6 juillet 2010

Les chanoines dans un roman ésotérique.


Un de ces bouquins dont on se dit que l'été sera propice à la lecture. Mais à l'usage, il intéressera plus les passionnés de sorcellerie et d'ésotérisme que les amoureux de la montagne et ceux qui ont expérimenté sa spiritualité, dans l'audace et l'adoration.
Le bouquin commence comme un thriller avec une avalanche dans la combe des Morts qui fauche un bon tiers de la congrégation, ce qui exige la réouverture de la fameuse crypte. Une curieuse lavandière et son chat, un clavandier qui décède à son tour, un grand-chantre magicien, le roman campe très vite les personnages d'une intrigue ralentie par un texte souvent verbeux. On n'échappera ni au sacrifice rituel d'un jeune chien, ni à l'exorcisme du Prévôt! Malgré les promesses des premiers chapitres, on commence à se fatiguer dès la première coquille, et le charme ne prendra pas. Le diable convoqué du fond de l'histoire, le même que le saint avait dompté autrefois, n'y peut rien non plus.
Seule trouvaille qui fera rêver les Entremontants: il y aurait un escalier secret qui conduirait du centre du Tunnel jusque dans la cuisine de l'Hospice. Une espèce de porta alpina avant la lettre.
Toute ressemblance avec les chanoines devrait être considérée comme fortuite, nous prévient-on! Aucun risque, tant cette fiction est à mille lieux de ce qui est vécu par là-haut, même si deux protagonistes s'appellent Bernard et Jean-Marie et que le premier nommé est barbu.


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