17 juin 2018

Chemin dans le regard d'Olivier Bender


Le NF du 15 juin 2018

Extraits:

«Les 270 habitants votent et paient leurs impôts dans trois communes distinctes.» La majorité - 200 personnes - est rattachée à Vollèges, alors que les communes de Bovernier et de Martigny comptent respectivement une trentaine et une quarantaine de citoyens sur le mont.
La commune est ainsi à cheval entre le district d’Entremont et de Martigny. Dans le cadre des soirées d’information sur la fusion Bagnes-Vollèges, les habitants ont questionné leur appartenance à la vallée ou à la plaine. Si aucun mouvement en faveur d’un rattachement à la ville n’est clairement lancé, le débat met en lumière la situation singulière du lieu.

Les enfants scolarisés à Martigny

Pour Léonard Ribordy, le constat est clair. «La majorité des Chemignards se sentent plus proches de Martigny que de Vollèges ou Bagnes». Et pour cause, si l’entretien des infrastructures est assuré par Vollèges, la plupart des habitants travaillent et consomment en plaine. Et surtout, tous les enfants du village sont scolarisés à Martigny. «Le matin, je véhicule des habitants de Chemin qui se rendent à Martigny pour travailler ou prendre leur train. C’est de ce côté du mont que ça circule», témoigne Raphy Rouiller, Chemignard et employé à la ville de Martigny.

Lors de la soirée citoyenne, beaucoup craignaient qu’en cas de fusion avec Bagnes, ces liens avec la ville ne soient rompus. «Ça n’arrivera pas», assure Olivier Bender, conseiller communal de Vollèges et ancien habitant de Chemin. «L’ancien conseil avait déjà étudié le cas de figure et rapatrier les enfants à Vollèges, voire à Bagnes, coûte beaucoup trop cher. Il n’y a pas de raison que ça change.» 

Des propos confirmés par Anne-Laure Couchepin, présidente de Martigny.

(...)

Pour l’heure, la plupart des habitants de Chemin semblent toutefois favorables à un rapprochement avec Bagnes. «Comme la question de rejoindre Martigny ne se pose pas, je vais accepter la fusion avec Bagnes», avance Raphy Rouiller. Tout comme Christophe Pochon, habitant de Chemin, pour qui l’essentiel est de regrouper les forces. «Avec qui, c’est une question presque secondaire…
 A Chemin, je me sens vraiment entre la plaine et la montagne. Le village a son identité propre.»

Une attitude qui inspire à Olivier Bender une étonnante analogie. «Les liens entre Chemin et Martigny me font penser à Monaco et la France. Le village profite des infrastructures de la ville tout en y étant détaché…»


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