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22 mai 2017

Jonathan et la session de mai.


A lire dans le peuple.vs, no 94, vendredi 19 mai 2017, p.4

/UG

Dans la Newsletter parlementaire du Centre Gauche PCS de mai 2017

(extrait)

Rapport de la commission de gestion sur l’analyse de la procédure concernant la démission et le réengagement de Jean-Marie Cleusix (consulter le rapport)

Jonathan Darbellay a relevé le décalage entre l’impressionnante longueur de la liste des griefs formulés à l’encontre de l’ancien chef du Service de l’enseignement Jean-Marie Cleusix (affabulations et manipulations, comportement inadéquat envers les collaborateurs, intimidation de collaborateurs d’autres services, dégradation du comportement et des performances au travail, enregistrement de séances, etc.) et la douce sanction infligée (transfert implicite à un poste d’enseignant au secondaire II). Suivant le rapport de la commission de gestion, il souligne que le comportement de Jean-Marie Cleusix méritait effectivement un licenciement immédiat pour justes motifs et que les autorités judiciaires, en cas de recours, l’auraient dûment confirmé. Il ne peut ainsi recevoir l’argument avancé pour défendre la décision du Conseil d’Etat.

26 août 2016

C'est moi le chef !

Fâché, Oskar Freysinger ! Dans l’1Dex, il fustige les présidents de partis qui ont osé demander au Conseil d’État de surseoir à la nomination de Jean-Marie Cleusix au Collège de St-Maurice tant que les conclusions de la commission chargée d’enquêter sur lui ne sont pas connues, ce qui paraissait logique. Rappelant le score canon de sa dernière élection, OF clame haut et fort que c’est lui, et lui seul, qui a le pouvoir de nommer un professeur de collège. On le sait. On en connaît le résultat. Mais s’il s’autorise à museler les acteurs de l’école (à commencer par le recteur du collège), il ne peut pas réduire au silence l’ensemble des citoyens du canton. Or ceux-ci ont un droit inviolable à trouver incongru et pour le moins inopportun qu’un homme qui ne peut plus exercer une fonction à responsabilité au Département soit placé face à des élèves.

Oskar Freysinger entend "montrer à ces messieurs qu’un exécutif ne baisse pas pavillon au premier vent contraire". Il a pourtant renoncé à nommer Bruno Perroud, UDC de Savièse, à la tête du Service de l’enseignement spécialisé, comme il s’apprêtait à le faire en dépit des critiques qui lui étaient adressées. Sans doute a-t-il voulu éviter d’avoir sur les bras une deuxième affaire de nomination contestée. On n’ira pas jusqu’à prétendre qu’il l’a fait pour "de grossiers intérêts politiques" et on en déduira donc que ce choix a été dicté par la reconnaissance (enfin) de vraies compétences.

OF parle de "tentative de violation de l’ordre constitutionnel" à propos des présidents de partis. La Constitution ne fixe-t-elle pas que "la liberté de manifester son opinion, verbalement ou par écrit, ainsi que la liberté de la presse sont garanties" / art. 8 ?

Antoine Cretton
Entremont Autrement Bagnes

21 août 2016

La mise au placard


Jean-Marie Cleusix n’est pas un champion de la communication. On le savait. Oskar Freysinger a fini, lui aussi, par s’en rendre compte, au point de l’écarter de son département à la veille de la rentrée scolaire. Le Conseiller d’Etat s’offusque aujourd’hui de voir les professeurs du Collège de St-Maurice s’insurger contre l’arrivée d’un nouveau collègue plutôt que de l’accueillir à bras ouverts : « On ne frappe pas un homme à terre », leur reproche-t-il en substance (dans le NF de samedi), comme s’il avait soudainement oublié que la première pierre, c’est lui qui l’a lancée à un homme hospitalisé, après avoir dressé publiquement de lui un profil qui ne colle pas particulièrement à la fonction d’enseignant. 
Car avoir de graves problèmes de communication, c’est plutôt gênant pour quelqu’un qui doit enseigner auprès de jeunes adolescents en train de préparer leur maturité. On peut donc craindre que le retour à la profession de JM Cleusix ne se fasse pas en toute quiétude. La question se pose évidemment de savoir si les difficultés personnelles de l’ancien Chef du Service de l’enseignement n’auraient pas été mieux circonscrites dans un cadre administratif, en relation avec des adultes, plutôt que dans une classe, face à des élèves ; autrement dit, n‘aurait-il pas été plus judicieux de trouver un placard, doré ou non, à L’État plutôt que dans un établissement scolaire ? A moins que les placards du département soient déjà tous occupés ou qu’Oskar Freysinger ne veuille plus croiser son ancien bras droit dans les couloirs, cette solution aurait paru plus élégante, pas vrai ?
Reconnaître ses erreurs, c’est bien. Les réparer soi-même, c’est encore mieux.

