9 mars 2012

La JDC d'Entremont cache la merde au chat

On a cru un instant à un troisième journal de carnaval, ou un remake de la Gazette des reines, la JDC d'Entremont a distribué, il y a quelques jours, un tout-ménage dont le but, affirme son président, est de "permettre à certaines personnes de s'exprimer sans censure".
La photo de une est une image d'un combat de reines et prouve immédiatement qu'elle a succombé à la tentation folklorisante d'un repli identitaire convenu, puisqu'elle détourne l'affiche dont le PDC avait fait un emblème national lors des élections 2011, pour réaffirmer la spécificité locale.




La page 1 du président embouche les trompettes sécuritaires de l'UDC, il sait bien que la concurrence viendra de l'extrême droite, autant donc y faire allégeance immédiatement.

En page 2, la vice-présidente attaque les fondements de l'état fédéral au nom d'une idéologie dépassée.  Lui a-t-on appris qu'on avait perdu la guerre du Sonderbund? Les conservateurs qui dénoncent la dérive centriste du PDC seront rassurés de voir que la jeunesse sait encore ce que ristous veut dire.

En page 3, le conseiller d'état trouve enfin une tribune à sa taille et peut s'exprimer sans censure, c'est de bonne augure pour la tenue de ce journal auquel nous souhaitons longue vie parce qu'on lit encore dans nos vallées. Et qu'on y est fier quand un des nôtres passe dans le journal, quel qu'il soit, et surtout lorsqu'il applique les méthodes journalistique qui on fait leurs preuves. Celles du Nouvelliste.

C'est à la page 4 que ça se gâte vraiment,  puisque la JDC qui est en désaccord avec Yannick Buttet sur le prix du livre manque à son devoir d'informer en ne signalant même pas la votation du 11 mars 2012! Enorme! Une revue engagée qui dégage.
C'est ce qu'on appelle de l'auto-censure. Il n'aurait pas été de bon ton dans cette feuille obséquieuse d'avouer à son lectorat ultra-conservateur qu'on a succombé aux sirènes du néo-libéralisme. Mieux vaut ne rien dire, et s'avancer masqué, aura-t-on décidé sans courage.



Enfin le conseiller national conclue en beauté en félicitant "tous ceux qui osent s'engager pour les autres" ce qui à la lecture de son message signifie en fait "tous ceux qui défendent les uns contre les autres".

Car ceux qui osent ne sont pas avec ceux-là.

4 commentaires:

  1. Il serait fort intéressant d'obtenir le renseignement suivant -> De Thomas, Marie, Maurice et de Yannick lesquels n'ont pas pu s'exprimer librement sur les sujets évoqués dans cette revue engagée et qui étaient les censeurs ?
    Je m'engage à offrir une pizza (je sais c'est petit joueur) à celui ou celle qui est dans le secret des Dieux et qui aurait l'amabilité de nous éclairer.
    Promis, il n'y aura pas de censure.

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  2. Quel dommage ... Entremont autrement ne fait pas de commentaires sur la seconde revue engagée des JDC Entremont. Les milliers de lecteurs de ce site vont être déçu !

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  3. Je viens de lire votre critique du numéro 2 de cette étonnante revue qui n'engage que pour s'envoyer des autogoals. Votre interlocuteur anonyme avait raison, vos milliers de lecteurs vont jubiler.

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