulin accéder au fauteuil que j’occupais jusqu’ici, puisque son élection rend ainsi justice aux femmes, depuis trop longtemps écartées du pouvoir. Je la félicite et lui souhaite bonne chance dans l’exercice du mandat qui lui a été confié.
Il n'était pas simple non plus de résister à ceux qui auraient tant voulu que je flétrisse quotidiennement les collègues du conseil qui, pour des raisons qui leur appartiennent, avaient pudiquement fermé les yeux sur des abus de toutes sortes.
Bref, j’ai fait ce que j’estimais nécessaire de faire, ni plus ni moins. D’autres après moi achèveront de réparer des erreurs que je n’ai pas contribué à commettre. J’espère qu’ils auront le courage d’aller jusqu’au bout, sans esprit de vengeance mais sans commisération non plus.
Je remercie de tout cœur ceux qui m’ont accompagné dans cette aventure, sans autre intention que le souci du bien public et du respect des lois.
Pour conclure, j’accomplirai ma tâche avec toute la rigueur et la conscience nécessaires jusqu’au terme de mon mandat, le 31 décembre à minuit. Ensuite, je retrouverai ma liberté.
Antoine Cretton
citoyen
12 octobre 2020
Liste EA pour le Conseil général de Val de Bagnes
La liste Entremont Autrement pour le Conseil général de la nouvelle commune Val de Bagnes se dévoile. Ce ne sont pas moins de 9 candidats qui se lancent:
- Colette Pembe Tornay
- Antoine Wasserfallen
- Antoine Cretton
- Bastian Moulin
- O.livier B.ender
- Frédéric Deslarzes
- Sylvain Morand
10 septembre 2020
Loup y'es-tu ?
Avec l’aide de la bourgeoisie, de la commune, avec l’appui du canton par ses subventions et ses conseils, avec l’accord des associations écologistes, nos paysans peuvent rester sur l’alpe, y faire vivre leurs moutons, sans pour autant massacrer le loup. Une forme de consensus intelligent, qui emporte l’adhésion de toutes les parties, par des solutions concrètes, non seulement possibles mais nécessaires. Agir plutôt que légiférer…
18 août 2020
Pourquoi je suis à nouveau candidat au Conseil communal
En politique, il y a trois risques majeurs à éviter : les peaux de bananes, les tomates et les oranges.
La distribution de ces fruits varie assez fortement selon la fraction politique dans laquelle on se trouve. La réception des lauriers aussi. Ces derniers étant remis avec parcimonie, ils exigent davantage de patience…
Comme Obélix, je suis tombé dans la marmite tout petit ; la marmite politique. Je ne comptais donc pas en reprendre une dose mais la vie en a décidé autrement. A la maison, mes parents, tous deux enseignants, débattaient de tout avec passion, toujours avec le cœur et selon des valeurs humanistes. Ils me les ont transmises et je suis heureux et même fier aujourd’hui de pouvoir les partager.
Il y a près de 4 ans, en tant que nouvel élu à l’exécutif bagnard, j’ai dû m’initier au domaine complexe des constructions, un domaine qui ne m’était pas particulièrement familier. J’ai donc dû apprendre, et vite. J’ai connu parfois la sensation que doit éprouver le funambule sur son fil tendu au-dessus de l’abîme. C’est un peu comme la première fois que l’on monte à vélo. Il y a ce moment un peu magique où l’on décide de vaincre sa peur, cette étincelle qui permet de s’élancer. En politique c’est un peu pareil sauf qu’il n’y a pas de mode d’emploi. On prend son élan et on y va… ou on n’y va pas, par peur de tomber ou de se blesser.
En charge des autorisations de construire, dans une ambiance plutôt tendue, il a fallu redresser la barre et souquer ferme, contre vents et marées parfois. Le service avait souffert des scandales médiatiques. De l’image désastreuse qui en résultait. Il s’agissait de ranimer le moribond. Mais un paquebot, comme la commune de Bagnes, ne se manie pas comme une barque. Il faut du temps pour virer de bord. Les milieux de la construction, comme les services communaux, en ont fait parfois la rude expérience. Porteur des valeurs défendues par Entremont Autrement, je me suis efforcé de tenir le cap, d’encourager les matelots et de faire en sorte que les citoyens refassent confiance à leurs autorités. C’est un travail d’équipe.
