19 avril 2014

Une constituante depuis longtemps réclamée XXIX / La voix du PCS

L'idée d'une constituante refait surface, poursuivons l'exploration des archives politiques sur le sujet. En 2005,  Norbert Zufferey alors président du PCS en avait fait une de ses marottes. Il revenait régulièrement sur cette question.

Halte au bricolage institutionnel

STOP à l’épicerie et au bricolage institutionnels, sous forme de saucissonnage de la Constitution cantonale dû à des raisons bassement politiques ! En effet, le Conseil d’Etat, par Monsieur Jean-René Fournier, propose une modification constitutionnelle relative au régime des districts et au statut des préfets, mais sans vraiment toucher les premiers, étant donné les enjeux politiques sous-jacents. En outre, le PDC du Valais romand veut proposer d’augmenter le nombre des Conseillers d’Etat de cinq à sept membres.

C’est voir le problème par le petit bout de la lorgnette. La réflexion doit être plus large et le Parti Chrétien-Social veut remettre à l’agenda la proposition d’organiser une Assemblée constituante, à l’instar de ce qu’ont fait les Cantons de Vaud et de Fribourg.

Ce type de proposition institutionnelle n’est apparemment pas là pour attirer l’attention de la population valaisanne. Et pourtant, derrière ce projet de réforme globale des institutions cantonales, énormément d’enjeux sont cachés.

En 2007, nous fêterons le siècle d’anniversaire de notre Constitution cantonale. Toutefois, avec les mutations intervenues depuis 1907, n’est-il pas temps de tout remettre à plat ? N’est-il pas temps de conduire une réflexion de fond sur la formulation d’un projet commun de société, sur les différentes missions de l’Etat et sur l’organisation future du Canton ?

Bien sûr, pour le pouvoir en place, avec un système cadenassé par un quorum électoral à 8 % - qui évince de fait plusieurs partis politiques d’une juste représentation au Grand Conseil - et un découpage territorial des districts qui correspond à un autre temps, il peut y avoir l’illusion de perdre beaucoup de privilèges éculés.

La révision totale de notre charte fondamentale est une tâche historique, dont il faut reconnaître la complexité et l’ampleur. Elle nécessite une réflexion d’ensemble, à la hauteur des besoins qui ressortent aujourd’hui. La rédaction d’une charte fondamentale, à défaut de résoudre tous les problèmes, sera l’occasion d’affirmer des principes fondamentaux, de définir le fonctionnement de l’Etat et de l’organiser dans le souci d’une conduite équilibrée des affaires publiques.

Sur la base d’un consensus politique raisonnable de l’ensemble des partis politiques de bonne volonté, il est tout à fait possible de lancer ce chantier dès à présent. Relevons donc ce défi pour redonner au débat politique une base claire, pour rendre la parole à la société civile, pour permettre aux forces vives de la Cité de réfléchir à un projet porteur et de jeter les bases sur lesquelles s’édifie notre collectivité cantonale !

Norbert Zufferey, président du PCS Mai 2005 parue dans le NF le 7 juin 2005.

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