8 août 2015

Jonathan Darbellay se dévoile à son tour

Après Michèle Steiner, c’est Jonathan Darbellay qui a gentiment accepté de se dévoiler pour nos lecteurs.

Jonathan, tu as accepté de figurer sur la liste Centre Gauche PCS, même si tes chances d’être élu sont infinitésimales. As-tu toujours été attiré par les causes perdues ? Plus sérieusement, peux-tu nous parler de tes motivations ?
Justement, ce n’est pas pour moi une cause perdue ! Quand je m’étais porté candidat pour le Grand Conseil, c’était d’ailleurs exactement dans la même démarche. Si je suis élu, ce serait incroyable, mais comme pour la députation, ce n’est pas ma personne que je désire mettre en avant. L’objectif est plutôt de faire avancer les idées de gauche et de centre gauche, de pouvoir débattre, de pouvoir contribuer à faire de notre Valais un canton moderne, ambitieux et humain !

Tu t’es déjà présenté sur la liste Entremont Autrement des députés suppléants en mars 2013 aux côtés de Michèle Steiner et tu as été élu. Tu n’avais que 19 ans et il semble bien que tu étais été le plus jeune élu du Parlement, tout au moins de cette période. Comment as-tu vécu la campagne au sein de tes amis d’EA et comment as-tu vécu ton succès ?
C’était fantastique de décrocher ce siège grâce au travail de tous les candidats et on l’a bien fêté avec mes amis d’EA ; c’était un grand bonheur pour moi et j’étais vraiment très ému de faire partie de ce moment. Par contre, une fois l’euphorie passée, la première fois que je me suis retrouvé seul à Sion, du haut de mes 19 ans, entouré par des têtes inconnues, j’avoue que je n’en menais pas large. Puis, j’ai pris mes marques, j’ai rencontré des gens fantastiques et depuis, tout va pour le mieux !

Parle-nous de ton travail au sein du Parlement, de tes interventions et de ta collaboration avec Florian Alter, notre député.
Et bien, pour ce qui est des interventions au plénum, nous essayons en général de les retranscrire sur le blog. Mes principaux combats concernaient surtout l’éducation, avec par exemple le voile à l’école ou les bourses pour étudiants, et plus récemment j’ai pris position sur les centres de requérants d’asile. Il y a aussi le travail en commission. Florian siège à la SAI et les différents rebondissements qu’ont connus les hôpitaux du Valais l’ont passablement occupé, mais il y a eu des succès plus locaux comme l’attribution d’une ambulance en Entremont. Tout récemment, nous avons aussi décidé de soutenir des initiatives cantonales. Florian est entré dans le comité du Non à R21 pendant que je rejoignais celui du Oui à Rhône 3, ce qui fut d’ailleurs une double réussite et une bonne expérience ! Donc oui, beaucoup de travail, mais la belle entente que nous partageons avec Florian transforme ce travail en plaisir !

Quand, comment et pourquoi as-tu rejoint les rangs d’EA ?
Depuis très jeune, je suis captivé par la politique. Du coup, quand il y avait des votations ou des élections, je voulais toujours en parler avec mes amis, même si on peut dire que mon enthousiasme pour la chose publique n’était pas vraiment partagé, surtout à cette époque ! Quand j’ai atteint la majorité, c’est Urbain Gaillard qui m’a invité à rencontrer les membres d’EA. On se connaissait bien puisqu’il avait été mon entraîneur de foot avant d’avoir été élu au Conseil communal. Je ne cachais pas vraiment mon appartenance à la gauche et Urbain a dû m’entendre parler entre deux tours de terrain ou durant une troisième mi-temps… J’ai donc accepté l’invitation avec plaisir et le courant est tout de suite passé avec le mouvement : c’est comme ça que j’ai eu l’occasion d’entrer activement en politique !

