10 septembre 2020

Loup y'es-tu ?

Qui a peur du grand méchant loup ?
Moi ! Moi !

Vous connaissez tous cette comptine de notre enfance. Nous avons toutes et tous déjà joué à se faire peur…

Dans ce contexte particulier de ces prochaines votations et élections, cette question épineuse et éminemment émotionnelle du loup revient sur le devant de la scène. Elle s’invite dans les discussions de bistrot et sur les réseaux sociaux du grand village global.

Comme un épouvantail, on agite la chimère du grand méchant loup, qui inévitablement nous renvoie à nos peurs enfantines les plus profondes et les plus irrationnelles. Elle nous incite à dresser entre nous des murs d’incompréhension : les protecteurs vertueux de la nature contre les chasseurs qui tirent contre tout ce qui bouge, les partisans du loup contre ceux qui veulent l’éradiquer. Nous créons inutilement des murs au lieu de construire des ponts.

Je crois aux vertus du dialogue, de l’écoute et surtout du débat démocratique argumenté. Comme mes collègues de l’exécutif, j’ai interrogé Yves, notre collègue moutonnier (et chasseur), pour bien comprendre sa situation et les démarches, constructives qu’il est prêt à entreprendre. Et je me suis rendu compte, par l’échange entre les uns et les autres, par la discussion, que des solutions pragmatiques existent, qui pourraient satisfaire les uns et les autres.

Avec l’aide de la bourgeoisie, de la commune, avec l’appui du canton par ses subventions et ses conseils, avec l’accord des associations écologistes, nos paysans peuvent rester sur l’alpe, y faire vivre leurs moutons, sans pour autant massacrer le loup. Une forme de consensus intelligent, qui emporte l’adhésion de toutes les parties, par des solutions concrètes, non seulement possibles mais nécessaires. Agir plutôt que légiférer…

Dès lors, pourquoi ne pas construire entre nous des ponts plutôt que des barrières ?

Qui a peur du grand méchant loup ?
Pas moi.

Antoine Cretton 
Conseiller communal Bagnes 

6 commentaires:

  1. Antoine, ce soir il pleut, il y a beaucoup de brouillard et notre berger dort sous tente, à 2000 mètres d'altitude, au milieu du troupeau, comme il le fait tous les soirs depuis un mois et demi. Je te propose d'aller dialoguer avec lui .... Il te racontera la vraie vie ...

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    1. Pfff...

      N'importe quoi !!!
      De toute façon c'est toujours la même chose avec les éleveurs et les chasseurs !
      Dès qu'on a un avis un tant soit peu différent du leur, c est forcément qu'on sait rien de la vrai vie, ou qu'on ne connaît ni ne respecte notre région.
      J ai personnellement voté oui à cette loi, uniquement par respect pour les éleveurs de nos vallées, mais quand je lis ce genre de commentaire (tout comme celui de François ci dessous, ou celui de Jean-Marc Tissières sur FB et j'en passe), je me dis que j'aurais mieux fait de suivre ma fibre protectrice des animaux et rejeter cette loi..
      Merci d'être utopique Antoine, et d'espérer que l'on peut trouver des solutions de manière calme et pragmatique, et sans forcément sortir des flingues.
      Le monde appartient peut-être à ceux qui rêvent trop.

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    2. Cher inconnu, toi qui as selon tes propres termes la"fibre protectrice des animaux", voici les nouvelles de la vraie vie. Cette nuit, malgré la présence du berger au milieu du troupeau (sans flingue), qui a tenté d'éloigner LES loups en manifestant sa présence par des cris et des lumières, cinq agneaux et une brebis sont morts. Ils ont eu de la chance, apparemment ils sont morts dans les heures qui ont suivi l'attaque et n'ont pas agonisé trop longtemps. Ce n'est pas du mélo, ce n'est pas de l'émotionnel, c'est juste des faits. Par pudeur, et pour ne pas susciter de la pitié, je tairai le nombre de bêtes que nous avons perdues, nous et nos collègues, dans le Val Ferret.

      Après, si tu veux être utopique, si tu veux rêver, tu rêves, franchement on s'en fout. Mais sache que nous ne disons que la vérité et rien que la vérité.

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    3. Et voilà,

      Dès qu'on a un avis un tant soit peu différent, on est juste des gens qui ne comprennent rien à rien. Et surtout rien à LA VRAIE VIE !!!

      Oui Bernadette, tu as raison, je suis un rêveur. et même si toi, et tous tes collègues, dont tu es apparement la porte parole, vous en foutez, je continuerai à rêver. Et je te promet que ce n'est pas là le seul de mes rêves. Je ne vais pas te les détailler ici, parce que ca prendrait des heures et des heures et que de toute façon tu n'en a rien à foutre.
      Je voulais juste répondre à ton message, cette fois ci en le signant, car le caractère anonyme de ma 1 ère réponse était une erreur de manipulation de l outil informatique.
      J ai toujours dit ce que j avais à dire sans me cacher derrière l'anonymat.

      Buisson Didier

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  2. Vous dites "par des solutions concrètes" et la seule chose que vous proposez c'est de "discuter" ou, comme souvent à gauche, "aider et subventionner" mais sans expliquer comment et de quelle manière...

    En somme, demander du concret sans le proposer.

    Joli texte mais un peu utopique. Un conseil : laissez l'utopie pour les livres. La réalité, elle, nécessite plus qu'une discussion, car la situation actuelle est insoutenable. C'est pourquoi il faut voter oui le 27 Septembre. Si Entremont Autrement, était "Entremont" avant d'être "Autrement", vous devriez soutenir la loi sur la chasse. Autrement ...

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  3. C'est vrai que c'est mignon d'écrire des phrases positives sur les possibilités de trouver des solutions convenant à tout le monde, mais ce dont la population a besoin c'est de solutions concrètes, des concepts définis et réalistes...
    Ce n'est pas le point fort des partis de gauche en général...dommage car il y en auraitbien besoin... En attendant, la loi sur la chasse est justement tres pragmatique, et elle n'est pas du tout contre les animaux, elle est au contraire un bel exemple de vivre ensemble, en RÉGULANT...

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