2 mars 2012

Vincent Pellegrini n'est carêmant pas content. Mais il ne dit pas tout.

Dans son papier du jour dans le Nouvelliste, Vincent Pellegrini affirme:

"Plusieurs prêtres ont saisi la Conférence des évêques suisses pour se plaindre du fait que la «théorie du genre» était utilisée dans cette campagne intitulée «plus d’égalité, moins de faim». «Or, la théorie du genre est incompatible avec la doctrine catholique»: telle est l’affirmation faite par la lettre qu’a reçue Mgr Norbert Brunner, président de la Conférence des évêques suisses pour demander à celle-ci de se distancier de cette campagne d’Action de Carême."

Il se garde bien de donner la parole à l'Action de Carême qui a précisé immédiatement au début de sa campagne:

"Avant même le lancement de la campagne du carême 2012, des personnes et organisations se sont inquiétées en voyant apparaître le mot « genre » dans la documentation de la campagne œcuménique, craignant qu’Action de Carême soutienne une théorie du genre qui serait contraire à l’enseignement de l’Eglise catholique-romaine.
(...)
Action de Carême soutient des projets et des partenaires qui visent à renforcer la justice dans l’accès à la terre, à la formation pour les femmes. L’utilisation de l’approche « genre » par Action de Carême touche à la question sociale. De cette manière il est possible de distinguer les situations spécifiques que vivent les femmes. Action de Carême n’entre dans aucune théorie ou idéologie qui irait au-delà.
Action de Carême demande que l’on évite d’utiliser ses propos ainsi que ceux de la campagne œcuménique pour leur faire dire ce qu’ils ne disent pas ou lui faire endosser une idéologie qui n’est pas la sienne."

L'aumônier


2 commentaires:

  1. Il suffit de lire l'info-campagne de l'Action de Carême pour voir que l'idéologie est bien celle du gender. Très clairement. C'est d'ailleurs un prêtre valaisan, plutôt progressiste, qui a levé le lièvre pour la Conférence des évêques suisses. Action de Carême nie l'évidence.

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  2. Ce n'est pas cool de ne pas donner la parole à la partie adverse. Ou pour parler une langue que vous comprenez, Vincent: audiatur et altera pars.
    Directive 3.8 de la déclaration des devoirs et droits du journaliste.

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