Antoine Cretton
Entremont Autrement Bagnes

5 août 2016

Du grand guignol !

Jean-Marie Cleusix a dû quitter son poste de chef de service pour celui de professeur, sans maintien des acquis (salaire, statut) et surtout en migrant à Brigue, ce qui laisse entendre que cette décision est moins le résultat d'une négociation (comme l'affirme Oskar Freysinger) que la capitulation d'un collaborateur dûment sanctionné.

Pourquoi n'avoir pas pris cette décision plus tôt ? Oskar prétend qu'il n'y avait pas de motif légal pour le faire dans le cadre du dossier fiscal. Et aujourd'hui ? En invoquant un problème de santé, le Conseiller d’État ne donne pas plus de garanties que cette sanction soit légitime. Plus surprenant, une enquête est demandée après que la décision ait été prise. Le risque que le Gouvernement n'a pas voulu courir il y a deux ans, alors que le Parlement l'y invitait fermement, voilà qu'il le prend aujourd'hui, à quelques mois des élections communales et cantonales. Comme par hasard.

Dans quelques jours, les responsables de l’École valaisanne vont achever l'organisation de la prochaine rentrée scolaire. C'est le moment choisi par le Chef du Département pour limoger son bras droit. L'Office de l'enseignement spécialisé est lui aussi laissé à l'abandon puisque son chef n'a pas été remplacé. A-t-on jamais vu pareille pagaille au sein de ce Département ?

N'est-il pas grand temps de le confier à quelqu'un de sérieux, pour le bien de tous les élèves du canton ?


Antoine Cretton
Entremont Autrement - Bagnes

28 juillet 2016

Jean-Marie Cleusix ulcéré

Entremont Autrement prend acte de la "démission" de Jean-Marie Cleusix.


Pour être francs, cette nouvelle nous attriste assez peu - bien que nous souhaitons un bon rétablissement à M. Cleusix - tant il est vrai que dès sa nomination nous avons été effarés par ses frasques fiscales. Il y a plus d'une année que nous demandions activement une démission de M. Cleusix en raison du haut degré moral que requiert la fonction qu'il s'apprête à quitter. Il aura fallu bien du temps pour que le Conseiller d'Etat en charge de la Formation se rende compte qu'il ne "peut plus assumer sa charge".

Nous souhaitons - au regard des récentes affaires qui ont secoué son département - que M. Freysinger sache faire preuve de plus de discernement en lui cherchant un successeur. Il en va de la dignité et de la qualité de l'école valaisanne, reconnues unanimement en dehors des frontières cantonales. Nous souhaitons vivement que cette nomination soit dépolitisée.

Enfin, il faudra savoir faire toute la transparence sur la crise qui a obligé un retour d'urgence des vacances du Conseiller d'Etat. Pour ce faire, il est important de laisser travailler la Commission de Gestion, qui se penche actuellement sur le sujet.

Bon été à tous!

Le comité d'Entremont Autrement

27 juillet 2016

Le Conseil d'Etat va prendre des mesures... de capacité ou de longueur ?

Service de l'enseignement: Jean-Marie Cleusix démissionne
"Le Conseil d'Etat va prendre des mesures..."

Des mesures de capacité ou de longueur ? (cf l'office de l'enseignement spécialisé)



Antoine Cretton 
Entremont Autrement

22 octobre 2014

Assumer ses actes...

