16 septembre 2014

Chronique Couchepinienne

Réaction à chaud sur la chronique de Pascal Couchepin dans le Nouvelliste du jour intitulée: "Finances: le mal français est aussi valaisan."

Dans son papier, l'ancien conseiller fédéral explique grosso modo que, comme la France, le Valais risque de perdre le contrôle de ses finances. C'est le coeur de son propos et là-dessus on ne peut que lui donner raison, avec la réforme fiscale incompréhensible menée en Valais, il est vrai que les comptes 2013 sont lourdement déficitaires et on peut certainement en attendre de même pour les comptes 2014.
D'accord, il a peut-être raison me direz vous. Est-ce pour autant si rare qu'il vaille la peine de le signaler via un article?

C'est que sous couvert de cette réalité intangible, il ajoute de nombreux éléments hétéroclites, une espèce de propagande étrange qui part dans tous les sens. Par exemple à la fin de son article, il rajoute un post-scriptum totalement hors-sujet ci-joint.


On connait évidemment sa proximité avec les assureurs, proximité qu'il nous a souvent montré durant son mandat de conseiller fédéral. Mais l'argument des 500 chômeurs en cas de oui est tout de même assez surprenant: la caisse publique fonctionnerait-t-elle sans personnel? D'autant plus que les assurances prétendent que leur gestion est quasi parfaite et qu'une gestion "étatique" serait moins efficace. Encore un paradoxe que les défenseurs du non ont du mal à expliquer. Il faut choisir maintenant: soit la caisse publique est mal gérée et on aurait des emplois inutiles et une hausse des coûts soit elle est bien gérée et on aurait des pertes d'emploi et une baisse des coûts.
On ne peut pas prétendre une chose et son contraire quand même!


Cependant, le plus amusant reste tout de même que, durant tout l'article, Pascal Couchepin défende la rigueur budgétaire, le frein aux dépenses et veuille un budget d'austérité: cela a pourtant comme conséquence des pertes d'emplois directes pour le Valais, d'énormes coupes notamment dans le social ou dans l'éducation. Mais bon, peut-être que le travail de l'assureur est plus important que celui de l'enseignant aux yeux de notre ancien conseiller fédéral?

2 commentaires:

  1. Remarquable , rien à ajouter à cette analyse.

    J'ai reçu un courrier de l'UVAM prônant le refus de la caisse publique. Dans leur flyer, il est relevé que le nombre de caisse est passée de 145 à 63 entre 1996 et 2011. Comme mentionné dans mon texte sur cette initiative, il est évident qu'à ce rythme le maintien des emplois des caisses-maladies de nos vallées n'est pas davantage garanti avec le système actuel qu'en cas de changement.

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  2. Et voilà le temps du retour des dinosaures(politiques...). Dans une ère lointaine, un conseiller fédéral octodurien avait mis à mal la médecine de premier recours, pour le bénéfice de ses amis assureurs. Et le voilà de retour aux affaires en cette période de votation pour tenter de donner un nouveau coup de main à ses amis...Il devient carrément pathétique. On ne connait que trop les liens entre les assureurs et leurs politiciens pour ne pas trouver cette intervention ridicule!

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