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20 juin 2012

Après le parlement sans papier bientôt un parlement sans bagnard

C'est un communiqué du conseil d'Etat qui nous apprend que Jean-Albert Ferrez démissionne du grand-conseil le 31 juillet 2012. Rappelons que la députation bagnarde était composée au soir des élections de Gabriel Luisier qui a été remplacé par un gars d'Orsières et de Jean-Albert Ferrez qui va probablement être remplacé par un type de Vollèges. Il reste Laurent Bürcher, PLR, pour sauver l'honneur de la grande commune alors que son suppléant Fabrice Ancay a aussi démissionné. Gageons que la constitution des listes ouvertes de la prochaine législature ne sera pas de tout repos. La délégation d'Orsières pourrait bien se faire, comme on dit dans le métier... raboter.

15 mai 2012

Vous Ferrez ceci...

Le guide de montagne ayant vandalisé des croix sur les montagnes fribourgeoises a été reconnu coupable d'atteinte à la liberté de croyance et des cultes, vient-on d'apprendre.


Le lendemain, le Nouvelliste on line nous montre une curieuse photo du président du grand conseil sortant, confiant, pour un instant, la présidence de l'assemblée à un robot. Faisant en même temps ses adieux à la vie politique et à son ancienne vie professionnelle. Il a fallu attendre encore un jour la version papier du journal pour apprendre que Notre Seigneur n'avait pas été détrôné par une idole, la photo ayant été recadrée. Elle conserve néanmoins, comme sur un retable, les deux femmes socialistes qui ont accédé aux plus hautes fonctions de l'Etat.


Nous proposons désormais que Jean-Albert Ferrez passe à l'histoire avec cette image marquante qui résume à elle seule le tournant de la vie culturelle, sociale et politique valaisanne.

28 avril 2012

Joli coup des bagnards qui placent l'excellent Jean-Albert Ferrez dans le cerveau du monstre.

Ce n'est pas tous les jours qu'un bagnard, pressenti jusqu'à il y a quelques heures comme futur président d'une commune de montagne, renonce à sa carrière politique pour se mettre au service d'une ville de plaine. Jean-Albert Ferrez, grand baillif, va en effet succéder à la tête d'Energie Sion Région à Raphaël Morisod qui prend sa retraite,
Le Nouvelliste a remarqué qu'en acceptant ce défi, Jean-Albert Ferrez allait devoir mettre fin à sa carrière politique.
Personne n'a encore osé dire que Jean-Albert Ferrez allait devoir également aussi renoncer à son idéal. Celui de la défense de la montagne contre la plaine. Variante à l'échelon cantonal des mécanismes utilisés à l'échelon national pour défendre le Valais contre la Suisse, ou à l'échelon international pour défendre la Suisse contre le reste du monde.
Jean-Albert Ferrez a signé très peu d'articles dans la Tribune des Politiques. Trois!
Le dernier est, comme il se doit, pour dénoncer l'initiative Weber.
Le premier était pour dénoncer les dangers des conventions intercantonales,
Le deuxième et avant dernier est un bijou: il s'appuie sur les scandales des attaques des cantons du plateau contre le Valais, pour dénoncer le scandale plus grand encore à ses yeux des relations intercommunales en Valais qu'il dénonce comme un hold-up: l'anthologie des grands textes de l'histoire contemporaine documentant les mécanismes d'exclusion dans les alpes citera en bonne place cet article qui ne peut qu'avec difficulté servir de charte à un directeur des services énergétiques d'une grande ville de plaine.

31 mars 2012

On ne sait pas encore si Marcel Maurer a demandé une rétractation à son futur employé. Ou s'il n'a pas les yeux en face des trous.

Hold-up intercommunal
S'approprier ce qui marche, ce qui rapporte, et laisser les problèmes aux autres. Ce n'est pas nouveau comme manière d'envisager la politique. Dernière incarnation en date: la proposition de «cantonaliser» l'eau de nos torrents et rivières. Avec un argument lui aussi connu de longue date, tellement il a été usé par les camarades écologistes et de gauche: les communes sont incompétentes - non, pardon, ça, on ne peut pas dire - les communes sont trop petites pour gérer les grands enjeux. Un bref détour par une liste de projets et de communes bien choisis, et l'on arrive à une conclusion bien pratique: les communes de montagne sont des assistées de la plaine.

L'eau descend des montagnes et l'argent remonte. Simple. Mais à Nant de Drance et bientôt à Dixence on veut faire remonter l'eau. Diable. Serait-il possible que l'argent, lui, descende des montagnes?

Prenons l'exemple de ma commune de Bagnes qui, grâce à son grand barrage et ses grands projets touristiques, développe de nombreuses productions d'énergies renouvelables, innove en matière de gestion et de distribution d'électricité, entretient la deuxième plus grande réserve naturelle de Suisse. Bagnes rayonne économiquement sur toute la région et est de toutes les communes valaisannes le plus gros contributeur à la péréquation financière intercommunale.

Les communes de montagne composent avec les conditions-cadres que la nature leur a données et que ses défenseurs veulent leur reprendre. Les communes de plaine ont l'autoroute et la ligne CFF à proximité, les grands commerces et les grandes industries à proximité, les hectares de vignes et de terres agricoles à proximité, les grandes infrastructures sportives et culturelles à proximité, les centres de formation et les hôpitaux à proximité. Les communes de montagne ont des cailloux, des forêts et de l'eau pour s'en sortir, et maintenant on voudrait encore les priver de l'une de leurs seules ressources.

