5 septembre 2013

Rumeurs sur la prochaine nomination de l'évêque de Sion


Quand l’Eglise a imposé au diocèse de Sion et au Valais la nomination de l’évêque par Rome et non plus son élection par le grand conseil, elle fit quelques promesses au conseil d’état, le Vatican a laissé entendre “ qu’il tiendrait compte dans la mesure du possible des désirs du gouvernement valaisan”.

Rassuré par cette déclaration, le 22 mai 1919, le grand conseil s'inclina et renonça à son droit, d'ailleurs contesté, d’élire les évêques. Le 4 avril 1919 le siège apostolique avait en effet fait savoir au conseil d’état qu’il accueillerait ses voeux et les examinerait avec bienveillance. Le dernier abbé élu évêque fut l'abbé Abbet, né à Bex, nous précisait un vieux qui a de la mémoire.

Selon ce fin observateur de la vie politique valaisanne, pas spécialement connu pour son cléricalisme, cette coutume n’est pas abolie: le gouvernement a eu l’occasion d’exercer cette espèce de droit de véto, notamment lors de la procédure de nomination du successeur de Mgr Bieler, on se retrouva dans une impasse et on alla chercher pour contenter tout le monde Mgr Adam, prévôt du Gd-St-Bernard.

Or ces jours, les rumeurs font apparaître sur la liste des papables deux favoris parmi quelques autres et l’on commente dans les sacristies la chance des deux abbés les plus médiatiques du canton. Ces deux abbés sont A et B, s’amuse notre homme en allumant cigarette sur cigarette comme pour se prémunir des vapeurs d’encens.

Ce ne sera pourtant ni l’un ni l’autre, poursuit le bouillant retraité, pour la simple et bonne raison qu'ils sont l’un et l’autre trop proches des plus fortes personnalités du gouvernement! 

A est l’aumônier d’Oskar Freysinger et B le père spirituel de Maurice Tornay, risque notre homme se prétendant aussi bien informé que toujours.

Ainsi, finit-il par prétendre, la concurrence des abbés A et B se terminera peut-être comme en 1952 par la victoire d'un prévôt!

5 commentaires:

  1. André Luiser avait raconté: J'avais également des liens avec Mgr Adam, lorsqu'il était prévôt du Grand-Saint-Bernard. Avec le conseil d'Etat, j'avais beaucoup travaillé pour qu'il soit nommé à Rome. (Ma fortune contre une coupe, p.93)

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  2. Les spéculations du Matin Dimanche d'aujourd'hui sont assez spéciales, les deux nommés, soit Werlen et Buttet n'ont aucune chance. Mais il est vrai que des lettres de soutien et même une quasi-pétition ont été envoyées pour soutenir l'un ou l'autre. A Rome pourtant on ne confond pas le sensus fidelium et ll'opinion publique!

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    1. Ah ben la réponse est dans le NF de ce jour! Voua aviez raison pour le prévôt.

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  3. Le Matin Dimanche définit Nicolas Buttet comme conservateur et le Nouvelliste comme réformateur au charisme dérangeant pour certains. Ouste.

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    1. Prions et laissons un peu de pace au Saint Esprit, LUI il saura déjà QUI fera SON affaire à Sion!
      Vergessen wir nicht - Der Mensch dachet und Gott lachte!

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