20 octobre 2017

"Jeux Olympiques: Il est bien trop tôt pour dire STOP!" selon Centre-Gauche PCS

Centre gauche-PCS nous a également fait parvenir un communiqué de presse au sujet de l'organisation des Jeux Olympiques en Valais.

NB: la publication de ces articles n'engage en rien le mouvement Entremont Autrement



Soutien au Conseil fédéral pour Sion 2006
Jeux Olympiques, Il est bien trop tôt pour dire STOP!

La situation commence réellement à se décanter. Après la décision des Autrichiens de renoncer à une candidature, le Conseil fédéral soutient une candidature suisse. Malgré tout, en l’état actuel, il n’est pas possible de définir si l’organisation des jeux olympiques de Sion 2026 constituerait un avantage indiscutable pour le Valais. Par contre, il est sûr qu’une attitude dogmatique anti-jeux ne représente actuellement aucune plus-value pour le Valais. Il est bien trop tôt pour dire STOP ! Aller de l’avant dans l’élaboration du dossier de candidature constitue une occasion de réfléchir sur un Valais nouveau, prêt à l’innovation et prêt à la collaboration, notamment en matière de tourisme, de mobilité, d’identité valaisanne, de relations intercantonales… Le dossier déposé auprès des instances fédérales a déjà ouvert des pistes de réflexion. Il faut poursuivre le processus pour identifier les synergies qui peuvent être créées dans le cadre de cette candidature. Pour une fois, le Valais pourrait être le catalyseur d’un projet commun avec les autres cantons alpins.

Le nouveau concept de l’Agenda 2020 du CIO permet de croire en des intentions d’innovation. Le Valais, les Valaisannes, les Valaisans aiment les défis. Pourquoi ne serions-nous pas capables de créer des jeux multi-sites, n’impliquant pas de gigantisme en matière de nou-velles infrastructures?

Pour que Lillehammer ne reste pas une exception en matière de jeux à taille humaine, nous pouvons aller de l’avant et affiner le projet de candidature. Une fois celui-ci ficelé, nous pourrons nous déterminer. Le peuple valaisan devra se prononcer quel que soit l’engagement financier que devront consentir les institutions valaisannes.

En matière de finances, il est impératif de distinguer les budgets d’investissement des budgets de fonctionnement. Les JO pour lesquels des déficits colossaux sont très souvent fustigés avaient systématiquement planifié une multitude d’infrastructures nouvelles et onéreuses. Pour Sion 2026, il est prévu un budget d’investissement de l’ordre de 100 millions. Malgré ce faible montant, les autorités fédérales doivent également s’engager à couvrir une grande partie voire l’intégralité d’un déficit éventuel, qu’il soit lié à l’organisation ou aux investissements. Le monde du sport est actuellement en mutation, certes, tout n’est pas encore rose, mais n’oublions pas le changement de paradigme voulu par le CIO qui, désormais, s’engage à investir environs 650 millions pour les jeux d’hivers de 2026. En l’état des choses, CG-PCS considère qu’il est trop tôt pour affirmer qu’accepter cette contribution, c’est vendre son âme au diable. Il est donc urgent de ne pas dire STOP, mais au contraire d’avancer en fixant toujours des contraintes qui permettent au Valais d’organiser des JO, sans faire de notre canton une zone endettée et détruite à tout jamais.

Si le Valais voire la Suisse souhaite organiser ces jeux, c’est à nous de définir nos conditions. Nous voulons des jeux multi-sites, pour éviter des investissements massifs, nous voulons des jeux respectueux de l’homme et de l’environnement ; cependant CG-PCS considère également que le comité de candidature, en relation avec le CIO, doit élaborer et adhérer à une charte pour lutter contre la corruption, tant au niveau de l’attribution des jeux, que lors de la réalisation des investissements et dans leur organisation. C’est finalement à prendre ou à laisser, soit le CIO partage ces visions et peut-être attribuera-t-il les JO à Sion, soit il ne les partage pas et se tournera vers d’autres candidatures. Il est nécessaire qu’une telle attribution soit associée à une garantie de la part du CIO de la volonté d’organiser des jeux à taille humaine.

Pour cela, il faut que le dossier de candidature soit autant solide que précis, CG-PCS considère que tout est encore « jouable », et qu’il faut poursuivre l’engagement dans cette voie. In fine, ce n’est que lorsque nous saurons réellement quels jeux le comité de candidature veut soumettre au CIO que nous analyserons si ces derniers correspondent à nos critères. Le comité de candidature doit donc obtenir l’adhésion des Valaisannes et des Valaisans tout comme celle du CIO, et au vu des circonstances, l’étape locale pourrait s’avérer être la plus difficile.

Sion, le 18 octobre 2917.

(NDLR: pour tout renseignement le communiqué de Centre-Gauche PCS prie la presse de s'adresser à Raymond Borgeat et Jean-Michel Bonvin)

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