22 janvier 2021

Sophie Juon est candidate au Grand Conseil

Je me présente pour la quatrième fois aux élections cantonales. Je n’ai jamais eu d’ambition personnelle dans le cadre de ces campagnes : je le fais pour aider notre liste. A Entremont Autrement ; nous faisons partie d’un groupe, et je crois à la force du groupe. Ensemble, nous sommes plus forts ! Le district d’Entremont a profondément changé en dix ans : plusieurs structures étatiques apportant leur aide aux familles et aux citoyennes/citoyens ont vu le jour (EMS d’Orsières, UAPE, maison de la santé financée par le canton, crèches, etc…), la politique s’est démocratisée, la transparence progresse…

Sophie Juon
En y réfléchissant bien, je me rends compte que ce qui au fond de moi me motive à être une actrice en politique, c’est une certaine idée de justice et d’équité. Depuis l’enfance, je suis touchée par les injustices et les inégalités et, dans la mesure de mes moyens, je me bats. Quand j’avais dix ans, je me battais dans la cour d’école contre les garçons qui faisaient valoir leur force pour s’approprier les aires de jeux, et les jouets, et écarter les plus jeunes et les plus petits. Je rentrais à la maison, les habits déchirés et pleine d’égratignures, au grand désespoir de ma mère…

Puis, dans mes premières années en tant que juriste d’entreprise, dans le cadre d’une restructuration, j’ai pris la défense, avec une collègue, d’une catégorie d’employés à qui la direction voulait imposer un plan de restructuration bancal. Cette action est arrivée aux oreilles de la direction, qui a pris des mesures, en particulier contre ma collègue. Mais la direction a été très clémente avec moi, cadre de l’entreprise et elle m’a même fait une meilleure offre ! Je me souviens avoir été dégoutée par le traitement de faveur auquel j’avais eu droit, parce que j’étais une juriste et pas une assistante administrative, et j’avais donc refusé l’offre et j’avais quitté l’entreprise.

Aujourd’hui, dans le cadre d’un engagement bénévole, j’apporte une aide à des personnes en détresse et qui n’arrivent pas à faire face aux problèmes de la vie quotidienne. Chacun de ces cas me rappelle que pour un certain nombre de personnes en Suisse, l’équilibre est fragile, et il suffit d’un grain de poussière dans la vie pour perdre son travail, sa famille, la santé, un logement, et se retrouver au bord de la route. La fragilité de ces personnes tient aussi aux difficultés qu’elles ont de gérer les questions administratives parce qu’elles sont de langue étrangère ou tout simplement parce que le langage et la procédure administrative suisse sont très complexes. Je trouve cela profondément injuste.

Je continue donc d’apporter ma petite pierre à la construction d’un monde meilleur, où tout le monde est traité avec égalité et respect. Donner de ma voix en politique fait partie de l’action, et c’est donc tout naturellement que je m’engage encore une fois aux côtés de mes colistières et colistiers.

Sophie Juon


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