16 décembre 2013

ALE Suisse - Chine (suite)

Comme prévu, les conseillers nationaux se sont prononcés la semaine dernière sur l'accord de libre-échange (ALE) signé entre la Suisse et la Chine.
Pour rappel, aucune mention n'est faite aux droits humains dans cet accord sino-suisse et l'ensemble des conseillers nationaux valaisans s'étaient prononcés favorablement ou plutôt favorablement pour prise en compte plus importante du respect des droits de l'homme lors d'accords économiques avec d'autres pays (Smartvote2011 - pendant leur campagne électoral au National).
  
La question Faut-il renvoyer l'accord afin qu'il prenne en compte les droits humains ? posée en cette fin d'année 2013 aux conseillers nationaux allait leur permettre de mettre en pratique leur volonté d'un meilleur respect des droits de l'homme. Ci-dessous le résultat des votes des valaisans.
Ont répondu 'OUI' : Stéphane Rossini, Mathias Reynard et Oskar Freysinger (mention spécial à ce dernier qui n'a pas eu peur de se retrouver complètement isolé au sein de son parti lors du vote de lundi / absent pour les 3 votes du mardi) 
Ont répondu 'NON' : Viola Amherd, Yannick Buttet, Christophe Darbellay et Jean-René Germanier
En bon libéral, M. Germanier n'étonnera personne en donnant la priorité au libre commerce sans garde-fou. Par contre, la position des trois C n'est pas plus en adéquation avec leur promesse électorale qu'avec les valeurs que l'énoncé de leur parti affiche.
 pour les détails cliquer sur ce lien:
http://www.politnetz.ch/parlament/nr/abstimmung/9739/freihandelsabkommen-zwischen-der-schweiz-und-china  
Hasard du calendrier, le mardi 10, la Confédération publiait un communiqué le jour même sur les droits de l'homme.
Titre du communiqué  
La Suisse s'engage en faveur des défenseurs des droits de l'homme
Dans le communiqué chacun peut lire les phrases suivantes
Il s'agit de particuliers ou de représentants d'organisations non gouvernementales qui oeuvrent en faveur de la protections des droits et des libertés individuels ou collectifs. Or ces personnes sont fréquemment victimes de mesures visant à entraver leur travail, de tentatives d'intimidation, de menaces de mort et de répresions.
Etait-ce le cas pour Mme et Mrs Amherd, Buttet, Darbellay et Germanier ?  Je n'ose le croire.
Urbain

1 commentaire:

  1. "Faut-il pleurer, faut-il en rire ? Je n'ai pas le cœur à le dire..." Même si le vote des trois C était prévisible, j'espérais quand même ! Désolant !

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