A l'ouverture de l'assemblée générale, Sophie Juon, notre présidente, s'est exprimée en ces termes:

Je suis très heureuse de vous accueillir pour cette nouvelle assemblée générale d’Entremont Autrement.

L’année 2014 devait être une année calme du point de vue politique, puisqu’aucune élection n’était prévue.

Cependant, depuis les dernières élections cantonales, bien des choses ont changé en Valais : le PDC a perdu sa majorité historique au Parlement, les radicaux leur siège au conseil d’état.

J’ai entendu à plusieurs reprises des députés au Grand Conseil dire qu’il y a plus de débats depuis que les forces en présence sont plus équilibrées, et que les partis majoritaires respectent un peu plus les minoritaires qu’auparavant. Je ne parle pas tellement de politesse et d’amabilité, car les débats restent vifs, mais les grands partis se sentent un peu plus obligés de tenir compte de l’avis des minoritaires.

Mais surtout cette année, il y a eu les affaires !

Certes, elles donnent une mauvaise image du Valais et notre économie n’a pas besoin de publicité négative. Mais regardons le côté positif: ces affaires éclatent au grand jour car certains citoyens ou, dans le cas de l’affaire Cleusix, une commune, ont eu le courage de se plaindre et de briser l’omerta en place depuis longtemps.

Parce que ces affaires ont éclaté au grand jour, le Valais a l’opportunité de se débarrasser du système de copinage dont il est le champion depuis des lustres; système de copinage qui est un obstacle à la démocratie, à la transparence, à l’efficacité de l’Etat et qui enlève tout sens de responsabilité aux personnes qui en profitent.

Mais pour ce faire, chacun, en tant que citoyen, membre d’une autorité, ou employé de l’Etat, qu’il soit tout en haut ou tout en bas de la hiérarchie, doit avoir un sens de responsabilité vis-à-vis de la société, de la collectivité dans laquelle il vit et travaille : sens de la responsabilité pour assumer ses actes ou ses omissions, payer ses impôts, voter, travailler. Ce n’est que lorsque tout le monde endossera ses responsabilités, selon son poste et son statut, que le Valais pourra dire qu’il a tourné cette page.

Bonne soirée à tous.

Sophie Juon

20 octobre 2014

Jean-Marie Cleusix doit démissionner

A la tête du Service de l’Enseignement depuis le 1er janvier 2014, Jean-Marie Cleusix est empêtré dans ses démêlés avec le fisc (1) et ses mensonges (2) face aux caméras.

Aujourd’hui la confiance est rompue. Personne dans la population valaisanne ne comprend comment un homme qui est en charge de l’éducation, domaine noble s’il en est, peut ne pas payer ses impôts. Les hauts fonctionnaires de l’Etat se doivent d’être exemplaires. Gérer le paquebot de l’école n’est pas un poste honorifique; cela exige un sens supérieur de l’Etat, de la morale et une humilité face à la tâche qui nous est confiée. A n’en point douter, Monsieur Cleusix ne remplit plus aujourd’hui ces conditions.


Tiré du profil Linkedin de Jean-Marie Cleusix

Entremont Autrement est inquiet de l’indécision du Conseil d’Etat. Le gouvernement valaisan semble tétanisé par les « affaires » et totalement incapable de trancher. Il est certes difficile pour les cinq Sages de se dédire quelques mois après cette nomination - d’autant plus qu’ils étaient informés de ces éléments dès août 2013. Mais il en va désormais de leur crédibilité.

Les Valaisans attendent une réaction. Dans quel autre canton, dans quel autre pays, aurait-on autant tardé à prendre des mesures? Si le Valais politique veut éviter aujourd’hui son délitement progressif et une curée encore plus violente, il est temps de prendre la seule décision qui s’impose.


Au revoir Monsieur Cleusix



Le comité d'Entremont Autrement



(1) Voir le rapport de la COJU de septembre 2014 et celui de la COGEST.
(2) Voir article du Matin Dimanche du 19.10.14

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