La tâche s’est révélée difficile, complexe et passionnante.
Difficile, en tant que minoritaire, parce qu’on se sent parfois très seul.
Passionnante en termes de responsabilité : sans débat, sans confrontation d’idées, la démocratie s’affaiblit. Il est indispensable que les points de vue s’affrontent, dans des échanges respectueux, pour aboutir aux consensus les plus ambitieux et aux solutions les meilleures pour la population. Tous les élus sont soucieux du bien public. Mais tous n’ont pas la même vision de l’intérêt général; d’où la nécessité d’en débattre.
Demain, si je suis réélu, il s’agira de poursuivre cette tâche, de la consolider et de l’asseoir dans la durée, avec l’élan nécessaire. Avec l’étincelle. Celle du cœur.
J’attends de ces prochaines élections qu’elles soient riches en diversité, que les élues et les élus reflètent au mieux la variété d’opinions et les attentes que l’on trouve au sein de la population. Qu’elles nous surprennent !
La commune Val de Bagnes ouvre de nouvelles perspectives ; je suis très heureux de pouvoir y contribuer activement, ensemble, autrement.
Merci à toutes et tous de la confiance que vous m’avez témoignée et du soutien que vous m’apporterez.
9 août 2020
1 août 2020
25 juillet 2020
Une pure coïncidence ?
D’abord parce qu’en 2017, le conseil communal a jugé préférable de confier le dicastère des constructions à l’un de ses membres qui n’était pas issu de la majorité PDC. La commission des constructions a d’ailleurs été composée de 2 membres issus des minorités politiques, Anne-Michèle Lack, libérale-radicale et moi-même, membre d’Entremont Autrement, ainsi que d’un membre du PDC qui, en tant que nouvel élu, n’avait pas pris part aux affaires, le vice-président Jean-Baptiste Vaudan. Cette composition a sans doute été déterminante quant à la volonté de la municipalité de réparer ses erreurs, comme l’a d’ailleurs relevé l’expert Jean-Luc Baechler dans son rapport (*).11 juin 2020
L’épée de Damoclès
En tant qu’autorité de surveillance, le Gouvernement doit fournir aide et conseils. Il s’est acquitté de cette tâche au rythme habituel d’une administration publique. Par exemple, en décembre 2018, la commune a détaillé les démarches entreprises en demandant qu’elles soient validées par l’État. Cette confirmation n’est arrivée qu’une année plus tard, et encore, par le biais du rapport Baechler. Dans l’intervalle, la Commune a poursuivi son travail sans savoir si le canton approuvait ou non la méthode utilisée. On notera aussi qu’au cours de toutes ces années, le Conseil d’État n’a cessé d’augmenter ses exigences, ce qui n’est guère rassurant lorsqu’on est soumis à des délais impératifs.
Entre ceux qui souhaiteraient voir la Commune payer indéfiniment pour les fautes de quelques-uns et les adeptes des méthodes musclées, la marge de manœuvre légale est assez mince. Elle ne doit en aucun cas prétériter les citoyens qui, eux, n’ont pas mérité ça. Aussi, la Commune entend-elle poursuivre son travail et se donner tous les moyens utiles à son achèvement.8 juin 2020
31 mai 2020
Antoine dans le peuple.vs
En cette fin de la dernière législature de Bagnes, il affirme que c'est le moment de mettre un terme aux affaires. Il revient sur les deux rapports d'expertise de Jean-Luc Baechler. Il pose la question des moyens à disposition de la justice et de la lourde tâche du procureur en charge du dossier.
Enfin Antoine Cretton signale que c'est au tour de la commune de poursuivre dans sa volonté de répondre désormais aux exigences légales. Le changement de moeurs espéré est en train d'être mis en oeuvre. Il termine par formuler le souhait d'une prochaine législature plus sereine dans la commune de Val de Bagnes.
















