31 août 2010

Orsières dans la tempête de la grande histoire. (II)

Le premier épisode de notre feuilleton historique nous a rappelé que le parti fasciste suisse a été fondé par Arthur Fonjallaz, colonel vaudois discrédité. Pour comprendre comment Orsières intervient dans cette grande histoire, il est nécessaire de revenir un instant dans ce deuxième épisode sur la personnalité d'Arthur Fonjallaz et surtout sur ce qui a amené à son discrédit.
Sa vie a très mal commencée puisqu'il naît à l'hôpital psychiatrique de Cery alors que sa mère est internée. Son père est vigneron-propriétaire du côté de Cully, député et syndic radical. Il est commandant d'une brigade landwehr au moment de la naissance du petit Arthur.
Arthur Fonjallaz fréquentera l'académie militaire de Modène, où, explique le Dictionnaire historique de la Suisse, naît son italophilie. Rentré en Suisse en 1895, sa carrière militaire est rapide. En même temps, études de sciences sociales et politiques à Lausanne et doctorat en 1922. Toutefois, en 1923, le colonel brigadier F. démissionne, à la suite de divers conflits dans l'armée suisse. A partir de ce moment va commencer sa dérive vers l'extrême droite, en 1927 il adhère au PAI (UDC) alors qu'il est chargé de cours au poly de Zurich. Il adhère à la Heimatwehr en 1932. Et fonde la Fédération fasciste suisse en 1933. Il est condamné en 1941 pour espionnage au profit de l'Allemagne nazie. Il meurt en 1944. Le discrédit qui a pesé sur lui est donc né en 1923 au moment où le colonel a été poussé à démissionner de l'armée.
Comment cette dérive d'Arthur Fonjallaz est née d'un événement qui s'est passé à Orsières, vous le saurez en lisant bientôt le troisième épisode de notre feuilleton.

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