Quand les cantons du plateau suisse n'ont que le tiers de ces intentions envers le Valais, on crie au scandale. Et on laisserait faire la même chose chez nous?


Jean-Albert Ferrez, 7 avril 2010, alors deuxième vice-président du grand conseil, Verbier et demain directeur de Energie Région, Sion.

16 avril 2012

Majorité bientôt qualifiée pour Jean-Albert Ferrez

A la question de savoir s'il allait se présenter à la présidence de la commune, Jean-Albert Ferrez a répondu: "La moitié de la commune de Bagnes me le demande. Pour l'heure je n'ai pas pris de décision..." NF du 16.04.12
Le jour où il se décidera, ça fera la moitié plus un.

2 mars 2012

La campagne vient de basculer

Hier Jean-Yves G*** annonçait: "Cet après-midi, en franchissant le cap des 4000 votes, les non ont progressé pour atteindre 63%, contre 34% de oui." Il commentait le sondage (non scientifique) du Nouvelliste. Tentative d'explication.

Ce mercredi des Cendres, Patrice Michaud, président des remontées mécaniques Vichères-Liddes, Maurice Tornay, Bernard Monnet, préfet du district de Martigny, Jean-Albert Ferrez, président du Grand Conseil, Miguelle Darbellay, conseillère communale de Liddes, Gilbert Tornare, président de Bourg-St-Pierre, Jean-Laurent Darbellay, président de Liddes ont réussi le tour de force de convaincre toute la population résidente de Vichères de refuser l'initiative sur les résidences secondaires.
Cette mobilisation exceptionnelle et cette belle victoire marque un tournant dans cette campagne et pourrait bien emporter toute la Suisse. En effet aucun partisan de l'initiative n'a eu le courage de manifester sur place! Les pleutres.
Il a été déclaré: « Aujourd’hui c’est le premier jour du carême, si l’initiative passe le carême sera bien plus long que 40 jours ». On attend une étude de Maurice Tornay pour nous dire combien de postes de travail seraient créés dans le clergé pour répondre aux besoins pastoraux d'une telle période de pénitence. D'après nos estimations 4000 chanoines devraient suffire, plus de 4000 si Jean-Yves G*** se décide à faire ses Pâques.
Il n'y pas été vérifié si les membres de la délégation ont fait abstinence de viande séchée et de saucisse pendant la cérémonie et s'ils vont également s'engager pour l'abolition du mercredi des Cendres et du vendredi Saint afin de sauver le chiffre d'affaire de la boucherie Copt, ouverte ce jour-là.
Le Matin Dimanche consacrera trois pages à cet événement, car il est rare de voir des citoyens hors sérail gastro-sportif se mouiller avec une telle pertinence dans un débat national.

On peut lire: Comme un vol de Gripen au-dessus d’une résidence secondaire de Nicolas Martin

27 novembre 2011

Tout va très bien, tout va très bien

Le Grand Baillif, Jean-Albert Ferrez le mercredi 16 novembre 2011 passe la parole à Gervaise Marquis:

"Je passe la parole à madame la députée suppléante Marquise Gervais!"

Tout l'humour entremontant résumé en une phrase!

5 avril 2009

Un demi-siècle d'histoire

Lors de l'élection de Jean-Albert Ferrez comme deuxième vice-président, avec accession promise à la présidence pour 2011, les commentateurs ont remarqué qu'il était le neveu de Willy Ferrez, lui-même président du grand-conseil en 1978. L'affaire serait restée une anecdote, si le cas ne venait pas juste de se produire, en effet Jean-François Copt du Parti Libéral-Radical qui devrait être président du grand-conseil en 2010 est également le neveu, non pas de Maurice Copt du Parti radical démocratique, président du grand-conseil en 1985, mais d'Aloys Copt, de l'Entente radicale socialiste, président du grand-conseil en 1965.
La question se pose donc en ses termes, y a-t-il une règle qui veut que le neveu député entremontant d'un grand-baillif soit lui-même grand-baillif un jour?
La réponse est non: Henri Rausis, député de 1949 à 1965 fût président du grand-conseil en 1961, son neveu Léonce Emonet qui a siégé en même temps que lui puis au moins trois législatures encore, n'a jamais été président.
Il n'y a donc aucune règle à tirer de ce qui vient de se passer.
Si ce n'est que les radicaux changent plus facilement le nom de leur liste que de leurs élus!

23 mars 2009

Des Entremontants au perchoir.

Premier vice-président:
Bulletins délivrés : 128
Bulletins rentrés : 128
Bulletins blancs : 5
Bulletins nuls : 0
Bulletins valables : 123
Majorité absolue : 62
Est élu avec 123 voix : Jean-François Copt, PLR

Deuxième vice-président:
Bulletins délivrés : 130
Bulletins rentrés : 129
Bulletins blancs : 16
Bulletins nuls : 14
Bulletins valables : 99
Majorité absolue : 50
Est élu avec 99 voix : Jean-Albert Ferrez, PDCB

Commentaire:
"J'ai de plus en plus horreur du régionalisme qui se traduit par des tournus ente les districts et les régions. Le PDC doit arrêter avec ce type de fonctionnement et chercher à mettre en place la bonne personne au bon moment." déclarait Paul-André Roux, vendredi 20 mars 2009, alors président du grand-conseil. Il a été pris à la lettre.

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