16 novembre 2010

Orsières dans la tempête de la grande histoire. (IX)

Epilogue:
On est sans nouvelle de la suite de la carrière du pasteur Estoppey, on sait que le commandant de corps Bornand est mort en 1927, et que l'affaire d'Orsières a été le point de départ de la dérive de Fonjallaz vers l'extrême droite, Léon Nicole qui s'était emparé de l'affaire au conseil national n'est pas resté longtemps l'allié objectif d'Arthur Fonjallaz. Léon Nicole au dire des admirateurs d'Arthur Fonjallaz (qui dénoncent la falsification de son histoire par les manipulations des historiens antifascistes prostaliniens et sionistes) a attaqué en 1936 Arthur Fonjallaz par une vingtaine d'articles publiés dans Le Travail. Les dévots d'Arthur Fonjallaz dénoncent aujourd'hui également le Dictionnaire Historique Suissse comme étant manipulé. Si la tentation puritaine à la manière du pasteur Estoppey n'est pas morte chez nous, la tentation fasciste et la dérive à la manière d'Arthur Fonjallaz non plus. Cette histoire-là reste encore à écrire, prudemment.
On retiendra de cette petite histoire dans la grande, que les événements du 11 septembre qui sont passés à la postérité sous le nom d'affaire d'Orsières ont été le prototype de l'instrumentalisation politique et médiatique du rien pour créer la polémique, méthode courante de nos jours.
A quand une statue sur la place d'Orsières, une plaque sur l'hôtel des Alpes, un livre, une pièce de théâtre, un oratorio, un espace muséographique et une thèse pour nous rappeler cette événement funeste? Ce modeste feuilleton rapide et imprécis, vu la modestie des sources, n'a pour but que d'en stimuler les prémices.

Fin provisoire.


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