7 mars 2016

Thèses numéros quatre et cinq

Cilette Cretton poursuit sa lecture critique des 10 thèses d'OF:

«La qualité de l’école dépend de la qualité des enseignants». Bon. Là, ça sent un peu la brosse à reluire mais personne ne contestera l’importance d’un bon corps enseignant, garant d’une bonne école.

Passons donc à la thèse numéro 5 : «Pour un retour aux fondamentaux». Le Chef du Département regroupe sous les fondamentaux «la langue maternelle» et «les mathématiques». Or la langue maternelle des écoliers n’est pas la même selon qu’ils sont originaires du Val d’Anniviers ou récemment immigrés d’un pays où l’on ne parle pas le français. Un renforcement de la langue maternelle peut donc aussi bien concerner le français que n’importe quelle autre langue parlée dans les familles domiciliées en Valais. On se réjouit par conséquent de voir quelle application concrète OF entend donner à cette thèse.

Le Chef voit dans la lecture des œuvres littéraires le moyen d’accéder à une connaissance approfondie de l’humain qui doit permettre d’aborder autrui avec humanité et bienveillance. On ne peut que souscrire à cette vision humaniste et s’en réjouir Et comme l’exemple vient d’en haut, on attend du Chef ce même regard compréhensif à l’égard de toutes les personnes, élèves et familles, que la misère ou la faim ont poussées sur le chemin de l’exil. On voit mal comment cette bienveillance pourrait s’accommoder d’un contingentement étriqué, voire d’un refoulement abrupt de tout individu qui demande asile chez nous. On cherche également en vain la bienveillance qui découle de l’interdiction forcenée du voile à l’école, d’autant qu’elle vise des enfants qui n’ont pas forcément prise sur leur tenue vestimentaire…

On se demande bien quelles sont les œuvres littéraires dans lesquelles OF a baigné sa jeunesse pour manifester autant d’empathie envers autrui et tout particulièrement à l’égard des musulmans.

(à suivre)

Cilette Cretton

3 commentaires:

  1. Excellent et tout à fait délicieux

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  2. Oui, on sent que la critique est étriquée. Autrement dit c'est un bon cru et il faut bien en dire quelque chose, quitte à tout mélanger.

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