23 janvier 2017

L'USAM touche (finalement) le fond

Voilà des mois, pour ne pas dire des années, que l’Union suisse des arts et métiers (USAM) tente désespérément de toucher le fond en matière de campagne politique. Ses dernières tentatives, pourtant prometteuses, n’avaient pas permis à l’association faîtière des petites et moyennes entreprises (PME) d’y parvenir.

Mais cette fois-ci, la fébrilité de la droite et du monde économique, face à cette gigantesque arnaque de la réforme de l’imposition des entreprises (RIE) III, aura enfin permis à l’USAM d’atteindre le fond du fond en matière démocratique, en matière de propagande, en matière de mensonges, en matière d’argument.

Si un Golden Globe devait être décerné pour la campagne qui frappe le plus en-dessous de la ceinture, l’USAM aurait écrasé toute concurrence, sans aucune contestation possible. Huit petites pages d’un torchon distribué en tout-ménage national auront suffi à décrocher ce titre tant attendu : représentation des socialistes Christian Levrat et Roger Nordmann en diable, omerta totale sur toutes les conséquences de la réforme pour la population, mais surtout, cerise sur le gâteau, utiliser l’image de politicien-ne-s de gauche, sans leur accord et afin de faire croire qu’ils appellent à voter oui, alors qu’ils sont clairement engagés dans le camp du NON.

C’est notamment le cas de la directrice des finances de la ville de Genève, Sandrine Salerno. Engagée dans le Comité des villes qui appellent à voter NON, elle se retrouve en photo, sans son accord, dans le journal de l’USAM, avec des citations reprises se rapportant à un autre objet que la RIE III fédérale. Impossible de dire si l’influence d’un UDC – et donc des méthodes de cette dernière – à la tête de l’USAM joue un rôle dans ce type de campagne, mais une chose est certaine, le fond a été atteint ! Reste maintenant à tenter de remonter…

Gaël Bourgeois

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