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13 septembre 2021

Le Centre dit oui au mariage pour tous. Le PDC Vr s'abstient. Roduit pas.

On apprend que samedi le 230 délégués du parti Le Centre ont fixé les mots d'ordre pour les votations du 26 septembre 2021. C'est oui au "mariage pour tous". 

Benjamin Roduit s'est exprimé sans succès devant Le Centre en argumentant que le droit d'un enfant d'avoir un père et une mère est plus légitime que celui d'une femme d'avoir un enfant. Il s'était également opposé en vain au changement de nom du PDC au niveau suisse.

Rappelons que le comité directeur du PDC Vr était divisé également le 18 août dernier: 35 pour et 32 contre. Benjamin Roduit membre du comité référendaire n'a donc pas réussi non plus à convaincre à domicile. 

Le parti du Valais romand a décidé de ne pas arrêter de position. Benjamin Roduit reste donc à quai (sic), comme souvent et notamment lorsque le groupe a décidé de ne pas le présenter à la candidature pour la seconde vice-présidence du conseil national en 2021 et donc à la vice-présidence du conseil national en 2022, et donc à la présidence du conseil national en 2023 lui préférant un candidat expérimenté, présent au CN depuis 2011 alors que le Benjamin du groupe y était arrivé en cours de législature en 2018 suite à la démission de son prédécesseur qui avait pris congé du parlement pour protéger sa famille. 

Parmi les arguments les plus exotiques de Benjamin Roduit est cette assertion faite au Nouvelliste le 11 septembre: Par ailleurs, on admet qu’une trop grande féminisation de l’école pourrait créer des déséquilibres chez l’enfant et l’adolescent.

Isabelle Collet, maîtresse d’enseignement et de recherche en sciences de l’éducation à l’Université de Genève et à l’Institut universitaire de formation des enseignants et plusieurs autres chercheurs ont démontré que la chose est hors sujet et éventuellement sexiste. Pour être poli. 

COLLET Isabelle, L’école apprend-elle l’égalité des sexes ? Egale à Egal, Editions Belin, 2016, p.55 

Amalgamer cette problématique avec le mariage pour tous est donc pour le moins cavalier. 


Canal 9, 20.11.2020

PS: Le modérateur ne tolérera aucun commentaire ci-dessous à propos de cette cravate.

29 juin 2019

Une journée avec Benjamin Roduit

Je ne peux le comprendre …

Extrait de l'interview de Benjamin Roduit dans le NF
A l’heure du déjeuner, je tombe sur un article du Nouvelliste consacré à Benjamin Roduit, conseiller national PDC valaisan. A la lecture des réponses données aux deux premières questions qui lui sont posées, je m’interroge longuement sur son art de faire de la politique. Le voilà qui nous affirme être opposé à la coupe dans les rentes pour enfants de bénéficiaires de l'AI qui a été votée par le Parlement, mais malgré cela, se justifie de s’être abstenu lors de ce même vote au lieu de s’y opposer. Et, d’expliquer que pour parvenir au refus de cette proposition de coupe, il a essayé, sans succès, de convaincre une grande partie de son groupe, non pas de refuser cette coupe, mais de s’abstenir sur ce point au lieu de voter oui. Ensuite, il nous parle de deal politique en attendant que le Conseil des Etats, ou le PDC est majoritaire d’ailleurs (dixit, toujours Benjamin Roduit), corrige cette mesure. Il serait bon de rappeler à ce licencié en lettres que pour être majoritaire il faut pour cela être plus que la moitié. Dès lors 14 PDC sur 46 ne donnent pas une majorité au Conseil des Etats. Résultat, ladite coupe a été acceptée.

Je ne le comprends que trop bien …

Le soir venu, je me rends à Martigny afin de participer à la soirée liée à l’initiative sur les multinationales responsables. Soirée comprenant une discussion sur cette initiative, et ce, à la suite de la projection du film Dirty Gold War du réalisateur suisse, Daniel Schweizer. http://entremont-autrement.blogspot.com/2019/06/dirty-gold-war.html

Pour cette discussion d’après film, y étaient invités pour débattre, Mme Peyer de Pain pour le prochain et M. Benjamin Roduit, conseiller national PDC. A l’écoute de ces deux intervenants, la cinquantaine de personnes présentes a clairement pu entendre le message de soutien de Mme Peyer, à cette initiative qui vise à ce que les multinationales ayant leur siège en Suisse soient responsables juridiquement des actes ou faits et gestes de leur société à l’étranger. Par contre pour le conseiller national chrétien valaisan, s’il reconnait la problématique liée au non-respect des droits humains et de l’environnement à l’étranger de la part de certaines multinationales ayant leur siège en Suisse, il louvoie sur la façon de lutter contre cette problématique. Si je devais simplifier son message, je le reproduirais ainsi : "L’économie prime".
Oui, la santé des personnes touchées à l’étranger par le non-respect des droits humains ainsi que la détérioration de leur terre par des entreprises ayant leur siège en Suisse est une réalité. Non, nous ne devons pas, par des mesures claires et rapides venir en aide à ces populations gravement menacées dans leur santé. Cela se ferait sur le dos de la santé économique de nos entreprises et nuirait à la qualité de vie supérieure que nous avons en Suisse.

Au final, et une fois de plus, je serais assez intéressé de pouvoir connaitre la position du Jésus de la Bible sur l’utilisation actuelle du mot chrétien dans nos contrées si éloignées des misères du monde. 

Urbain Gaillard

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