Tu es étudiant en économie à l’Université de Lausanne. Plutôt surprenant comme choix pour un étudiant « de gauche », non ?
Pas si étonnant finalement. EA a une mentalité très « start-up » que l’on ne retrouve dans aucun autre parti ! Quand on voit la gestion du blog, très régulièrement mise à jour, avec de l’humour, des articles de fond, des interviews de personnalités valaisannes, quand on voit notre participation à la plateforme « Ouverture » avec le Centre Gauche et le MISE et l’organisation de débats sur chaque votation populaire, quand on voit plus récemment encore le travail énorme mené par Urbain et relayé dans le Nouvelliste, je ne vois pas quel parti en Entremont a autant l’esprit entrepreneurial qu’EA ! Et en plus, quand on voit à quel point de très nombreux politiciens de droite sont ignorants du fonctionnement de l’économie, on se rend bien compte que la gauche est au moins aussi compétente que la droite sur les questions liées à l’économie.

A côté de tes études et de la politique, as-tu encore du temps pour des loisirs ?
C’est vrai que la vie universitaire et la politique ont occupé une grande partie de mon temps, surtout ces derniers mois, mais pour moi la politique est aussi un plaisir. J’aime débattre et consacrer une partie de mon temps et de mon énergie pour défendre mes convictions, mes valeurs et me sentir utile pour la société. Pour ce qui est de mon temps libre, dès que j’en ai l’occasion, je voyage : on dit que cela forme la jeunesse, alors j’en profite ! Sinon, j’essaie de varier au maximum les plaisirs, aller au cinéma, retrouver mes amis autour d’un verre, marcher en montagne ou courir l’été, skier l’hiver, lire, jouer du piano et de temps en temps aller voir un match de la première équipe de foot d’Orsières dans laquelle évoluent mon frère et plusieurs amis. Mais c’est toujours plus difficile de trouver du temps pour ses loisirs que des loisirs pour remplir son temps !

A brûle-pourpoint, Jonathan :

Si tu étais un homme ou une femme politique, tu serais ? Eva Peron
Si tu étais une chanson, tu serais ? J’ai fait mon travail de maturité sur Ernesto Guevara, je vais donc lui faire un clin d’œil en chantant « Hasta semper »
Si tu étais un film, tu serais ? Difficile de choisir, je suis un grand consommateur de cinéma, mais dans les derniers mois, je dirais que c’est Ex Machina d’Alex Garland qui m’a fait beaucoup réfléchir.
Si tu étais un livre, tu serais ? Le meilleur des mondes, d’Aldols Huxley
Si tu étais un animal, tu serais ? Vu mon prénom, un goéland
A quel personnage réel t’identifies-tu le plus ? On vient de fêter le 1er août, alors pourquoi pas Guillaume Tell. Ah, vous dites que ce n’est pas un personnage réel ? ...
A quel personnage virtuel t’identifies-le le plus ? Peut-être Jonathan Safran Foer dans « Tout est illuminé ».


Merci Jonathan et très belle campagne !

6 commentaires:

  1. Merci JD. C' est toujours un plaisir de te lire et d'é changer en ta compagnie. Tu as de l'avenir et il t'appartient. Pour l'instant, très bonne suite et fin de campagne

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    1. Merci beaucoup Urbain, pour ton commentaire qui me touche et pour m'avoir fait découvrir Entremont Autrement!

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  2. A la question "si tu étais un homme ou une femme politique", tu réponds Eva Peron. Et bien, c'est peut-être un peu mièvre de dire ça, mais ça me touche beaucoup. Un homme qui choisit une femme, grande féministe, comme modèle politique, c'est vraiment pas banal ! Merci ! Bonne route et bon vent !

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    1. J'ai hésité avec d'autres personnalités politiques, mais c'est elle qui me parlait le plus et qui a été la plus irréprochable dans son engagement et oui, elle a aussi fait avancer beaucoup la cause de la femme, ce qui est important pour moi!
      Merci Bernadette et à tout bientôt!

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  3. Merci Jonathan de mettre ton temps au service de la collectivité ! Le monde et surtout notre canton a besoin de sang neuf, d'idées neuves et d'une vision sans a priori de notre futur !
    Merci pour ton engagement pour la collectivité, hisse la grand-voile et bonne traversée des déferlantes !

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    1. Merci Michèle! C'est toujours un grand plaisir de faire campagne avec toi, même si cette fois ce n'est pas sur la même liste, et de profiter de ton expérience et de ton énergie!

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